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J avais plutôt un bon souvenir de la première adaptation de Silent Hill déjà par Christophe Gans cette suite tardive donne l impression d un gros gâchis. Si la trame du cauchemar lié aux traumas du personnage était très interessante le film est une catastrophe dans la forme. Entre les fonds verts absolument immondes, la pauvreté du décorum tout semble bâclé, manquant de moyen et plombe totalement l histoire et la tension qu il devrait y avoir. Le cinéma étant un art visuel, un film aussi laid ne peut être considéré que comme un échec.
Autant j'avais trouvé le premier film très sympa , le deuxième tout juste passable , mais alors celui là quel purge ...
Un film mauvais, avec des effets spéciaux dignes de ceux des films de 2010. Malgré que ses prédécesseurs soient plutôt bien réussis, « Retour à Silent Hill » n’est qu’un échec n’honorant pas du tout le jeux vidéo. Très déçu..
Adaptation du jeu vidéo "Silent Hill 2", sorti en 2001, le film "Retour à Silent Hill" nous plonge dans une histoire pourtant simple sur le papier, mais dont le résultat n’a ni queue ni tête. Le scénario se révèle ultra-confus, peu captivant et sans véritable fil conducteur, au point de nous perdre malgré les enjeux existants. Les personnages principaux et les acteurs ne sont pas particulièrement marquants, ce qui n’aide pas à s’impliquer dans l’histoire. Heureusement, l’univers est réussi, visuellement le film est à la hauteur et le lore est respecté. On se croirait vraiment dans le jeu. Dommage que le scénario ne suive pas, car le film avait de quoi nous embarquer bien davantage.
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11,5/20
Critique sur Retour à Silent Hill (film)
Vu le 04 octobre 2026 sur CANAL+
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11,5/20
Critique sur Retour à Silent Hill (film)
Vu le 04 octobre 2026 sur CANAL+
Loin des autres Silent Hill hors sujet, nous voila enfin avec un film tiré du jeu et c’est franchement une réussite. Pas besoin d’un chef d’oeuvre, simplement d’un peu de nostalgie avec quoi frissonner un peu.
Un film en forme d'hallucination à l'esthétique léchée, quoiqu'un peu datée, mais qui se perd dans une trame à la fois complexe et inintéressante. L'histoire ne prend pas et le casting n'est pas franchement convaincant.
On croirait voir un très très mauvais fan film.
Aussi triste pour Gans que pour la licence, que je connais par coeur. Difficile de condenser 25h d'un jeu psychologiquement abouti et horrible de stress et de violence en 1h45.
On perd d'ailleurs des cinématiques totalement incroyable du jeux au profit de scènes inutiles.
L'identitée de pyramide H n'a toujours été qu'une supposition des joueurs et n'a jamais été confirmé....
Bref. Ça part dans tous les sens, tout est bâclé, l'histoire est dans le désordre total. Le jeu est extrêmement fourni, pourquoi rajouter des scenes qui ne sont pas dans le jeux...
Quand à l'histoire, c'est pseudo adaptation du 2....certains passages sont fidèles, d'autres non.
Les décors sont désastreux, autant que les effets, et les jeux d'acteurs très moyen.
Le 1er du nom de gans était pour moi la meilleure adaptation d'un jeu vidéo. Il nous livre également la pire.
Aussi triste pour Gans que pour la licence, que je connais par coeur. Difficile de condenser 25h d'un jeu psychologiquement abouti et horrible de stress et de violence en 1h45.
On perd d'ailleurs des cinématiques totalement incroyable du jeux au profit de scènes inutiles.
L'identitée de pyramide H n'a toujours été qu'une supposition des joueurs et n'a jamais été confirmé....
Bref. Ça part dans tous les sens, tout est bâclé, l'histoire est dans le désordre total. Le jeu est extrêmement fourni, pourquoi rajouter des scenes qui ne sont pas dans le jeux...
Quand à l'histoire, c'est pseudo adaptation du 2....certains passages sont fidèles, d'autres non.
Les décors sont désastreux, autant que les effets, et les jeux d'acteurs très moyen.
