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Pseudofile
14 abonnés
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2,0
Publiée le 6 janvier 2026
Où comment un personnage insignifiant tant socialement qu'intellectuellement devient par cette simplicité extrême même le conseiller le plus avisé des dirigeants économiques comme politiques des Etats-Unis d'Amérique. Métaphore de la simplicité comme parangon de la sagesse peut-être mais qui me rappelle surtout cette histoire d'experts artistiques qui s'extasiaient sur une peinture sans savoir qu'elle avait été peinte par un singe. Mais là, avec ce principe que les gens des hautes sphères côtoient ce personnage en permanence - puisqu'il vit même chez eux - sans y déceler la moindre anomalie intellectuelle est tellement grotesque que l'on ne croit pas un instant à cette histoire de "Oui-Oui dans les antres du pouvoir". Comme si les gens qui dirigent le monde se faisaient systématiquement duper par la clairvoyance de "l'idiot du village". C'est long, lent, morne, ridicule et la fin est de facto incompréhensible. Dommage pour les acteurs qui sont quand même bons.
Hal Ashby réaliste une étonnante comédie tant par la nature de son personnage principal, Mister Chance, que par le style intimiste et austère de la mise en scène. Très éloigné des figures exubérantes, voire cabotines, qu'il a pu composer par ailleurs, Peter Sellers incarne ici, sur le mode d'une imperturbable sobriété, un simple d'esprit subitement admis dans la plus haute société américaine, celle des industriels et du Président en personne. Chance est un jardinier qui a passé toute sa vie reclus et qui ne connais du monde que ce que la télévision lui a appris. Un concours de circonstances l'amène à séjourner chez un milliardaire. C'est à ce moment que la comédie prend toute sa saveur. Ou comment la stupidité de Chance est confondue avec une intelligence redoutable. Sa dignité et son laconisme -expressions ordinaires de sa vacuité intellectuelle- impressionnent pourtant et ses considérations florales très simples sont prises pour de subtiles métaphores... Le mérite du film est de rester fidèle à son esprit, se détournant de la farce et des situations possibles de quiproquos. Toutefois, cette retenue en constitue aussi les limites. L'interprétation originale mais monocorde de Peter Sellers, l'expressivité minimale de son personnage et les langueurs du récit font que le film manque de relief humoristique et qu'il est par moment ennuyeux.
Une fable satirique réjouissante, absurde et acerbe qui dénonce la superficialité du pouvoir politique et médiatique, portée par un sublime Peter Sellers en anti-héros parfait. 3,75
Le portrait d'un homme naïf et plus que limité intellectuellement ne sachant faire que deux choses : jardiner et regarder la télévision. Qu'était donc ce "Bienvenue Mr. Chance" ? Une fable se payant le scalp de la politique et les médias ? Le point de vue est intéressant et s'entend parfaitement mais je suis davantage d'accord avec un autre exprimant l'idée d'une société qui cède à la superficialité, s'intéressant à quelqu'un bien davantage pour son aura que pour ses réelles compétences. Et pour cause, le néant intellectuel de Chance est tel qu'il lui confère un naturel désarmant ceux qui l'entourent, eux qui sont coincés dans leur carcan d'homme politique, d'homme d'affaire ou d'épouse délaissée. Il faudra bien un jour redonner du crédit à Hal Ashby, car s'il n'avait pas beaucoup de bagage technique et n'entendait pas grand chose à l'art de la mise en scène (ce qui est d'ailleurs une tare ici, trop monocorde pour un film de plus de deux heures) il était en revanche un très bon raconteur d'histoires (même quand celles-ci sont improbables) et le cinéma a autant besoin de gars qui savent raconter des histoires que de gars qui savent manier une caméra. Quant à Peter Sellers, s'il n'a pas toujours été très inspiré pour jouer les rôles comiques, il ne s'est en revanche jamais trompé pour jouer les rôles de composition.
