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isakkk
17 abonnés
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3,0
Publiée le 22 février 2022
Un film performance : un dîner quasi en plan sequence , on devine assez vite le problème principal du chef mais tout s'enchaîne trop vite et il ne va pas réussir à se relever (c'est le cas de le dire)
Toute l’équipe d’un restaurant gastronomique Londonien se prépare au Magic Friday, la soirée la plus fréquentée de l’année. Alors que le personnel est en ébullition, les problèmes s’accumulent et placent cette soirée sous le thème de la pression. “The Chef” aurait pu être un banal drame porté par des comédiens investis s’il n’avait pas pour plus-value sa mise en scène. En effet, le long-métrage a été tourné en un seul plan séquence et rend les situations encore plus éprouvantes. Ce travail absolument superbe de la part de l’équipe technique et des comédiens est à saluer. Enfin, pour chipoter un peu sur ce film en restaurant, nous aurions apprécié davantage de plans culinaires. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Je viens de rattraper The Chef. Et à part un ton parfois trop mélodramatique un feu forcé, c'est absolument brillant. Un plan séquence intelligent et parfaitement chorégraphié, le tout emmené par un Stephen Graham saisissant de véracité.
Une immersion totale et réussie dans le monde de la restauration ! A partir d'une idée pourtant toute simple, mais avec des moments très forts et des acteurs géniaux !
C’est l’un de mes meilleurs films de l’année : la tension qui règne dans un grand restaurant pendant le service, à la fois en cuisine et en salle, est très bien retranscrite, peut-être grâce au procédé de réalisation du plan-séquence. J’ai beaucoup plus accroché qu’avec « La Brigade », autre film sorti à la même période et décrivant cet univers de la cuisine. On comprend bien ici le travail de chacun, la gestion d’équipe et des individualités, la collaboration des deux équipes de salle et de cuisine et les erreurs qui peuvent coûter cher. Le film avait un très beau titre original, « Boiling Point », qui caractérise bien ce thriller où les protagonistes de cette cuisine sont sur le fil à chaque instant, que l’on a perdu dans la traduction française, plus classique, et centrée sur le personnage principal, même si le distributeur a laissé sur l’affiche une accroche qui résume bien la situation : « à chaque instant, tout peut basculer ».
Prouesse cinématographique incontestable que ce long plan séquence d une heure trente. Mais cela reste un exercice de style. Les restaurateurs mais plus generalement tous les travailleurs méritent mieux que ce cinema.
Filmé en un seul plan-séquence, ce huis-clos dans un restaurant gastronomique est impressionnant! A la manière d'un thriller, tendu et palpitant, le film révèle les coulisses d'un milieu impitoyable. Avec un Stephen Graham effarant, "The Boiling Point" tombe à point à l'heure de la démocratisation de la gastronomie et de la starification des grands chefs. Même s'il ne fait pas dans la dentelle, le programme étant assez chargé, c'est un film qui, au-delà de la prouesse technique (et donc, celle des acteurs) dénonce un monde moins glamour qu'il ne le prétend en s'attardant sur les hommes et les femmes qui le font tourner.
Le début du film est plutôt intéressant, justifiant parfaitement son dispositif, montrant bien l’effervescence qui peut régner dans un restaurant un soir d’affluence. Mais plutôt que de se concentrer sur l’aspect documentaire, le scénario choisi finalement d’aller crescendo vers la dramatisation forcenée quitte à perdre en route son aspect réaliste avec ici et là des personnages trop typés et quelques situations qui sonnent de manière artificielle.
Un film un peu "too much" donc pour un exercice de style à moitié convaincant et qui ne donnera pas envie c’est sûr d’aller diner dans un restaurant londonien comme celui-ci.
Un film où l'expression 'se tuer à la tâche' prend tout son sens. Il ne vaut alors mieux pas avoir de problèmes personnels, à moins que ceux-ci soient la conséquence d'un travail épuisant et moralement dévorant. Edifiant mais très bavard aussi.
Andy jones chef étoilé d’un restaurant gastronomique londonien superbement interprété par l’excellent stephen Graham, doit gérer au mieux le magic Friday, le vendredi de Noël , le restaurant est plein , les clients de plus en plus exigeant, son équipe pas toujours focus , et ses problèmes personnel! Tout ça est filmé en un seul plan séquence ! Idée génial puisque totalement en accord avec l’environnement ! C’est tout simplement l’un de mes 2 coup de cœur de l’année !
The Chef fait le choix du plan-séquence unique pour nous immerger dans l’urgence des cuisines d’un restaurant renommé de Londres : soit une caméra qui déambule parmi les fonctions, circule entre les tables et parcourt encore et encore le couloir étroit reliant l’arrière et l’avant, qui capte les tensions, les relations hiérarchiques mais aussi les non-dits qui cuisent sous vapeur jusqu’à l’explosion. Les interprètes s’avèrent remarquables et justifient à eux seuls le visionnage d’un film sinon limité par son dispositif de mise en scène, certes impressionnant mais trop artificiel et contestable quant à l’authenticité documentaire affichée : en effet, en quoi la pratique de coupes, un montage de différents plans simultanés auraient amoindri l’impact ? L’art culinaire, comme cinématographique, ne réside-t-il pas au contraire dans l’articulation d’éléments sélectionnés avec soin et concoctés dans la recherche d’un effet – gustatif, visuel… – particulier ? Le long métrage ressemble à son protagoniste principal, se laisse déborder et commet maladresses et faux pas qui le rendent impersonnel et oubliable.
Alors oui, j’ai conscience que le ressort dramatique est peut-être excessif dans la temporalité courte que le film propose et bien sûr le classicisme du scénario suivant les problèmes d’une personne ou d’un groupe. Néanmoins voir cette méthode d’écriture dans le milieu de la restauration est absolument génial de par la tension et le stress que cela engendre. Ainsi pour moi the Chef est une réussite, car il sait user d’une méthode bien connue (que l’on retrouve par exemple dans Oslo 31 août, The guilty…) en y plaçant son originalité dans le décor offert d’un restaurant londonien le jour le plus chargé de l’année. Certaines narration aurait pu être mieux traité, mais il en reste que nous sommes face a un film réussi particulièrement bien sa réalisation je pense surtout à cette caméra qui est l’origine de toutes nos émotions. la réussite se base aussi sur les acteurs qui donne vie à ce décor effrayant par son rythme. The Chef régal par ce qu’il propose mais répugne le spectateur de ce monde difficile qu’est la restauration.
Originalité de ce long plan séquence. C'est bluffant, j'ai eu l'impression d'être présente dans ce huis clos avec le sentiment d'appartenir à cette équipe et subir cette pression omniprésente de la salle à la cuisine. En fil conducteur l'histoire privée du chef, sous-entendu mais omni présente . Je découvre ce monde de la restauration chez un étoilé et j'observe toutes ces vies qui se croisent et se percutent. Des rancoeurs , de la complicité, des perceptions différentes se bousculent ; se côtoient douleur, colère, jalousie, fatigue, peur, racisme ordinaire, mépris, traîtrise ... c'est un microcosme représentatif d'une mini société. C'est un thriller culinaire, on arrive avec "the chef" on part avec lui ; le récit se termine alors avec lui "the end ".