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Jean-Pierre Jumez
116 abonnés
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2,5
Publiée le 23 juin 2023
Le réalisateur juxtapose pêle-mêle ses souvenirs d'une base militaire à Madagascar. Ayant moi-même été exposé à cette situation (Diego Suarez au début des années 70), je puis attester que tous les plans (hors ces absurdes fantômes) sont plausibles. Mais, moi mis à part, qui peut s'intéresser à ce pot pourri ennuyeux ?
Film trop long : les épisodes fantômette m'ont sortie de la narration sans apporter rien que je ne comprenne sinon un pseudo zeste Wes Anderson ou Michel Ocelot. La fin est plus rythmée et on retrouve Campillo à son meilleur, celui de filmer des gens en lutte..Ici enfin des malgaches acteurs...comme on voit peu l'île rouge..l'histoire se concentre sur la famille de Tom, leurs amis, la caserne, le mess des officiers mais manque de vrais enjeux..à part l'exil qui n'est la aussi qu'effleuré..Un film trop impressoniste et qui serait soi-disant à hauteur d'enfant mais qui offre d'autres focus..le spectateur est perdu et s'ennuie ferme
Après un début prometteur, tout sombre dans un ennui profond (probablement celui ressenti par les militaires et leurs familles sur cette île), dommage. Les dernières minutes consacrées à l'histoire de la colonisation nous rappelle que cela n'a rien eu de pacifique pour les autochtones.
Quelle déception... Le film était encensé avant même de sortir, le nom de Robin Campillo ne résonnait que par son "120 BPM" et semblait directement annoncer quelque chose d'à nouveau génial, mais c'est raté..
Ce film n'a littéralement aucun scénario clair, ou alors ne s'y tiens pas. on tourne en rond, on comprend vaguement que le personnage principal est le jeune garçon ( semble-t-il le réalisateur enfant ) mais surtout ça part dans pleins (trop?) de sens à la fois sans aucunes raisons.
Même Nadia Tereszkiewicz semble ne pas être à son niveau pourtant si irréprochable, et c'est pourtant la meilleure chose que ce film peut offrir...
Ne courez donc pas aussi vite que tout le monde le dit, ce film n'en vaut pas la peine !!
J’espère que les militaires français et leurs familles vivant sur une base à l’étranger s’ennuient moins que moi spectatrice du film. Heureusement qu’il y a de très beaux paysages.
Beau film mais décevant car il reste centré sur une famille de colons sans aborder, ou si peu, la vision locale du colonialisme. Je suis restée sur ma faim.
Pas très bon ! Très moyen et pourtant Dieu sait si on nous en a dit sur ce film, l'enfance de réalisateur sur une base aérienne française installée à Madagascar, en vertu d'accords entre la France et le nouvel Etat...
Ce qui est réussi, ce sont les "fêtes" entre familles de sous-officiers, avec à la fois les "bobonnes" , dames Bovary qui s'ignorent mais qui veulent séduire et les hommes, virils comme il se doit et bien jaloux. Les officiers sont "à part", évidemment et leurs "bobonnes" plus distinguées et coincées.
A part cela, une grosse erreur, inexcusable quand on a eu un papa sous-off. On lui donne à deux reprises du "Mon adjudant" alors qu'il n'a que des galons de sergent-chef. Les souvenirs d'enfance nous jouent des tours, parfois. Là, c'est patent !
Dernier point, dans les cinq dernières minutes le discours anti-français des opposants au chef d'Etat Malgache qu'il avait envoyé quelque temps dans un ancien bagne. Il les a graciés et les voilà de retour, de nuit, par avion. A l'époque où la Base aérienne française va déménager. C'est à se tordre de rire sachant que l'épisode est sensé se situer en 1970 (12 ans après l'Indépendance !) et ce qu'est devenu, depuis lors, ce malheureux pays. Mais les souvenirs d'enfance sont...ce qu'ils sont !
