L'Île rouge
Note moyenne
2,7
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164 critiques spectateurs

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Jujube T
Jujube T

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juin 2023
Joli film ennuyeux.
La faute à une histoire dont on se fout très vite, la vie banale dans une bulle de colons français à Madagascar; du point de vue d'un enfant, mal interprété et peu attachant. Des intermèdes gênants sur Fantômette, livre que lit le gamin pour s'échapper. Les acteurs semblent un peu perdus, comme le spectateur devant ses souvenirs qui nous laissent de glace.
L'idée était belle mais le résultat est plus embarrassant qu'autre chose.
Dommage pour Madagascar, qui méritait mieux.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2023
Un sujet passionnant, mais traité sans l'être par le prisme d'un gosse rêveur. Ça aurait mérité plus de développement ( seule la fin est intéressante) sur la situation vécue par les uns et les autres dans un pays magnifique dont on ne voit rien... vraiment, doit mieux faire.,,
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2023
Si le cinéaste réfute le terme d'autobiographie il est pourtant évident qu'il puise dans ses souvenirs pour son récit et que l'importance de ses souvenirs dans cette histoire ne font pas l'ombre d'un doute jusqu'à l'imagination des jeux et/ou rêves de l'enfant. La partie Thomas repose sur une innocence matérialisée par une fantasmagorie créative et fantaisiste qui contraste un peu avec l'ambiance joyeuse apparente mais qui n'est pas dénuée d'un peu de théâtre ou jeu de dupes plus ou moins nécessaire au sein d'une communauté quasi autarcique. Il y a une mise en scène inventive, fluide qui film Madagascar de sublime façon, subtilement où on visite l'île rouge dans toutes splendeurs ocres et ses nuances, avec plusieurs séquences ou plans sont de toute beauté du crocodile au sable sur la bague en passant par la table en aragonite. On constate qu'il manque une réelle histoire, sans intrigue ni enjeu avant la toute fin qui arrive un peu soudainement, et là on comprend le but politique du cinéaste. Pourquoi pas ?! Mais alors on se dit pourquoi s'être attardé plus de 1h30 sur des militaires français lambda, leur famille, Madagascar elle-même pour qu'il n'y ait au final pas franchement de lien tangible avec cette conclusion ?! On serait presque tenté de dire "tout ça pour ça"... Note indulgente.
Site : Selenie.fr
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2023
On m’a fait des louanges sur ce film ; malheureusement, je ne pourrai pas en dire autant. Je trouve ce film pas terrible ; il y a une idée à creuser mais le scénario nous emmène à côté de quelque chose d’intéressant ; sinon, la réalisation apporte quelque chose de plutôt sympathique.

L’histoire a une idée très curieuse : prendre le point de vue d’un enfant pendant la période coloniale. Mais ce qui nous est montré est loin d’être intéressant ; je me suis profondément ennuyé. Le récit n’est absolument pas prenant ; les différentes intrigues n’ont pas une utilité particulière, en fait elles sont inutiles, elles n’ont jamais de fin et n’ont même pas un développement. D’autant plus que les personnages sont assez agaçants et très peu, voire pas du tout attachants (sans compter que ça joue mal). Tout comme la plupart des sous-intrigues, les interludes en animation sont sans intérêt et disposés au hasard dans le film. Enfin, les éléments de la Grande Histoire sont tellement occultés que la séquence finale paraît brutale et trop inattendue. En soi, le film aurait pu être plus court et plus intéressant sans toutes ses informations inutiles.

Pour le coup, la réalisation a le mérite d’innover ; elle prend littéralement le point de vue du jeune des enfants. Nous restons alors dans une certaine sphère familiale. La plupart des plans sont plutôt beaux et relativement marquants de part leur composition visuelle ou même grâce à la musique qui arrive à transmettre des émotions avec puissance. D’autant plus que la plupart des décors sont ou paraissent réels, donc tout est très crédible. Le cadrage est assez banal mais les mouvements de caméra sont cohérents au sujet traité et surtout au parti pris par le point de vue. La mise en scène est clairement travaillée et maligne dans son exécution.

