Un thriller d’espionnage captivant et fascinant sur fond de luttes de pouvoir entre forces religieuses et politiques en Égypte, brillamment écrit (scénario primé à Cannes), réalisé et interprété.
Cela m a fait penser à un croisement entre « le nom de la rose » et les thrillers paranoïaques américains des années 70. « La conspiration du Caire » est un thriller politique théologique parfaitement exécuté. Il m a fait découvrir un pays tiraillé entre le politique et la religion et comment chacun de ses aspects tente de prendre le dessus sur l autre, de l influencer pour mieux tenir la population sous sa coupe. Il montre aussi à quel point l équilibre qui se fait entre les deux est fragile et comment tout pourrait facilement basculer. C est constamment tendu, bien interprété et passionnant dans l éclairage qu il apporte sur l Égypte actuelle.
Quelques passages auraient pu être un peu ramassés dans la 1ère partie. Mais la charge est sans réserve. Comme avec Le Caire Confidential, le portrait du pays d'origine du réalisateur fait horreur. Corruptions diverses et humanité en perdition. Courageux
Tarik Saleh m’avait bien plu dans « Le Caire confidentiel ». Ici, le sujet sur le conflit de pouvoir entre la religion musulmane, représentée par Al-Salah, sorte de Vatican local, et le pouvoir politique en place, est sans doute moins accrocheur que le précédent film plus classique, mais on retrouve le talent de conteur du réalisateur qui n’hésite pas à mettre en cause les rouages de l’Etat (du reste le film n’aurait pas été tourné en Égypte). Sur le plan technique, on apprécie la maitrise des prises de vue et la bande sonore, tout comme les acteurs, en particulier le jeune homme issu d’un milieu modeste parti faire ses études à Al-Salah pour devenir imam. Cette plongée dans la société égyptienne , accompagnée d’un stress de tous les instants pour les spectateurs que nous sommes, est une réussite indéniable et on apprend beaucoup sur le milieu musulman.
j'avoue avoir beaucoup aimé. l'ambiance, la critique des services de renseignements, la corruption au sein de l'école islamique, le jeu des acteurs, tout est parfait.
Un polar extrêmement maîtrisé et tout en tension, fascinante plongée dans les rouages politico-religieux du pouvoir égyptien servie par une magnifique photographie et des acteurs d’une grande justesse. Un thriller politique qui vaut aussi pour son ambiance (comme* Le Caire confidentiel*) et son cadre - la prestigieuse université Al-Azhar. Malgré la mise en scène soignée et sans pouvoir parler de démonstration, on peut toutefois regretter un enchaînement d’actions un peu prévisible et des scènes attendues (le décalage entre la prêche et la réalité) ou peu peu réalistes (la docilité d’Adam, les échanges au café). Mais la réalité dépasse parfois la fiction…
Scénario convenu et réalisation mal maîtrisée. On a du mal à croire à cette histoire peu crédible. Les acteurs principaux ont toutefois du charisme. Au-delà de ça, ce film démontre la bêtise sans nom des religions .... et les écoles religieuses qui pratiquent le lavage de cerveau depuis des siècles
Le cinéaste suédois originaire d’Égypte Tarik Saleh s’était fait fortement remarquer avec le polar « Le Caire confidentiel », un film pourtant très peu palpitant bien qu’on ne pouvait lui retirer ses qualités certaines de mise en scène et une belle optimisation de son contexte. Après un film d’action plutôt anecdotique et générique avec Chris Pine pour Amazon (le déjà oublié « The Contractor »), il revient avec un film bien plus costaud et réussi qui a obtenu le prix du scénario à Cannes : « La Conspiration du Caire ». Et comme son titre l’indique, ce nouveau long-métrage se déroule encore une fois au Caire et nous immerge dans l’un des endroits les plus sacrés au monde concernant l’Islam : la haute école de sciences islamiques Al-Azarh. Pas pour un documentaire (qui aurait été peut-être encore plus passionnant), ni pour un film à thèse ou de mœurs sur l’Islam, mais pour un film d’enquête, plus proche dans ses velléités du thriller que du pur film policier. A la fois intéressant, instructif et rare, son nouveau film est plutôt maîtrisé en dépit de quelques ratés.
