Un héros
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Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2021
Le cinéma de Farhadi se développe surtout par les dialogues et le scénario et peu par la mise en scène mais Un Héros contient une critique intéressante de la récupération médiatique et sociale d'un fait divers, des petits arrangements avec la vérité et du chantage émotionnel.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2021
Un même récit mais plusieurs facettes qui donnent à interpréter l'histoire de différentes façons. Toute l'oeuvre d'Ashgar Farhadi traite du thème de la subjectivité. Un héros" n'y coupe pas. Les inconditionnels de son cinéma savoureront ce nouveau trésor de subtilité mais n'y trouveront peut-être pas le brio de "Une séparation", du "Passé" ou des "Enfants de Belle ville". Pourtant, derrière cette intrigue (où le régime des mollahs prend de nouveau très cher) se cache un propos universel : une description de la vacuité de nos grands principes et la démonstration que notre rapport à l'autre (et à la vérité) n'est souvent mû que par le profit que nous pouvons en tirer. Intelligent.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2023
Farhadi est un réalisateur dont la force des films s'appuie essentiellement sur les scénarios à rebondissements dont il a le secret.

Il parvient à ramasser en deux heures une série d'événements que la plupart des feuilletons actuels, " les series", proposent en une saison.

Sa direction d'acteurs et le casting qu'il propose sont en harmonie avec ce que le cinéma Iranien a de meilleur.

A la différence de certains de ses collègues Iraniens ( je pense à Jafar Panahi et à Mohammad Rassoulof ) , il parait moins en délicatesse avec le régime des mollahs : sans doute car son cinéma est moins frontal.

Farhadi explique que l'idée du film lui est venue en constatant que tous les deux ou trois ans, les médias iraniens mettent en exergue un acte particulièrement moral accompli par un citoyen lambda.

Le réalisateur ajoute qu'en Iran la réputation est quelque chose de très important. Ce correctif culturel nous permet à nous spectateurs occidentaux de passer sur certaines failles du récit qui pourraient nous le rendre parfois un peu irréaliste.

C'est la seule réserve que je ferais au film grand prix partagé au festival de cannes 2021.

Certains rebondissements manquent parfois de crédibilité et de logique et certains éclaircissements auraient peut-être mérités d'être explicités.

Mon hypothèse c'est que "un héros " n'est pas simplement ce qu'explique Farhadi dans son interview. A mes yeux, ce que le film montre, c'est le poids du destin, du hasard, de la chance ou de son contraire dans l'existence.

L'organisation sociale n'est pas constituée avec pour finalité le bonheur et l'épanouissement des individus qui la composent.

"Un héros " est, selon moi, un des meilleurs films présentés en exclusivité que j'aie vus cette année (2021).

Farhadi n'a jamais raté aucun de ses opus, tous de grandes qualités, qui en fait une des signatures les plus marquantes de l'histoire du septième art de ces deux dernières décennies.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Le plus important c'est son honneur! Mais comme son attitude naïve parait ambigüe, la société entière doute et l'engrenage est terrible. Le réalisateur nous propose une vision de la société iranienne qui pourrait être projetée sur nos sociétés européennes. Tout est transposable symboliquement (excepté la peine de mort).
Il manque simplement une touche d'émotion supplémentaire qui nous permettrait de dépasser le sentiment d'empathie pour que notre héros nous émeuve davantage.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2021
Un regard persan

