"Les banshees d'Inisherin" est une petite pépite de comédie noire signée Martin McDonagh. Colin Farrell et Brendan Gleeson étaient des amis inséparables lorsque ce dernier signifie au premier qu'il le trouve "creux". De cette brouille va découler un sentiment d'abandon chez Padraic et donner lieu à des scènes drôles avec un parfum de poésie. Les personnages hauts en couleur de cette île se retrouvent souvent au pub local à la recherche de ragots. Mélange des genres, cette fable qui flirte avec l'absurdité est teintée d'une mélancolie prégnante à l'image de la soeur qui veut fuir cette sinistrose ambiante. Prix du scénario et de l'interprétation masculine pour Colin Farrell à la Mostra 2022, ce film est caustique et brillant.
Voilà longtemps que j'e n'avais pas vu un film aussi poétique,et tellement humain.Les deux antagonistes sont bouleversants dans leur maladressse.Ce film peut être une leçon de vie dans bien des situations,rappeler l'essentiel.Et les paysages magnifiques,je pense dans le Conemarra.
oui, on ose: chef d'œuvre! une fable douce-cruelle dans des paysages magnifique; une sorte de western sans colts mais avec des duels mentaux épiques. superbement joué. Formidable
Un film comique soit disant, mais je dirais plutôt philosophique. Un film qui montre l'étrangeté de la Condition Humaine. Sommes-nous fait pour vivre seul ou accompagné ??? Telle est la question ?!... Les quatres acteurs principaux sont trés charismatiques, ça sent un bon paquet de nominations pour les prochains Oscars. J'ai été impressionné par la justesse de Colin Farell, il est juste Parfait, y'a pas d'autre mot. Les nominations pour les Oscars sont le 24 Janvier, on verra si les membres de l'Académie partageront mon avis.
Afin de se consacrer à son art, un violoniste veut éloigner un ami qui lui fait perdre du temps, et pour cela il se coupe les doigts. QUOI ??? Pour jouer davantage du violon, tu te coupes les doigts? Et pour peindre, tu te crèves les yeux? ... C'est quoi ce délire? Ca n'a AUCUNE crédibilité. Ou alors il faudrait de la magie, des démons, des fées, des elfes qui courrent dans la colline irlandaise... et on change alors de genre. Mais là, ça ne colle définitivement pas. Dommage car sans cette absurdité scénaristique, le reste n'est pas trop mal... enfin non! Il y a un autre travers grave: les personnages ne sont pas travaillés, on ne nous donne rien pour les comprendre. C'était pourtant indispensable. Pourquoi se comportent-ils ainsi? Surtout le violoniste: il se prend pour Mozart? Il ne sait même pas dans quel siècle Mozart a vécu. Investi d'une mission divine? Pourquoi? Est-il célèbre? Hyper doué? On ne sait pas. Il a des élèves... mais tout prof de piano ou d'harmonica a des élèves, ça n'en fait pas un Chopin pour autant... C'est une solution de facilité pour un scénariste d'éluder cette difficulté et de la laisser aux spectateurs. D'où la note 2/5
De Martin McDonagh (réalisateur des excellents Three Billboards et Bons Baisers de Bruges) avec Colin Farrell, Brendan Gleeson. Et une «banshee», une créature féminine surnaturelle de la mythologie irlandaise considérée comme une messagère de l'Autre monde… En 1923 sur l’île d'Inisherin, nous vivons une amitié coupée nette entre deux hommes, et qui va dégénérer parce que l’un des deux, un peu simplet, ne comprend pas pourquoi et s’entête. Un microcosme de la guerre civile qui se déroule sur le continent. Un conte noir et cruel dans un milieu âpre où les haines s’entrechoquent. Un film tortueux qui nous tient en haleine (prix du scénario à la Mostra de Venise). Paysages magnifiques et acteurs remarquables. Si on a le blues on évitera mais autrement, oui, c’est du grand cinéma. Plus de critiques sur mon Instagram Les Sorties de Philippe
Très beau film. Le sujet paraît ennuyeux mais la réalité est tout autre! Ce film est vraiment bouleversant. Les acteurs sont excellents, les paysages magnifiques. C'est un yoyo émotionnel tout le long du film, du rire à la tristesse en passant par l effroi...Pour les gens qui aiment les films intimistes, psychologiquement prenant, allez-y!!..
