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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2015
Film vu en cours d'histoire. Je dois dire qu'au début de ce film, je m'attendais à un repompé de Johnny s'en va-t-en guerre, en moins bien forcément (le type défiguré qui tient grâce à son amour envers une femme), et surtout j'avais du mal à rentrer dedans, du fait de la réalisation assez molassonne qui n'aidait pas le film à avoir un bon rythme. Toutefois, j'ai fini par apprécier cette histoire, la façon dont ce film traite avec émotions et force de ce sujet est vraiment très intelligente et les acteurs sont bons. J'ai toutefois regretté que la musique du film se répète trop (à mon goût), ça m'a gâché certaines scènes. Un film pas mauvais du tout sur les "gueules cassées".
"Des lors que vous vous accepterez, les autres vous accepteront." Beau melo sur les "gueules cassées" de 14-18 et leur lent réapprentissage à la vie. C'est compassionnel, parfois trop mais le film a la bonne idée de terminer sur 2 scènes franchement comiques qui allège le spectacle et rend par la-même le plus bel hommage aux "poilus".
Beaucoup de défauts... quelques scènes font penser à johnny got his gun, et la comparaison n'est pas à l'avantage de cette chambre des officiers. Eric Caravaca n'est pas convainquant. Sa voix-off en première partie de film est insuportable. L'histoire est sans intéret : c'est une série de scénettes qui pour la plupart sonnent faux. La réalisation est plate. On recherche du sentiment facile et franchement lourd, alterné avec Hélène et les garçon chez les gueules cassées. Des point forts ? Sabine Azema s'en sort bien, et les 2 dernières scènes sauvent l'ensemble du naufrage total.
Je n'ai pas lu le livre dont est tiré ce film. Ce livre est peut-être bien mais un livre n'est pas un film. Le temps du livre laisse passer des choses qui sont ennuyeuses au cinéma, et ce film est ennuyant au possible. C'est bien réalisé, les images sont jolies, les éclairages mignons, les acteurs jouent bien la comédie. Mais c'est insupportablement long. Un tel scénario aurait peut-être fait un honnête court-métrage mais pas un film de deux heures. A éviter.
Sujet original et difficile que celui des gueules cassées de la Grande Guerre. Les acteurs sont parfaits, Je n'ai pas trouvé ce film trop long ni ennuyeux, même si l'ensemble sombre parfois dans le mélo, et le héros du film ainsi que ses compagnons m'ont semblé loin( en gravité de blessures), des photos que j'ai eu l'occasion de voir des véritables mutilés de la face de 14-18, dans des livres d'histoire. Certains points du film m'ont semblé choquants: ainsi, les simples soldats, (gueules cassées ou non), étaient une trentaine au moins par chambre, ( quand ce n'était pas dehors), alors que les officiers bénéficiaient d'une chambre spacieuse où le héros se trouve longtemps seul avant que n'arrive un autre officier blessé, ainsi que des soins constants des infirmières et médecins. C'est ce que je reproche un peu au film, celui de ne parler que des gradés, et de négliger la piétaille, inexistante dans ce film, mais ayant payé le plus lourd tribut dans cette boucherie. . Dans les films traitant de l'absurdité de la guerre, et plus particulièrement celle de 14-18, j'ai préféré le Pantalon.
Un drame empesé qui n'a rien de sensationnel,mais qui rend toutes ses lettres de noblesse aux défigurés de la Grande Guerre.François Dupeyron peut dire merci à la photographie de Tetsuo Nagata,qui avec son filtre monochrome et sa manière d'éclairer les visages rend ce huis clos hospitalier digeste,presque lumineux.Eric Caravaca est très convaincant en gueule cassée,qui cherche à retrouver un amour éphémère,mais il n'a que peu de scènes pour se mettre en avant.Les plus réussies sont celles où ils retrouvent petit à petit le goût à la vie,avec ses compagnons d'infortune,Denis Podalydès et Grégori Derangère."La chambre des officiers"(2000)a pourtant du mal à dépasser le stade de l'anecdotique,avec la guerre qui reste en hors-champ,et des caractères en manque de nuances.Autres problèmes:des répétitions,et une tendance au sentimentalisme malvenu.C'est un film très honorable,et de toute façon nécessaire par ce qu'il raconte,mais définitivement ennuyeux et simpliste.
Les combats de 1914 sont à peine commencés que le lieutenant Adrien se trouve défiguré par un obus. Durant toute la guerre, l'univers d'adrien sera la chambre des officiers d'un hôpital militaire. Son visage ravagé, cause de souffrances physiques autant que psychologiques, est au centre du drame. François Dupeyron exprime l'horreur et la cruauté de la guerre à travers ses "gueules cassées". On voudrait s'émouvoir d'un sujet si douloureux et sincère, mais les partis-pris de la mise en scène sont tels qu'on est vite rebuté. La quasi unité de lieu, la lenteur du récit et la morbidité, au moins au début du film, caractérisent ce drame intimiste dont le maniérisme et la gravité affectés ne portent aucune intensité dramatique. Il n'y a pas précisément d'intrigue, le film relatant simplement, essentiellement, la progression, l'amélioration des capacités du lieutenant aux côtés d'autres gueules cassées dont l'angoisse est devenue spoiler: de s'exposer au regard des autres. Les arguments sont justes tout en relevant de l'évidence. Dans ce contexte dramatique et stylisé, les personnages semblent figés dans un dolorisme convenu, à l'image de la gentille et fade infirmière jouée par Sabine Azéma.