Ce film de Hal Ashby est une grosse blague! Un jardinier complètement demeuré, n'ayant comme raison de vivre que le visionnage de la TV, devient quelqu'un d'important qui va faire de l'ombre au président des Etats-Unis. Le scénario est invraisembable mais c'est bien le but du film. Peter Sellers joue à merveille ce Chance Gardener complétement idiot mais pris pour un génie dans les hautes sphères du gouvernement américain. Ce film est un ovni dans le genre comique, une grosse farce. Mais cette fable burlesque devient parfois ennuyeuse tellement elle est improbable, on est parfois énervé par tant de débilités. Un film à voir pour sa singularité.
Scénario faiblard, sans aucun rebondissement, c'est plat, fade, pas du tout captivant.... Peter Sellers sans relief, avec un air ahuri pendant ces deux interminables heures... Perte de temps !
Le personnage principal, un jardinier attardé, doit brutalement quitter son poste et son logement au décés de son riche employeur aprés une vie recluse avec pour seule fenêtre sur le monde les émissions débilisantes de la TV. S'en suivent une série de quiproquos amusants où son allure de british guindé (il s'habille comme 50 ans auparavant), son comportement inexpressif et ses phrases toutes faites de jardinier le font remarquer dans un gotha New-Yorkais blasé pour qui il incarne maintenant "le bon sens". Le film, qui se moque avant tout du milieu polico-médiatique d'alors, est assez plaisant, cependant il hésite trop entre comédie et satire sociale et le personnage de Mr Chance est bien trop lisse et répétitif, ce qui fait que l'on ne rie pas autant qu'espéré au vu du scénario. Il aurait été préférable de s'appuyer sur un acteur américain tel nos Jean Lefevre ou Jacques Villerest pour une bonne caricature d'un idiot qui devient roi malgré lui.
À mi chemin entre Forrest Gump et Rain Man qui sont postérieurs et qui donc ont pu (dû ?) s'inspirer de ce film. La prestation des acteurs est formidable, Peter Sellers en tête. Le film est faussement lent, parsemé de morceaux de musique classique douce. La mise en scène n'est pas extraordinaire mais l'histoire est suffisamment intéressante pour en tenir compte. Une bonne surprise.
Socialement inadapté par candeur et insensibilité, l'imbécile heureux qu'incarne avec une déconcertante délicatesse Peter Sellers permet de libérer une charge satirique acide contre les médias et la politique mais aussi de proposer une cynique étude de moeurs puisque l'irruption de cet illettré ignorant des enjeux qui l'entourent révèle désirs ou manques enfouis et véritables personnalités. Usant de la métaphore du jardin pour décrire notre propre macrocosme, le récit se rit de l'incapacité des hautes sphères à entendre le premier degré, croyant en des manipulations ou sous-entendus constants. Life is a state of mind!
Trop lent, trop long, trop malaisant. Ce Forrest Gump avant l'heure n'a pas la vivacité, le charme et la drôlerie de son successeur. On ne rit pas, on s'ennuie, on ne croit jamais que ce simple d'esprit puisse charmer son entourage. Si le message d'Ashby était que n'importe qui peut devenir Président des USA, Trump l'a ensuite prouvé. Et ce n'est pas drôle non plus....
Vu à sa sortie et depuis plus rien. Un vague souvenir d’un monsieur bien mis, remontant une avenue de Washington, seul et désemparé. C’est tout. Ce que je croyais être une fin, plus de quarante ans après, s’avère être le début. Une mise à jour était bienvenue.
Voir Mister Chance errer dans Washington, une valise à la main, découvrant le monde pour la première fois - lui qui le connaissait qu’à travers la télévision, lui qui n’était jamais monté dans une automobile - le ventre vide, démuni de toute connaissance, m’inquiétait ; je me demandais ce que Al Ashby me réservait.
Dans Mister Chance, il y a Chance, mot anglais et français qui signifient la même chose. Et Mister Chance porte bien son nom puisqu’il a eu la chance de tomber sur l’épouse d’un homme qui côtoie très étroitement le président des Etats-Unis.
