Déjà l’un des pires films de l’année! Vu en avant-première au Festival international du film fantastique de Gérardmer en présence du réalisateur, je n’étais pas excité à l’idée de voir ce « Retour à Silent Hill ». N’étant pas un adepte du genre horrifique au cinéma, ne connaissant pas les jeux, j’ai simplement vu le premier opus sorti en 2006. Ce dernier ne m’avait pas marqué, mais je crois qu’il reste bien meilleur que cette suite! « Retour à Silent Hill » est donc le troisième long métrage de la licence, et s’inspire du jeu vidéo « Silent Hill 2 ».
Qu’est-ce que c’était mauvais! Je laisse 1 étoile pour Hannah Emily Anderson, pour quelques plans sur la ville fantôme et quelques décors. Christophe Gans, cinéaste français à qui l’on doit également le bien connu « Le Pacte des Loups », ou la version totalement oubliable de « La Belle et la Bête », signe un film particulièrement raté selon moi. Déjà, le personnage principal ne dégage rien, n’a pas de charisme du tout. Aucun attachement, je me suis complètement fichu du sort qui pouvait lui arriver. Et les dialogues sont écrits par un gosse.
Ensuite, le film ne fait pas peur. On compte quelques jump scares pour ados et rien de plus, sachant que les créatures qu’on nous a le plus vendu avec cette adaptation ne sont pas bien faites je trouve. Visuellement le tout fait trop numérique, on n’a du mal à croire en cet univers. Au niveau narration, c’était compliqué de se plonger dedans. Ça va mieux une fois que le protagoniste est dans Silent Hill, mais c’était dur. D’ailleurs, le rythme n’est pas bon, notamment parce qu’il y a une énorme présence de flashbacks qui viennent casser l’implication du spectateur dans l’épouvante de la ville des cauchemars. De plus, la fin est super longue, alors que j’avais hâte que ça se termine et de pouvoir sortir de ma salle. Enfin, la bande son est anecdotique et sans saveur.
Bref, c’était vide, long, pas intéressant et presqu’horrible à suivre! Je pense qu’il ne peut y avoir un intérêt seulement pour les joueurs, qui peuvent s'amuser un peu devant les réfs, et encore.