Quelle déception... de supers acteurs, un décor magnifique, une ambiance originale, et un scénario tellement nul... j'ai ri quelques fois, mais je m'attendais à tellement mieux J'aurais tellement aimé une autre fin
Film Ovni en cette fin d'année 2022. Quel atmosphère étrange qui ressort de cette petite île irlandaise où le temps semble être arrêté. Loin des problématiques du continent et de la guerre civile, 2 hommes, 2 amis se voient dans une discorde étonnante. L'un souhaite laisser un héritage et poser sa pierre avant de partir de l'autre côté tandis que l'autre trouve son bonheur dans l'instantanéité des plaisirs de la vie soit partager des verres avec son meilleur ami. 2 visions de la vie qui s'entrechoquent, magnifiquement interprétées par ces 2 grands acteurs. Une grande sensibilité se dégage de ce film lorsqu'on passe la couche superficielle assez bizarre dans l'ambiance de "Les Banshees d'Inisherin". Un bon film de McDonagh bien que j'ai une préférence pour son long métrage précédent : 3 bilboards.
Malgré un titre sibyllin et un pitch qui interroge, les deux risquant d'éloigner le spectateur, le dernier film de Martin McDonagh, Les Banshees d'Inisherin, comme tous ses précédents films d'ailleurs, frôle la perfection. Dans le décor naturellement magnifique des îles d'Aran, au large de Galway en Irlande, une vieille amitié entres deux hommes se brise soudainement et toute la vie de l'île est bouleversée. Entre l'église et le pub, tous semblent frappés par la malédiction de l'insularité. Une vieille femme mi-sage, mi- sorcière - la banshee du titre - , figure familière des vieilles légendes celtiques, est toujours là pour ponctuer les épisodes souvent dramatiques de la chronique de cette île perdue. On aura peut-être un peu de mal à comprendre les ressorts qui animent les protagonistes de cette histoire, mais peu importe. Il faut se laisser emporter par le mouvement à la fois lent (un peu trop parfois) et violent de ce qui ne serait qu'une vieille légende que l'on chante le soir, à la veillée, au son des violons, une pinte de noire guiness à la main. Interprétation magistrale, photographie exceptionnelle et BO d'anthologie !
Difficile de s'enthousiasmer pour un film aussi triste et désespèré. Cela reste une œuvre originale, dure, questionnante sur ses choix de vie. Mais au final, pour quoi ?
"Les Banshees d'Inisherin" sérieux prétendant pour les prochains oscars est un drame irlandais moyen dans l'ensemble. En effet j'ai été assez déçu, l'histoire est trop simpliste à mon goût de plus beaucoup de questions reste sans réponses à la fin du film, cependant le film doit beaucoup à ses acteurs (Colin Farrell, Brendan Gleeson et Kerry Condon) avec des somptueux paysages irlandais ainsi qu'une analyse intéressante du réalisateur Martin McDonagh (Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance) sur les travers de l'Homme ainsi que de son individualisme sans failles.
