Certains commentateurs ont mentionné la variété des explications possibles, personnellement cela m'a beaucoup gêné de ne pas en savoir plus. Aussi le titre choisi qui aurait du etre "la femme de l'espion" est gênant : les "amants sacrifiés" ne peuvent pas être mari et femme . spoiler: Il m'a semblé que le mari donne à sa femme le mauvais film et la dénonce pour détourner les soupçons vers elle et protéger sa fuite, ( ce qui marche), parce qu'il ne lui faisait pas vraiment confiance, ou que c'était sa lutte à lui, pas la sienne qu'elle n'avait adoptée que par amour pour lui et qu'il ne voulait pas vraiment l'emmener aux Etats Unis, son projet initial étant bien de partir avec l'infirmière, sa maitresse ! Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il a compris ?
Au départ un sujet en or : en 1940, la découverte fortuite par un négociant japonais en voyage en Mandchourie, occupée par le Japon, des horreurs perpétrées par l'unité 731 de l'armée impériale et la volonté de ce négociant de faire passer aux Américains les preuves de ces crimes de guerre. A l'arrivée un ratage complet donnant l'impression que Kurozawa se debarassait vite faite de son film, qui sera pourtant primé à Venise. Ce qui ne va pas : la greffe inopportune d'une histoire sentimentale (entre un mari et sa femme !) complètement desservie par l'inexpressivite des deux acteurs principaux. A aucun moment une véritable émotion ne se dégage de ce scénario plein de promesses. La mise en scène est bâclée, tout comme la musique et la photographie.. S'agissant d'un film historique, les quelques décors de carton pâte font sourire (la faute à un budget contraint ?) avec comme apothéose le bombardement de Kobe (ok, on nous donne à comprendre que c'est juste symbolique,), les costumes des militaires semblent sortir d'un magasin d'accessoires de théâtre de seconde zone, etc.. etc..Bref une grosse déception compte tenu de certaines critiques louangeuses !
Cruelle déception. J’attendais avec impatience ce film : bande annonce alléchante, scénariste réputé (qui a notamment écrit Drive My Car, c’est pas rien et c’est un argument de vente sur l’affiche…), et bon souvenir de précédents film de Kurosawa (Shokusai, et surtout Tokyo Sonata) Hélas j’ai été terrassé d’ennui des les premiers minutes. L’histoire emprunte aux codes classiques de l’espionnage et de l’amour , ça pourrait rappeler Casablanca ou Les Enchaînés, saut que jamais la magie n’opère. Scénario confus, personnages mal dessinés, interprétation impersonnelle … on décroche très vite sans bien comprendre ce qu on nous raconte ni pourquoi. La fin de film devrait nous emporter dans l’émotion .. hélas il n’en est rien. Je vais me rattraper en revoyant Lust Caution de Ang Lee.
La mise en scène de Kurosawa décloisonne le classicisme du film en costumes. Les dialogues d’Hamaguchi casse les schémas narratifs dans lequel le film aurait pu s’inscrire. Les amants sacrifiés est un film à l’ampleur incroyable qui nous laisse la larme à l’œil face au destin du monde.
Kurosawa signe un superbe thriller situé dans une époque troublée, la seconde guerre mondiale. Au film de genre, il ajoute de magnifiiques portraits humains (scénario signé Ryūsuke Hamaguchi, le réalisateur - entre autres - de Drive my car et Tadashi Nohara). La mise en scène est aussi fluide que discrète, composant de magnifiques plans.
