L'Île rouge
Note moyenne
2,7
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164 critiques spectateurs

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Loquita
Loquita

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2023
D'abord, j'ai adoré la bande annonce. C'est rare que j'aime une bande annonce, mais celle de ce film-là m'a bercée, comme une chanson qui vous entre dans la tête et qui ne veut pas en ressortir.

Ensuite, j'ai adoré le film ! La question du regard est essentielle au cinéma, non ? Qui regarde ce qui nous est montré ? Quel est le point de vue ? Si on ne se pose pas cette question, on peut se faire manipuler. Eh bien je trouve génial que ce soit un enfant qui regarde cette communauté de colons. Parce qu'un enfant n'a pas encore d'a priori, donc son regard est objectif, il ne pose pas de filtre sur les faits qui se déroulent sous ses yeux. Et les faits, ce sont des Français qui se sont créé une bulle paradisiaque, qui se sont appropriés des terres, au détriment de la population locale qui ne fait que bosser pour eux, trimer pour eux, et dans l'ombre si possible, pas sous leurs yeux. Pour moi, ce film est une oeuvre de salubrité publique parce qu'on n'a pas assez décolonisé les esprits, en France, on n'a pas assez expliqué les méfaits de la colonisation ; c'est tellement vrai qu'une bonne partie de notre classe politique en est encore à vouloir vanter les "bienfaits" de la colonisation !

En plus, je trouve le film subtil. C'est par des petits bouts de scènes sur les côtés de ce qui se passe au centre de l'image, qu'on comprend que les coulisses de ce paradis artificiel sont le mépris de la population locale, son humiliation parfois, et la collaboration avec l'armée qui réprime les indépendantistes.

Instant génial : le moment où on passe de ce que se disent les Français entre eux, à ce que se disent les Malgaches entre eux !

Enfin, visuellement, le film est splendide, à l'image de l'île rouge qui lui donne son titre. Rien que dans la bande annonce je devine cette splendeur, le panoramique le long de la piscine, l'avion qui lâche des parachutistes en survolant le territoire... Vraiment, je suis à l'opposé de ceux qui font la fine bouche, devant ce film qui me fait mettre Robin Campillo dans la catégorie des cinéastes dont J'ATTENDS chaque prochain film !
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2023
Robin Campillo s'est largement inspiré de son histoire personnelle pour écrire et réaliser L'île rouge. Fils d'un militaire, il a vécu deux ans sur une base militaire française à Madagascar avec ses parents et ses deux frères aînés au début des années 70. Bien que l'indépendance de Madagascar soit officielle depuis 1960, les personnages du film se comportent en colons, profitent à chaque instant de ce "coin de paradis" et semblent indifférents à la vie des Malagasy.
L'île rouge est un film de sensations, filmé à hauteur d'enfant. Thomas (épatant Charlie Vauselle), 8 ans, grand admirateur de Fantômette est un observateur discret du monde qui l'entoure. Il pose un regard attentif sur les humains et les paysages. La relation avec sa mère (magnifique Nadia Tereszkiewicz) le porte et va l'aider à quitter Madagascar avec sa famille pour rejoindre la France. Les dernières images de ce film tout en nuances spoiler: montrent l'allégresse de jeunes malagasy qui défilent en chantant le bonheur de vivre et d'écrire désormais leur histoire.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2023
Respect à ceux qui n'ont pas pu entrer dans ce récit d'enfance africaine, mais pour moi L'Île rouge est un pur joyau. J'y allais à reculons, découragé par une presse et des critiques-spectateurs pointant tous les défauts supposés de la chose : un film éthéré sans récit structuré, une vision d'homme blanc sans attention portée aux autochtones, de belles images sans réelle signification... Et puis le film commence et je crois m'être trompé de salle. Une héroïne d'enfance, digne des BD des années 1950, se bat dans une laverie automatique contre d'improbables méchants. Dès cette séquence, Robin Campillo situe son point de vue : l'enfance, ses fantasmagories, ses souvenirs recomposés. Et les 4/5 du film qui suivront reposent sur ce postulat, mais avec ceci de particulier qu'on est sur une île africaine, aux ambiances tropicales traversées de couleurs et de lumières irréelles, où père et mère prennent des allures de personnages oniriques.
Suit alors un récit parfaitement structuré où l'on découvre progressivement la réalité d'une colonisation, les militaires et les bordels, le mal du pays, les soldats qui tentent l'aventure avec une femme locale, la hiérarchie qui prive certains d'assister aux cérémonies du général, l'aide apportée par l'occupant à l'armée nationale lors de ses opérations de maintien de l'ordre, etc. Tout est raconté en un récit organique, où le quotidien et sa trivialité se nourrissent des récits que la voix du père rapporte depuis la base. Les flash-backs se multiplient alors pour témoigner de la mort accidentelle de deux bidasses, d'une mission aérienne dans le sud, d'une révolte des prostituées locales. Mais comme tout enfant, notre personnage principal feint la naïveté tout en comprenant parfaitement ce qui se joue lors des messes basses. Il décrypte les propos des adultes et leurs sous-entendus, de sorte que l'idée directrice du film tient précisément à cette patiente observation du monde révélatrice des secrets de chacun et des groupes sociaux auxquels on appartient : à quoi jouent les adultes le soir quand ils ont trop bu ? le couple formé par maman et papa est-il aussi solide que ça ? pourquoi les prostituées se révoltent-elles ? pourquoi les locaux ne sont-ils réduits qu'à des fonctions secondaires ? Exorcise-t-on vraiment les Européens amoureux des Malgaches ? Etc.

