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vivaBFG
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3,5
Publiée le 29 juin 2022
Voilà ce que certains doivent appeler un OFNI! Tout d'abord commençons par Peter Sellers, qui tient le rôle principal et qui nous montre toute la palette de son talent. Rien que pour cette prestation, ce film mérite ses 3 étoiles. Pour le scénario, là, je serai un peu moins enthousiaste. Il est bizarre et semble vouloir nous faire passer un message (des?) message. Mais lequel? Qu'un homme sans connaissance peut très bien faire illusion sur ses lacunes. Que les gens sont parfois (toujours?) trop bête pour s'apercevoir de ses lacune? Que la sagesse d'un homme, sa gentillesse annihile toute animosité envers lui, et en fait une source d'inspiration infinie. Etc... Et au final, vous aurez droit à une surprise; et de taille, croyez moi ;-)! A voir par les amateurs de cinéma dans toutes ses dimensions
Un jardinier très simple d'esprit et déconnecté du monde exterieur a perdu son ancien emploi suite au décès de son patron. Les réflexions de notre bonhomme ont toujours pour référence, le jardinage et il présente une addiction à la télévision. Errant dans la ville,il a été heurté par une voiture appartenant à une riche famille proche du pouvoir . Il a été soigné et prié d'être un des leurs du fait de sa sincérité profonde et de ses pensées savantes . Il est passé de l'anonymat à une médiatisation extrême du fait qu'il a côtoyé le président des États Unis. Rôle admirablement joué par Peter Sellers.
Oh mon Dieu, ce bijou de comédie drôle et acide, peinture peu reluisante du monde, qui a encore cours aujourd'hui, et même plus que jamais. En faisant de ce simplet un objet d'attention, le film égratigne salement le monde de la politique et des médias, tapant là où ça fait très mal, sans aucune retenue. P. Sellers est juste fabuleux dans ce film, traversant la vie de ces puissants avec indifférence, faisant fantasmer ses interlocuteurs tout en débitant des propos au 1er degré qui ne veulent rien dire, lui qui aime juste jardiner et regarder la télé. Mais, incapable de sortir de leurs carcans, il fera la joie d'un puissant financier mourant et de sa femme, du président des USA (également impuissant au lit avec bobonne, fallait oser !), des médias et des ambassadeurs, tandis que les services secrets s'échinent à savoir qui il est, échafaudant des théories insensées. Puissant, profond, hilarant, un film incroyable, qui ose beaucoup de choses, narrant tranquillement la destinée hallucinante de cet homme, qui se contente d'être là et de dire des choses avec placidité, laissant ses interlocuteurs interpréter ça à leur façon. Génial, même si c'est peut être un peu trop long. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
A la fois farce et fable sur les médias, Bienvenue Mister Chance est un conte formidablement grinçant, porté par l'excellente interprétation de Peter Sellers (peut-être son meilleur rôle) et bien servi par le ton mi-sarcastique mi tendre d'Hal Ashby. Un film à redécouvrir à l'heure où nos politiciens vont se donner en spectacle dans des émissions confessions et où un personnage semblant sorti d'une télé-réalité, Donald Trump, concourt à l'élection de Président des Etats-Unis. Voir ma critique complète sur mon blog :
Alors là incroyable ! Je ne parviens pas à comprendre pourquoi Hal Ashby n'est pas plus connu ! Un film drôle, subtil, original ! On dirait une sorte de conte des années 70 ! Et les musiques sont très bonnes également !
Forrest Gump avant l’heure, Mister Chance est un niais magnifique. Nourri et blanchi par un homme dont il n’a jamais su quel lien il avait avec lui, il se réveille brutalement après cinquante ans quand le destin le force à se construire une vie. Pur et limpide, il intègre par hasard les arcanes du pouvoir et étend progressivement son aura par une série de quiproquos dont il reste en tout point innocent. Lui qui n’a de science que pour l’horticulture, il renvoie ses auditeurs à leurs certitudes, ravive leurs espoirs et leurs peines perdues, touche et rassure les âmes en leur rappelant Voltaire : nous devons cultiver notre jardin. Being there joue des invraisemblances avec un naturel désarmant. Son Candide aux tenues des années trente, qui s’abrutit de télévision et lâche des punchlines inspirées des fleurs, apporte un grand bol d’air au cinéma d’alors. La réalisation d’Hal Ashby, discrète et tout en retenue, laisse place au charme un peu usé de Peter Sellers, dont c’est le dernier rôle de son vivant – la panthère rose nous quittant prématurément l’année suivant la sortie dans les salles. Rien que ça vaudrait que l’on s’y attarde, mais l’essai, simple, rieur et faussement léger, a bien plus à offrir qu’une amère épitaphe. Une belle surprise.