Le 1er du nom de gans était pour moi la meilleure adaptation d'un jeu vidéo. Il nous livre également la pire.
Rien n'est très nul. Mais rien de bon non plus. Jeu d'acteur assez mauvais, histoire bien lancée mais laisse un goût de trop long trop fouillis, il faudrait plus de temps pour que tout soit plus fluide. C'est dommage le premier avait fait du bon boulot et était engoissant un peu comme dans le jeu vidéo. Celui la est passé à côté.
Débat houleux entre Maggy la Courtoise et Hannibal Lecteur , critique prédateur à « Je fais mon cinéma » qui fait peur et a aussi un penchant pour le gore au sujet du film Retour à Silent Hill de Christopher Gans.
HANNIBAL LECTEUR :
Moi, je dois reconnaître que je suis immédiatement séduit par Mary et James. Ils sont beaux, jeunes, propres sur eux, trop parfaits. On dirait un charmant petit couple sorti tout droit d’une production américaine calibrée pour plaire au public. Et justement, j’aime ça ! Parce que plus ils sont lisses, plus le contraste avec ce qui les attend ensuite est efficace.
On commence avec deux jeunes gens séduisants et Christopher Gans les précipite dans un univers où tout devient cauchemar, brouillard, créatures et souffrance. Moi, ce contraste me plaît énormément. La beauté avant la décomposition. L’amour avant l’horreur. Le quotidien avant les abysses. C’est exactement le genre de rupture qui me met en appétit.
MAGGY LA COURTOISE :
En appétit ? Évidemment ! Avec toi, il suffit de trois litres de sang et d’un monstre vaguement inquiétant pour que tu cries au chef-d’œuvre !
Moi, je vais être beaucoup moins charitable. Encore un film qui me fait regretter d’avoir appuyé sur « lecture ». Encore un plongeon dans les abysses de la nullité, où même la lumière refuse de descendre. Je regarde Retour à Silent Hill et je cherche désespérément quelque chose à quoi me raccrocher. Une idée. Une émotion. Une réflexion. Une véritable tension dramatique. Quelque chose ! Mais non. Je trouve surtout du brouillard, des créatures, des hurlements et une succession d’images censées provoquer chez moi une réaction viscérale.
HANNIBAL LECTEUR :
Mais enfin, Maggy, tu ne peux pas reprocher à Silent Hill d’être horrifique !
MAGGY :
Je ne lui reproche pas d’être horrifique ! Je lui reproche d’être creux ! Ce n’est pas parce qu’un film met une jeune femme dans un décor cauchemardesque, ajoute quelques monstres et fait clignoter des lumières rouges qu’il devient automatiquement intelligent. L’horreur n’exonère personne de raconter quelque chose.
HANNIBAL :
Moi, je trouve justement que l’univers fonctionne. Le couple est intéressant parce qu’il paraît tellement normal au début. Mary et James sont beaux, jeunes, amoureux, publicitaires. Et soudain, cette petite image rassurante se fissure.
MAGGY :
Tu viens de résumer exactement mon problème : « ils sont beaux et jeunes ». Voilà donc ton premier argument !
HANNIBAL :
Ce n’est pas un argument, c’est une observation.
MAGGY :
Une observation qui semble te suffire ! Moi, je ne veux pas simplement regarder deux beaux acteurs traverser un décor de cauchemar. Je veux savoir pourquoi je dois m’intéresser à eux. Je veux que leurs relations, leurs peurs, leurs choix et leurs contradictions aient une véritable profondeur.
HANNIBAL :
Mais l’horreur fonctionne aussi par sensations.
MAGGY :
Bien sûr. Mais une sensation sans substance finit par ressembler à une attraction de fête foraine.
Et c’est précisément ce que je ressens. Je traverse le film comme on traverse un tunnel hanté : je vois des choses, j’entends des choses, parfois je sursaute, puis je passe à la scène suivante. Et après ? Rien.
HANNIBAL :
Rien ? Tu exagères.