La situation de l'enfant, Français parmi d'autres Français, ne pourrait donner qu'une place subalterne aux Malgaches. Longtemps on pense que Campillo se limitera à quelques beaux plans de visage pour nous faire comprendre son empathie pour le peuple colonisé, mais c'est oublier le cinéaste politique qu'il est depuis 120 battements et même Eastern boys. spoiler: Par un stratagème scénaristique étonnant, le cinéaste retourne complètement son point de vue et adopte la langue des opprimés. Certes ce twist nous prive de derniers instants avec cette famille qu'on avait tant appris à aimer, rompt avec la douceur nostalgique de cette chronique africaine, mais il s'impose pour d'évidentes raisons éthiques et politiques.
Charge alors au spectateur d'accepter que la règle du jeu a changé et de s'engager lui aussi dans ce nouveau film devenu militant.

Robin Campillo réinvente la chronique familiale, tant par la structure de son récit que par la fluidité de sa mise en scène. L'île rouge sera probablement le plus beau film de 2023, le plus beau au sens strict. L'organicité des séquences, leur lumière, leurs couleurs, les cadrages, les effets de flou, les choix musicaux, etc. sont indépassables. Et rien n'est gratuit : toute cette beauté est la traduction mythifiée d'une réalité vue à travers le prisme du souvenir d'enfance. La démultiplication des plans répond à cette récollection de mémoire, d'hypothèses, de rêve, d'incompréhension, d'imagination sur laquelle nous fondons nos réminiscences les plus anciennes. Et non, la beauté n'est pas gratuite : pour ceux qui seraient parvenus à entrer dans le film, elle ancre durablement dans le souvenir les moments de ce récit cinématographique exceptionnel. On pense aux débuts de Claire Denis, à Tabou de Miguel Gomes, à la sophistication de Tree of life (dans ce que cet autre récit d'enfance avait de meilleur), à la fluidité kaléidoscopique de Serre-moi fort de Mathieu Amalric, etc. etc. D'autant que Campillo a en commun avec tous ces gens-là le souci du casting, jusque dans ses troisièmes et quatrièmes rôles. Tous les comédiens de L'île rouge sont parfaits, du père au serveur du mess des officiers, en passant par la mère, les amis des parents, les insurgés malgaches, le curé du village et le vendeur de pierres précieuses.

Quand Campillo a surgi avec Eastern Boys, on évoquait la savante scène d'ouverture gare du nord où, en dix minutes, uniquement par la mise en scène, le cinéaste disait quelque chose de nos sociétés urbaines, des migrations, de l'espace et du mouvement, etc. Avec L'île rouge, il parvient à porter cette même perfection à l'échelle d'un film complet de 2h, en s'émancipant de tout didactisme inutile. En cela, il s'agit de son meilleur film.
Stephan B.
Stephan B.