Le film est véritablement absurde. Un jardinier simplet a vécu toute sa vie en tant que jardinier chez un vieil homme qui vient de mourir. Il se retrouve du jour au lendemain à la rue et est recueilli chez le vice-président à la suite d'un coup du sort. Son langage naturel va émerveillé tout le monde, médias compris, qui vont boire ses paroles comme du petit-lait sans se rendre compte comme il est benêt. Le film est lent, les dialogues absurdes à mon goût. Je l'ai visionné pour la scène préférée de F. Berléand. Je ne remets pas en cause le jeu des acteurs mais je n'étais pas loin de somnoler pendant tout le film. Et le final... spoiler: le proposer à la Présidence ? est parfaitement ridicule, même s'il dépeint une société de médiatisation favorable à l'aura d'une personne plutôt qu'à ses compétences. Je n'ai pas du tout aimer les dialogues, les personnages et ai trouvé le film extrêmement fade. Joué d'une manière monotone et monocorde au possible, même lors des moments humoristiques. Il dure 2 longues heures !
Une comédie dramatique qui met en scène Monsieur Chance, un jardinier simplet qui, grâce à sa sottise et naïveté naturelles, parvient à accéder aux hautes strates de l’Amérique des années 1970. Peter Sellers incarne ici son dernier personnage de façon drôle et touchante, mais toujours très juste. Une réalisation qui, sous ses apparences de fable comique, livre un discours radical sur le pouvoir et les médias. Une satire socio-politique bien amenée, beaucoup plus acerbe et cynique qu’elle n’y parait !
A la façon d’un père spirituel de Forest Gump, le dernier personnage qu’incarna l’inénarrable Peter Sellers roule sa bosse dans les strates les plus élitistes de l’Amérique des années 70 grâce à sa sottise naturelle. Avec cette petite fable comique Hal Ashby signe là son film le plus grand-public mais son discours sur le pouvoir et les médias n’en reste pas moins radical. La façon dont les politiques et les journalistes sont y montrés comme étant tellement cantonnés dans leur langue de bois que la naïveté d’un quidam leur apparait comme une force de discernement, est annonciatrice de la vacuité intellectuelle des médias et des discours publics contemporains. La glorification de la bêtise humaine dans un monde où tout n’est qu’apparats et manipulations est donc astucieusement dénoncée par ce scénario mais la façon dont la réalisation adopte le rythme de son héros, d’ailleurs trop peu crédible pour être touchant et trop pitoyable pour être amusant, plombe le pouvoir comique de cette satire socio-politique à laquelle la toute dernière scène va donner une toute autre dimension.
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3,0
Publiée le 10 décembre 2025
Très aimè et admirè par les cinèphiles, Hal Ashby n'aura cependant jamais sa place très haut dans la liste des grands cinèastes amèricains! Bien sûr une part de sa filmographie serait à revoir aujourd'hui, des classiques "Harold and Maude" (1971) à "The Last Detail" (1973), en passant par le poignant "Coming Home" (1978) et par le succès "Being There" (1979), dernier film tournè en intègralitè par le regrettè Peter Sellers dans le rôle d'un jardinier qui a gardè le comportement d'un petit garçon et dont on ne sait absolument rien sur son passè! Pas besoin d'avoir la main verte pour dècouvrir ce « Forrest Gump » avant l'heure dont la vie est un ètat d'esprit! Sellers nous a quittè en 1980, Melvyn Douglas, cloitrè et à l'agonie, en 1981...deux acteurs parfaitement utilisès à l'aube de leur mort! Certes, quelques longueurs quand Chance devient la coqueluche des grands pontes, mais la première partie où il ne quitte pas son jardin est èblouissante! Et quelle magnifique intro au son de la Symphonie n°8 inachevèe de Schubert...
