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    Les Amants sacrifiés
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    48 critiques spectateurs

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    ANDRÉ T.
    ANDRÉ T.

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    4,0
    Publiée le 29 décembre 2021
    J’ai été séduit par ce film complexe et ambigu.
    Ce japonais très « occidentalisé » a un comportement peu patriotique et nous interpelle???
    On ne sait pas trop si on est dans un film de la guerre 39/ 45 ou bien, tout à fait romanesque.
    On est loin du Japon traditionnel et le comportement de Yusaku, nous intrigue.
    Il est négociant en whisky et sensible à la culture occidentale au point d’être suspect aux yeux des autorités japonaises.
    Le réalisateur nous plonge dans un abîme de perplexité…tout comme son épouse Satoko !
    L'ambiance occidentale de l’appartement cossu, bouscule la tradition et l’esthétique japonaise.

    L’histoire de ce couple dans la « grande histoire » tel est l’intérêt et le fond du film.
    Bertrand Barbaud
    Bertrand Barbaud

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    4,5
    Publiée le 12 décembre 2021
    Une intrigue complexe superbement mise en scène. Le film est un extraordinaire mélange des genres : film d'espionnage, film à suspense, film historique, film d'amour, film politique. Une œuvre où le Mal questionne les choix amoureux et idéologiques des deux amants. Un mélodrame sombre et tragique qui nous laisse ébranlé, choqué par le sort de ce couple sacrifié dans un monde où règne l'horreur.
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 15 décembre 2021
    Si le thème est passionnant et assez rarement traité au cinéma on est maheureusement déçu par un scénario qui ne tient pas beaucoup la route. D'abord, on se demande comment et pourquoi Yusaku et Fumio ont-il pu voir ces crimes aussi facilement ?! Ensuite, le pire est la "dénonciation" de Satoko/Aoi, qui s'avère aussi stupide qu'inutile ?! Ainsi le début manque de crédibilité, tandis que la "dénonciation" qui se devait d'être le twist du film, est complètement incompréhensible. Par là même, la direction d'acteur est décevante, surtout Satako jouée par Yu Aoi qui est une femme qui paraît immature, réagissant comme un capricieuse ou une ado énamourée qui s'amuse à jouer à l'espionne alors même que ni l'époque ni les faits ne poussent à la fantaisie. La dernière partie est alors un peu fouilli, on se dit aussi tout ça pour ça, et les cartons finaux donnent un goût amer, une fin bâclée. Kiyoshi Kurosawa aura rarement autant déçu malgré un potentiel et un sujet riche et dense.
    Site : Selenie
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    2,5
    Publiée le 4 janvier 2022
    Lion d’Argent à Venise, le dernier Kurozawa, qui sort ici de sa zone de confort pour un film romantico historique, est comparé par beaucoup à un suspense hitchcockien. Quel compliment pour un film au scénario retors comme un bon hitch mais à la réalisation éculée qui ferait penser que le film est resté bloqué dans les 50’s comme un bon vieux hitch. De facture très classique, cette histoire de couple dans un Japon de la seconde guerre mondiale ayant rejoint l’Allemagne et l’Italie et attendant l’attaque américaine imminente, avait tout pour emporter les spectateurs. Surtout que ce pan de la seconde guerre mondiale, vu du côté japonais, n’a pas été très exploité par le cinéma. Mais le metteur en scène semble si étranger aux intentions et à la psychologie de ses personnages, il illustre un scénario bien construit plus qu’il ne le transcende. Un film qui se déroule sans âme.
    TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
    amour13
    amour13

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    2,0
    Publiée le 11 décembre 2021
    Sur le fond ce fiml est interessant malgré que l'histoire n'est pas nouvelle mais malheureusement sur la forme c'est ennuyeux et du coup comme j'étais fatigué j'ai somnolé à plusieurs reprises, dommage.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    3,5
    Publiée le 25 avril 2022
    Hamagushi, relève du cinéma japonais s associe à son maître kurosawa pour une évocation d un drame historique situé pendant 2ème guerre mondiale. Le cinéaste filmé classiquement ce récit écrit par son élève, l interprétation certes juste manque tout de même d éclat, reste un scénario intéressant, un peu long à démarrer, un peu confus dans la première partie mais gagnant en intensité par la suite. Si les deux hommes ont fait mieux chacun de leur côté, leur film commun ne manque pas d intérêt.
    Ninideslaux
    Ninideslaux

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    3,5
    Publiée le 11 décembre 2021
    La réunion, sur le même film, de deux génies du cinéma japonais, Kurosawa II, Kiyoshi Kurosawa, (celui qui n'a aucun lien de parenté avec le grand Kurosawa I), et Ryusuke Hamaguchi, qui a réalisé entr-autres, le merveilleux Senses, de deux générations aussi, l'un ayant été l'élève de l'autre, voilà de quoi rendre fou tous les nippophiles. Eh bien, curieusement, ces deux génies, au lieu de se potentialiser, semblent se neutraliser d'une certaine façon pour en arriver à un produit relativement banal, assez peu porteur des qualités du cinéma japonais, poésie ou extrême cruauté, un produit presque américain qui aurait pu être réalisé par Alan Pakula! Sydney Pollack! On retrouve même les bêtises que peut être amenée à faire une femme jalouse, bases de nombreuses comédies américaines. C'est bien, mais un poil décevant.
    Années 40. C'est un petit couple nanti, qui vit en ignorant complètement les convulsions du monde. Yusaku (Issey Takahashi) est le patron prospère et élégant (ah! ces costumes trois pièces impeccablement coupés!) d'un négoce en soies. Il vit pour faire prospérer sa firme. Il déplore que toutes ces guerres l'empêchent de voyager et de recruter de nouveaux clients. Et Satoko (Yu Aoi) vit pour ce mari qu'elle idolâtre. Un joli et riche mari, une belle et grande maison, une bonne, le reste, elle s'en fiche complètement. L'armée qui défile sur toutes les places? Ils ne la voient pas. Les injonctions du pouvoir, par exemple de renoncer aux vêtements occidentaux pour en revenir aux kimonos, ça glisse sur eux comme l'eau sur les plumes d'un canard. Quand un des gros clients américain de Yusaku est arrêté, soupçonné d'espionnage (on soupçonne beaucoup dans le Japon des années 40), Yusaku n'imagine pas que cela puisse lui nuire. Il n'est pas patriote: sa patrie est celle où il fait des affaires.
    Et puis, Yusaku voyage en Mandchourie, avec son neveu Taiji (Masahiro Higashide), qui vit avec le couple mais a décidé de se retirer pour devenir écrivain, et les deux jeunes hommes découvrent les exactions de l'armée japonaise, les expériences d'arme biologique faites sur la population. Avec la même inconscience, la même naïveté qui lui faisait occulter les turbulences du monde, Yusaku, maintenant, imagine qu'il va pouvoir influencer ce monde, témoigner. Que le Japon perde la guerre puisqu'il fait le mal...
    Il revient au Japon, il est métamorphosé, Satoko le sent, et pour elle, c'est qu'il y a une autre femme....
    Et à côté de leur couple, il y a un autre homme, un ami d'adolescence, Fumio (Ryoto Bando), qui a surement été amoureux de Satoko -mais elle a préféré Yusaku-, et qui est devenu un des petits chefs de la police politique, et qui va les manipuler... Ou peut être, être manipulé à son tour car l'amoureuse inconditionnelle Satoko peut elle aussi se métamorphoser.
    Raconté comme ça , ça fait américain, non? C'est quand même passionnant, et quand même, à voir!
    Hervé L
    Hervé L

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    3,0
    Publiée le 14 décembre 2021
    Un film élégant de bos acteurs une intrigue intéressante à mi chemin entre le drame et le film d'espionnage
    Dois-Je Le voir ?
    Dois-Je Le voir ?

    Suivre son activité 203 abonnés Lire ses 1 445 critiques

    2,5
    Publiée le 14 décembre 2021
    Kobe, 1941. Yusaku et sa femme Satoko vivent comme un couple moderne et épanoui, loin de la tension grandissante entre le Japon et l’Occident. Mais après un voyage en Mandchourie, Yusaku commence à agir étrangement… Au point d’attirer les soupçons de sa femme et des autorités. Que leur cache-t-il ? Et jusqu'où Satoko est-elle prête à aller pour le savoir ?

    C’est une réalisation de Kiyoshi Kurosawa. Il a écrit le scénario avec Ryusuke Hamaguchi qui a signé cette année le sublime Drive My Car, et Tadashi Nohara. Les Amants sacrifiés a obtenu le Lion d’Argent de la Meilleure Mise en scène au Festival de Venise 2020.

    J’en attendais largement mieux de ce drame Japonais que j’ai trouvé moyen.



    En effet, c’est donc une grosse déception que ce film. J’en avais fait une de mes priorités de la semaine mais malheureusement je suis tombé de haut. Alors je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est mauvais mais je n’ai pas accroché. Peut-être à cause de son côté historique, mais je n’ai pas ressenti la magie que j’éprouve habituellement devant une œuvre nipponne. La romance n’est à mes yeux pas du tout poétique, elle est même un peu fade. Après, cela arrive tout de même à se maintenir à flot car ce n’est pas ennuyant et qu’on veut tout de même savoir ce qui va arriver à ce couple.



    De plus, l’histoire est un peu bancale autour de ce fameux secret que je ne vais pas dévoiler au risque de vous spoil. Tout ce que je peux dire, c’est que sur le papier l’idée n’est pas mauvaise, voire même réaliste pour l’époque de la Seconde Guerre mondiale, mais dans les faits l’application pèche un peu. J’avais du mal à y croire. Pourtant, j’étais un peu happé par cela car découvrir ce qui s’est passé en Mandchourie procure un certain suspense. Par contre, on va nous sortir des retournements de situation un peu forcé qui m’a fait perdre goût au récit. Je ne sentais pas de fluidité.



    Se déroulant en 1941, nous sommes plus dans une période de soupçons et de terreur qu’autre chose au Japon. Le pouvoir était sévère et à la recherche de potentiel traitre. C’est donc logiquement que l’élégance Japonaise de notre époque ne va pas se retrouver. Pour autant, en termes d’ambiance, je n’ai pas voyagé historiquement. Les événements se passent avant Pear Harbor donc il n’y avait pas les incessants bombardements Américains. Cependant, on était en plein dans la guerre sino-japonaise, mais cela n’a pas l’air d’affecter beaucoup la population. J’aurai pensé donc ressentir plus de pression malgré deux ou trois scènes un peu plus dures qui ressortent et dont j’ai justement apprécié l’apport. En plus, j’ai été impacté négativement par la musique extrêmement lourde. Ça m’agaçait même sur la fin. Le rendu de l’image n’est pas fou mais l’explication est technique. Le réalisateur a été obligé de tournée en 8K alors que ce n’était pas du tout adapté à ce qu’il voulait. Les images ont dû être retouchées en post-prod afin d’atténuer le rendu d’une telle résolution.



    Le plus problématique à mes yeux est la prestation de Yû Aoi. L’actrice Japonaise surjoue beaucoup trop. Elle est pénible à voir. À la fin je voulais seulement qu’il lui arrive malheur pour ne pas avoir à la revoir. Quant à Issey Takahashi qui joue son mari, il n’est pas mauvais pour autant il est un peu quelconque. Alors que ce couple est censé nous transporter, il pénalise plus qu’autre chose. En revanche, Masahiro Higashide, malgré son rôle secondaire, va apporter quelque chose d’intéressant.
    Pascal
    Pascal

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    4,0
    Publiée le 6 janvier 2022
    Kyoshi Kurosawa n'est pas un réalisateur que j'affectionne particulièrement ayant été particulièrement déçu par deux de ses films que sont "kairo" et "vers l'autre rive". Par contre j'avais beaucoup aimé "shokuzai", même si au fil du temps et l'ayant revu, je suis plus circonspect à son égard. Bref, c'est un réalisateur dont je ne vais plus voir les films. En écoutant, les critiques unanimes obtenues au masque et la plume à l'égard des " amants sacrifiés " et notant que le film avait obtenu le lion d'argent à Venise, je me décide à le voir. Réalisé de manière classique, à partir d'un sujet historique qui mêle espionnage pendant la seconde guerre mondiale et histoire d'amour, le film est à mes yeux une très bonne surprise. Mon hypothèse est que le film traite du mystère au sein du couple. Sait on toujours avec qui on est appareillé ? Jusqu'à quel point connaît on l'autre ? Ces interrogations persistent aussi chez le spectateur qui ne connaîtra finalement pas tous les détails de cette histoire. La première partie m'a semblé supérieure à la seconde et l'actrice qui interprète le rôle principal m'a paru manquer de charisme. A part ces deux points, le film est de très grande qualité. On pourrait presque conseiller à son auteur de poursuivre sur cette voie ou il excelle, plutôt que de s'appesantir sur les films fantastiques, genre auquel il est "abonné ". Les amateurs du cinéma de Kyoshi Kurosawa ne seront, bien sûr, pas de mon avis.
    CINÉ FEEL
    CINÉ FEEL

