Un héros
Note moyenne
3,7
2356 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

132 critiques spectateurs

5
19 critiques
4
56 critiques
3
37 critiques
2
15 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
Un très bon film du réalisateur iranien Asghar Farhadi. Le scénario est bien écrit et très dialogué. Quelques longueurs viennent cependant en affaiblir l’intensité.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
Il est des vertus qui ne tiennent qu’à la manière dont on les raconte ; Après Une séparation et Le Passé, il ne s'agit plus seulement de démêler une vérité enfouie dans la sphère privée, mais il s’agit d’observer comment une vérité se fabrique et se consomme dans l'arène publique. Ici Rahim, détenu pour dettes à Chiraz, profite d’une permission. Un sac de pièces d’or apparaît, la tentation d’en tirer profit aussi. Le projet échoue ; il restitue le sac. Un geste d'apparence noble, aussitôt capté par l’institution pénitentiaire et relayé par les médias. En quelques jours, Rahim devient un héros. Mais sur quel récit repose-t-elle, et combien de temps résiste-t-elle aux fissures ?

La prison pour dettes ancre Rahim dans une réalité iranienne concrète. Il n’est pas seulement enfermé pour une somme impayée. Mais très vite, il est pris dans un réseau d’obligations. À la dette financière s’ajoute une dette symbolique envers sa famille, envers son fils, envers l’administration qui espère redorer son image grâce à lui. Farhadi installe ainsi une économie où on rembourse ici pour devoir ailleurs.

Lorsque l'acte initial devient publique, le cadre se peuple de téléphones, d’interviews, de cérémonies. Rahim cesse d’être un homme pour devenir une image. Le directeur de la prison cadre l’événement. Les associations caritatives organisent des cérémonies. Les réseaux sociaux relaient. Chaque apparition publique reformule le geste initial, le simplifie, le rend exemplaire. La bonté doit se montrer pour exister. La mise en scène austère laisse la tension naître des détails, une incohérence, un témoignage fragile, une signature manquante. Le suspense est narratif.

La figure du fils bègue introduit un léger pathos. Dans un monde saturé de discours, sa parole trébuche. Exposé pour confirmer la vertu paternelle, il devient argument. L’émotion se teinte de malaise : la bonté publique se paie d’une mise en scène de l’innocence. Face à Rahim, le créancier rappelle une légitimité contractuelle. Deux régimes de vérité s’affrontent : la reconnaissance médiatique et stricte obligation juridique.

Ainsi chaque décision prise par Rahim semble dictée par le désir de préserver l’image acquise. Un mensonge appelle un autre ou une correction, une omission exige une justification. Plus Rahim tente de préserver son image, plus il s’enferme dans sa propre narration. Farhadi filme cette spirale avec rigueur mais en laissant au spectateur le poids du jugement.

En d'autres mots, l’acte moral ne suffit plus, il doit être validé, partagé, performé. L’honneur devient monnaie. Rahim n’est ni saint ni imposteur ; il est un homme ordinaire happé par la logique du récit public.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur Asghar Faradhi tisse un drame très fin autour d’un homme simple incarcéré pour une dette pris dans un engrenage infernal en voulant obtenir le retrait de la plainte de son créancier le faisant passer de héros à paria au fil d’un récit d’une mécanique impitoyable. La précision de la mise en scène et de l’écriture entraine le spectateur dans un dédale d’émotions au fur et à mesure des péripéties vécues par son héros tout en glissant dans le même temps une très subtile critique du système carcéral et administratif iranien. Un coup de maitre du cinéaste.
CloakBack
CloakBack

9 abonnés 381 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2025
Un homme sincère… dans un monde qui ne supporte plus les nuances.

Rahim sort de prison pour quelques jours. Il veut bien faire. Il rend un sac rempli d’or. Et à partir de là, tout se complique. Ce qui aurait pu rester une anecdote devient un récit public. Une fable nationale. Une affaire d’image, de réputation, de contrôle.

Asghar Farhadi filme ici un engrenage glaçant : chaque institution — la prison, les ONG, les médias, même la famille — cherche à s’approprier cette histoire pour en tirer quelque chose. L’administration aime les héros… surtout s’ils entrent dans le cadre.
Mais dès qu’un doute s’installe, tout se retourne.
Et Rahim se retrouve happé dans un monde qui ne laisse plus aucune place à la nuance.

Le film interroge subtilement ce que vaut encore l’honnêteté dans une société fondée sur l’apparence. Il montre une société où l'on exige des parcours irréprochables pour accorder un peu de clémence.
Et où l’on préfère des récits clairs à des réalités complexes.

Le fond est fort. Mais la forme, elle, peut fatiguer.