MAGGY :
Pas du tout ! Je cherche encore ce que le film veut réellement me dire. Voilà notre différence fondamentale. Toi, tu regardes un film comme un prédateur regarde une proie : est-ce qu’elle va courir, hurler, saigner suffisamment ? Moi, j’attends qu’un scénario me donne une raison de rester.
HANNIBAL :
Je prends ça comme un compliment.
MAGGY :
Ce n’en est absolument pas un.
HANNIBAL :
Pourtant, je persiste : j’aime le contraste entre Mary et James et l’univers monstrueux dans lequel ils tombent. Leur apparence idéale rend la dégradation du monde plus brutale. Ils représentent une normalité qui se fait progressivement contaminer.
MAGGY :
C’est une bonne idée.
HANNIBAL :
Merci !
MAGGY :
Je n’ai pas dit que le film la réalisait bien.
HANNIBAL :
Ah…
MAGGY :
Le problème est là. Il y a peut-être des idées intéressantes. Mais je les cherche sous des tonnes de brouillard, de maquillages et d'effets horrifiques. Et lorsqu'une idée apparaît enfin, elle semble immédiatement engloutie par la prochaine créature qui surgit dans le décor.
HANNIBAL :
Tu es décidément difficile.
MAGGY :
Non. J’ai simplement une exigence : qu’un film d’horreur me fasse autre chose que regarder des monstres.
HANNIBAL :
Moi, je veux bien regarder les monstres.
MAGGY :
Je sais. C’est même ce qui m’inquiète le plus chez toi.
HANNIBAL :
Et si je te dis que certaines scènes me donnent presque envie de retourner à Silent Hill ?
MAGGY :
Moi, beaucoup moins. Mais au moins, nous sommes d’accord sur une chose : nous ne regardons décidément pas les mêmes films de la même manière.
HANNIBAL LECTEUR :
Mais tu oublies quand même une chose essentielle, Maggy : Retour à Silent Hill est tiré de l’univers du jeu vidéo. Et cet héritage est important. On n’est pas simplement dans un film d’horreur classique. Il y a toute une mythologie, une atmosphère, une logique de cauchemar qui viennent de cet univers. Moi, j’ai justement apprécié le passage du présent au passé, du monde réel à un cosmos purement mental. Le film oscille entre deux univers, entre deux parcelles de temps, entre l’horreur gore et le romantisme noir, entre l’épouvante et le mélo. Et ça, je trouve ça intéressant.
MAGGY LA COURTOISE :
Moi, je trouve surtout que ça ressemble à un grand mélange dans lequel le film ne sait plus très bien où il veut aller !
HANNIBAL :
Tu refuses toujours de lui accorder la moindre qualité.
MAGGY :
Parce qu'il faut bien que quelqu’un le fasse ! Et puisque tu parles de James Sunderland, parlons-en ! C’est justement là que je décroche complètement. James est complètement à côté de son personnage. Il traverse les événements comme s’il était le dernier à comprendre ce qui se passe autour de lui. Le danger lui tombe dessus, et monsieur continue son petit chemin avec une tranquillité qui me laisse perplexe.
HANNIBAL :
Mais cette passivité peut justement correspondre à son état psychologique.
MAGGY :
Il y a une différence entre être désorienté, traumatisé, psychologiquement perturbé et être tout simplement écrit comme quelqu’un qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Je regarde James et je me dis : « Mais enfin, réveille-toi ! Tu ne vois donc pas que quelque chose ne tourne pas rond ? »
HANNIBAL :
C’est précisément ce décalage qui m’intéresse. Il évolue dans un monde qui n’obéit plus aux règles du réel.
MAGGY :
Encore faudrait-il que je croie à son évolution ! Parlons de sa prétendue folie. Là, je suis catégorique : je n’y crois pas une seconde.
HANNIBAL :
Tu es sévère.
MAGGY :
Je suis lucide ! On me présente un personnage dont l’état mental est censé être au cœur du récit, mais je ne ressens jamais cette folie comme une véritable expérience intérieure. Je vois le scénario me faire des clins d’œil en me disant : « Attention, James est peut-être fou ! » Et moi, je réponds : « Oui, j’ai compris. Mais où est la folie ? »
HANNIBAL :
Elle est peut-être dans cette frontière entre le réel et l’imaginaire.
