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Louise Gentillet
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5,0
Publiée le 23 janvier 2022
J'ai adoré, ce film est extrêmement immersif, les personnages sont si vrais, j'ai passé un excellent moment. Conseil de visionnage : prévoir autre chose que des raviolis en boîtes pour après la séance, ça donne faim de bonnes choses
Panique en cuisine pour Andy Jones (Stephen Graham), le chef étoilé d'un restaurant londonien à la mode. Sa seconde réclame une augmentation ; sa cheffe de salle a accepté plus de réservations que prévu ; une jeune stagiaire française peine à prendre ses marques ; une serveuse arrive en retard ; une cliente est allergique aux fruits à coques ; son ancien mentor débarque sans crier gare accompagné d'une critique culinaire impitoyable, etc. Et pendant ce temps, Andy Jones doit gérer au téléphone sa femme en plein divorce et son fils qui lui reproche son départ.
Le jeune réalisateur Philip Baratini avait travaillé comme serveur dans un restaurant pour payer ses études de cinéma. Il en a gardé l'idée de ce film, raccord à la mode des téléréalités culinaires qui font le succès des "prime times" de nos soirées télévisées, en France comme au Royaume-Uni.
Son idée de génie est de l'avoir tourné en un seul plan-séquence. Il ne s'agit pas seulement d'une prouesse technique. Il s'agit d'un procédé qui ici, plus encore peut-être que dans 1917, a du sens. Plus encore que la folle mission des deux héros du film de Sam Mendes entre les lignes ennemies, le "coup de feu" (le titre original anglais est "Boiling Point") dans un restaurant est une course contre la montre sans temps mort ni répit. C'est un moment qui se prête particulièrement bien à un plan-séquence. D'autant que celui que tourne Philip Baratini est supérieurement intelligent. Au lieu de coller aux basques du seul chef Andy Jones, il virevolte d'un personnage à l'autre avec une belle élégance - et une organisation qu'on imagine diablement millimétrée.
"The Chef" encourt un seul reproche : c'est un film désagréable, un film énervant, un film stressant. Bien sûr, ce n'est pas rédhibitoire. Le cinéma n'a pas à être "plaisant". Le cinéma a le droit - il en a peut-être même le devoir - de nous déplaire, de nous choquer, de nous sortir de notre zone de confort. Si on refuse ce cinéma-là, autant aller regarder des chatons-mignons sur Insta. Pour autant, il faut savoir, en entrant dans la salle voir "The Chef", qu'on y passera un sale moment, sans répit, sans oxygène, de la première à la dernière seconde. Amateurs de "feel-good movies", passez votre chemin.
Très peu médiatisé, The Chef mérite pourtant le détour à bien des égards. Sa réalisation, avec ce plan séquence d’1h30 qui au delà de la prouesse technique confère au film son rythme et sa capacité immersive. Ses acteurs, dont le fabuleux Stephen Graham, dont les interprétations sont aussi justes qu’intenses. Enfin l’histoire concentrée en une soirée et en un lieu mais dont l’intelligence et la dramaturgie n’ont rien d’étriquées.
Très très bien, un film en VRAI plan- séquence. L'histoire reste quand même basique, vulgairement proche d'un "Ratatouille" sans la magie de Disney évidemment mais il n'en fallait pas moins pour être conquis par l'histoire. La mise en scène, en un seul plan arrive quand même à nous faire changer d'émotion quand on switch de personnage, de pièces du restaurant ou autres. D'ailleurs, le film n'est pas sans point négatif aussi futile soit-il, le récit est prévisible mais le bémol qui aurait pu être arrangé est la qualité d'image, c'est-à-dire qu'à mon avis, ils ont pris une simple caméra pour avoir plus de maniabilité ; sans stabilisateur, ce qui fait trembler le cadre, et la fin est éprouvant du point de vue technique. Il faut tout de même le regarder pour voir ce plan séquence immersif, nous mettant à la place d'un autre personnage.
" The Chef" qui a obtenu 11 nominations aux British Independent Film Awards 2021(4 victoires) est un "thriller dramatique" anglais qui tient la route. En effet l'histoire commence comme une immersion en plan séquence dans un restaurant puis peu à peu le scénario prend de l'ampleur naviguant entre le thriller, la comédie et le genre dramatique démontrant l'exigence et la cruauté du métier de la restauration avec des comédien très juste dans leurs rôles mentions spéciales à Stephen Graham et Vinette Robinson.
Film désagréable à suivre avec ce mode de tournage séquence, fatigant, stressant, d'autant que l'objet même du film est "le stress dans la restauration". C'est peut-être malheureusement réaliste mais pas de quoi en faire un film. Un documentaire de 15min aurait suffit. On ressort soulagé que ce soit terminé. Un point positif : ne dure qu'1h30.
Porté à ébullition… Excellent premier film, ce Boiling Point de Philip Barantini ! Un plan séquence unique absolument bluffant, même si cette performance technique est loin d'être le seul intérêt de ce long-métrage tout en nervosité, qui ne nous laisse pas reprendre notre souffle une seconde. Un question, quand même, pas très grave, mais enfin. Pourquoi le distributeur francophone inflige-t-il ce titre (The Chef, dans la langue de Moliére, à prononcer de préférence ze chef, donc) ? Le film ne se concentre pas tant sur les errances d'un homme que sur une toute une aventure collective, sur les difficultés d'une profession, il déploie une richesse de profils plus attachants les uns que les autre… Dans un registre culinaire, quitte à se départir du Boiling Point original, et sans aller jusqu'à 'Panique en cuisine' on aurait compris quelque chose comme 'porté à ébullition'. Mais the chef, b… Non !
Le plan-séquence est techniquement très propre et forcément impressionnant, et on a de cesse de se demander comment cette prouesse a été réalisée. Le sujet de la cuisine est en lui-même est assez original, et on suit le chef avec intérêt dans cette activité qui ne laisse aucun répit. J'ai été malgré tout un peu déçu pour deux raisons: le scénario ou les décors n'ont rien de très surprenants (le restaurant est lui-même plutôt petit), et on reste un peu sur sa faim d'un point de vue culinaire (on aperçoit un plat ou deux, tout au plus).
Plan séquence qui nous immerge dans un restaurant. On y suit Andy Jones, chef étoilé sous pression et qui va devoir affronter les déconvenues. Film lent, et mou.
Une plongée dans les coulisses d'un resto anglais la veille de Noël, le tout en un seul plan-séquence.
Malgré une certaine surenchère de rebondissements (pour une question de rythme sans doute), un bon petit film devant lequel on n'a pas le temps de s'ennuyer, notamment grâce à son très bon casting (Stephen Graham en tête).
Une offense et une insulte pour cette profession, L'équipe du restaurant, serveurs , cuisiniers sont représentés comme des glandeurs sous la houlette d'un soi disant chef alcoolique et drogué. Le travail dans un restaurant n'est pas du tout celui qui est décrit dans ce film. Rien de crédible sur le coup de feu de la soirée où les employés ont le temps de plaisanter et flirter. Ce film est une honte.