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petitlapinnoir
73 abonnés
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3,5
Publiée le 28 novembre 2024
Un film passionnant de bout en bout. On suit l'itinéraire d'un pauvre garçon naïf, qui va devenir le jouet des autorités, dans un monde religieux, plus qu'inquiétant. J'ai trouvé la fin du film poignante et bouleversante, avec un retour à la case départ, signe d'une vie de labeur et sans illusions...
Un film original sur un sujet peu connu, en effet les films se passant au Vatican, et sur le pape sont nombreux mais ceux sur les imams et l'Islam sont beaucoup plus rare. Le scénario mélangeant religion et politique est vraiment captivant, avec des décors somptueux et de belles mise en scène, les personnages sont vraiment intéressants et orignals. Le plus gros problème de ce film c'est son rythme qui est parfois très lent, et nous sort du film, surtout vers la fin... Mais sinon c'est vraiment un film intéressant par ce qui raconte et sur le sujet en général, qui est les relations étroites entre religions et politiques.
Où est le film ? Je n’ai rien vu qui y ressemble. Une sorte de suite plate, longue, grise et molle de séquences sans intérêt. Pas de jeu d’acteur, une vague histoire brouillonne - pour une palme d’or à Cannes, c’est le comble - pas d’émotion, un grand rien.
C'est extrêmement lent et très difficile de s'adapter à cette culture où on ne dit pas les mots et où la vie est autour d'un dieu. Ça se suit mais ne vous laissera pas un souvenir autre qu'un "shmilblick" 2,9/5
L Égypte et son contrôle Fares et ce jeune acteur transcendent ce thriller religieux Avec une finalité plutôt rassurante sur l engagement d hommes de bonne volonté
C'est un thriller poltico-religieux si l'on peut dire dont les méandres sont très éloignées de ce qu'on a l'habitude de voir. On est plongé dans le monde musulman, en Egypte, ou pas loin, avec sa religion forte et l'université religieuse al-Azhar dans laquelle est admise le jeune héros du film. Ayant quitté son village, il va découvrir l'enseignement des Cheikhs et le fait que les ficelles sont tirées par la sécurité intérieure qui veut ainsi contrôler le pouvoir religieux. Un film qui diffère de ce qu'on peut voir d'habitude, donc à voir.
Un thriller captivant dans l'université musulmane la plus renommée au monde. Admirablement découpé et mis en scène, le récit ne nous laisse pas une minute de répit, reconstituant l'iconique université al-Azhar avec une précision fascinante. Le casting est à la hauteur où l'on retrouve l'excellent Fares Fares, déjà étonnant dans "Le Caire confidentiel".
passionnante élection après la mort du cheik d'Al Azhar, et les luttes de pouvoir auxquelles se retrouve mêlé le jeune Adam. Impressionnant et magnifique.
Le contexte est original, la mise en scène solide et on suit avec intérêt le déroulement de l'intrigue, qui bien que montrant habillement les liens entre poltique et religion est malheureusement dans son mécanisme un peu trop classique pour convaincre pleinement. "La conspiration du Caire" n'offre que peu de tension et de suspense, mais est plus orientée vers le récit d'apprentissage.
La bande annonce était impressionnante, prometteuse, mais las ! Le film n’a pas suivi. L’intrigue est simplette, téléphonée, le scénario en fait des tonnes sans réelle efficacité narrative, fin vraiment bidon, les rencontres et échanges entre conspirateurs quasi en face à face et téléphone mobile, dans un café et en se regardant parler, à mourir de rire ! Ça fait élève de l’école du cinéma qui s’entraîne à faire un blockbuster. Raté !
Décevant, lent et surtout tourné comme une série : c'est une succession de scènettes avec le plus souvent un dialogue ou une histoire incompréhensible. Film survendu par sa bande annonce, on est loin des grands thrillers politiques.