MAGGY :
Une frontière, ça se construit ! Ça se fait ressentir ! Ça ne se décrète pas simplement parce qu’on traverse un décor étrange avec des créatures sanguinolentes. On n'est plus dans jeu vidéo ! Mais au Cinéma, alors il nous faut de la matière !!
HANNIBAL :
Tu n’aimes décidément pas le principe du film.
MAGGY :
J’aime le principe ! C’est justement ça qui m’énerve. L’idée d’un homme confronté à ses propres démons, à sa culpabilité, à une réalité qui se fissure et à un monde mental qui finit par contaminer le monde réel, c’est potentiellement passionnant. Mais je veux le vivre avec lui ! Je veux être dans sa tête. Je veux douter avec lui. Je veux me demander ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Je veux sentir son malaise grandir. Je veux comprendre sa peur avant même qu’il soit capable de la formuler. Or James reste à distance de tout ça.
HANNIBAL :
Tu aurais voulu un James plus expressif ?
MAGGY :
J’aurais voulu un James plus humain ! Il est censé être au centre d’un cauchemar psychologique et j’ai parfois l’impression qu’il visite une maison hantée avec une liste de courses.
HANNIBAL :
Tu exagères encore.
MAGGY :
À peine ! Ton fameux « romantisme noir » ne me sauve pas davantage. Je comprends parfaitement le mélange entre amour, culpabilité, mort, désir et souvenir. Je comprends même très bien l’intérêt esthétique de confronter la romance à l’horreur. Mais encore une fois, il faut que je ressente quelque chose.
Le mélo ne devient pas automatiquement profond parce qu’on lui ajoute du brouillard. L’horreur gore ne devient pas automatiquement dérangeante parce qu’on ajoute du sang. Et la folie ne devient pas automatiquement crédible parce qu’un personnage regarde autour de lui avec un air perdu.
HANNIBAL :
Tu viens tout de même de reconnaître qu’il y a des idées.
MAGGY :
Oui. C’est peut-être ce qui me met encore plus en colère ! Je vois le potentiel. Je vois ce que le film aurait pu être. Je vois cette passerelle entre le jeu vidéo, le rêve, le souvenir, la culpabilité, l’amour et l’horreur. Mais au lieu de m’embarquer dans la tête de James Sunderland, le film me laisse sur le trottoir.
HANNIBAL :
Moi, je reste séduit par cette oscillation permanente entre le réel et le cauchemar.
MAGGY :
Et moi, je reste sur ma position : si James est censé être le cœur psychologique du film, alors je dois croire à son trouble. Et je n’y crois pas. Pas une seconde.
HANNIBAL :
Même avec toute cette horreur autour de lui ?
MAGGY :
Justement ! Plus le monde devient terrifiant, plus James devrait être bouleversé. Plus la réalité se décompose, plus je devrais sentir son esprit partir avec elle. Mais non. Je reste devant l’écran en me demandant pourquoi le personnage principal semble être le seul à ne pas avoir compris qu’il est dans un film d’horreur.
HANNIBAL :
Je continue à penser que cette naïveté apparente participe au malaise.
MAGGY :
Et moi, je continue à penser qu’elle participe surtout à mon agacement.
HANNIBAL :
Nous sommes donc encore en désaccord.
MAGGY :
Heureusement. Parce que si tu commences à trouver James Sunderland crédible, je vais finir par avoir peur de tes goûts cinématographiques.
HANNIBAL :
Plus peur que de mes goûts culinaires ?
MAGGY :
Ne mélangeons pas tout, Hannibal. Saignante ta viande ?
HANNIBAL LECTEUR :
Moi, je dois reconnaître que je suis immédiatement séduit par Mary et James. Ils sont beaux, jeunes, propres sur eux, trop parfaits. On dirait un charmant petit couple sorti tout droit d’une production américaine calibrée pour plaire au public. Et justement, j’aime ça ! Parce que plus ils sont lisses, plus le contraste avec ce qui les attend ensuite est efficace.
On commence avec deux jeunes gens séduisants et Christopher Gans les précipite dans un univers où tout devient cauchemar, brouillard, créatures et souffrance. Moi, ce contraste me plaît énormément. La beauté avant la décomposition. L’amour avant l’horreur. Le quotidien avant les abysses. C’est exactement le genre de rupture qui me met en appétit.
MAGGY LA COURTOISE :
En appétit ? Évidemment ! Avec toi, il suffit de trois litres de sang et d’un monstre vaguement inquiétant pour que tu cries au chef-d’œuvre !
Moi, je vais être beaucoup moins charitable. Encore un film qui me fait regretter d’avoir appuyé sur « lecture ». Encore un plongeon dans les abysses de la nullité, où même la lumière refuse de descendre. Je regarde Retour à Silent Hill et je cherche désespérément quelque chose à quoi me raccrocher. Une idée. Une émotion. Une réflexion. Une véritable tension dramatique. Quelque chose ! Mais non. Je trouve surtout du brouillard, des créatures, des hurlements et une succession d’images censées provoquer chez moi une réaction viscérale.
HANNIBAL LECTEUR :
Mais enfin, Maggy, tu ne peux pas reprocher à Silent Hill d’être horrifique !
MAGGY :
Je ne lui reproche pas d’être horrifique ! Je lui reproche d’être creux ! Ce n’est pas parce qu’un film met une jeune femme dans un décor cauchemardesque, ajoute quelques monstres et fait clignoter des lumières rouges qu’il devient automatiquement intelligent. L’horreur n’exonère personne de raconter quelque chose.
HANNIBAL :
Moi, je trouve justement que l’univers fonctionne. Le couple est intéressant parce qu’il paraît tellement normal au début. Mary et James sont beaux, jeunes, amoureux, publicitaires. Et soudain, cette petite image rassurante se fissure.
MAGGY :
Tu viens de résumer exactement mon problème : « ils sont beaux et jeunes ». Voilà donc ton premier argument !
HANNIBAL :
Ce n’est pas un argument, c’est une observation.
MAGGY :
Une observation qui semble te suffire ! Moi, je ne veux pas simplement regarder deux beaux acteurs traverser un décor de cauchemar. Je veux savoir pourquoi je dois m’intéresser à eux. Je veux que leurs relations, leurs peurs, leurs choix et leurs contradictions aient une véritable profondeur.
HANNIBAL :
Mais l’horreur fonctionne aussi par sensations.
MAGGY :
Bien sûr. Mais une sensation sans substance finit par ressembler à une attraction de fête foraine.
Et c’est précisément ce que je ressens. Je traverse le film comme on traverse un tunnel hanté : je vois des choses, j’entends des choses, parfois je sursaute, puis je passe à la scène suivante. Et après ? Rien.
HANNIBAL :
Rien ? Tu exagères.
MAGGY :
Pas du tout ! Je cherche encore ce que le film veut réellement me dire. Voilà notre différence fondamentale. Toi, tu regardes un film comme un prédateur regarde une proie : est-ce qu’elle va courir, hurler, saigner suffisamment ? Moi, j’attends qu’un scénario me donne une raison de rester.
HANNIBAL :
Je prends ça comme un compliment.
MAGGY :
Ce n’en est absolument pas un.
HANNIBAL :
Pourtant, je persiste : j’aime le contraste entre Mary et James et l’univers monstrueux dans lequel ils tombent. Leur apparence idéale rend la dégradation du monde plus brutale. Ils représentent une normalité qui se fait progressivement contaminer.
MAGGY :
C’est une bonne idée.
HANNIBAL :
Merci !
MAGGY :
Je n’ai pas dit que le film la réalisait bien.
HANNIBAL :
Ah…
MAGGY :
Le problème est là. Il y a peut-être des idées intéressantes. Mais je les cherche sous des tonnes de brouillard, de maquillages et d'effets horrifiques. Et lorsqu'une idée apparaît enfin, elle semble immédiatement engloutie par la prochaine créature qui surgit dans le décor.
HANNIBAL :
Tu es décidément difficile.
