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bendelette
34 abonnés
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4,5
Publiée le 12 janvier 2022
Quelle subtilité dans le scénario!le "pauvre" héros s'enlise en voulant prouver qu'il dit vrai.Des personnages auxquels on s'attachent,pas une fausse note.Quelle panoplie de caractères!Un tout petit bémol,l'entrée de la prison ressemble plus à un hotel qu'à un bagne.
Le cadre du film est l’Iran d’aujourd’hui. Un Iran sous le joug d’un pouvoir politique sévère (peines de mort évoquées), soumis au poids de principes et de lourdes conventions sociales (le souci du « qu’en dira-t-on »), mais aussi pénétré des technologies et moyens de communications modernes, tels les réseaux sociaux (dont la capacité de nuisance est, comme on le voit, universelle). Les personnages qui évoluent dans ce cadre sont tous « vrais », c’est-à-dire que loin de tout manichéisme, ils sont mus par de vraies motivations, parfaitement logiques et légitimes de leur point de vue. Ainsi beaucoup de mensonges, parfois même générés par un sentiment altruiste, s’expliquent et se justifient C’est une grande force du film qui crédibilise la succession de péripéties à laquelle nous assistons. Sa plus grande force est son scénario, qui, à partir d’un fait initial relativement banal, construit un entrelacs de situations qui le rend palpitant. Avec une mise en scène sensible, intelligente et efficace, Asghar Farhadi tire le meilleur de ce scénario et atteint une sorte de perfection dans ce genre qu’il a peut-être inventé, le « thriller social et familial ». Seuls une ou deux rebondissements (l’utilisation de la fiancée, la rixe avec le créancier) manquent de la finesse et de la précision qui caractérisent le film. Les deux heures que dure le film passent très vite, aussi vite que les permissions du « héros ». Farhadi le conclut sur un très beau plan, et nous laisse, avec un peu de malice, sans réponse sur une « vérité » absolue sur l’origine de « l’affaire ».
Farhadi nous ayant déjà tellement donné de films passionnants que l'on attend parfois plus que ce que nous accepterions d'un metteur en scène moyen. Cette nouvelle fiction reprend certaines caractéristiques de son narratif habituel: un focus est porté sur les personnes plus que sur les décors d'une vie quotidienne lambda. Des caractères ambigus ou ambivalents et le héros n'y échappe pas. Des femmes qui sont debout et qui derrière le voile témoignent d'une modernité étonnante. Seulement cette fois-ci l'émotion ne passe pas aussi bien la rampe et nous éloigne de l'universalité des films précédents. On a du mal à s'identifier au personnage de Nahim, joué par une très bel homme Amir Jadidi. Le renouvellement des acteurs est-il moins performant ou bien Farhadi devrait-il s'en prendre à son scénariste, à savoir lui-même? Il reste de belles choses, une nouvelle incursion avec un œil exercé dans la société iranienne et quelques plans réussis, dont le dernier avec une porte de prison ouverte, frontière ténue entre la vie libre et l'enfermement, encore plus complexe que celle de La prisonnière du désert. PS Ce héros se laisse regarder sans difficulté mais la comparaison avec le coup de poing reçue avec le récent "Le diable n'existe pas" de Rasoulov est sans appel. Cinéma - janvier 22
La mise en scène est visuellement sublime et le récit subtil, universel, intelligent et bien mené. L'œuvre gracieuse et délicate est des plus réussies, Asghar Farhadi renoue ici, après quelques films déceptifs (Everybody knows, Le passé), avec le meilleur de son cinéma.
Je n'ai pas du tout accroché. Un héros ? Un anti héros ? Un looser ? On a du mal à s'y retrouver. On aimerait bien le secouer pour qu'il en sorte quelque chose : mais rien. J'ai du mal à comprendre cet enthousiasme : pour moi ce film est un néant abyssal.
J'y suis allé à reculons, poussé par les conseils d'amis. Mais je ne regrette pas! Un magnifique film, pour moi le meilleur de Farhadi. Géant jusqu'au bout!
Ce film a beaucoup d'atouts : une histoire et une intrigue vraiment intéressantes, une mise en scène maitrisée par le réalisateur Asghar Farhadi et de bons acteurs. Mais quelques points faibles à mon sens : le film traîne en longueur et le scénario présente trop de rebondissement, perdant ainsi en crédibilité.
Je me suis bien fait balader dans ce scénario où on peut se demander si le héros qui veut sortir de prison manipule avec l’appui des réseaux sociaux ou est victime de ceux ci. En tous cas, ce film nous décentre du quotidien occidental et met en évidence la puissance exorbitante des réseaux tant pour créer des solutions que des problèmes. Il permet aussi un petit incursion dans les familles où la dote est une préoccupation de premier plan pour le père qui veut que sa fille puisse prendre époux.
Un terrible portrait de la société iranienne actuelle où se mélangent et s'ajoutent le manque de confiance en l'autre, la pression sociale, le poids du régime de surveillance exercé à tous les niveaux, la délation et par dessus tout ça les rumeurs et les réseaux sociaux....desespiran !!!!
Le développement de l'intrigue nous tient en haleine d'un bout à l'autre. A travers cette intrigue sont posées la question philosophique de la vérité, la question morale de la dignité , la question politique de la liberté. Si "un héros" mérite la médaille de la reconnaissance, assurément cette récompense revient au scénariste.
Assez léger et souvent drôle malgré les sujets très graves traités.
Les rôles ne sont pas caricaturaux et on retrouve dans ce film les interrogations actuelles où la bonté est une étrange (sinon suspecte) exception.
On y voit que l'Iran n'est pas si éloigné des préoccupations en Europe pour la vie de tous les jours : - rôle de médias centrés sur la recherche d'information tapageuse et le relais des communications de l'état - souhait de limiter le risque par tous, humains/associations/entreprises privées/entreprises publiques qui conduit a des situations paradoxales - regard d'abord amusé puis malveillant face à des individus n'agissant pas dans la norme - risques majeurs pour les individus et familles dans la spirale des crédits pourtant nécessaires pour avoir une vie sociale, familiale et professionnelle normale
Je comprend pas l'engouement : ça manque de musique pour moi il n'y pas de rythme. L'histoire est chiante a mourir. On s'endort clairement. Et long !!!
Le dernier film du réalisateur iranien Asghar Farhadi m'a laissé un peu sur ma faim. En effet, il y est beaucoup question d'honneur et de respectabilité avec cet argent offert pour regagner l'estime de son entourage. Ce héros s'appelle Rahim et il navigue toujours entre deux eaux, éveillant une éventuelle culpabilité. Le film est très bavard, trop long aussi à mon goût, où le cinéaste se perd parfois (et nous avec) dans d'innombrables retournements de situation. Cette quête de rédemption a quand même l'utilité de nous montre le fonctionnement de la justice iranienne et l'influence des réseaux sociaux dans ce pays. Intéressant mais complexe.