Avis : L'Abbé Pierre - Une vie de combats - Page 5
L'Abbé Pierre - Une vie de combats
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rvrichou
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2,0
Publiée le 12 novembre 2023
Un film beaucoup trop appuyé sur rythme lent avec des séquences interminables. Plus grave aucune conviction dans le propos. Allez y pour la première partie intéressante et pour le jeu des acteurs impeccable.
Benjamin Lavernhe est remarquable dans son interprétation de l'Abbé Pierre, l' histoire et la vie de l'abbé Pierre est vraiment extraordinaire. Par contre le film est très mal réalisé, une succession de clichés et d'extrait de la vie de l'Abbé Pierre pas toujours compréhensible et des longueurs qui fait qu'on s'ennuie. Vraiment dommage que ce Biopic soit aussi mal fait.
Après Goliath, Frédéric Tellier revient à la réalisation pour ce film retraçant la vie de Henri Grouès, connu du grand public comme L'abbé Pierre, le fondateur de Emmaüs.
Bien que jalonné par des longueurs plus que regrettables et d'un manque de rythme ponctuel, ce long métrage parvient à nous faire vivre les mille vies de cet homme voué à aider les plus démunis.
L'œuvre s'appuie sur l'immense talent - quoi que trop peu reconnu - de Benjamin Lavernhe. Il y livre l'une des plus époustouflantes interprétations de sa carrière en incarnant L'abbé de sa jeunesse à sa mort. La course au César du meilleur acteur semble évidente tant sa finesse, sa profondeur et sa justesse nous éblouissent.
Le film est également l'occasion de découvrir Lucie Coutaz, co-fondatrice du mouvement Emmaüs et soutien inconditionnel à Grouès. Une femme de l'ombre au rôle crucial dans le mouvement.
Enfin, impossible de ne pas souligner la prouesse technique des équipes de maquillage, qui parviennent à transformer les acteurs avec une ressemblance troublante. L'absence de catégorie récompensant ces professionnels dans les cérémonies internationales, est toujours une grande incompréhension.
L'abbé Pierre - Une vie de combats : un film tristement d'actualité, à montrer au plus grand nombre. 4/5
hormis l'interprétation remarquable des comédiens, ce film est ennuyeux. C'est une sorte de liste d'actions réalisées par l'abbé Pierre. Un côté documentaire lassant. Pour moi un biopic est intéressant s'il est raconté avec un angle précis. Là on a un catalogue de bonnes actions. C'est lent.. très lent dans sa réalisation. Très déçu
Film contrasté et globalement décevant. En effet, le montage chronologique est inintéressant, tandis que la musique n'est pas toujours adaptée. Heureusement, Benjamin Lavernhe incarne parfaitement l'abbé Pierre : il mérite largement une récompense pour ce rôle, et pour avoir porté à lui seul le film. J'ai dit "lui seul", parce que qu'à part Lucie Coutaz, les personnages secondaires ne font que se succéder, sans être approfondis. Bref, omettre les Autres et, pratiquement, Dieu, tout en concentrant la lumière sur une personne qui a justement voué sa vie à Dieu et aux autres, c'est gros. L'abbé Pierre méritait tellement mieux... Moi qui voulais emmener mes élèves au cinéma découvrir la vie de cette incarnation de la fraternité, qu'ils ne connaissent pas, j'y ai renoncé. Quel dommage...
Le film sur l'abbé Pierre prétend être un biopic, mais selon moi, il échoue à refléter fidèlement la vérité. La représentation du personnage ne correspond que très partiellement à la réalité que j'ai connue, laissant une impression décevante et inauthentique.
La grande fresque, tant biographique qu’historique, entreprise par L’Abbé Pierre : une vie de combats applique à une figure modeste, incarnation de l’altruisme et de la charité, une imagerie de blockbuster, représentant sa vocation comme une destinée grandiose et linéaire, la création d’Emmaüs tel le quartier général d’un héroïsme médiatique. L’ambition totalisante constitue la plus grande erreur d’une production hagiographique qui loue un homme sans interroger ses zones d’ombre, sans montrer ses hésitations, sans le laisser vivre, en somme. À quoi bon, dès lors, recourir au genre codifié du biopic si c’est pour délaisser à ce point l’humain au profit de ses actes, de ses « combats » qui, évoqués dès le titre, sont énumérés – justifiant périlleusement un découpage temporel fait d’indications inutiles et encombrantes qui donnent l’impression de lire une fiche synthèse de la vie et de l’œuvre d’un grand auteur ? Combats contre lesquels se heurte un réalisateur incapable de trouver le ton juste et le style adéquat ; le pire étant la séquence d’engagement la Seconde Guerre mondiale, très mal interprétée – Benjamin Lavernhe imite Christian Bale dans Hostiles (Scott Cooper, 2017) – complaisante dans la violence et hideuse dans les mouvements saccadés qu’elle impose à la caméra en répercussion (fictive) des balles tirées. Les bonnes intentions du long métrage, et le souci de répondre aux attentes d’un public spécifique à même de se déplacer en salles, vont à l’encontre d’un personnage dont la dimension scandaleuse n’apparaît qu’en clausule comme l’expression bouffonne d’une vieillesse déridée. Sacré papi !, se dit-on devant les charges adressées aux hommes politiques ou aux médias. Voilà donc un divertissement rutilant et bruyant qui parle haut et fort, écrasant tout sur son passage, un blockbuster qui regarde l’Abbé Pierre comme un Avenger français. Mais qu’aurait pensé celui-ci d’un tel traitement réservé à sa personne ? Avec beaucoup moins de moyens budgétaires mais bien plus de talent, Benoît Delépine et Gustave Kervern investissaient le microcosme Emmaüs avec davantage de subtilité et de complexité, transformant un looser pathétique en leader d’une association caritative (I Feel Good, 2017), raccordant l’Abbé Pierre à la modestie de sa condition d’être humain.