Les rôles d'imbéciles ont toujours été une habitude chez Sellers. Dans ce film, son personnage lui a fait atteindre un autre niveau du jeu d'acteur. Il y incarne l'imbécile heureux, qui n'a d'yeux que pour ses plantes et sa télévision, qui l'accompagne matin et soir, et qui l'empêche de faire certaines activités. Le film est une belle leçon sur l'arrivée d'un inconnu au pouvoir et sa médiatisation : on montre Chance plongé dans le monde impitoyable du show télévisé et de la presse, médias qui peuvent modeler son image à leur façon. Egalement dans le milieu politique, où par une méprise, les renseignements ne trouvent aucun dossier sur Chance, comme s'il était arrivé du ciel, et cela grâce à un accident causé par la télévision. Avec un texte très bien écrit, le réalisateur Ashby a su créer un film humain et poignant : par exemple, il a su mettre en avant le montage son : le son de la télévision est parfois en harmonie avec la situation de Chance. Ou encore la séquence de la découverte du monde extérieur par Chance, un monde couvert d'ordures, avec une chanson jazz reprenant les notes de Ainsi parlait Zaratoustra de Strauss. Seulement est-ce que le film dénonce une forme de racisme dans la société américaine ( la bonne ou les délinquants ) ? peut-être, mais les coulisses de la télévision, des médias et de la politique sont aussi explorés. Tout cela en passant par le point de vue du personnage brillamment interprété par Sellers, qui, sous ses "Je comprends" répétés, ne comprends en réalité pas le pouvoir qu'il tient entre ses mains, se fixant toujours sur la réalité que lui a transmise la télévision. Le personnage n'évolue pas, mais l'histoire n'en conserve pas moins une humanité, une simplicité étonnante.
Un chef d'oeuvre! Je me souviens d'avoir vu ce film à Vancouver à sa sortie. La salle se vidait les gens ne comprenaient rien. Je me suis retourné et il y avait une vieille dame avec son mari, elle pleurait, elle m'a montré l'écran en me disant : This is life!.... J'ai été flabergasté par le film,par sa profondeur sous son insouciante légereté! Tiré de la nouvelle : La Présence....Si on comprend ce mot , si on l'associe au personnage qui est toujours dans l'instant présent,alors le film s'éclaire. Le monologue de la fin est sublime! Un des grand monologues du cinéma...comparable à celui de Chaplin dans le Dictateur!Avec une petite touche d'absurde... La marche sur l'eau , trouvé par Ashby à la dernière minute est poétique, ouverte, fascinante! rejoint le mythe....Ceux qui ne voient que le premier degré et s'y ennuie sont sûrement mieux de visionner des films au premier degré style Bond et Cie...Donc amateurs de tout-cuit et “easy listeners” s'abstenir
L'histoire de ce débile au premier degré est d'une débilité insondable, à rendre débile le spectateur au bout de quelques minutes. Et dire que ce film dure deux heures ! Je suppose même que, cerise sur le gâteau, à la fin on doit l'élire président de la première puissance mondiale. A ce niveau, c'est même plus de l'autocritique, c'est du masochisme. Il est vrai qu'ils n'ont pas dû avoir de mal à écrire le scénario.
Que l'on soit prêts à gober bien des ineptiies, que la presse nous fasse avaler des heures et des vies de vacuité, que de grosses fortunes se placent sous la coupe de gourous improbables ……. De là à ce qu'un demeuré intégral, analphabète singeant la télé, enfant sauvage de la maison de la Belle au bois dormant devienne l'inspirateur d'un président de la République, le confident éclairé d'un puissant homme d'affaire, l'amant de sa femme (ou presque) et le nouvel hérault des médias, pour finir par marcher sur l'eau.... Le miracle n'a pas eu lieu. Jamais, je ne suis rentré dans la drôlerie supposé de ce film, jamais je n'ai esquissé un sourire, à des scènes qui pourtant dans un autre contexte m'aurait sans nul doute tordu de rire