La mise en scène, volontairement sobre, frôle parfois le style documentaire.
Les dialogues sont naturalistes, les silences nombreux, les scènes souvent longues. Pas contemplatives, non — simplement ancrées dans un quotidien pesant, un déroulé minutieux, presque administratif. Et c’est peut-être là que le film perd une partie de sa force : à force de réalisme, il en devient parfois désincarné.

Quant à Rahim, s’il incarne la bonté, il en devient aussi le symbole figé.
On comprend sa douleur, ses contradictions. Mais il manque de relief.
Il traverse le film davantage comme un homme abattu que comme un homme en lutte.
Et c’est peut-être voulu. Mais ça rend l’attachement plus difficile.

A Hero reste une œuvre fine, critique, importante.
Mais aussi frustrante.
Parce qu’elle montre comment un geste sincère peut être broyé…
Sans que personne, au fond, ne soit vraiment coupable.
Minority_report
Minority_report

6 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
Un nouveau film magnifique d’Asghar Farhadi, peignant la société Iranienne dans toute sa complexité, sans manichéisme: la force des liens familiaux et du respect mutuel, mais aussi le poids écrasant de la réputation et du regard des autres.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 320 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2025
De Asghar Farhadi (2021).
Du grand cinéma de la part encore du réalisateur iranien Asghar Farhad. Le film d'une force et d'une grande maitrise nous plonge dans un thriller sociétal particulièrement retord limite kafkaïen . Où comment au travers les médias et les réseaux sociaux, on peut être érigé en héros puis être pointé du doigt pour devenir un paria . Une mise en scènene , en abime implacable servi par des comédiens remarquables notamment Mohsen Tanabandeh,.
Avec aussi Amir Jadidi, Fereshteh Sadre Orafaee .
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Une belle surprise que ce film de Asghar Farhadi présenté au festival de Cannes en 2021. Un homme quelque part en Iran est incarcéré pour défaut de paiement de dettes, en congé pénitentiaire une opportunité s'ouvre à lui mais les opportunités réservent parfois des surprises Un bon scénario, de bons acteurs et une belle mise en scène, ce drame ne fait jamais dans la surenchère et reste tout à fait crédible. Le point faible du film est le manque d'empathie que l'on ressent pour ce héros.
Nadia T
Nadia T

7 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2024
Bon film, intéressant car à un moment on se pose la question on a le doute sur les mobiles du personnage principal, sur sa sincérité et on se dit pourquoi ? En tout cas on ne s'ennuie pas du tout. Juste l'histoire est énervante par moment
bercork
bercork

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 août 2024
Quel ennui, comment peut-on apprécier un film aussi insipide ? Il faudra qu'on m'explique l'engouement qu'il peut susciter ... parfois le cinéma est un art, mais pas accessible à tout le monde ...
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2024
Un superbe film ! Un chef-d’œuvre au scénario magistral, une mise en scène tirée au cordeau, pour une intrigue prenante et palpitante, jusqu’au dernier plan. Tous les personnages se retrouvent peu à peu piégés dans des loyautés et intérêts contradictoires. Farhadi tisse pour notre plaisir les entrelacs d’une histoire singulière où vérité et mensonge se télescopent où les réalités s’entrecroisent.
Hinoubhourlemou
Hinoubhourlemou

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2024
Bon sus-pence, bien joué, bon scénario, histoire bien triste. Mérite d'être vu à deux pour en parler après.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 août 2024
J'ai bien aimé le début de ce film qui nous parle enfin d'un pays sous l'éteignoir ... mais les incessants rebondissements de cette histoire finalement abradacabrantesque finissent par lasser et détruire la vraisemblance du récit. Pour le reste, la réalisation est embryonnaire et linéaire, il n'y a pas de musique, les soit disant amoureux ne se touchent même pas la main, c'est beaucoup trop long ... bref c'est du basique minimaliste documentaire.
LNKRDRN
LNKRDRN

13 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2024
Un film pas mal!!

Une histoire pour le moins assez originale nous est montré dans ce film. Et qui est bien racontée et exploitée !

Le personnage principal m'a énormément plu et m'a partagé des moments d'émotions.

Même si parfois des scènes s'éternise un peu, le film garde son intérêt et m'a captivé tout le long.

À voir !
Philo
Philo

20 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2024
A partir d'un fait d'hiver, le réalisateur construit une trame dramatique qui nous tient en haleine avec des retournements de situations très bien amenés.
Il y a quelque chose de la tragédie grêque dans cette histoire.
J'adore ce metteur en scène iranien.
SB88
SB88

37 abonnés 1 614 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2024
Il y a beaucoup de dialogues et je me suis demandé pourquoi cette lenteur. On comprend l’enjeu aux 2/3 du film mais je n’ai malheureusement pas accroché à l’histoire ni au personnage
2,8/5
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse