Buffalo Bill et les Indiens
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vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2015
Un film drôle et bien ficelé qui dégomme la légende américaine. Altman s'amuse comme un petit fou à déboulonner la statue des légendes de l'ouest qui ont fait l'Amérique. Il nous dépeint un Buffalo Bill imbu de lui-même qui construit sa légende à coup de mensonges éhontés. Le film nous fait suivre le spectacle (réel) monté par Buffalo Bill à la fin du 19ème siècle et, grâce à des petites touches caustiques et un humour grinçant nous montre que l'histoire américaine repose avant tout sur l’esbroufe et la légende et que les USA se sont construits sur des valeurs portées en étendard mais sans grande sincérité, à l'image du monde du show business. Newman est convaincant dans ce rôle peu commun.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2025
Le célèbre Buffalo Bill est désormais à la tête d'une entreprise de spectacle et s'apprête à accueillir la nouvelle attraction de son show : spoiler: le fameux chef indien, vainqueur de Custer, Sitting Bull.

Robert Altman réalise une farce satirique assez réjouissante en dépit d'un scénario un peu fade, notamment vers la fin du film, laquelle n'est pas toujours à la hauteur de l'entreprise de démolition d'un mythe à laquelle se livre le cinéaste. Car ce Buffalo Bill qui porte beau -c'est Paul Newman- avec sa longue chevelure blonde et factice, est croqué avec une ironie mordante et n'a de héros que le nom. Paul Newman, autre légende de l'Amérique, est très bien dans le rôle et parait complice dans la dérision ; il s'amuse à jouer un fier bellâtre qui s'abuse lui-même de son image et de sa légende. Aux antipodes du mutique Sitting Bull et de sa spiritualité profonde, Buffalo Bill fait figure de fantoche et de mercanti.
Altman n'est pas tendre avec la civilisation naissante qu'incarne Buffalo Bill. Son intrigue sous-tend avec amertume, dans l'opposition de style et le rapport de force entre un Buffalo triomphant et arrogant, raciste, et un Sitting Bull digne dans la défaite consommée du peuple indien, le génocide perpétré par les Blancs.
Un autre thème du film -personnalisé par Burt Lancaster- est comment on construit une légende -celle de Buffalo- par l'artifice, l'exagération ou le mensonge historique.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2025
Enfin vu après presque 40 ans! Comme toujours chez Altman, une vision caustique de la légende de la conquête de l'ouest... Newman excelle ds ce rôle assez déjanté d'un Buffalo Bill mi roublard, mi alcoolo, toujours prêt à prendre la lumière. L'ensemble des personnages est au diapason, exceptés les indiens, placides, conscients des enjeux, négociant pied à pied leur participation à ce cirque ( ds toute l'acceptation du terme)! Pas le meilleur Altman, mais méritant d'être vu.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2012
Robert Altman,poil à gratter du Nouvel Hollywood frappait encore avec ce film démystifiant la conquête de l'ouest et ses héros tels que Buffalo Bill.Celui-ci,devenu à 50 ans,le chef d'une troupe itinérante mettant en scène ses exploits et exacerbant la fibre patriotique en même temps que la haine pour les indiens.Altman n'y vas pas avec le dos de la cuillère,et reproche l'attitude de son pays,arrogant et partisan.Pour lui,toute la haine raciale existante prit sa source dès le XIXème siècle.Buffalo Bill est présenté comme un imposteur,un bonimenteur alcoolique qui ne savait pas tirer ni monter à cheval.Paul Newman se la joue presque Actors Studio dans un rôle outrancier qui nécessite pourtant de la subtilité.Cet anti-western filme la troupe en plans larges,avec une large palette de couleurs.La volonté d'Altman d'en faire un objet naturaliste,provoque trop de distanciation avec le spectateur,qui se sent exclu de ce récit en vase clos,où l'on voit l'intransigeance et la bêtise du président de l'époque,Grover Cleveland.De même,les nombreux numéros de cirque finissent par lasser.Le film est trop bancal pour que la charge politique atteigne son but.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2011
Même si la façon de parler d'une légende américaine et surtout a travers lui de parler du fonctionnement d'une nation part d'une donne idée.La construction du film n'en n'est pas moins laborieuse et au final peu captivante,car trop longue pour le peu d'idées développer dans le film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 décembre 2012
Ce film est une satire des mythes de l'Ouest américains et de la naissance du show-business. Malheureusement, la mise en scène manque de vigueur. Il se passe plein de chose dans le champ de la caméra, mais je me suis franchement ennuyer. L'attaque aurait du être plus crue.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2012
Robert Altman démystifie le mythe américain avec son cynisme habituel avec un peu de tendresse cette fois-ci envers cette troupe de saltimbanques qui font revivre le rêve américain aux spectateurs sans pour autant montrer la réalité, impossible de ne pas voir le parallèle avec Hollywood avec qui le cinéaste a eu des démêlés. Dans le rôle de Buffalo Bill l'ivrogne et le bonimenteur, Paul Newman est irrésistible et rempli de charme. Comme d'habitude la mise en scène est très naturaliste, éloignée des personnages ce qui gêne souvent mais n'empêche pas de voir le film comme un bon spectacle, vu en coulisses.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2011
Robert Altman s'empare de la lègende au moment le moins glorieux de sa carrière! Certes, grâce à son cirque et son spectacle de l'Ouest qu'il prèsente à travers le monde, il connait une immense notoriètè! Pourtant, Buffalo Bill n'est devenu qu'une sorte de pantin qui, reprèsentation après reprèsentation, montre une vision idyllique de l'Ouest sauvage! Paul Newman avait dèjà interprètè plusieurs figures emblèmatiques de l'Ouest et son Buffalo Bill n'est pourtant pas ce que l'on peut appeler une figure emblèmatique! Altman porte un regard amer sur cette lègende et met en avant le point de vue des Indiens sur ce qu'a ètè la conquête de l'Ouest! Rècompensè par l'Ours d'or de Berlin en 1976, il est amusant de constater que le film prèsente une des dernières lègendes de l'Ouest et que c'est aussi le dernier western interprètè par Newman! Son interprètation de Buffalo montre surtout un alcoolique qui vit sur ses lègendes passèes! Malheureusement, "Buffalo Bill and the Indians" est produit par Dino De Laurentis qui dècide de ne pas respecter les choix artistiques de Altman pour remonter le film en lui faisant subir des coupes drastiques...
groil-groil
groil-groil