MAGGY :
Non. J’ai simplement une exigence : qu’un film d’horreur me fasse autre chose que regarder des monstres.
HANNIBAL :
Moi, je veux bien regarder les monstres.
MAGGY :
Je sais. C’est même ce qui m’inquiète le plus chez toi.
HANNIBAL :
Et si je te dis que certaines scènes me donnent presque envie de retourner à Silent Hill ?
MAGGY :
Moi, beaucoup moins. Mais au moins, nous sommes d’accord sur une chose : nous ne regardons décidément pas les mêmes films de la même manière.
HANNIBAL LECTEUR :
Mais tu oublies quand même une chose essentielle, Maggy : Retour à Silent Hill est tiré de l’univers du jeu vidéo. Et cet héritage est important. On n’est pas simplement dans un film d’horreur classique. Il y a toute une mythologie, une atmosphère, une logique de cauchemar qui viennent de cet univers. Moi, j’ai justement apprécié le passage du présent au passé, du monde réel à un cosmos purement mental. Le film oscille entre deux univers, entre deux parcelles de temps, entre l’horreur gore et le romantisme noir, entre l’épouvante et le mélo. Et ça, je trouve ça intéressant.
MAGGY LA COURTOISE :
Moi, je trouve surtout que ça ressemble à un grand mélange dans lequel le film ne sait plus très bien où il veut aller !
HANNIBAL :
Tu refuses toujours de lui accorder la moindre qualité.
MAGGY :
Parce qu'il faut bien que quelqu’un le fasse ! Et puisque tu parles de James Sunderland, parlons-en ! C’est justement là que je décroche complètement. James est complètement à côté de son personnage. Il traverse les événements comme s’il était le dernier à comprendre ce qui se passe autour de lui. Le danger lui tombe dessus, et monsieur continue son petit chemin avec une tranquillité qui me laisse perplexe.
HANNIBAL :
Mais cette passivité peut justement correspondre à son état psychologique.
MAGGY :
Il y a une différence entre être désorienté, traumatisé, psychologiquement perturbé et être tout simplement écrit comme quelqu’un qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Je regarde James et je me dis : « Mais enfin, réveille-toi ! Tu ne vois donc pas que quelque chose ne tourne pas rond ? »
HANNIBAL :
C’est précisément ce décalage qui m’intéresse. Il évolue dans un monde qui n’obéit plus aux règles du réel.
MAGGY :
Encore faudrait-il que je croie à son évolution ! Parlons de sa prétendue folie. Là, je suis catégorique : je n’y crois pas une seconde.
HANNIBAL :
Tu es sévère.
MAGGY :
Je suis lucide ! On me présente un personnage dont l’état mental est censé être au cœur du récit, mais je ne ressens jamais cette folie comme une véritable expérience intérieure. Je vois le scénario me faire des clins d’œil en me disant : « Attention, James est peut-être fou ! » Et moi, je réponds : « Oui, j’ai compris. Mais où est la folie ? »
HANNIBAL :
Elle est peut-être dans cette frontière entre le réel et l’imaginaire.
MAGGY :
Une frontière, ça se construit ! Ça se fait ressentir ! Ça ne se décrète pas simplement parce qu’on traverse un décor étrange avec des créatures sanguinolentes. On n'est plus dans jeu vidéo ! Mais au Cinéma, alors il nous faut de la matière !!
HANNIBAL :
Tu n’aimes décidément pas le principe du film.
MAGGY :
J’aime le principe ! C’est justement ça qui m’énerve. L’idée d’un homme confronté à ses propres démons, à sa culpabilité, à une réalité qui se fissure et à un monde mental qui finit par contaminer le monde réel, c’est potentiellement passionnant. Mais je veux le vivre avec lui ! Je veux être dans sa tête. Je veux douter avec lui. Je veux me demander ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Je veux sentir son malaise grandir. Je veux comprendre sa peur avant même qu’il soit capable de la formuler. Or James reste à distance de tout ça.
HANNIBAL :
Tu aurais voulu un James plus expressif ?