Cela n’empêche que je ne recommande pas vraiment ce film. C’est un peu trop long pour un tas d’intrigues qui n’ont jamais de point final. Seule la réalisation vaut le coup malgré un manque d’ambition.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2023
Nous sommes en 1972. Le petit Thomas a huit ans. Il est le troisième fils de Robert (Quim Gutierrez) et Colette (Nadia Tereszkiewicz), un couple de Français expatriés à Madagascar où Robert, sous-officier dans l’armée de l’air, a été muté sur la base 181 tandis que Colette, femme au foyer, assure la charge du ménage. Thomas est un enfant timide qui n’aime rien tant que de lire les aventures de Fantomette. Il observe sans toujours les comprendre les adultes qui l’entourent.

Robin Campillo s’est vu décerner la Palme d’Or en 2017 pour "120 bpm". Personne ne se souvient du discours qu’il a prononcé lorsqu’elle lui a été remise. Il a fallu attendre six ans pour que sorte son film suivant, éclipsé par la polémique suscitée par la discours de réception de Justine Triet samedi dernier.

"L’Île rouge" est un film largement autobiographique. Né en 1962, Robin Campillo a passé son enfance à suivre son père, sous-officier de l’Armée de l’air, dans ses affectations outre-mer au Maroc, en Algérie puis à Madagascar.
Quiconque a eu la chance de vivre dans son enfance une telle expérience en est marqué pour la vie. Ce fut le cas de nos enfants, au gré de nos affectations au Kenya et au Sénégal, même s’ils étaient trop jeunes pour en garder des souvenirs précis. La vie en expatriation dans l’Afrique post-coloniale est une expérience à la fois paradisiaque et déstabilisante pour le Blanc, souvent richement rémunéré, logé dans un luxe qu’il ne connaîtra jamais en métropole, entouré d’une nombreuse domesticité, mais confronté à une réalité culturelle et sociale aux antipodes de son monde.

Ces ambiguïtés-là, rarement filmées au cinéma (on ne peut guère citer que "Chocolat" de Claire Denis qui vécut enfant au Cameroun avant l’indépendance), sont remarquablement appréhendées par la caméra sensible de Robin Campillo qui restitue, à travers les yeux de Thomas, le parfum et la texture d’une époque dont témoignent sa musique et surtout ses costumes.
Nadia Tereszkiewicz, teinte en noir corbeau, aurait pu sembler bien jeune (elle est née en 1996) pour avoir un fils aîné qui se rase la moustache ; certains esprits bien-pensants auraient pu s’insurger que le rôle ne soit pas confié à une actrice plus âgée ; mais, une fois, encore, comme dans ses précédents films qui ont fait d’elle la révélation de l’année, elle crève l’écran. Mention spéciale à Sophie Guillemin, qu’on avait découverte en lolita dans L’Ennui et qui, vingt-cinq ans plus tard, assume sans complexe ses rondeurs et sa quarantaine bien entamée

"L’Île rouge" est moins original quand il chronique, à hauteur d’enfants, la vie des adultes et leurs contradictions. Thomas observe des couples qui s’ennuient et qui se distraient dans des soirées joyeusement alcoolisées. Il fait le procès de maris machistes qui étouffent leurs femmes dans un patriarcat que mai-68 ne semble pas avoir remis en cause. Il sent que le mariage de ses parents est en train de battre de l’aîle. La petite Suzanne, sa camarade de jeu, et Thomas forment hélas un duo déjà filmé bien souvent avec autrement plus d’intensité : "Jeux Interdits", "Cria cuervos", "Fanny et Alexandre"…