105 abonnés 186 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 novembre 2006
Cinq ans après « M.A.S.H. », l’un de ses plus gros succès tant critique que commercial, et ayant enchaîné plusieurs films entre les deux, Robert Altman tourne « Buffalo Bill et les Indiens » en en reprenant le même schéma narratif : parodier un genre codifié – ici le film de guerre, là le Western – en utilisant une troupe d’acteurs basée en un lieu fixe et clos – l’hôpital de guerre ou le cirque de Buffalo Bill. La production n’a pas lésiné sur les moyens, permettant au cinéaste d’aligner Paul Newman, Burt Lancaster, Géraldine Chaplin et le jeune Harvey Keitel. En revanche, et malgré cela, le film ne décolle jamais. Narrant les aventures de Buffalo Bill lorsqu’il monta son cirque, et ses différentes attractions, sportives ou loufoques, ainsi que ses relations avec le chef indien Sitting Bull, ce long-métrage tombe vite dans la farce et frôle souvent le grotesque. C’est dommage, d’autant plus que l’on en identifie rapidement le problème majeur : dès l’ouverture du film, Altman semble ne s’intéresser à aucun de ses personnages et refuse même catégoriquement de les présenter au spectateur, préférant de loin un acte de distanciation assez hautain et totalement superficiel dans sa soi-disant recherche de la pose d’auteur. S’il essaie de se rattraper dans la seconde partie, c’est malheureusement trop tard, et le spectateur, à l’instar des indiens de Sitting Bull, s’est évaporé dans la nuit étoilée.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2013
"Buffalo Bill et les Indiens" est l’occasion pour Robert Altman de réaliser une sorte de remise en question de l’industrie du spectacle, via la représentation de l’affrontement entre Sitting Bull et Buffalo Bill cherchant à l’engager pour son spectacle. Le chef indien sera ainsi d’abord confronté à un mépris insidieux, puis à un racisme franc, les hommes blanc l’entourant ne le voyant qu’en sous-homme ou amuseur public (« Ladies, gentlemen and Indians! »). Cette caricature ne manque pas d’humour et propose une véritable réflexion dramatique ; néanmoins, certaines longueurs amenuisent le potentiel de ce film qui ne s’impose jamais vraiment de manière flamboyante, malgré le talent de l’équipe.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2021
Le thème est intéressant et ça aurait dû marcher mais ça n'a pas marché. C'est un peu comme Little Big Man mais c'est loin d'être aussi divertissant. Bien que le cirque du Far West suscite quelques moments divertissants par exemple les cascades de rodéo il ne peut pas sauver le film d'être prétentieux et ennuyeux. Les principaux Amérindiens sont ironiquement si unidimensionnels et en bois que j'ai pensé qu'Altman faisait peut-être une remarque sarcastique sur les Indiens. L'idéologie est ouvertement unilatérale à l'encontre des nouveaux Américains décrivant les Indiens comme nobles tout en ignorant commodément leur côté sombre par exemple les tactiques de torture odieuses que la plupart des tribus infligeaient à leurs ennemis captifs y compris à d'autres membres de la tribu afin d'entraver leur condition dans l'au-delà. Par exemple ils arrachaient les yeux de leurs ennemis ou mutilaient leurs organes génitaux afin qu'ils ne puissent soi-disant pas voir ou copuler dans l'au-delà. C'est tellement vertueux je pourrais supporter cette perspective déséquilibrée si le film lui-même était divertissant mais ce n'est guère le cas...
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2014
Cinéaste atypique, Robert Altman s'est attaqué à différents genres différents, mais régulièrement on peut retrouver dans certains de ces films un regard critique sur son pays des USA, que ce soit l'armée dans "MASH" ou "Streamers" ou le milieu hollywoodien dans "The Player". Avec "Buffalo Bill", il démystifie à la fois un personnage fort de l’Amérique mais aussi il jette un regard froid et cynique sur les bases de son pays.