MAGGY :
J’aurais voulu un James plus humain ! Il est censé être au centre d’un cauchemar psychologique et j’ai parfois l’impression qu’il visite une maison hantée avec une liste de courses.
HANNIBAL :
Tu exagères encore.
MAGGY :
À peine ! Ton fameux « romantisme noir » ne me sauve pas davantage. Je comprends parfaitement le mélange entre amour, culpabilité, mort, désir et souvenir. Je comprends même très bien l’intérêt esthétique de confronter la romance à l’horreur. Mais encore une fois, il faut que je ressente quelque chose.
Le mélo ne devient pas automatiquement profond parce qu’on lui ajoute du brouillard. L’horreur gore ne devient pas automatiquement dérangeante parce qu’on ajoute du sang. Et la folie ne devient pas automatiquement crédible parce qu’un personnage regarde autour de lui avec un air perdu.
HANNIBAL :
Tu viens tout de même de reconnaître qu’il y a des idées.
MAGGY :
Oui. C’est peut-être ce qui me met encore plus en colère ! Je vois le potentiel. Je vois ce que le film aurait pu être. Je vois cette passerelle entre le jeu vidéo, le rêve, le souvenir, la culpabilité, l’amour et l’horreur. Mais au lieu de m’embarquer dans la tête de James Sunderland, le film me laisse sur le trottoir.
HANNIBAL :
Moi, je reste séduit par cette oscillation permanente entre le réel et le cauchemar.
MAGGY :
Et moi, je reste sur ma position : si James est censé être le cœur psychologique du film, alors je dois croire à son trouble. Et je n’y crois pas. Pas une seconde.
HANNIBAL :
Même avec toute cette horreur autour de lui ?
MAGGY :
Justement ! Plus le monde devient terrifiant, plus James devrait être bouleversé. Plus la réalité se décompose, plus je devrais sentir son esprit partir avec elle. Mais non. Je reste devant l’écran en me demandant pourquoi le personnage principal semble être le seul à ne pas avoir compris qu’il est dans un film d’horreur.
HANNIBAL :
Je continue à penser que cette naïveté apparente participe au malaise.
MAGGY :
Et moi, je continue à penser qu’elle participe surtout à mon agacement.
HANNIBAL :
Nous sommes donc encore en désaccord.
MAGGY :
Heureusement. Parce que si tu commences à trouver James Sunderland crédible, je vais finir par avoir peur de tes goûts cinématographiques.
HANNIBAL :
Plus peur que de mes goûts culinaires ?
MAGGY :
Ne mélangeons pas tout, Hannibal. Saignante ta viande ?
Étrange expérience que ce retour à Silent Hill, Christophe Gans prend sa propre suite pour nous replonger dans son adaptation du jeu vidéo éponyme et là où ça fonctionnait très bien lors de sa première mouture, il n’y a pas grand chose qui prend avec cette « suite ». Quelques explications viennent à l’esprit comme les effets spéciaux pas toujours réussis, un casting assez transparent ou encore les moments de frayeur qui ne fonctionnent jamais mais au final on est en droit de sa demander si tout simplement l’idée d’une suite aujourd’hui était une bonne idée. Ça n’apporte rien à l’original et même pire, tout est moins bon à tous les niveaux. D’ailleurs on n’y comprend pas grand chose et lorsque c’est le cas, on se dit OK, tout ça pour ça … Sans dire que le métrage est mauvais, il est très passable et surtout aucunement marquant. Un coup pour rien finalement.
Je me disais que les gens en faisaient trop sur ce pauvre Sillent Hill. Mais forcé de constater que ce film a été un ratage complet nous offrons un mélange entre série B et cinématiques ignobles des premiers jeux pc de l’époque. Rien ne marche et même si certaines idées avaient l’air plutôt sympas, leur application ne fonctionne pas.
Quelle desillusion. Adaptation ringarde, aucun fond et encore moins de formes, histoire soporifique, acting au rabais, effets speciaux dignes d'un telefilm sur SyFy, 90 % de fond vert qui se voit, où est la profondeur des premiers Silent Hill, emblematiques ? Tout fait pitié dans cette version à gommer rapidement de nos mémoires.