Le principal défaut de "L’Île rouge" est la place réduite qu’il donne aux Malgaches. Ils sont quasiment invisibles dans les trois premiers quarts du film. Cette invisibilité est un parti pris revendiqué : il s’agit de montrer que les Blancs vivent dans une bulle coupée du monde, sans contact et sans désir d’en avoir avec les Malgaches qui les entourent – et dont ils sont pourtant censés travailler au développement. Pourtant, comme le faisait par exemple "Chocolat", il y avait une place à faire aux domestiques de la maison et à la relation structurellement ambiguë que les Blancs et leurs enfants nouent avec eux.
Les Malgaches n’apparaissent que dans le dernier quart du film où on les voit participer aux manifestations qui conduiront à la chute du président Tsiranana et à la dénonciation des accords de coopération avec la France. Mais cette postface au film, qui laisse hors champ les protagonistes dont nous avions partagé la vie depuis près d’une heure et demie, ne présente pas grand intérêt.
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2023
Magnifique film, tout en élégance et en subtilité, qui se déroule à un rythme à la fois très lent et condensé, au travers du regard d'un enfant. La photographie est superbe et dévoile progressivement ce qui est passe derrière la carte postale et au-delà de l'enceinte du microcosme du camp militaire. Le fond du film est construit tout en finesse et en équilibre et dépasse tout manichéisme primaire. Au-delà de la drôlerie, les métaphores liées à l'enfance ont un rôle maïeutique de révélation de la vérité plein d'intelligence. Bref, j'ai adoré ce film.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juin 2023
Plusieurs familles de militaires vivent sur la base 181 sur l'île de Madagascar. Indépendante depuis 11 ans en 1971, ces français continuent à profiter de la vie de colons grâce au pouvoir local qui s'appuie sur l'armée française. Progressivement, ces immigrés au paradis comprennent qu'ils vont devoir quitter le pays. En salle le 31 mai.

spoiler: L'île Rouge est une déception à mes yeux, très en dessous des précédents films de Campillo. Le réalisateur ne parvient pas à choisir quel message faire passer par son œuvre, il les prend donc tous en même temps : colonialisme, citoyenneté, mariage, expatriation, armée, amour, enfance, amitié, paternité, nostalgie, c'est une véritable indigestion d'angles d'attaque des personnages, qui gravitent autour d'un gamin qui se rêve Fantomette. Seule la musique parvient à mettre un semblant de rythme dans ce bazar désorganisé.
lpjdrdtv90
lpjdrdtv90

24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2023
Bulle idéalisée par la nostalgie de l'enfance, une base militaire à Madagascar.
On y voit donc des militaires avec leur famille mais c'est très vite ce qui n'est pas montré qui intrigue l'oeil.
Les parents de Thomas n'ont pas l'air de former un couple harmonieux malgré les apparences. Thomas, passionné apr Fantomette sent bien qu'il est différent mais n'ose pas l'affirmer ( il lit toujours en cachette).
Et quand un malgache entre dans le cadre, les personnages blancs le font sortir illico (le domestique qui veut ranger le jardin, la jeune femme amoureuse d'un serveur du mess des officiers).
A ce niveau-là, le film est très intelligent, sensible, onirique et sensoriel.
Très belle photo, distribution épatante.
Les dernières vingt minutes m'ont un peu paru factices, même si elles sont nécessaires et constituent le corps du film. Après le départ des colons, les malgaches reprennent une vie normale en reprenant le cadre et en ne le lâchant plus jusqu'à la fin.
Le film est très intéressant même s'il ne dégage pas beaucoup d'émotions.
Et m.... aux crétins qui finissent leur critiques en crachant sur les subventions accordées à ce type de film, c'est heureux qu'on n'ait pas que des Tuche ou des comédies de Dany Boon sur les écrans, et c'est à ce prix.
120 BPM a touché les mêmes avances sur recette et personne ne s'en est plaint. Arrêtons de niveler par le bas.
Jean-Michel LAURENT
Jean-Michel LAURENT