Et en effet, Altman nous présente un Buffalo Bill alcoolique, mauvais tireur, mauvais cavalier, prétentieux et qui s'est forgé lui-même sa légende. Le cinéaste américain se concentre vraiment sur le personnage de Buffalo Bill qui prépare son "Wild West Show" avec lequel il va sillonner le monde. Il trouve même le moyen de convier le chef sioux Sitting Bull à participer à son spectacle.

Tout en nous faisant suivre la déchéance de Buffalo Bill, il s'attaque aussi aux fondations de son pays et aux légendes toutes faites auxquels on peut croire naïvement, ici par l'intermédiaire du monde du spectacle. Il s'attaque aussi au patriotisme aveugle et le traitement des indiens. Altman nous intéresse à ce personnage outrancier mais pathétique dans sa chute. De plus il bénéficie d'une excellente composition de Paul Newman.

Altman ne manque pas non plus d'humour et dose plutôt bien les différents genres qu'il aborde. De plus, Buffalo Bill bénéficie d'une belle qualité visuelle et d'un Atlman sublimant les paysages de l'ouest américain.

Néanmoins, il est regrettable que le film contienne quelques longueurs et qu'il y ait cette impression que le scénario n'explore pas tout ce qu'il aborde et se contente parfois d'effleurer le sujet (peut être dû aux coupes que le film a subit). Il gagnera tout de même l'ours d'or à la Berlinale.

Dans l'ensemble un bon Altman même si il n'est pas exempt de tout reproche. Il s'amuse à démystifier une légende américain et d'égratigner son pays au passage. Une leçon d'histoire mensongère, emmené par un grand Paul Newman.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2023
Robert Altman a réalisé des films féroces et cyniques comme M.A.S.H. Dans « Buffalo Bill et les Indiens », la charge est certainement plus subtile et se concentre sur Buffalo Bill joué avec beaucoup de force et de générosité par Paul Newman. L’acteur campe un personnage narcissique et antipathique qui ne supporte pas la concurrence. Une sorte de vieux beau passablement à la ramasse et aux choix discutables. Par contraste, Robert Altman lui oppose le calme et la malice de Sitting Bull. La conquête de l’Ouest se termine et le Far West va progressivement devenir un mythe qui se construit sur le mensonge et le déni (du massacre des Indiens) ; il s’agit donc d’une relecture de l’histoire. Buffalo Bill va entrer l’histoire en façonnant sa propre légende. Avec un peu d’avance sur son temps, Robert Altman nous explique qu’il faut séparer le héros de son œuvre (pas vraiment glorieuse dans le cas présent). Buffalo Bill ne vaut pas mieux que Custer, Billy the Kid et tant d’autres pseudo-légendes.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2021
Le film a l'air d'avoir été improvisé et le récit va au hasard. Pas très drôle et ne nous mène pas à un endroit précis.
YOUENNNN
YOUENNNN

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2022
C'est souvent difficile de digérer les films d'Altman, je me mets à la place du spectateur lambda qui avait envie de s’engloutir un bon western ça doit pas être évident... La trame, le récit et le scénario sont loin d'être conventionnels, le spectateur n'est jamais dans sa zone de confort mais c'est aussi ça qui fait l'intérêt de ses films...
Si on connait ce postulat de départ, typique de presque tous les films d'Altman, je pense qu'on appréhende le film bien plus aisément et on peut alors aussi profiter pleinement de l'extraordinaire qualité de l'ambiance, des décors, des costumes, de la photo, des acteurs, du réalisme et des différents niveaux de lecture de l’œuvre.
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