Et le principal et le plus visible d’entre eux est sans conteste le manque de tension, de mystère et d’un aspect palpitant dans son déroulement, ce qui fait justement la sève d’un film de genre. Le suspense n’est donc pas vraiment au rendez-vous et les diverses révélations ou rebondissements se font la plupart sans guère de surprise. Ils sont placés dans le script de manière aléatoire, presque erratique ou pour remplir le cahier des charges du genre, comme si Saleh se moquait de cet aspect de son film. Ils ne nous étonnent donc jamais, non pas à cause de leur contenu mais de la manière dont ils sont amenés : paresseusement ou par-dessus l’épaule. Mais on sent que l’intérêt du cinéaste de « La Conspiration du Caire » n’est pas là en premier lieu. Tout comme le nôtre ira ailleurs et trouvera (largement) son compte autrement. Ensuite il faut noter aussi quelques failles de mise en scène comme celle du meurtre qui va initier l’enquête et l’espionnage au sein de l’école : un exemple frappant de séquence ratée. Du montage à ce qu’elle montre, cette séquence clé est un total échec. Enfin on pourra reprocher un personnage principal trop passif dont on a du mal à cerner la psychologie et les motivations.
Cela peut sembler faire beaucoup pour un film pourtant intrigant et réussi. Mais, en ce qui concerne « La Conspiration du Caire », ses qualités, peut-être plus rares, surpassent aisément ses nombreux défauts et se retrouvent finalement ailleurs. Dans l’immersion passionnante au sein de cette école et son fonctionnement. Et bien que le film ait été tourné en Turquie pour plus de sécurité, l’illusion est parfaite et ces jeux de dupes, de manipulation et de surveillance au sein de cette institution sont prenants. Le long-métrage n’entend pas vraiment faire un état des lieux de l’Islam mais nous parle en creux des jeux de pouvoir et de politique entre l’État et la Religion. Et cela pourrait tout autant être viable pour les religions juive ou chrétienne. Le script décortique les influences et les frontières poreuses entre les deux de manière admirable. On ne s’ennuie pas sur les deux heures que dure le film. Le contexte est tellement original et fascinant qu’il nous interpelle et nous plonge dans l’histoire. Ce n’est certes pas une claque sur le versant du suspense mais une œuvre en totale immersion avec son contexte et ses enjeux. Et durant deux heures, on a vraiment le sentiment de regarder quelque chose de fouillé, documenté et de peu commun avec une belle pointe de critique envers tout un système corrompu.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Cette "conspiration du Caire" ressemble par certains côtés au fameux "Nom de la rose". Ayant pour cadre l'université Al Azhar, le film mêle thriller politique et culture islamique. Certes, il faut peut-être en être un peu imprégné pour totalement s'immerger dans l'histoire. La photographie est belle et il y a quelques plans qui sont remarquables. L'intrigue est bien menée, le résultat est globalement correct. On regrettera, comme d'habitude, le doublage en français comme la plupart des films qui ne viennent pas du monde anglo-saxon.
Comment découvrir la politique d'un pays et sa religion dans un film avec tellement de subtilité ! On a beaucoup de plaisir à suivre cette intrigue et ses personnages et découvrir les manipulations qui s'y opèrent Un très bon jeu d'acteur pour un sujet grave Très réussi !
En 2022, le réalisateur suédois d'origine égyptienne Tarik Saleh livre un thriller politique assez coriace. Malgré un scénario nébuleux, l’analyse des jeux de domination entre monde politique et religieux reste captivante. L’histoire prend place au sein de la prestigieuse université Al-Azhar au Caire où un jeune étudiant d’origine modeste se retrouve pris au piège par une machination d’Etat. Si le suspense est total en dépit de quelques longueurs, on peut regretter que la description des luttes de pouvoir au sein des courants islamistes demeure superficielle. Néanmoins, la mise en scène soyeuse donne lieu à plusieurs séquences d’une grande beauté visuelle. Bref, un film d’espionnage efficace.
aucun intérêt pour ce film d'une lenteur extrême et dont le but est de montrer la spéculation pour la nomination d'un imam...en accord avec le pouvoir politique égyptien
Mêlant habilement thriller, politique et religieux, ce film nous fait entrer dans les arcanes complexes de la société égyptienne. Espionnage et trahisons sont au rendez-vous mais le film manque un peu de piquant.
Le héros de ce film, modeste mais intelligent et ambitieux, naïf du fait de ses origines mais suffisamment roué pour naviguer en eaux troubles, serpente dans un monde ou la morale et l'autorité sont en lutte, où la religion est instrumentalisée par les pouvoirs : pouvoir religieux au sein de l'institution, pouvoir politique plus largement. Construit comme une progression toujours plus oppressante dans un univers dangereux, le récit nous mène vers une fin bien amenée
Après « Le Caire Confidentiel » (magnifique polar poisseux), le réalisateur prouve une nouvelle fois sa maîtrise incroyable de la mise en scène avec cette plongée en apnée dans les luttes de pouvoirs (politique et religieux) de la société égyptienne contemporaine. Toujours passionnant, parfois suffoquant, l’intrigue nous happe rapidement et ne nous laisse que peu de respiration. Un grand thriller porté par des interprètes remarquables d’ambiguïté et de profondeur. « Walk like an egyptian » remixé par Eric Serra.