Madame de...
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65 critiques spectateurs

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Yves G.

1 867 abonnés 4 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2013
Suite de la rétrospective Ophüls à la Filmothèque.
Un an après "Le plaisir", Ophüls tourne "Madame de" avec Danielle Darrieux dans le rôle titre.
Après Maupassant, c'est Louise de Vilmorin que le grand réalisateur adapte.
Il tire de sa courte nouvelle un film de 1h30 qui n'a pas la densité des épisodes du Plaisir.
"Madame de ..." emprunte à "La Ronde" un même procédé : l'histoire suit une paire de boucles d'oreilles que l'héroïne place en gage pour honorer une dette.
Mais, à la différence de "La ronde", les boucles d'oreilles ne servent pas seulement à faire la transition entre une histoire et une autre. Car après un détour par Istanbul, elles reviendront à paris, offertes à l'héroïne par un riche ambassadeur italien qui s'en est épris et dont elle s'éprendra bientôt.

Comme toujours dans le cinéma de Max Ophüls, l'intrigue se déroule entre gens de bonne compagnie. L'élégance des parures n'a d'égale que celle des sentiments qui les habitent. Si l'on s'y trompe c'est en respectant les bonnes manières et en y gardant le sourire comme le fait avec une nonchalance amusée Charles Boyer, qui joue l'époux de Danielle Darrieux. Mais dans le dernier tiers du film, le ton se fait plus dramatique, jusqu'à un dénouement final étonnamment tragique.

D'une grande perfection formelle (le bal est une scène d'anthologie où, le temps d'une danse, sont retranscrites toutes les étapes de la liaison entre Danielle Darrieux et Vittorio de Sica), ce cinéma m'impressionne, mais ne me touche pas.
Julien D

1 343 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2013
Cette œuvre magistrale de Max Ophuls, qui signait là son avant-dernier film, réussit à utiliser un support matériel, et particulièrement superficiel, une paire de boucles d’oreilles, pour faire figurer les relations amoureuses conflictuelles entre une bourgeoise frivole, son mari, général dans l’armée française, et son amant, un diplomate. Grâce à un scénario roublard qui parvient, malgré les moult échanges de bijoux et les mensonges que propage l’héroïne à ses deux hommes, à rester totalement cohérent, cette histoire d’amour tragique est d’une force émotionnelle impérissable. La qualité de la mise en scène, qui appuie le parallèle entre les va-et-vient matériels et sentimentaux, mais aussi le charme que dégage le trio d’acteurs, à commencer par la splendide Danielle Darrieux, contribue pleinement à faire de ce drame passionnel un moment d’une grâce indéniable et un des plus beaux films français des années cinquante.
pgioan
pgioan

32 abonnés 134 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2013
Mais pourquoi faut-il aimer Ophuls ? Ses films sont bien filmés , OK , mais c'est à peu près tout....
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2012
Un ton plus grave que "La Ronde" ou "Le Plaisir", moins sujet à la rêverie ou à la poésie, "Madame De" n'en reste pas moins un film universel. Sans doute le meilleur film de Max Ophuls, qui tourne pour la troisième fois avec Danielle Darrieux. Le résultat est saisissant. Max Ophuls maîtrise son sujet de bout en bout et sait mieux que personne matérialiser à l'écran cet étrange mélange d'ironie, de justesse, de légèreté et de gravité. En ce sens, "Madame De" présente un équilibre parfait. Son film traverse le temps comme un funambule une rue sur son fil. Tout simplement exceptionnel.
insomnia35
insomnia35

17 abonnés 309 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2012
Max Ophuls met sa caméra au service du talent d'une Danielle Darrieux incandescente. Il souligne la beauté de l'actrice. Une actrice, qui comme son rôle l'exige, arrive à mettre en avant son charme tout en laissant transpirer un vide intérieur total. Une véritable prouesse. Bravo Madame Darrieux. En revanche, le scénario est largement trop plat pour nous tenir vraiment en haleine, et les autres acteurs ne sont pas à la hauteur de l'héroïne.