A propos d’Elly, La Séparation, Le Passé, Le Client… autant de très grands film et tous signés par l’iranien Asghar Farhadi. Il revient avec ce drame admirable couronné du Grand Prix à Cannes. Rahim est en prison à cause d’une dette qu’il n’a pas pu rembourser. Lors d’une permission de deux jours, il tente de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le versement d’une partie de la somme. Mais les choses ne se passent pas comme prévu… 127 minutes pris, avec Rahim, comme dans un jeu de quilles pour un jeu de dupes aux multiples rebondissements qui tiennent en haleine et interroge sue le monde qu’est devenu le nôtre. Une perle venue d’Iran.
Cette fin d’année est une période rêvée pour les cinéphiles qui peuvent enfin découvrir la plupart des films - primés ou non – présentés à Berlin, Venise ou Cannes. Ici, la mécanique est magistrale. C’est un film de dialogues et de scénario, et, en l’occurrence, il est diabolique. Kafka n’est pas mort et notre société est destructrice. On s’aperçoit que du statut de héros à celui de paria, la frontière est plus que ténue. La simplicité du propos est d’autant plus patente qu’elle finit par dénoncer l'injustice, la rumeur, les fake news et l'emprise des réseaux sociaux. Asghar Farhadi revient dans son pays pour nous offrir son œuvre peut-être la plus forte depuis 2011. Il met en scène un « héros » broyé entre ses mensonges et les manipulations. Certes, l’action se situe à Shiraz, - une ville du sud-ouest de l'Iran -, mais reste totalement universelle. La leçon est limpide et la morale cruelle. Le nouvel héroïsme des gens ordinaires et la manière dont la parole est mise en doute sont au centre de ce miracle de cinéma. Quand on pense que c’est Titane qui a obtenu la Palme d’Or… on s’interroge.
Le jeu plein d’humanité d’Amir Jadidi tempère le cynisme du propos. A ses côtés, les Mohsen Tanabandeh, Sahar Goldust et l’ensemble de la distribution iranienne est à rassembler dans les mêmes éloges. Ils incarnent à merveille des personnages « gris » - terme employé par le cinéaste lui-même -, qui ne sont ni stéréotypés ni monolithiques. Dans ce film, comme dans ses précédents, les enfants sont les témoins hébétés des événements qu’ils subissent et qui les dépassent. Une mécanique implacable pour un portrait sans concession de la société du XXIème siècle. Après son escapade espagnole et son surprenant mais excellent Everybody Knows au casting luxueux, Farhadi revient aux sources et nous livre un des grands films de l’année. Aussi délicieux qu’imprévisible, une fête pour l’esprit.
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2021
Encore un film exceptionnel de Farhadi, sur la complexité de la société iranienne et de la vie. Acteurs, scénario et réalisation magnifiques. Jusqu'au choix du titre, dans lequel se cache une subtilité inattendue.
Sandy06
Sandy06

8 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2022
Trop curieuse de découvrir le nouveau cinéma iranien... Je n'ai pas été déçue. Dépaysement totale/ Choc culturel assuré. Scénario original, acteurs impeccables, une histoire qui vous tient en haleine jusqu'à la fin. Je recommande ce film. Ce fut une Belle surprise !
257
257

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 janvier 2022
Laborieux
un patouillis galimatias scénario alambiqué
le "héros fadasse sans caractère
heros calamiteux miteux
ce film a un prix
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2022
Un héros pour les uns, un manipulateur pour les autres. Tout est subjectif dans la vie, mais notre jugement peut être faussé par ce qui est dit ou montré même si ce n'est pas vrai. Rahim est en prison à cause d'une dette qu'il est incapable de rembourser. Lorsque sa compagne trouve un sac avec de nombreuses pièces d'or, il pense à les revendre pour rembourser son crédit, mais il se ravise au dernier moment préférant chercher la propriétaire du sac pour lui rendre son bien. Un acte de bonté qui lui vaut des félicitations et une attention particulière de la part des médias, mais cette attention va se retourner contre lui. Un héros doit être irréprochable et c'est bien là le problème. Est-ce qu'un bon geste suffit à tout réparer ? Lors de cet emballement médiatique, Rahim a l'image d'un bon samaritain tandis que son créancier a le rôle du méchant alors que c'est lui la victime. On a l'impression que la notoriété donne plus de valeur à la parole d'un homme. Personne ne faisait confiance à Rahim, pas même sa famille qui ne voulait pas se porter garante pour lui, mais il devient tout d'un coup le Messie parce que les médias en ont décidé ainsi. L'opinion publique semble décider de qui est qui dans cette affaire, mais tout ne va pas rester figé puisque ces mêmes gens vont creuser pour connaître la vérité et ainsi mettre sa parole en doute. Une situation qui nous fait nous demander si l'image est plus importante que l'honneur. Rahim sait ce qu'il a fait et quelles sont ses véritables intentions, mais il doit aussi se battre pour son image. Avec son nouveau film, Asghar Farhadi évoque la récupération médiatique d'une affaire avec les gens qui deviennent les juges. La vérité ne compte plus vraiment, il faut surtout convaincre les gens derrière leurs écrans. Il est aussi question de rédemption, qui est ici compliquée par beaucoup de choses, du pardon et de culpabilité. Le réalisateur couvre habilement tous les angles pour une histoire prenante jusqu'au bout. Je n'ai pas vraiment aimé le personnage de Rahim avec son petit air sournois, mais ça va bien avec l'histoire. Au final, un bon et solide Asghar Farhadi.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2021
Rahim purge une peine de prison pour une dette qu’il n’a pu rembourser. Lors d’une permission de deux jours, il tente de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le remboursement d’une partie de sa dette, sauf que rien ne va se passer comme il l’avait espéré.