Al Ashby a eu pitié de lui et a opté pour une issue relevant du conte. Oui « Bienvenue Mister Chance » est un conte où un ravi de la crèche est auréolé d’une bonne étoile. « Heureux les simples d’esprit, le royaume des Cieux leur est ouvert.» (La dernière image semble confirmer une dimension mystique ou religieuse)
Si Al Ashby s’emploie à épargner Mister Chance, grand benêt devant l’Eternel, il s’amuse à abêtir tout l’entourage de Mister Chance qui voit en lui un être à la prose métaphorique.
Dans tout conte, une question se pose : Qui est le plus benêt des deux ? Lui ou son entourage dans lequel on compte le président des Etats-Unis !?
Trop drôle ! Peter Sellers, toujours prompt à jouer les crétins de service, effectue ici une prestation de très haut niveau. On assiste à une satire jubilatoire du milieu politique et économique US : l’origine de Mister Chance n’étant trouvée ni par le FBI ni la CIA, après la demande du Président lui-même, ce dernier ne trouve plus le sommeil et a sa panne sexuelle : franchement hilarant. Au départ, tout vient d’un accident bénin de Mister Chance par la voiture d’un « vieux » très haut placé de l’économie américaine, habitué des contacts avec le Président, et tout s’enchaîne avec un humour décapant. Partout où il passe, Mister Chance attire la sympathie par ses propos directs toujours positifs et ses comparaisons avec les règles du jardinage que le Président veut appliquer à sa politique. Franchement à voir, d’autant que Shirley Maclaine, en épouse insatisfaite du vieux grand patron immensément riche, est tout simplement sublime.
Le film est en quelque sorte une adaptation du conte d’Andersen: les habits neufs de l’empereur. Comme le dit la femme du début : il est bête comme ses pieds. Et personne ne le voit comme dans le conte où les tailleurs se moquent du roi en lui faisant croire que seuls les gens intelligents voient le tissu dont il est affublé alors qu’en fait il n’a pas d’habits… Le conte a cette particularité, c’est qu’il est plaisant et facétieux. Ici je trouve ce film insupportable. C’est effectivement aussi un Forest gump des années 70 mais quel ennui abyssal. Le ton du film est monotone, la musique atroce, le style vieillot et la télé tout le temps détestable. Pas du tout emballé. Même avec tous les acteurs connus.
Excellente idée scénatistique parfaitement menée et développée. Il s'agit de prendre un simplet, limite débile léger qui ignore jusqu'au désir amoureux mais qui est parfaitement éduqué, ne connaissant rien au monde que ce qu'il en a vu dans le poste de télévision comme un prisonnier de la caverne de Platon qui ne voit que l'ombre des personnages qui se meuvent derrière lui dans le fond de sa grotte, et de faire sortir de cette grotte ce simplet en le lançant dans le monde. Peter Sellers interprète à merveille ce personnage équanime. La servante noire qui est la seule à connaître l'origine du simplet, il était jardinier où elle travaillait, a envie de voir du racisme dans l’ascension fulgurante de celui qu'elle a connu chez leur maître défunt. Elle se trompe. La bonne éducation de Mr Chance et son costume hérité de son riche maître font qu'il est pris par les "gens de la haute" pour quelqu'un faisant partie de leur monde. Il est suggéré, idée ô combien piquante et subversive, qu'en réalité la bienséance exigée de chacun dans la classe supérieure consiste ni plus ni moins à se comporter comme le fait naturellement un simple d'esprit.
Voilà ce que certains doivent appeler un OFNI! Tout d'abord commençons par Peter Sellers, qui tient le rôle principal et qui nous montre toute la palette de son talent. Rien que pour cette prestation, ce film mérite ses 3 étoiles. Pour le scénario, là, je serai un peu moins enthousiaste. Il est bizarre et semble vouloir nous faire passer un message (des?) message. Mais lequel? Qu'un homme sans connaissance peut très bien faire illusion sur ses lacunes. Que les gens sont parfois (toujours?) trop bête pour s'apercevoir de ses lacune? Que la sagesse d'un homme, sa gentillesse annihile toute animosité envers lui, et en fait une source d'inspiration infinie. Etc... Et au final, vous aurez droit à une surprise; et de taille, croyez moi ;-)! A voir par les amateurs de cinéma dans toutes ses dimensions