La Disparition de Josef Mengele
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pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2026
L'homme est glaçant, effroyable, il s'agit de la fuite de l'Ange de la mort, d'abord en Argentine puis en Allemagne. Le film est en noir et blanc pour souligner l'importance de cette terrible partie de l'Histoire et du personnage tristement connu pour ses cruelles expériences sur des prisonniers juifs durant la seconde guerre. L'acteur ne ressemble pas au Dr Mengele mais il fait de son mieux pour se mettre dans la peau du criminel. La première partie est plutôt longue sans grandes actions, perdues entre aller et retour dans le temps comme pour mette le spectateur dans l'histoire , elle sera plus dynamique et intéressante à suivre dans sa deuxième partie. Quelques (trop) rares films de l’époque (dans le film) semblent vraies mais j'en doute. Josef Mengele ne fut jamais rattrapé par le Mossad.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Est ce que les nazis vont bien? Visiblement, bif bof... Josef Mengele, médecin d'Auschwitz et acteur majeur de la Shoa, s'enfuit en Argentine rêvant d'un retour du grand Reich... S'ensuit une longue et inéluctable décrépitude. Le réalisateur garde la parfaite distance, n'accordant aucune compassion, aucune pitié pour son personnage, présenté comme le psychopathe qu'il est. Le tout appuyé par un noir et blanc crasseux et pesant. Un film extrêmement puissant mais âpre.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2025
Film assez convenu dans sa réalisation, mais sous forme de séquences-puzzle. Heureusement, peu de scènes se passent à Auschwitz. Tout se passe après le fuite de ce personnage abject, qui ne se remet pas en question et qui a fini sa vie dans la peur. Film plutôt intéressant.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Le nazisme, cancer intellectuel dans lequel se sont perdus des multitudes d'individus et desquels on aurait pu imaginer que leur intelligence ait pu les protéger. Et bien non, non seulement, ils se sont fondus dans ce mouvement de pensée mortifère. Un médecin, parmi d'autres, a élaboré une activité inhumaine en trouvant des arguments pour la rendre possible et justifiée. La folie est devenue l'étalon de la vie. Ce film retrace le cheminement de ce cancer et avec quelle puissance il pollue à tout jamais les cerveaux malades
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Mise en scène brillante avec un moment très fort et dérangeant au milieu du film qui peut être très difficile à regarder mais qui est essentiel. Par ailleurs l'acteur allemand est impressionnant dans un rôle casse gueule. Néanmoins on est un peu dérangé par le côté romancé de l'histoire car il y a des plans entiers de la fuite de Mengele en Amérique du Sud qui nous sont inconnus, et un peu facile de le montrer quasiment que pathétique.
AleXX46
AleXX46

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
August Diehl est parfait, une masterclass , rien à dire la dessus, mais le film est long, lourd, il ne se passe rien, c'est raté
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Adaptation du livre (2017 ) de Olivier Guez, que j'avais lu, le dernier opus du russe Kyrill Serebrennikov, me semble être une des ses meilleures réussites.

Le scénario se propose de suivre en pointillé ( peut-être un peu trop ) la fuite en Amérique du Sud du criminel de guerre Mengele, dans les années qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale.

Les scènes avec son fils, ou ce dernier tente de le confronter à lui même, me paraissent être les plus fortes et les plus révélatrices de la psychologie funeste, criminelle, de Mengele,
dépourvu de sentiments moraux.

Le film a été critiqué, selon moi injustement, pour le contenu de son passage filmé en couleurs.

Serebrennikov est attiré par les personnages à la santé mentale gravement dérangée (" le disciple", " la femme de Tchaïkovski", " Limonov" notamment).