Si le thème est passionnant et assez rarement traité au cinéma on est maheureusement déçu par un scénario qui ne tient pas beaucoup la route. D'abord, on se demande comment et pourquoi Yusaku et Fumio ont-il pu voir ces crimes aussi facilement ?! Ensuite, le pire est la "dénonciation" de Satoko/Aoi, qui s'avère aussi stupide qu'inutile ?! Ainsi le début manque de crédibilité, tandis que la "dénonciation" qui se devait d'être le twist du film, est complètement incompréhensible. Par là même, la direction d'acteur est décevante, surtout Satako jouée par Yu Aoi qui est une femme qui paraît immature, réagissant comme un capricieuse ou une ado énamourée qui s'amuse à jouer à l'espionne alors même que ni l'époque ni les faits ne poussent à la fantaisie. La dernière partie est alors un peu fouilli, on se dit aussi tout ça pour ça, et les cartons finaux donnent un goût amer, une fin bâclée. Kiyoshi Kurosawa aura rarement autant déçu malgré un potentiel et un sujet riche et dense. Site : Selenie
Le titre en VF est à l’image du film : à côté de la plaque. Il n’est pas question d’amants, mais d’un couple. Et la notion de sacrifice laisse perplexe… Le scénario s’articule autour de faits historiques peu connus, et donc intéressants à mettre en lumière : des crimes de guerre – et crimes contre l’humanité – perpétrés par une unité de l’armée japonaise en Manchourie au début des années 1940. Mais cette matière dramatique riche n’est qu’effleurée. Ryusuke Hamaguchi (coscénariste) et Kiyoshi Kurosawa (réalisateur) sont passés à côté d’un bon sujet, préférant se fourvoyer, chacun dans leur domaine, dans un pseudo registre d’espionnage mâtiné de mélodrame. L’intrigue, égrenant au début quelques scènes fades ou répétitives, met du temps avant de se lancer, puis brille par son manque de cohérence et sa confusion finale. Le personnage féminin central (campé par une actrice qui minaude beaucoup) est bien mal dessiné dans ses évolutions, paraissant tantôt nunuche, tantôt avec une longueur d’avance en termes d’intelligence. Quelques dialogues sont par ailleurs d’une belle balourdise romantique. Côté mise en scène, Kiyoshi Kurozawa donne dans un classicisme illustratif souvent théâtral. Il signe au passage l’une des pires scènes vues au cinéma depuis longtemps en matière de direction d’acteurs : la scène de dénonciation sur le cargo. L’image, quant à elle, a été hyper retouchée à la suite d’un tournage en 8K aux effets trop réalistes. Le résultat est étrangement artificiel. Et le montage, mollasson ou déroutant, n’aide ni à entretenir l’intérêt ni à éclaircir le fond de l’histoire. On navigue ainsi entre ennui et exaspération, se consolant au passage avec des éléments anecdotiques, comme la grande élégance vestimentaire du personnage masculin principal. Et l’on se dit que la carrière de Kiyoshi Kurozawa, après des débuts prometteurs (Cure, Kaïro…) suivis de films plus ou moins décevants (Shokuzai, Vers l’autre rive, Creepy, Invasion…), ressemble à une décadence sans fin.
Lion d’Argent à Venise, le dernier Kurozawa, qui sort ici de sa zone de confort pour un film romantico historique, est comparé par beaucoup à un suspense hitchcockien. Quel compliment pour un film au scénario retors comme un bon hitch mais à la réalisation éculée qui ferait penser que le film est resté bloqué dans les 50’s comme un bon vieux hitch. De facture très classique, cette histoire de couple dans un Japon de la seconde guerre mondiale ayant rejoint l’Allemagne et l’Italie et attendant l’attaque américaine imminente, avait tout pour emporter les spectateurs. Surtout que ce pan de la seconde guerre mondiale, vu du côté japonais, n’a pas été très exploité par le cinéma. Mais le metteur en scène semble si étranger aux intentions et à la psychologie de ses personnages, il illustre un scénario bien construit plus qu’il ne le transcende. Un film qui se déroule sans âme. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Sur le fond ce fiml est interessant malgré que l'histoire n'est pas nouvelle mais malheureusement sur la forme c'est ennuyeux et du coup comme j'étais fatigué j'ai somnolé à plusieurs reprises, dommage.
La réalisation semble dater de la période évoquée, en beaucoup moins bien que les films de l'époque. Quelle déception ! Comédiens, décor, costumes, tout est compassé et sonne faux. Pas une once d'émotion. Je laisse une petite étoile pour le suspense, non pas qu'il m'ait fait frémir, mais il y a quelques rebondissements - assez maladroits - et l'issue reste incertaine tout du long.
Un mélodrame romanesque au cœur du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, visuellement très élégant et intrigant, mais moins emballant dans la seconde partie. 3,25
Hamagushi, relève du cinéma japonais s associe à son maître kurosawa pour une évocation d un drame historique situé pendant 2ème guerre mondiale. Le cinéaste filmé classiquement ce récit écrit par son élève, l interprétation certes juste manque tout de même d éclat, reste un scénario intéressant, un peu long à démarrer, un peu confus dans la première partie mais gagnant en intensité par la suite. Si les deux hommes ont fait mieux chacun de leur côté, leur film commun ne manque pas d intérêt.
À la veille de la guerre (1941), le conflit mondial se concentre dans l’histoire tendue et bouleversante d’un couple, remarquablement interprété, qui du doute conjugal va passer à l’engagement résistant contre les horreurs du régime. Dans un décor splendidement filmé, dans une ambiance un peu fantatstique, l’histoire aussi complexe que les rapports conjugaux va se tendre vers son issue forcément dramatique. C’est une facette du Japon en guerre originale et qui captive. Le portrait de l’héroïne qui se bat entre amour et idéalisme est particulièrement fort.
Le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa évoque le sort d’un couple dont le destin contrarié va être lié au conflit mondial au sein d’un récit d’espionnage feutré tout en ambivalence. La réalisation dont la sobriété sert d’écrin à une photographie soignée mettant en lumière deux protagonistes se lançant dans un jeu de manipulation et de trahison qui sont brillamment interprétés par deux acteurs à la justesse remarquable.