2 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2023
Certains diront qu'il est lent mais c'est faux ! Le film prend le temps de nous immerger dans une famille française qui vit sur cette île rouge envahie par la présence militaire française. C'est à hauteur d'enfant et le temps s'écoule agréablement comme la famille jusqu'au moment où se découvre enfin les aspirations d'une véritable indépendance de la population locale. Un point de vue original qui ne montre pas mais démontre finement la colonisation. A voir !
Piccolo
Piccolo

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2023
Certaines séquences sont très belles, réussies, mais à chaque fois que le film m'attrapait émotionnellement il me relâchait ensuite, si bien que mon implication, ma concentration pendant la séance a été très aléatoire. Les images sont très belles, les plans très composés et l'atmosphère du film est un doux voyage. À travers ses souvenirs d'enfance Robin Campillo nous offre une fresque qui réussite les morts, le temps passé, est un doux hommage à l'enfant qu'il a été, mais a tendance à nous laisser un peu sur le bas coté. Je recommande tout de même ce film, qui, bien qu'il ne soit pour moi pas une réussite totale, est plein de qualités et porté par des acteurs toujours justes.

Petite note pour ceux ayant vu le film : Les crocodiles dans la culture malgache sont très respectés et considérés comme la réincarnation des ancêtres. spoiler: Je trouvais interessant d'avoir cette information en clef de lecture pour la séquence où le père en offre à ses enfants et les plonge en captivité.
aline__
aline__

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2023
La photographie est tout simplement magnifique ! À travers l'écran, nous sommes transportés dans un univers captivant. Malgré la lenteur de certaine scène, on ne s’ennuie pas !

L'approche de la colonisation, vue à travers les yeux de l'enfance, apporte une dimension très immersive au sujet. Cependant, le film aborde un grand nombre de sujets, ce qui peut parfois nuire à la clarté de la narration.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2023
Souvenirs éparses de la fin de la présence militaire à Madagascar, L'Île rouge de par son sujet rappelle quelque peu Chocolat de Claire Denis. L'Afrique coloniale racontée à hauteur d'enfant qui ne comprend pas forcément tout, qui vit dans une sorte de bulle coupée du reste du monde.
Malheureusement Campillo ne peut pas s'empêcher de bien montrer qu'il condamne, que l'influence coloniale française sur Madagascar n'apporte rien de bon, etc et du coup on perd le regard naïf de l'enfant sur la situation. On n'est pas juste en train de rêver avec lui à se prendre pour Fantômette.

D'ailleurs le fait d'avoir fait de Fantômette une figure aussi importante du film est clairement la trouvaille du film. On ouvre carrément le film avec une séquence entière sur Fantômette, c'est gratuit, ça ne sert à rien et c'est tellement réussi. Visuellement on a quelque chose qui détonne avec le reste et qui permet immédiatement de comprendre à travers quels yeux on va suivre cette histoire. Ou plutôt cette non histoire parce qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue, on suit une famille et le temps qui s'écoule sur cette base militaire française...

On voit donc ces femmes de militaires s'ennuyer, délaissées par leur mari, les maris boire un peu trop, faire semblant qu'ils ne fréquentent pas les bordels... Tout ça pendant que le petit garçon ne rêve que d'une chose : devenir Fantômette.
Si je crois que le choix de Fantômette vient des lectures de Campillo lui-même lorsqu'il était enfant, on peut noter que dans ce film on a le personnage principal qui s'identifie à fond à son héroïne préférée et que jamais ça n'engendre la moindre raillerie de la part de ses camarades ou de ses frangins. Disons que ça a le mérite d'être original, qu'on n'est pas dans un sentier balisé. Il adore Fantômette et c'est tout.

Tout ça est vraiment réussi, mais par moments Campillo ne peut pas s'empêche de sursignifier des choses au spectateur pour pas qu'on puisse l'accuser de complaisance et on sort un peu du regard enfantin. Alors c'est justifié dans la narration par le fait que Fantômette doit faire attention, être attentive pour voir au-delà des faux semblants, mais bon, j'ai quand même un peu de mal à croire qu'un enfant de 8 ans pige quelque chose aux aspects géopolitiques de la politique néocoloniale française à Mada...

Et c'est peut-être ce qui vient casser l'immersion du film, cette impression que par moment on doit quand même nous dire que c'est bien de manière assez frontale. Au début ça passe encore, on est à un repas, on ne sait pas encore bien quel est le contexte, on est en train de découvrir et on voit un tuyau d'arrosage qui traîne. Un employé dont on ne verra pas le visage veut le ranger et le père de famille se met à lui dire de faire ça plus tard, comme si le malgache ne devait pas gâcher la fête par sa présence.

Il y a vraiment ce côté communauté fermée et ça fonctionne bien. Mais par moments c'est encore moins subtil, notamment dans les discussions entre adultes et ça aurait pu mériter plus de finesse.