Ici c'est le portrait d'un psychopathe ( profil psychologique toujours existant) servi par les circonstances historiques. Prenons garde de ne pas réunir de nouveau ces dernières, c'est me semble t il la principale leçon du film.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Il ne s’agit pas du premier film sur un criminel nazi, le sujet ayant été abordé, par exemple, dans « Marathon man » (1976) de John Schlesinger où le Dr Christian Szell, joué par Laurence Olivier, était (déjà) inspiré de Josef Mengele, « Le médecin de famille » (2013) de Lucia Puenzo, se déroulant en 1960 à San Carlos de Bariloche (Argentine) et « HHhH » (2017) de Cédric Jimenez, sur Reinhard Heydrich, principal organisateur de la « solution finale », également sujet du film « Les bourreaux meurent aussi » (1943) de Fritz Lang. A partir du livre éponyme (prix Renaudot 2017) du Français Olivier Guez, le cinéaste russe a fait le choix d’une narration non chronologique avec de nombreux flash-backs : Josef Mengele a séjourné en Argentine au Paraguay, au Brésil , et même en Allemagne (à Guntzbourg, sa ville natale, en Bavière, en 1956]. Ce choix met à distance le spectateur un peu perdu, moins touché par la lente déchéance de ce personnage abject, s spoiler: ans remords, considérant avoir fait son devoir, comparant les Juifs à des moustiques et n’acceptant pas la justice
. Son état mental s’est dégradé, surtout après l’arrestation d’Adolf Eichmann (responsable de la logistique de la « solution finale » et ayant échappé au procès de Nuremberg en 1945/46) en mai 1960 à Buenos-Aires et son exécution en avril 1961 à Jérusalem, sombrant alors dans la paranoïa voire la folie. Il est dommage que son arrestation par les Américains en juin 1945, sa fuite d’Allemagne en avril 1949 et son arrivée en Argentine en juillet 1949, ne soient même pas évoquées. L’aspect désordonné de la narration est, peut-être, une tentative du cinéaste d’illustrer l’état mental de Mengele, voire de montrer son insignifiance (malgré ses crimes atroces), dès la 1ère scène du film (2023), spoiler: puisqu’il ne reste de lui, qu’un squelette au département d’anatomie de l’université de médecine de São Paulo (Brésil)
. Le réalisateur a fait le choix du noir & blanc (belle photographie, façon thriller en ville et poisseuse à la campagne), avec de nombreux plans-séquence, et de la couleur, uniquement pour 2 scènes, spoiler: l’une de jeunesse où Mengele est avec sa 1ère femme, Irène, et l’autre, au camp d’extermination d’Auschwitz où il était médecin et surnommé « L’ange de la mort », fasciné par les jumeaux, images rendant mal à l’aise (archives ou reconstitution ?)
mais témoignant d’une vérité crue ( spoiler: arrivée des convois, examen des hommes difformes avant leur assassinat et leur autopsie
) qu’il ne faut pas oublier ( spoiler: les étudiants en médecine de São Paulo n’avaient jamais entendu parler de Josef Mengele
). Enfin, à souligner la prodigieuse interprétation de l’acteur allemand August Diehl (49 ans) dans le rôle-titre, tant par son jeu totalement habité que par ses modifications physiques au cours du temps.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le livre d’Olivier Guez (Grasset, 2017), dont s’est inspiré Kirill Serebrennikov pour son film, était passionnant, tout comme la bande dessinée de Jörg Mailliet (2023), elle-même adaptée du roman. Il aurait été dommage qu’il n’en soit pas de même pour le film.
Le réalisateur de Leto et Limonov s’empare ici d’une des figures les plus fascinantes et les plus terrifiantes du nazisme : Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz, qui réussit à échapper à ses juges pour se réfugier dans divers pays d’Amérique du Sud, notamment en Argentine et au Brésil, où il mourra presque tranquillement, au cours d’une baignade en mer.

Dans un noir et blanc superbe, très contrasté, aux noirs profonds — assez différent de celui de L’Étranger ou de Nouvelle Vague — le cinéaste russe nous plonge très vite dans un film à l’atmosphère aussi sombre que captivante. On y suit les traces du terrible médecin nazi, incarné avec justesse par l'acteur allemand August Diehl, à travers les différents moments qui ont marqué la seconde partie de son existence : ses années d’exil, ses rencontres avec d’anciens dignitaires nazis eux aussi réfugiés de l’autre côté de l’Atlantique, et les retrouvailles avec son fils venu le voir dans les derniers instants de sa vie pour tenter de comprendre.

Serebrennikov dresse le portrait d’un homme de plus en plus seul au fil des décennies, englué dans sa paranoïa, refusant jusqu’au bout d’admettre la moindre responsabilité. Trente années durant lesquelles le monstre change d’identité, enchaîne les petits métiers et survit dans une clandestinité teintée de délire. Avec une précision et un sens du cadre remarquables, le cinéaste signe un film à la fois fascinant et dérangeant, notamment lors des scènes — les seules en couleurs — qui montrent, à travers de petits films muets tournés en Super 8, le « boucher d’Auschwitz » et les médecins qui l’entouraient menant leurs expériences inhumaines sur des déportés, dans une ambiance effroyablement banale.