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 66 critiques

    2,5
    Publiée le 11 décembre 2021
    Cruelle déception. J’attendais avec impatience ce film : bande annonce alléchante, scénariste réputé (qui a notamment écrit Drive My Car, c’est pas rien et c’est un argument de vente sur l’affiche…), et bon souvenir de précédents film de Kurosawa (Shokusai, et surtout Tokyo Sonata)
    Hélas j’ai été terrassé d’ennui des les premiers minutes. L’histoire emprunte aux codes classiques de l’espionnage et de l’amour , ça pourrait rappeler Casablanca ou Les Enchaînés, saut que jamais la magie n’opère. Scénario confus, personnages mal dessinés, interprétation impersonnelle … on décroche très vite sans bien comprendre ce qu on nous raconte ni pourquoi. La fin de film devrait nous emporter dans l’émotion .. hélas il n’en est rien. Je vais me rattraper en revoyant Lust Caution de Ang Lee.
    Emmajdb
    Emmajdb

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    0,5
    Publiée le 14 décembre 2021
    Au départ un sujet en or : en 1940, la découverte fortuite par un négociant japonais en voyage en Mandchourie, occupée par le Japon, des horreurs perpétrées par l'unité 731 de l'armée impériale et la volonté de ce négociant de faire passer aux Américains les preuves de ces crimes de guerre. A l'arrivée un ratage complet donnant l'impression que Kurozawa se debarassait vite faite de son film, qui sera pourtant primé à Venise. Ce qui ne va pas : la greffe inopportune d'une histoire sentimentale (entre un mari et sa femme !) complètement desservie par l'inexpressivite des deux acteurs principaux. A aucun moment une véritable émotion ne se dégage de ce scénario plein de promesses. La mise en scène est bâclée, tout comme la musique et la photographie.. S'agissant d'un film historique, les quelques décors de carton pâte font sourire (la faute à un budget contraint ?) avec comme apothéose le bombardement de Kobe (ok, on nous donne à comprendre que c'est juste symbolique,), les costumes des militaires semblent sortir d'un magasin d'accessoires de théâtre de seconde zone, etc.. etc..Bref une grosse déception compte tenu de certaines critiques louangeuses !
    Coric Bernard
    Coric Bernard

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    3,5
    Publiée le 13 septembre 2021
    Ce thriller romanesque historique se situe dans le Japon de 1941 et raconte l’histoire d’un couple dont le mari impliqué dans une affaire d’espionnage se remet en cause lui-même et son couple.
    Le film est brillamment réalisé sur le plan cinématographique. Le scénario quoiqu’un peu complexe traduit bien l’environnement historique du moment dans ce pays.
    Pierre Kuzor
    Pierre Kuzor