Asghar Farhadi (Une Séparation - 2011) ne cesse de nous séduire film après film. Ici, il questionne et dénonce les travers de la société iranienne avec une réelle maestria. On suit pas à pas la tentative rédemptrice du malchanceux pour effacer sa dette, mais face aux rouages d’une administration bureaucratique aberrantes (l’obligation de justification quoi qu’il en coûte) et l’ambiguïté de l’association caritative, un enchaînement de péripéties et divers retournements de situation viendront finir par faire perdre tout espoir.

Le réalisateur y dénonce aussi les travers des réseaux sociaux et le lynchage médiatique, entre les personnes bienveillantes de son entourage et les autres avec lesquelles le doute est permis, on finit par ne plus savoir à quel sein se vouer. Si la mise en scène nous offre de beaux moments (on ne voit pas passer les 120 min), il faut aussi souligner la justesse de l’interprétation de l’excellent Amir Jajidi, dont son personnage ne semble jamais vouloir se départir de son sourire et ce, quel que soit les circonstances, conférant au personnage une certaine part d’ambigüité, est-il honnête ou victime malencontreuse ?

Un héros (2021) est une fable implacable qui dénonce sans pour autant enfoncer des portes. On assiste à un engrenage sur l'impossibilité d'une rédemption brillamment mise en scène et à la direction artistique sans faille. Une œuvre très justement couronnée du Grand Prix au festival de Cannes 2021.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2022
Après le ratage espagnol de Everybody knows, je me méfiais de ce nouveau Asghar Farhadi. Mais le réalisateur iranien n’est jamais meilleur que quand il tourne dans son pays (bien que Le passé produit en France était réussi). Avec son Grand Prix au dernier festival de Cannes et un excellent bouche à oreille, je me suis décidé à la voir pour finir l’année. C’est donc bien vérifié l’Iran lui réussit mieux. J’ai trouvé le film aussi bien écrit que mis en scène. On s'attache au personnage d’entrée, même si petit à petit notre intuition et nos certitudes s'effritent, il est donc au final très ambigu. L'interprétation est de qualité comme toujours chez le metteur en scène, le très agréable à regarder Amir Jadidi (vu dans le très désagréable Valley of stars) est parfait, tout le reste du casting suit le mouvement. Au final, un film prenant, un vrai thriller, une belle descente aux enfers, où l’on voit que même en Iran les réseaux sociaux peuvent engendrer aussi beaucoup de mal. Pas le meilleur de son auteur (qui pour moi reste A propos d’Elly) mais un très bon cru.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2024
Une histoire d’honneur qui va en s’effilochant et rendre la vie de cet homme et celle de son entourage misérable et dégradante.
La parole des uns se heurtent à la rancœur des autres et à la mauvaise foi bien sûr.
Une certaine qui nous accroche et nous happe.
Excellent vraiment
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2022
Asghar Farhadi fait désormais partie des cinéastes internationaux indépendants connus et reconnus. Rares sont les metteurs en scène iraniens à s’être fait une telle place au soleil dans le paysage cinématographique international. Révélé par le magistral « Une séparation », il ne cesse d’ausculter les maux et les contradictions de la société de son pays à travers ses films, la plupart des temps des drames enveloppés dans des thrillers (ou l’inverse?). Après des escales réussies en France (le fantastique « Le Passé ») et en Espagne (le moins apprécié et plus rocambolesque mais tout aussi maîtrisé « Everybody knows ») le voilà qui revient en Iran avec « Un héros » et sa critique virulente mais bien acérée de ses pairs. Plus qu’un pays, c’est ici la condition humaine de ses compatriotes et un monde contemporain superficiel et hypocrite ainsi que la culture de l’image (réelle ou fabriquée) qui s’y répand qu’il dénonce. Le film a donc une résonnance plus universelle cette fois et il lui a d’ailleurs valu le Grand Prix du Jury à Cannes l’été passé. Mérité? Oui et non.