On passe ainsi deux heures aux côtés de ce psychopathe, dans un univers cauchemardesque et paranoïaque, par moment proche du film noir ou du film d’espionnage. Un film aussi qui interroge : comment un tel homme a-t-il pu échapper si longtemps à la justice ? Quel rapport un fils peut-il entretenir avec un père monstrueux ? Et comment un être humain peut-il continuer à s'accrocher à la vie en étant traqué et hanté par les fantômes de son passé ?
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Le cinéma c'est aussi, parfois, un parti pris. C'est le cas ici. Je pense que le réalisateur a atteint son objectif. Il y a des impasses calculées, qui ne nuisent en général en rien au discours. Pour avoir vécu au Brésil à l'époque, une me dérange cependant: comme démontré par la police fédérale Brésilienne (commissaire Romeu Tuma), sa vie au Brésil n'était en aucun cas misérable. L'argent de la famille coulait à flots, et Mengele s'amusait beaucoup. La version présentée dans le film correspond plus à celle de son fils Rolf. Dommage car le film st excllent par ailleurs
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
«Le mal incarné»
On suit la fuite et les planques de « L’ange de la mort » d’Auschwitz, l’horrible Docteur Mengele, qui finira ses jours en 1979 dans une quasi misère au fin fond du Brésil, sans jamais être trouvé par le Mossad. Jusqu’au bout il restera inflexible sur la pensée nazi qui l’habite. On s’aperçoit que des années après la fin de la guerre les réseaux nazis étaient toujours actifs dans l’entraide et la volonté de reprendre le combat pour la « Grande Allemagne ».
Film très intéressant et documenté d’archives (et aussi terrifiant de ce fait) magnifiquement filmé la plupart du temps en Noir et Blanc, à l’exception de la période « rêvée » d’Auschwitz (de l’avis des tortionnaires) filmée en couleur avec une musique légère…
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
c'est indéniablement très bien filmé avec des images et une lumière qui mettent en relief une atmosphère glauque autour de ce diabolique personnage qui n'éprouve aucun remord et sombre dans sa folie au fur et à mesure de ses cavaler successives. Le noir et blanc sert très bien la narration mais on aurait pu éviter ces passages à la couleur qui n'apportent rien.
pas plus cependant que les imagés du passé filmées en super 8 qui n'apportent rien de plus. mais c'est le rythme qui pêche dans ce film avec ce mélange des périodes qui évoluent au fil des fausses identités et des pays ...même si les événements, les rencontres, notamment avec son fils et sa seconde femme sont fidèles à la réalité le film présenté beaucoup de longueurs... une demi heure de trop.
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2025
j’ai regretté la mise en scène du début du film c’était « brouillon » mais ce film est traité différemment des autres concernant cette triste page de l’histoire et c’était tout son intérêt.
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2025
Un film dont on ne ressort pas indemne..
Une tension qui dure tout le lond du film et un acteur dans le rôle de Josef Mengele absolument incroyable.
Le film aurait mérité une palme.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2025
Glaçant

Deux bonnes raisons de voir ce film historique. D’abord la qualité du réalisateur, Kirill Serebrennikov – Le disciple, Leto, Limonov la ballade – et l’importance du sujet qui porte sur un des plus grands criminels de l’Histoire, surnommé « L’ange de la mort ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, il va organiser méthodiquement sa disparition pour échapper à toute forme de procès. Un pamphlet de 136 minutes contre le négationnisme. D’utilité publique.
Adaptation du roman éponyme d’Olivier Guez, Prix Renaudot 2017, ce film ne peut laisser indifférent, ce biopic laisse un fort goût d’écœurement, de rage et de tristesse absolue, car il nous demande de suivre pas à pas un des plus grands criminels que notre monde ait connu. Le mal absolu. Car, jusqu’à son dernier souffle, en 1979, il ne changera pas d’un iota dans ses convictions et son nazisme aveugle. Le tout en noir et blanc, ce qui donne une forme expressionniste, avec une narration éclatée, des allers-retours d’une époque à une autre, sans suivre la chronologie des événements. Ce n’est pas gênant, étant donné que l’on perçoit immédiatement à quelle époque on se trouve à chaque fois. Mais, une fois de plus, on ne peut que constater qu’une narration simple et linéaire aurait pu tout aussi bien fonctionner. Il s’agit donc du portrait d’un esprit rongé par l’absence complète de repentance, la paranoïa, l’auto-apitoiement et la certitude absolue d’avoir fait, selon lui, ce qui devait être fait. Quant aux quelques scènes colorisées de reconstitution, elles vous glacent les os jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Un film plus que dérangeant qu’il faut pourtant voir.
D’abord parce que August Diehl, dans le rôle-titre, est absolument magistral. Il est entouré par un grand nombre de comédiens et comédiennes dont Maximilian Meyer-Bretschneider, Friederike Becht ou Henry Alexander, tous impeccables. Serebrennikov filme implacablement le néant moral, le délabrement psychique et physique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien du personnage, si ce n'est un vulgaire squelette tripoté par des étudiants en médecine de l'université de São Paulo. Ce film retrace l’itinéraire d’un homme incapable d'ouvrir les yeux sur son passé allant jusqu’à l'irrationalité. Un symbole de la persistance du Mal qui devrait en faire réfléchir plus d’un.
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