L'intérêt N°1 du film, qui mérite à lui seul qu'on se déplace pour le voir, c'est tout ce qu'on apprend sur la jeunesse de l'abbé Pierre.
En vrac, on découvre spoiler: que l'icône a connu l'amour charnel pendant la guerre avec une veuve, qu'il a laissé un traître se faire exécuter devant lui dans le maquis, qu'il a donné du cyanure à certains Juifs qu'il ne pouvait pas sauver, qu'il a été addict aux amphétamines avant d'être interné en établissement psychiatrique, etc. J'ai découvert également avec curiosité l'importance de Lucie Coutaz dans le destin de l'abbé Pierre.
Comme l'écriture est assez claire et le montage vif, on se laisse entraîner avec une certaine émotion dans le flux de cette destinée, parfois réalisée avec beaucoup d'efficacité (l'hiver 54) et à d'autres moments un peu plus poussive (la dernière partie). Frédéric Tellier évite l'hagiographie trop appuyée, et montre assez bien comment l'obstination de son personnage principal n'est pas toujours des plus efficaces.
On peut regretter que le réalisateur, comme à son habitude, ne fasse pas dans la dentelle en matière de mise en scène. L'abbé Pierre est en effet parsemé de procédés aux goût douteux (les montages alternés bien lourds du début, les visions "mystiques" avec vortex dans le ciel, les split screens pas forcément opportuns).
En ce qui me concerne les qualités du film l'emportent toutefois sur ces quelques défauts, et Benjamin Lavernhe y est pour beaucoup.
La vie et l'oeuvre de l'abbé Pierre. Il s'agit d'un film classique, plutot mal réalisé dans mesure ou le lénifiant l'emporte. La personnalité de l'abbé et son action méritait un réalisateur qui modeste se serait contenté de ne pas en faire trop. Nous avons pas besoin de lui pour qu'il s'agit de quelqu'un hors norme. On s'ennuit souvent. Mais il y a les acteurs et là il fait reconnaitre que c'est un sans fautes, Bercot mais surtout Laverne sont prodigieux.
Pour qui connait peu de choses sur le parcours de l'Abbé Pierre, ce film est à voir absolument. Intéressant, l’œuvre est bien rythmée sur ses 2 premiers tiers, bénéficiant d'une excellente bande son et de très bons acteurs. Qui plus est, cela sensibilise sur toute la cause défendue par l'Abbé Pierre tout en nous en apprenant plus sur sa jeunesse assez surprenante. Dommages que de trop nombreux plans, caméra à l'épaule viennent gâcher le visuel et une dernière partie un peu artificielle (mais paradoxalement nécessaire) pour raconter les 30 dernières années de sa vie, forcément moins palpitantes.
Très bon film, émouvant et une histoire incroyable d'un homme qui a tout fait pour aider son prochain. Dommage qu'il y ai des messages politiques un peu maladroit néanmoins.
ayant grandi dans les années 80, je n'ai pas vécu l'épopée de l'abbé pierre depuis hiver54 mais force est de constater que le combat de l'homme est mémorable et mérite un grand film. Par contre la musique trop présente étouffe le propos et donne une dimension super héroïque à un homme qui voulait juste rester simple; pas sûr qu'il eu été d'accord avec ce traitement trop hollywoodien.
Un biopic honnête, bien trop grandiloquent par moments (et cette musique ronflante !) mais bien construit et servi par l'interprétation impeccable de Benjamin Lavernhe. On aurait clairement pu s'abstenir des vingt premières minutes, mais le film remplit bien sa mission.
Benjamin Lavernhe est excellent dans ce film. un grand bravo au maquillage qui le voit se métamorphoser jusqu'à un complet mimétisme avec l'Abbé Pierre que l'on a connu (d'ailleurs présent dans les dernière séquences du film). J'ai beaucoup appris sur son parcours et sur le rôle de Lucie Coutaz (superbement interprétée par Emmanuelle Bercot). Une réalisation sans temps mort où chaque scène a sa place. Les scènes en montagne sont sublimes. A ne pas manquer.