Indubitable, cette Madame de... est à voir, mais il n'en est pas pour autant le chef d’œuvre que j'attendais.
B-Lyndon
B-Lyndon

86 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2011
Le cœur, dans ce film, est partout à la fois. Sur des boucles d'oreilles, tout d'abord. Et chez Madame de..., qui, d'une certaine façon, le découvrira, petit à petit, au fil de ses mensonges et de ses valses costumées. La mise en scène d'Ophüls, toute de grâce, de lumière, de douceur est de légèreté, à toute l'inestimable valeur de ces boucles d'oreilles. Se baladant, de villes en villes, de pays en pays, de mains en mains, de cœurs en cœurs. Elles attisent le trouble, captent la vie, celle de Madame de...Comment s'appelle-elle déjà ? On ne le sera jamais. Le visage de Darrieux, au vide se reflétant dans les nombreux miroirs ornant la salle où elle aura tant dansé, ne nous le dévoilera pas non plus. Mais, l'insolite quiproquo tournant (encore !) sur ces deux bijoux, nous éclaircira. Plus d'une fois. Et ce plan final, au cœur d'une église où Madame de... aura tant prié, clôturera cette histoire d'une douleur absolue. Celle d'une femme enveloppé dans la couverture dure et douce à la fois d'une vie luxueuse, certes, morose et insignifiante surtout ; emportée soudain dans un tourbillon de sentiments qu'elle n'avait guère ressenti auparavant. L'amour, d'abord. Le chagrin, aussi. Le désespoir, malheureusement. La vie, également. Et la mort, pour finir. Tragique et splendide, le film vacille autour de cette dissuasion que Louise se forcera à prononcer envers l'homme qui la passionnera : "Je ne vous aime pas, je ne vous aime pas, je ne vous aime pas..." Comme pour se cacher, au milieu de ses nombreux mensonges, de cette vérité trop dure à porter qui la révélera et qui la tuera. 16/20
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2012
Image cristal d'une grande beauté, avec beaucoup d'ingéniosité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2011
Ce film, qui est presque le dernier film français de Max Ophüls, est l'archétype du chef d’œuvre, parce que c’est le chef d’œuvre absolu. Je l’ai vu et revu vingt fois, parfois du jour au lendemain. Sa perfection est telle qu’il n’y a pas une seule scène qu’on ne puisse revoir sans plaisir. Il n’y a pas une seule seconde du film qu’on ne se délecte de revoir. Quand on relit la nouvelle, insignifiante, de Louise de Vilmorin, dont on a fait un téléfilm encore plus insignifiant avec Marielle dans le rôle du général, on se demande comment Ophüls a pu la transformer en ce chef d’œuvre. Les décors, les costumes, les dialogues de Marcel Achard, les scènes, les acteurs, Danielle Darrieux sublime, Charles Boyer, le général, Vittorio de Sica, l’ambassadeur, et jusqu’aux seconds rôles, la gouvernante, Jean Debucourt, le bijoutier, sont tous si parfaitement exacts, chacun dans son rôle, qu’ils l’épousent comme un gant. A quoi tient-elle donc la magie de ce film qui envoûte à ce point ?
Elle tient à « Libelei », le premier film allemand de Max Ophüls, qui est parfaitement bouleversant et qui était comme le premier jet de « Madame de… ». L’histoire est à peu près la même, sauf que, dans « Madame de », elle a atteint la maturité absolue. Les trois protagonistes principaux y sont d’ailleurs, comme Ophüls lui-même, plus mûrs, alors que dans « Libelei », le jeune lieutenant et la jeune fille sont de très jeunes gens. Mais, grâce à Vilmorin, s’y est ajoutée — comme une sorte de signe pansémiotique — l’épisode des bijoux, les cœurs de diamant, qui poursuivent, non sans humour et comique, comme un maléfice le couple du général et de Madame de… et le baron Donati. Ces diamants, c’est le Diable lui-même qui s’introduit comme l’arbre de la connaissance dans le jardin d’Eden pour transformer en drame ce qui n’aurait pu être qu’un vaudeville — mais, Dieu merci, ne l’a pas été. Max Ophüls, nom qu’il avait choisi pour ne pas gêner le commerce de son père Oppenheimer, avait fui en France, après l’incendie du Reichstag, en 1933, y adoptant la nationalité française en 1938, puis, via la Suisse et l’Italie, aux Etats-Unis en 1940. Il était rentré en Europe après la guerre pour tourner plusieurs films comme « La Ronde », « Le Plaisir » et son avant-dernier film « Madame de… » en 1953 — le dernier fut, en 1955, « Lola Montès ». Ophüls est mort prématurément, à 54 ans, n’ayant tourné que vingt films.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2010
Cette co-production franco-italienne possède un excellent trio formé de Danielle Darrieux, Charles Boyer et de Vittorio de Sica. L'histoire - qui tourne autour d'une paire de boucles d'oreillle - est somme toute assez émouvante, la mise en scène du réalisateur de " La Ronde " est d'une réelle beauté, grandement aidé aussi par des décors absolument magnifique. Bref, il s'agit d'un bien joli film des années 50 que tout le monde se doit de découvrir.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2010
L'histoire d'un bijou, bibelot encombrant sans signification, qui devient le plus précieux des cadeaux. L'histoire d'un badinage qui se change en amour, une satire légère qui progressivement paraît grave, pure et vraie. Les comédiens ont de la classe, et le style d'Ophuls est ennivrant. Ce mouvement incéssant de la caméra propulse les personnages dans un tourbillon de sentiments. Ou comment une histoire banale peut donner, par la magie de la mise en scène, la magie du cinéma, un film sublime.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 mai 2010
Beaucoup de belles choses dans la mise en scène et dans les dialogues, notamment à la fin. Les acteurs sont irréprochables. Mais globalement tout cela ne m'a pas passionné. De Ophüls, j'ai largement préféré Le Plaisir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 novembre 2012
Ce film ne fait pas partie d'un genre que j'apprécie (sorte de mélo), mais faut reconnaître la mise en scène inspiré et le scénario plutôt bien construit de ce long-métrage. Une histoire assez classique mettant en avant la vie de la noblesse européenne au début du siècle dernier un monde qui est intéressant mais sans plus.
TTNOUGAT