Un film contemplatif sans intérêt, sans scénario, c'est long, décousu, sans intérêt. Que le temps fut long. Campillo après le Magnfique 120 battements par minute me déçoit grandement. Je ne comprends pas ce qu'il a voulu faire avec ce film mais rien ne vas. Fuyez si vous n'aimez pas les œuvres faussement intellectuels a double sens qui ne riment à rien L'enfant dans le film a part un côté voyeur et perdu n'apporte rien
Les images sont plutôt belles, les acteurs sont bons et la mise en scène est plutôt réussie. Par contre le scénario laisse à désirer, on assiste à une vie de famille pendant 2h avec certains récits qui nous font nous rappeler qu'ils sont bien à Madagascar. Les passages où le petit garçon se croit en super héros n'apportent pas grand chose au film. J'ai trouvé finalement la fin assez ennuyante, tout ce déroulé pour se rendre compte qu'il y a des protestations contre les français, je ne vois pas l'intérêt.
Mise en scène époustouflante, photo magnifique sans oublier un travail incroyable sur le son qui nous plonge dans une expérience sensorielle comme rarement.
Film magnifique, au rythme serein, à la mise en scène raffinée. On retrouve le génie de la mise en scène de Campillo, mais sur un registre très différent de celui de 120 battements. Les scènes avec Fantômette apportent une véritable poésie au film. Enfin, le dernier quart d'heure, spoiler: où on bascule sur la réalité malgache , est une idée géniale pour clore le film et illustrer superbement le départ des français.
Depuis son formidable 120 battements par minute de 2017, - couvert de prix, 2 à Cannes et 5 César entre autres -, on attendait le nouveau film de Robin Campillo. Le voici enfin. 117 minutes – sans doute un peu trop longues – à hauteur d’enfant, ce qui en fait l’originalité mais aussi les limites. Début des années 70, sur une base de l’armée française à Madagascar, les militaires et leurs familles vivent les dernières illusions du colonialisme. Je suis très gêné au moment de parler de ce film évidemment en grande part autobiographique mais dont j’ai eu beaucoup de mal à partager l’admiration que beaucoup lui portent. Bien sûr le regard de ce petit garçon dont la conscience s’éveille et qui découvre les choses de la vie sans les comprendre tout à fait, est touchant, parfois bouleversant, mais est-ce vraiment passionnant ? Pour ma part, j’en doute. Aussi, la réflexion sur le colonialisme – ses bienfaits et surtout ses effets délétères -, passe-t-elle le plus souvent, ici, au second plan. Certes notre petit héros ressent la présence de sa famille et la sienne comme une anomalie mais la nostalgie domine tout le propos. Quand Campillo dit : On volait le bonheur de vivre sur cette île, il résume parfaitement le sujet de son propre film. Quant aux épisodes des aventures de Fantômette, qui nourrissent l’imaginaire du petit garçon, je les trouve personnellement trop longuets voire ennuyeux. Le film s’ouvre sur la chanson Stranger in paradise, un pur exemple d’un courant musical des années 50 inspiré par une vision fantasmée des îles. Pour conclure avec l’importance de la bande-son, les dernières images et le générique sont accompagnés par une chanson jubilatoire et mélancolique dont on nous dit qu’elle aurait accompagné la révolution malagasy, ce qui, dans le contexte de ce drame, signifie la fin de l’enfance et de l’innocence. Donc du bon mais aussi du moins bon, en particulier du côté du casting. Même si le petit Charlie Vauselle crève l’écran, j’ai été très dérangé par l’interprétation du reste de la distribution. Nadia Tereszkiewicz et Quim Gutiérrez ne sont pas débutants, mais j’ai trouvé leurs jeux souvent distants et empruntés. Mais ce n’est rien à côté des « locaux » qui, hélas sont très mal à l’aise à commencer par Amely Rakotoarimalala, dont on oubliera très facilement le nom… Aussi cette faiblesse ternit-elle la force du conte politique sur la fin des illusions et les derniers spasmes de l’empire colonial français. Öur moi, la note d'intention est un peu trop présente, au détriment des émotions. Impression très mitigée.
C'est un film d'une grande douceur, où le regard que porte ce petit garçon sur la vie des adultes mélange rêves et fantasmes comme seul un regard d'enfant peut le faire. Ce n'est ni "long" ni "ennuyeux" c'est la vie d'un enfant, avec toute sa poésie et ses rêves, et c'est merveilleusement interprété et d'une beauté à couper le souffle.
Si la forme est très intéressante (ambiance, images, bande son, montage, jeu des acteurs enfants ou adultes) je n'ai pas réussi à cerner le propos du film. A tout moment on attend un drame qui n'arrive jamais. Un peu décevant.