Un film qui décrit l'opposition entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique en Egypte à travers l'élection d'un nouvel Grand Imam. Le jeune étudiant Adam est recruté par le colonel Ibrahim des services de sécurité pour se retrouver au centre du processus d'espionnage. Et c'est tout le mérite du réalisateur de dénoncer une réalité dérangeante pour le pouvoir égyptien puisque le film a été censuré et que Tarik Saleh a été déclaré persona non grata. Il faut donc saluer l'oeuvre à la fois par le courage de son créateur mais aussi par le scénario très ingénieux.
J'ai vu un film... un thriller politico-théologique qui se déroule en Egypte, dans la prestigieuse université islamique al-Azhar... avec un pouvoir politique et policier omniprésent... On est captivé dès les premières minutes, car dans ce haut lieu de l'islam les intrigues politiques et jeux de pouvoir se mêlent de manière dangereuse. Le réalisateur s'est inspiré de l'atmosphère vénéneuse du "Nom de la Rose" d'Umberto Eco, tout en ajoutant une profondeur contemporaine.
Et alors, on plonge dans une univers de machinations, de complots et de pièges qui dévoile la façon dont la dictature égyptienne manipule l'institution religieuse pour imposer un imam servile. Ce film a été tourné en Turquie en raison de du statut de persona non grata en Égypte, du réalisateur... Dévoiler la dictature nécessite beaucoup de courage... .
Ce thriller nous entraîne dans un monde de faux dévots et d'hypocrites, Tartuffes, où l'espionnage et la dénonciation politique sont omniprésents. Le personnage central est pris dans un conflit qui le dépasse, décrit comme un "ange" inconscient de sa chute. Le scénario implacable utilise les codes de l'espionnage pour peindre un tableau d'une nation en crise, évitant les clichés habituels du genre.
Chaque séquence conduit à une paranoïa aigue pour savoir d'où viendra l'estocade... On est suspendu au sort de ce jeune homme... face à l'institution religieuse gangrénée et à la police secrète qui a sa propre logique...
C'est un film immense et courageux, qui mérite une mention particulière pour sa capacité à naviguer entre critique politique et divertissement de haute volée avec un regard perçant et sans compromis sur un État corrompu et une institution religieuse en crise.
Un film d'espionnage puissant , prenant de bout en bout, ancré dans des thématiques modernes (avec une approche originale ) , nuancé, abouti et forcément très engagé dans le sens où il renvoie tous les pouvoirs qui traversent la société égyptienne ( et quelques autres...) à leurs contradictions. Et ce courage là mérite le respect , à minima et par delà les considérations cinéphiliques ou esthétiques .
En clair, n'espérez pas apprendre quoi que ce soit sur le grand pole Sunnite, l'université d'Al-Azhar. Si l'intrigue peut être sympa, le réalisme est passé à la trappe spoiler: (à part peut-être le souhait de l'état égyptien d'influer sur la nomination du grand Imam afin de contrôler les avis juridiques qui en sortent à des fin politiques) . Les Imams sont dépeints comme des gens spoiler: hypocrites, avides de pouvoir et de péchés, tandis que les étudiants fument, vont en boite de nuit, ont l'air plus stupides les uns que les autres et font des descentes pour frapper leurs camarades...
Quiconque connait l'Islam et ses cercles de sciences sait à quel point ce film est loin de la réalité. La douceur, la sagesse, la religiosité et toutes les nobles valeurs qui caractérisent les gens qui fréquentent ce genre d'endroit sont totalement absentes de ce film. Par ailleurs, les étudiants sont tous Arabes alors que à Al-Azhar il y a des étudiants qui viennent du monde entier (Malaisie, Indonésie, Europe, Afrique noire, etc...) et il y a aussi bon nombre de femmes.
Ici, tout est très caricatural, on se croirait dans "enquête exclusive". Bref c'est du divertissement, mais aussi de la désinformation et ça ne rend pas honneur aux hommes de sciences ni à leurs étudiants qui peuplent Al-Azhar et la font rayonner depuis plus de 1000 ans..
Bref, c'est aussi réaliste que Plus belle la vie et tout aussi décevant...