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2023
Une merveille. Déjà vu Deux fois en deux jours.
Les acteurs sont tous excellents. Mention spéciale à Sophie Guillemin qui est resplendissante.
Quant à la mise en scène, c'est sublime. C'est tellement rare un beau film sensoriel et si bien réalisé.
-l'atmosphère et l'image sont extrêmement réussies.
-le regard de l'enfant et son ressenti passent bien.
-la décolonisation est bien figurée avec au départ des environnements tout blancs puis de plus en plus noirs avec en articulation la scène de danse qui est symbolique.
-le casting est impeccable.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2023
La mise en scène est, comme toujours chez Robin Campillo, magistrale et le récit joli, intelligent, poétique, original et engagé. Seul le scénario, artificielle dans sa construction, nous laisse un peu de côté et ne nous permet pas de rentrer pleinement dans l'histoire. Mais l'ensemble reste passionnant.
Piccolo
Piccolo

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2023
Certaines séquences sont très belles, réussies, mais à chaque fois que le film m'attrapait émotionnellement il me relâchait ensuite, si bien que mon implication, ma concentration pendant la séance a été très aléatoire. Les images sont très belles, les plans très composés et l'atmosphère du film est un doux voyage. À travers ses souvenirs d'enfance Robin Campillo nous offre une fresque qui réussite les morts, le temps passé, est un doux hommage à l'enfant qu'il a été, mais a tendance à nous laisser un peu sur le bas coté. Je recommande tout de même ce film, qui, bien qu'il ne soit pour moi pas une réussite totale, est plein de qualités et porté par des acteurs toujours justes.

Petite note pour ceux ayant vu le film : Les crocodiles dans la culture malgache sont très respectés et considérés comme la réincarnation des ancêtres. spoiler: Je trouvais interessant d'avoir cette information en clef de lecture pour la séquence où le père en offre à ses enfants et les plonge en captivité.
RPari
RPari

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2023
Mise en scène époustouflante, photo magnifique sans oublier un travail incroyable sur le son qui nous plonge dans une expérience sensorielle comme rarement.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2023
Après "Les Revenants", "Eastern Boys" et "120 battements par minute", Robin Campillo change totalement de registre. Le réalisateur s'inspire de son passé personnel au début des années 70. "L'île rouge" se situe dans une base de l'armée française à Madagascar, indépendante depuis peu. En toute discrétion, nous suivons le quotidien banal d'une famille et surtout sous le regard d'un enfant qui observe autour de lui quand il ne rêve pas des aventures de "Fantômette". Bien que subtile, pour nous ouvrir les yeux avec un final éclairant sur le colonialisme, cette lente chronique ennuie quelque peu.
Stéphane Urbsdomini
Stéphane Urbsdomini

6 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2023
Quel ennui mortel ! Un film tout en longueur. On ne voit pas pourquoi Fantomette apparaît dans ce film
poussif . Quelques personnes sont sorties pendant la projection. La base militaire est repliée sur elle même ! Campillo m avait habitué à mieux. Ce sujet ne l a pas inspiré.
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2023
Le film d'auteur français par excellence ! Ici , c'est la vie dans une bulle hors du temps représentée par une base militaire à Madagascar dans les années 70 juste avant la fin des illusions du "colonialisme"
Tout est narré du point de vue de l'enfant (Thomas) qui n'est autre que le metteur en scène du film Robin Campillo (quoiqu'il s'en défende!)
C'est joli , bien filmé , belle photographie comme dans un rêve éveillé, une parenthèse désenchantée mais c'est mou et en fait au final on s'ennuie un peu ! J'aurais préféré qu'on parle un peu plus du problème de Madagascar vu par les natifs et un peu moins de Fantômette!
Dommage qu'il ne l'ai pas présenté à Cannes , c'était bien le style!!La fin des illusions dans un paradis que nous avions emprunté.
Ça va se planter au box office mais ils s'en fichent car c'est financé avec vos pépettes ....
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