708 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2016
Un joyau de l'art cinématographique, un des 100 plus beaux films du monde, une perfection de mise en scène, un hymne à l'amour puisqu'il n'est question que de lui à travers toutes les conventions de l'époque. ''Je ne t'aime pas, je ne t'aime pas '',''Je ne suis plus avec vous Louise '',''On n'est pas bête à ce point là'' Comment oublier ce dialogue issu de 3 bouches différentes qui résume une passion parfaite qui ne pourra jamais aboutir et s'éteindre doucement comme la nature le prévoit? Comment oublier ce film et puis pourquoi l'oublier si ce n'est pour mieux le revoir encore et encore? Darrieux, de Sicca et Boyer y sont à leur meilleur niveau comme tout le reste. Il m'est absolument impossible d'y trouver un défaut comme de mémoire un seul plan fixe. L'émotion ne quitte plus l'écran à partir du moment ou l'amour s'éveille et quand Madame de... meurt nous mourrons tous avec elle...Nous attendrons toujours le deuxième coup de feu. Louise de Vilmorin, une des dernières dames à tenir salon au vingtième siècle dans les années 60, à vu ainsi son nom associé de la plus belle façon qui soit au septième art, car c'est pour nous tous un film six étoiles à jamais.
gimliamideselfes

3 451 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2009
J'ai l'impression qu'Ophuls livre un film drôle et cynique sur la futilité d'une femme, jusqu'au final magnifique évitant magnifiquement les habituels clichés. Et puis la photographie du film est juste parfaite, des plans beaux (justex beaux, on ne peut rien dire de plus). Vraiment un très grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 avril 2009
Un des plus beaux films jamais réalisés. Mêlant les tons avec une élégance absolue et passant de la comédie sociale au drame. J'ai dû le voir enfant avant de le voir et revoir adulte sans que jamais il n'ait pris une ride.
Un grand classique et un chef d'oeuvre du cinéma.
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