« La Disparition de Josef Mengele » propose une immersion dans la tête du célèbre bourreau nazi, en montrant sa cavale et son déni. Le récit explore longuement la conscience du criminel, sans que l’ampleur de ses crimes et victimes n’ait été véritablement evoquée.
Un très bon film avec d excellents acteurs, peut être quelques lonhmgueurs et un peu trop d aller retour entre les époques mais cela force le spectateur à mettre en place les pièces d un puzzle sur la vie de ce nazi pur et dur qui n aura jamais une once de regrets La seule partie en couleur c est la période de sa jeunesse où il semble heureux la partie noir et blanc renforce cet impression d enfermement
Film brillant, on ressent de la tension tout au long du film et Mengele est montré tel qu'il était, abject et écoeurant. August Diehl est exceptionnel dans ce rôle ! J'espère que ce film recevra quelques récompenses.
Super film, vu en avant-première, le premier quart d’heure peut effrayer car assez long mais après on est vraiment pris dans le film Pas besoin de s’inquiéter en se disant que le film est en noir et blanc ( qui rend très bien d’ailleurs) et dure assez longtemps car or premier quart d’heure on ne voit pas le temps passer A voir aussi pour le jeu d’acteur du personnage principal qui est assez impressionnant ( tous les acteurs sont très bons il faut dire ) Je conseille
J’avais lu le livre d’Olivier GUEZ il y a quelques années en arrière (en 2021) et ce livre m’avait énormément plu.
J’attendais donc la sortie de l’adaptation sur grand écran avec impatience. Je dois dire que je suis un peu resté sur ma fin concernant ce film. Je conseillerais plutôt de lire le romain plutôt que de visionner le film.
Cependant le film mérite le coup d’œil. Atmosphère pesante et morose, on se met facilement à la place de l’ancien officier SS qui doit vivre dans l’angoisse et la paranoïa en se sachant traqué.
3 points qui m'empêchent de mettre 5 étoiles à ce film: 1) le synopsis qui est trompeur en disant qu'on va voir comment ce médecin nazi va préparer sa fuite?, on ne la voit pas trop et 2) surtout le début qui est très très long, je baillais par moment....et me demandais si le film allait tout le temps comme ça? l'intérêt va prendre son sens avec spoiler: . et 3ème point je m'attendais à un film plus captivant, il y a beaucoup trop de dialogues, qui perdent le spectateur, on ne voit pas l'autre côté, c'est à dire les espions israéliens à sa recherche et donc parfois on s'ennuie, car il est vrai que ces grands criminels sont dû vivre dans des endroits sales avec un quotidien plus que modeste pour ne pas attirer l'attention. L'affiche me donnait envie de le voir et je pensais voir une belle oeuvre... attention quelques scènes difficiles à regarder, heureusement cela dure 20 secondes... A la fin du film, il y a la vérité qui éclate.
Parfois insoutenable, parfois virtuose, souvent déroutant, le film laisse une impression de vertige. C’est du vrai cinéma! Mais la vision qu’il défend est-elle morale ?
Oeuvre magistrale, glaciale, comme son personnage principal incarné magistralement par DIEHL Les séquences en couleur correspondent aux horreurs filmées des activités à Auschwitz du médecin MENGELE. Et par contraste, la vie de ce monstre soit en Allemagne en 1956, soit en Argentine dans les années 1970 sont en Noir et Blanc. Edifiant et terrifiant !
La VF est vraiment calamiteuse. Déjà, Mengele a un drôle d'accent allemand mais pas les autres Allemands. Quand il marmonne ça devient incompréhensible alors qu'en allemand dans la VO j'avais compris l'intégralité de son discours. Ensuite, le choix de traduire ou non les langues étrangères comme l'espagnol ou le portugais c'est hyper arbitraire et irrégulier. Par exemple, les jumeaux lors du mariage... ils ne parlent pas un mot d'allemand alors pourquoi ne pas avoir laissé l'espagnol ? Pareil pour le coiffeur. Rolf ne parle pas un mot de portugais et ne comprend rien à ce que le coiffeur lui raconte. Alors bon sang... pourquoi l'avoir traduis dans la VF ??