J'aime cependant bien la fin, tournée en malgache, entre personnages malgaches, où le français a disparu, ce qui permet une reprise en main du destin politique par les malgaches eux-mêmes, puisque leur gouvernement n'est plus soutenu par l'armée française, empêchant toute indépendance réelle du pays.

Si le film n'est pas parfait, il n'est reste pas moins assez beau et méritant clairement le coup d’œil.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2025
On voit que réalisateur cherche à donner un style à son film. Mais les moments oniriques et les souvenirs évanescents ainsi que les moments théâtraux plombent l’action de façon pénible.
Parfois un récit linéaire et clair est aussi bien et moins sophistiqué….
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2024
On ne lui avait rien demandé mais Robin Campillo a tenu à nous faire partager ses souvenirs d'enfance à Madagascar, dans une base militaire de l'armée française, au début des années 70. Pourquoi pas ? Dommage qu'il ne nous ait rien demandé, car, sinon, on lui aurait demandé de réaliser un film exempt de longueurs inutiles, un film dans lequel on ne passe pas les 3/4 de son temps à s'ennuyer. Pendant la plus grande partie du film, on ne voit au travers les yeux d'un enfant que des familles françaises, père, mère, enfants, et pratiquement jamais des malgaches. L'enfant, il s'appelle Thomas dans le film, mais tout laisse à penser qu'il s'agit en fait de Robin Campillo. Un enfant qui observe le monde autour de lui, avec les yeux d'un lecteur assidu de Fantomette, "la terreur des malfaiteurs". A priori, l'idée n'était pas mauvaise mais elle est très mal exploitée et elle nous vaut de très longs, de trop longs intermèdes de film d'animation mettant en scène cette fameuse Fantomette. Quant au monde observé par Thomas, ces militaires français et leurs épouses, ce prêtre, ce médecin militaire, ce général et les officiers qui l'entourent, on aurait aimé que leurs états d'âme soient présentés de façon plus personnelle et non au travers du filtre d'une vision enfantine. En plus, à 10 minutes de la fin, le film change brutalement de sujet, ne s'intéressant plus qu'à la population malgache et au ressentiment qu'elle ressent envers la situation coloniale qui persiste plus de 10 ans après l'indépendance. Cette dernière partie du film est très intéressante, mais il est dommage qu'elle arrive comme des cheveux sur la soupe et qu'elle soit si courte, laissant les spectateurs sur leur faim. Autre problème grave de ce film, tourné en format 1.37 : Quim Gutiérrez, le comédien interprétant le rôle du père de Thomas, joue atrocement faux du début jusqu'à la fin. Ce qui, heureusement, n'est pas le cas des autres interprètes, en particulier Nadia Tereszkiewicz et Sophie Guillemin, toutes deux excellentes. En résumé, après "120 battements par minute", on attendait mieux de Robin Campillo.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2023
Madagascar, années 1970. Le quotidien de familles de militaires français basés sur l’île. Qui a déjà acquis son indépendance depuis quelques années, mais des tensions entre la population et le gouvernement local soutenu par la France vont commencer à peser…
« L’Île Rouge » aborde ainsi un sujet très intéressant, celui du post-colonialisme. Ou comment l’indépendance d’un pays ne change pas grand-chose au quotidien de ses habitants. Les familles françaises vivent en vase clos, méprisent plus ou moins consciemment les locaux, et profitent de l’exotisme. Sans compter la mentalité paternaliste pesante de l’armée de l’époque, qui va jusqu’à s’immiscer au sein des familles.
Avec en prime de beaux décors, une jolie photographie, et quelques bonnes idées de mise en scène (les délires de Fantômette, lue par notre jeune héros), le film avait de quoi briller parmi les films français de 2023.
Cependant je n’ai pas vraiment été convaincu par son écriture. Déjà il n’y a pas réellement d’intrigue, on est plutôt dans une chronique (mais les personnages sont très humains, c’est déjà ça !). Ensuite, le parti pris est de filmer tout à travers les yeux des enfants. On ne verra que ce qu’ils voient, ou ce que les adultes leur racontent. Pourquoi pas, l’approche est sensée, mais c’est souvent un peu frustrant… et lourdingue dans le dernier acte où notre protagoniste espionne sans raison des personnages.
Enfin, le final apparait un peu gros, évoquant directement, très explicitement (et sans enfant témoin !) les idées politiques du film. Dommage, cela tranche avec le reste.
« L’Île Rouge » n’en demeure pas moins un beau film, qui traite d’un sujet tout à fait pertinent.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 janvier 2024
Après le formidable « 120 battements par minutes » Robin Campillo ne m a pas du tout emballé avec cette Île Rouge. J ai trouvé son récit inintéressant que se soit au niveau de l intime avec l histoire de ce jeune garçon fan de Fantomette et de ses proches, mais également du point de vue de la grande histoire qu il semble tout simplement oublier pour se rattraper rapidement dans les dix minutes finales. Alors oui il y a ici ou là quelques très beaux plans mais pas de quoi réussir à susciter l intérêt pour une histoire amorphe.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juin 2024
Chronique soporifique sur les souvenirs d’enfance du réalisateur à Madagascar, qui témoigne de la fin d’une époque et des illusions du colonialisme.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2023
Une chronique vue surtout par le regard de l'enfance, où des scènes du quotidien s'enchaînent sans âme ni saveur. Si le sujet est le colonialisme et l'indépendance approchante de l'île, le film ne montre et ne raconte rien de fort où de consistant sur son propos. Même les dialogues sont dits sans conviction!
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2024
Ode nostalgique aux dernières années de présence locale de la France à Madagascar, sans jamais tomber dans des délires colonialistes ou historiques, on suit avec émotion la vie de plusieurs familles. Très personnel avec une sensibilité romanesque presque littéraire, une oeuvre assez iconoclaste.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 février 2024
Ça pouvait être intéressant, ça pouvait m’intéresser mais rien de tout ça. Plus le récit avançait plus je m’ennuyais comme à l’image de cette pauvre jeune femme qui avait suivi ce jeune appelé muté dans cette base militaire située à Madagascar.
Il semblerait que le metteur en scène ait mis un peu de lui-même dans son film.