En effet, en dépit de l’engouement critique envers « Un héros », c’est loin d’être l’œuvre la plus réussie et intéressante de son auteur. Pas mauvaise, loin s’en faut, tellement le long-métrage regorge de qualités et d’une précision narrative et formelle indéniable. Mais ses précédentes œuvres semblaient plus passionnantes et moins mécaniques. En effet, on commence à connaître le cinéma de Farhadi et on est moins surpris. Comme si l’auteur était sûr de ses effets et qu’il ne souhaitait pas trop prendre de risques, ses implacables scénarios et sa mise en scène reconnaissable entre mille, lui assurant les éloges et la réussite. On connaît donc un peu la chanson et on suit le déroulement programmatique de son nouveau film pourtant impeccablement construit et filmé. De plus, c’est un peu plus démonstratif que d’habitude, le constat est plus appuyé et ses effets s’avèrent presque répétitifs. Son script kafkaïen et encore une fois aussi méticuleux qu’une horloge suisse apparaîtrait presque surfait. Ou peut-être sommes-nous trop exigeants devant une œuvre indéniablement puissante ?



Peut-être. En attendant, on a l’impression donc d’être devant du grand cinéma, on ne le niera pas, mais calculé et attendu. Trop fabriqué et finalement sans grande surprise. « Un héros » est même un peu long et moins captivant lorsqu’on a déjà vu d’autres films du cinéaste et qu’on se retrouve en terrain connu. En revanche, cette histoire de quidam devenant un héros puis un paria du jour au lendemain peut miser sur sa force de frappe narrative évidente et une vision du genre humain, certes misanthrope, mais évitant tout de même tout manichéisme. Chacun semble chercher son propre salut et courir après une image fidèle aux carcans de la société. Les personnages sont nuancés et même le personnage principal présenté comme une victime n’est pas exempt de défauts. C’est ce qui permet à cette œuvre d’être passionnante et pertinente dans son étude des mœurs et des valeurs actuelles, iraniennes ou pas. C’est très pointu mais Farhadi sait rendre ses œuvres accessibles pour tous. « Un héros » est un film implacable et fort, au scénario ciselé comme jamais, qui pêche donc néanmoins par son assurance et l’absence de renouvellement de son auteur.



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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2022
Une drame social intense et complexe avec en toile de fond un regard édifiant (un peu exagéré par moment) sur les maux de la société iranienne.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
Encore un film très solide de A. Farhadi, Beaucoup d'intensité , dans ce drame sur les thèmes chers au réalisateur de la rédemption , du pardon , de la faute, de la culpabilité. Une belle description de la société middle classe iraniennes . On attend peut -être pas le niveau de ses meilleurs films, mais on a quand un très gros moment de cinéma..
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