Peut-on dire que ce n'est pas le résultat attendu? Le genre de jeu auquel on ne voudrait surtout plus jouer en 2026, mais plus encore une suite indigeste.
Christophe Gans n'a jamais été un grand orateur, et ce, depuis ses débuts. Et c'est un fan inconditionnel de Crying Freeman (1995), sa propre version, qui vous en parle; Il a plutôt tendance à mâcher ses plans jusqu'à en faire de parfaits tableaux individuels, mais très incertains quand ils sont soudainement mis bout à bout. Un manque de dialogue criant pour un ancien critique ciné qui comprends alors que la continuité est la plus instable des matières.
Et le voici, ici, face à sa plus inavouables catharsis. Une purification des émotions face à un produit qui lui permetrait de ne pas admettre qu'il y a matière à mieux. Que ce n'est pas parce qu'il s'agit de l'adaptation d'une chimère ou d'une illusion vidéo-ludique que tout doit être décousue et mâché.
Christophe Gans n'a jamais été un grand orateur, et ce, depuis ses débuts. Et c'est un fan inconditionnel de Crying Freeman (1995), sa propre version, qui vous en parle; Il a plutôt tendance à mâcher ses plans jusqu'à en faire de parfaits tableaux individuels, mais très incertains quand ils sont soudainement mis bout à bout. Un manque de dialogue criant pour un ancien critique ciné qui comprends alors que la continuité est la plus instable des matières.
Et le voici, ici, face à sa plus inavouables catharsis. Une purification des émotions face à un produit qui lui permetrait de ne pas admettre qu'il y a matière à mieux. Que ce n'est pas parce qu'il s'agit de l'adaptation d'une chimère ou d'une illusion vidéo-ludique que tout doit être décousue et mâché.
Fan inconditionnel du 2eme opus de ce chef-d'œuvre japonais du jeu video, c'est tout simplement lamentable. Idem pour un spectateur lambda qui découvrirait un film d'une nullité sans égal. GANS essaie encore une fois de nous servir du fan service fade et profondément sans aucune saveur. Des acteurs lamentables, une ambiance à des années-lumière de ses créateurs originels. Aucune grosse référence a Akira Yamaoka qui a contribué à rendre silent hill 2 magistral. Les personnages de James, Mary, Maria et Laura sont juste Ultra clichés et n'ont rien à voir avec les originaux. C'est vide, c'est une purge abyssale. Aucune ambiance. Flemme de de mettre en vo, la vf est catastrophique, à l'image des acteurs clichés d'Hollywood dont on aura d'ailleurs vite oublié les noms.
Ambiance zero
Personnages zero
Bande originale zero
Scénario : il essaie de mélanger du 2 avec du 1 et du 3, ça ne fonctionne pas du tout pour les fans.
Effets spéciaux lamentables pour un film de 2026.
Gans a quand-même réussi a foutre en l'air une ambiance japonaise parfaite en une purge d'une longueur juste insupportable. Il n'a clairement pas du tout saisit Silent Hill depuis le début de la franchise et devrait la laisser à ses créateurs.
Merci à lui. Il y'a un moment où il faut savoir s'arrêter et innover avec ses propres outils et pas ceux des autres.
Ambiance zero
Personnages zero
Bande originale zero
Scénario : il essaie de mélanger du 2 avec du 1 et du 3, ça ne fonctionne pas du tout pour les fans.
Effets spéciaux lamentables pour un film de 2026.
Gans a quand-même réussi a foutre en l'air une ambiance japonaise parfaite en une purge d'une longueur juste insupportable. Il n'a clairement pas du tout saisit Silent Hill depuis le début de la franchise et devrait la laisser à ses créateurs.
Merci à lui. Il y'a un moment où il faut savoir s'arrêter et innover avec ses propres outils et pas ceux des autres.
J’arrive pas à croire que la presse ne l’est pas descendu… Et pourtant il y aurait matière : scénario inexistant, dialogues nullissimes, jeux d’acteurs zéros pointés . Vous agitez le tout et voici la pellicule la plus mauvaise ce cette année. Honteux.
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