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 117 critiques

    3,0
    Publiée le 12 janvier 2022
    Ai vu le film japonais "Les amants sacrifiés" de Kiyoshi Kurosawa. Film d'espionnage qui se déroule lors de la seconde guerre mondiale à Kobbé, on y voit un couple (les amants sacrifiés en question) dont le mari Yusaku veut dénoncer l'armée japonaise qui s'est alliée avec l'Allemagne et l'Italie, de manipulations génétiques, d'administration de virus (la peste) et de génocide sur une partie de la population. Sa femme, la très jalouse Satoko ne supporte pas les absences et le mystère grandissant autour de Yusaku. Après avoir été obligé de tout révéler à sa femme, le couple est dans l'obligation de préparer une fuite aux USA en emportant avec eux des preuves des forfaits de l'Empire Japonais. Lion d'argent à la dernière Mostra de Venise, "Les amants sacrifiés" est un film à la forme parfaite. Photographie magnifique, cadrage au cordeau, mise en scène fluide... le sujet est très intéressant même si le choix cornélien qui s'impose aux deux personnages : sacrifice à ses sentiments amoureux ou sacrifice à ses convictions politiques, trahir son couple ou bien son pays... n'est pas très nouveau. Nous pensons très souvent à Hitchcock bien évidemment et les nombreux rebondissements (pour certains prévisibles) pimentent régulièrement l'action sans la rendre pour autant palpitante. Alors d'où vient cette sensation de ne jamais entrer vraiment dans le film ? Est-ce parce que la charismatique Catherine Ringer (eh oui !!!) est juste assise à côté de moi, où est-ce dû au manque de puissance des deux comédiens qui sont très beaux mais fades ? Le scénario privilégie la narration du point de vue de Satoko, mais ce personnage féminin soupçonneux, capricieux, exclusif... manque de relief. Le mystérieux et ambigu Ysaku est bien plus intrigant et aurai mérité un traitement tout autre pour captiver l'attention du spectateur. Un film d'espionnage sans un vrai suspens, sans émotion, trop esthétisant même s'il y a de vraies idées originales de mise en scène.
    Jipéhel
    Jipéhel

    Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 176 critiques

    4,5
    Publiée le 18 janvier 2022
    Quand le Japon plonge dans les zones d’ombre de son passé

    Depuis 40 ans, le réalisateur Kiyoshi Kurosawa est central dans le cinéma japonais avec de vraies réussites comme Ryes of the spider, Cure, Kairo, Tokyo Sonata, Shokuzaï, ou le formidable Creepy. Devenu un maître du thriller il nous propose 115 minutes entre drame historique et film d’espionnage dignes des meilleurs Hitchcock. Kobe, 1941. Yusaku et sa femme Satoko vivent comme un couple moderne et épanoui, loin de la tension grandissante entre le Japon et l’Occident. Mais après un voyage en Mandchourie, Yusaku commence à agir étrangement… Au point d’attirer les soupçons de sa femme et des autorités. Que leur cache-t-il ? Et jusqu'où Satoko est-elle prête à aller pour le savoir ? Une valse de la paranoïa à ne pas manquer.
    Lion d’Argent de la Meilleure Mise en scène à la Mostra de 2020, ce film bénéficie de la participation au scénario de Ryusuke Hamaguchi, qui n’est autre que le réalisateur de l’extraordinaire Drive my car, Prix du Scénario au dernier Festival de Cannes. Ici, on nous raconte l’amour d'un couple marié pris dans une myriade d'influences extérieures, conduisant à une série de déceptions stratégiques. Mais on est très loin de la romance. Même si l’intrigue se traîne un peu durant la 1ère heure, l’accélération va croissante en même temps que le suspense. Historiquement, certaines guerres ont été menées au nom de la justice. D’autres n'étaient que des invasions. L'humanité a autant combattu par instinct de survie que par orgueil. Il est déjà difficile de croire que de telles violences aient pu être commises par des hommes politiques et des soldats. Mais ce qui questionne ici, encore une fois, c’est la manière dont cette folie finit par s’immiscer dans l’âme d’un peuple tout entier. Et comment peut-on justifier les massacres, dans une forme de consentement patriotique ? Voilà pour le fond. Quant à la forme, rien à dire, c’est superbe, décors, lumières, ambiances et surtout le jeu des acteurs. Un scénario machiavélique et une superbe réalisation. Du grand art.
    Le trio Yû Aoi, Issey Takahashi, Masahiro Higashide, tous bien connus des cinéphiles amateurs de cinéma nippon, est tout simplement remarquable. Ils incarnent à merveille ce jeu de manipulations, qui ce thriller historique à la fois universel et intemporel. L’Histoire est tragiquement en marche sur fond de trahisons politique et conjugal. Un film sombre, sec et lyrique à la fois. Et les occidentaux que nous sommes trouvent un intérêt tout nouveau à découvrir la part de ténèbres de l’Empire du Soleil Levant. Mais la mécanique implacable, n’étouffe pour jamais l’émotion. Du très grand cinéma japonais… pardon Cinéma avec un grand C.
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