L'idee de faire un film sur les "gueulles cassée" (c'est comme ça qu'on appelait les mutilée aux visage a cette epoque) est exellente,ça change de la multitude de film sur la guerre du vietnam, au point ou les Europeens connaissent mieux le conflit de ce pays asiatique que le passé de leurs propres guerres... Mais il faut se rendre a l'evidance la realisation de ce film laisse a desirée,il est d'une lenteure exasperante,on a reellement de difficulté a accroché a cette histoire a force de tirée en longueur avec des scénes sans interets ou d'emotion... Un conseil essayer de ne pas voire ce film trop tard dans la nuit au risque de vous voire ronfler apres 15 minutes...
C'est dommage pour ces pauvres types défigurés au front, surtout si on pense que ceux qui les y ont envoyés étaient tranquillement planqués à l'arrière, mais faire un film de près de deux heures dans une chambre d'hôpital, c'est long, très long et passablement ennuyeux. Si vous voulez voir un vrai film sur la 1ère guerre mondiale, voyez plutôt LES SENTIERS DE LA GLOIRE, de Stanley Kubrick, avec Kirk Douglas, qui lui vaut 4*.
Un film qui se déroule pendant la Première Guerre Mondiale mais dont l'originalité et la force résident dans le fait qu'on ne parle des millions de morts sur le Champ d'honneur de la Patrie (manière patriotique et pompeuse de dire sur le "Champ de la Connerie humaine" !!!) mais d'un autre type de "morts", enfin "morts" plus ou moins cela dépend de comment chacun de ces "morts" se sont acceptés, les "gueules cassées"... En ressort un film très humaniste dans une période implacablement inhumaine où il est montré de manière intelligente que paradoxalement c'est dans cette dernière que l'humanité n'a jamais aussi bien progressé à travers les grands progrès de la médecine. Ce que l'on peut regretter par contre ce sont quelques légères longueurs et des personnages secondaires pas suffisamment mis en valeur, mais les dernières scènes qui font preuve d'un tact émouvant avec son délicat sujet laissent sur une forte impression.
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1,5
Publiée le 9 avril 2021
C'est un récit passionnant si l'on aime être ennuyé par le radotage sentimental apparemment sans fin débité trop fréquemment dans cette version dramatisée d'un bien meilleur livre du moins je l'espère. Il semble une fois de plus que la guerre entremêlée d'une histoire d'amour clichée que nous avons déjà vu auparavant obtiendrez au moins une intrigue relativement crédible. La guerre n'a pas toujours été l'occasion pour les Français de s'envoyer en l'air d'être gravement blessés et de passer le reste de la guerre dans un hôpital confortable. Une chose que j'ai remarquée en voyant ce film c'est que la star principale qui est probablement un type formidable ne joue pas vraiment bien. Tout ce qu'il fait pendant la première heure environ c'est de saluer les gens dans un train. Essayer de monter dans un train. Faire l'amour et monter à cheval pendant environ quinze secondes. S'allonger sur un lit dans un van avec du sang qui coule dans ses mains. Se réveiller à l'hôpital avec des bandages sur la tête. Il commence alors à marcher un peu dans l'hôpital avec son nez inexistant en écharpe il dit va-t'en à son ami deux fois puis et il va dans une maison close. Ensuite je suis un peu choqué par Géraldine qui a passé une nuit avec ce soldat dès qu'elle en a quitté un autre dans un train pour la zone de guerre. A la fin elle n'apparaît que 6 minutes mais elle était mignonne mais a part son apparition le film est totalement dépressif...
1914, premières heures des combats. Jeune lieutenant du génie militaire, Adrien est frappé par un obus. Envoyé à l'hôpital, il devient une gueule cassée, et passera plusieurs années en convalescence, où il devra réapprendre à vivre en s'acceptant. Il sera aidé par sa nouvelle "famille" : un chirurgien paternaliste professionnel, une infirmière protectrice et attentionnée (touchants André Dussolier et Sabine Azéma), et ses camarades de chambrée, aussi marqués que lui. François Dupeyron signe là un film dur, sur les blessures physiques et morales, le regard des autres, et l'ostracisation, le tout dans un contexte fort bien reconstitué de Première Guerre Mondiale, où la notion d'héroïsme n'a plus beaucoup de sens. On s'attache beaucoup au protagoniste interprété avec finesse par Éric Caravaca, qui découvrira brutalement l'étendue de ses blessures (certaines scènes ne sont pas sans évoquer "Johnny Got His Gun"), pour s'en remettre longuement. La réalisation est par ailleurs soignée, jouant de la photographie ambrée, et des plans de couloirs, allées, et autres espaces clos. Un drame difficile mais fort.
Une photographie magnifique et un casting irréprochable mais la recherche de pathos alourdit le propos et rend paradoxalement moins ému par le sort pourtant cruel de ces personnages.
Comment vivre sans visage ? Si le souvenir des morts reste présent, paradoxalement, les blessés tombent dans l'oubli... pourtant, la guerre n'est pas terminée pour eux. Un superbe film à la magnifiquement photo, à la grande sensibilité et sans longueur ennuyeuses. Quand le cinéma français est encore capable de belles choses.