Tout passe par le regard d’un enfant dont le père est militaire et la mère au foyer comme toutes ces épouses qui sont femmes de militaires. Elles sont entre elles, ne savent pas grand-chose des activités de leur homme. Et évidemment, il en est de même pour les gosses.

En soi, le point de vue de Robin Campillo est intéressant : il place le spectateur à hauteur d’un enfant. Ainsi, à travers ses sens, plus particulièrement son regard et son ouïe, le spectateur que je suis déambule dans des réunions d’adultes, à la maison, dans le jardin, à la piscine, à la mer ; je navigue entre école et maison marchant sur des chemins qui me conduisent devant une palissade de bambous qui grincent pour mater des amoureux.
Pour savoir ce qui se passe dans le mess des officiers par exemple - comme l’enfant n’est pas autorisé à y aller -, il traduit le récit de son amie ; ainsi, le spectateur peut assister à un chant entonné par quatre (?) militaires.
Seulement, m’inviter au réfectoire des officiers ne m’a pas du tout emballé !
C’est ainsi tout le long du film.

L’activité du père est fugace. On le voit prendre des relevés dans un avion pendant une manoeuvre. Là aussi, c’est une traduction de l’enfant.
Il ne peut pas plus développer.
Comme tout enfant.
Son père est militaire, il travaille dans un avion où sautent des parachutistes.
Point barre.

Pour découvrir ce que disent et font les adultes, dont sa mère, il se place derrière une porte à la vitre opaque où il distingue des formes ; ou il se glisse sous une table.
Bref, le regard proposé par le réalisateur à travers cet enfant me laisse indifférent.
J’espérais une situation plus pimentée, plus audacieuse, plus politique mais rien. C’est juste le regard d’un enfant parmi tant d’autres où rien d’exceptionnel ne se déroule.
Une vie banale, relativement tranquille.

Robin Campillo va terminer son film avec une note politique, histoire de se donner une bonne conscience ; il habille l’enfant en Fantômette pour suivre une jeune malgache ; ainsi, le spectateurs aura un aperçu très succinct de la situation politique malgache.
Mais au bout du compte, je m’en moque.
Tout me paraît surfait.
La logique de plaquer le spectateur sur le regard de l'enfant devrait nous épargner la scène des opposants qui descendent de
l'avion puisque l'enfant est refoulé par la jeune malgache. Il n'est plus témoin.
Le film aurait pu se conclure ainsi.
Donc, toute cette partie des opposants est inutile comme la lecture d'un texte de Gallieni sur les bienfaits de la colonisation. Cette partie m’a paru scolaire à cet instant.
Tout ça est bien vain.
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