Adapter le livre d’Olivier Guez n’avait rien d’évident : raconter la cavale de Josef Mengele après la guerre, sans tomber ni dans le sensationnalisme ni dans la fascination, impose un équilibre délicat. La Disparition de Mengele choisit une voie assez radicale : celle de la distance, presque du constat. Un choix cohérent sur le principe, mais qui produit un résultat contrasté.
Le film se distingue d’abord par son approche. Plutôt que de dramatiser à outrance, il adopte un ton froid, presque clinique, pour suivre un homme en fuite, progressivement isolé, enfermé dans sa paranoïa. Cette absence de spectaculaire est clairement assumée, et elle a du sens : il ne s’agit pas de raconter un monstre en action, mais un homme qui disparaît lentement, rongé par la peur et le déclin.
Par moments, cette approche fonctionne bien. Le film parvient à installer une atmosphère pesante, faite de méfiance et de solitude. Certaines séquences traduisent efficacement cette lente dégradation, où le personnage n’est plus qu’une ombre de lui-même. Il y a là une forme de cohérence dans la manière de refuser toute héroïsation ou toute dramatisation excessive.
Mais cette retenue constitue aussi la principale limite du film.
Le choix de la distance finit par créer une forme de monotonie. Le récit, très linéaire, enchaîne les étapes de la fuite sans véritable montée dramatique. On comprend la trajectoire, mais on la ressent assez peu. Le film observe plus qu’il n’implique, et cette posture finit par maintenir le spectateur à l’écart.
Le personnage lui-même reste difficile à saisir. C’est sans doute volontaire — éviter toute forme d’empathie ou de complexification — mais cela pose une question : que cherche réellement à montrer le film ? En refusant à la fois l’analyse psychologique et la tension narrative, il reste parfois entre deux approches, sans en exploiter pleinement aucune.
Sur le plan de la mise en scène, le film reste sobre, parfois même un peu trop. Les choix visuels accompagnent le propos sans réellement le renforcer. Là encore, rien de faux, mais peu de moments marquants. Le film suit sa ligne, sans jamais véritablement la dépasser.
Dans La Disparition de Josef Mengele, ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont le film explore la fuite d’un homme confronté à son passé sans jamais vraiment pouvoir y échapper. On suit un personnage qui tente de survivre en effaçant ce qu’il a été, mais dont l’histoire le rattrape constamment.
Ce qui est intéressant, c’est que le film ne se limite pas à raconter une traque ou une fuite physique. Il met surtout en avant une fuite intérieure : celle d’un homme incapable de faire face à la responsabilité de ses actes. Cela pose une question forte : peut-on vraiment échapper à soi-même ?
Le film montre aussi que le passé n’est pas quelque chose que l’on peut simplement laisser derrière soi. Même dans le silence, même dans l’oubli forcé ou volontaire, il continue d’exister et de peser sur le présent. Cela crée une tension constante entre ce que le personnage veut devenir et ce qu’il est réellement.
En tant que future actrice, je trouve que ce film est intéressant parce qu’il montre qu’un personnage peut être construit sur la contradiction entre apparence et vérité intérieure. Le jeu ne consiste pas seulement à montrer ce que le personnage fait, mais aussi ce qu’il fuit.
Au fond, La Disparition de Josef Mengele montre que l’identité est indissociable de la mémoire, et que fuir le passé ne permet jamais vraiment de s’en libérer.
Le film est objectivement bien et très intéressant mais il esr compliqué de rentrer dedans en raison de l’absence de développement chronologique des événements. Le film est néanmoins bien réalisé et relate justement de la dangerosité de cet homme.