Après les déjà très remarquables "Bons baisers de Bruges" et "3 billboards", Martin McDonagh confirme ici son indéniable talent. Au départ d'un scénario au premier abord minimaliste (la fin d'une "amitié" entre deux habitants d'une petite île au large des côtes irlandaises), le réalisateur britannique semble nous proposer une tragédie au sens classique du terme (unité de temps, de lieu et d'action) mais qui pourrait tout aussi bien être perçue comme une fable, une parabole ou un conte existentiel mélangeant savamment noirceur, mélancolie et tendresse où la solitude côtoie le désespoir et l'ennui avec, en toile de fond symbolique, les échos ponctuels de la guerre civile qui fait rage (1923) sur l'île principale. Ce huis clos insulaire nous invite à tant d'interrogations que je crains d'en omettre à les énumérer. Citons cependant en vrac et dans le désordre : l'incommunicabilité, le repli sur soi, les bienfaits du silence, les dangers de l'ennui, l'enfermement dans cette prison insulaire, le poids du devoir familial, des traditions ou conventions,... mais, s'il fallait n'en retenir que deux principales, il s'agirait immanquablement : 1) Le sens de l'amitié. Qu'est-ce qui nous motive vraiment à établir, accepter, entretenir une amitié et, par extension, qu'est-ce qu'être "gentil", empathique, tolérant ? ; 2) Le sens de l'existence et comment prendre son destin en main. La répétition des gestes immuables du quotidien, la fin des illusions affectives ou perspectives amoureuses, la rupture d'une amitié vécue comme une trahison jusqu'à l'irréparable, le besoin irrépressible de s'extraire d'un milieu intellectuellement étouffant, l'angoisse de sa finitude, l'obsession de laisser une trace de son passage terrestre,... habitent, tour à tour ou séparément, chacun des personnages les amenant à poser (ou pas) des actes aux conséquences variables. Pour développer son propos, le réalisateur fait également le choix judicieux de ne pas multiplier l'approche de trop nombreux personnages qui tous nous sont présentés avec une belle profondeur psychologique évitant stéréotypes et caricatures tout en étant représentatifs de ce microcosme aux multiples facettes. Le tout nous est servi par une mise en scène tirée au cordeau, une écriture sobre finement ciselée généreusement saupoudrée d'un humour pertinent et bienvenu, flirtant sans excès avec l'absurde et la mythologie celtique, un casting exceptionnel, une reconstitution d'époque de qualité et une photographie sublimant des paysages naturels grandioses. Tout autant appréciable et symboliquement forte est la présence discrète mais récurrente du chien de Colm et du poney de Padraic observateurs lucides des tourments et errement de leur "maître" respectif. Cela m'a immanquablement fait penser au tout aussi magistral film "EO". Tout au plus pourrait-on lui reprocher quelques longueurs, baisses de régime ou redondances mais ce sont là péchés véniels au regard de la cohérence de l'ensemble. Il y aurait sans doute encore beaucoup d'autres choses à dire tant ce film fourmille d'émotions, est riche d'une subtile perspicacité et, au final, profondément troublant.
"Les Banshees d'Inisherin" est un film que je trouve pas mal. L'histoire est sympa, les personnages sont attachants et les paysages sont très beaux. Par contre j'ai trouvé que le film tourne en ronde et beaucoup trop de lenteur.
Quel film ! Gros gros coup de cœur. Quasiment chaque plan est une merveille, que ce soit les paysages herbeux, les ciels, les lumières de fin de journée, ou les gros plans sur les visages, les intérieurs avec des cadrages précis sur les fenêtres ou des objets, ou encore la mer, les silhouettes en contre-jour, les animaux, les murs de pierres... Tout est d'une immense beauté. Ensuite les personnages, l'histoire, la manière dont elle est racontée, le ton, le rythme, le montage... On oscille entre rire et larmes, touché de multiples façons, surpris à de multiples moments... Il est question de l'usure d'une relation, de rudesse et de gentillesse, de tendresse et de manque d'empathie, d'affection et de défection, de brutalité et de douceur, d'acceptation et d'extrémisme, d'aspirations divergentes, de blessures, de conséquences, et bien plus... Les dialogues et personnages ciselés donnent plein de situations inattendues et intéressantes. Un film étonnant qui m'a rappelé à la fois Winter Sleep et Lamb... qui m'a bouleversée, surprise, emportée... Les acteurs sont en plus tous remarquables...