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Spider cineman
213 abonnés
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2,0
Publiée le 6 octobre 2023
Témoignage de la vie coloniale à Madagascar est une idée originale en se plaçant à hauteur d enfants. Néanmoins en dehors des décors et de quelques présentations d activités on sent que l on passe à côté du contexte ... résultat mitigé qui reste surtout une présentation de souvenirs d enfance
Ceux qui ne connaissent pas du tout Madagascar risque de passer un peu à côté, comme sur ce qui concerne les rapports humains entre français et ex colonisés qui ont chacun leur culture J'ai adoré la lumière particulière qui baigne le film et de très belles images, pas de la carte postale mais beauté et violence en même temps, comme le regard du bébé crocodile qui m'a sidéré.
Ce sont ses souvenirs d’enfant de militaire expatrié que Robin Campillo met en scène, dans ce film très sensoriel. Au travers des yeux de cet enfant, dont l’imagination nous emmène souvent dans des épisodes de Fantômette, qui observe son entourage souvent à leur insu, on imagine aisément la naissance du futur réalisateur.
L’élément principal qui m’a poussée à aller voir ce film est Nadia Tereszkiewicz, césar du meilleur espoir féminin, dont l’interprétation dans les Amandiers m’avait soufflée. Également pour Robin Campillo réalisateur du puissant 120 battements par minute.
Cependant ni l’un, ni l’autre ne sont parvenus à susciter quelconque émotion chez moi.
Nadia Tereszkiewicz est une très grande actrice, avec un jeu très physique et généreux dans ce qu’elle peut provoquer comme émotion. Mais ici, elle manque de crédibilité dans ce rôle de mère de famille de 3 enfants dont l’aîné est déjà adolescent. La caméra n’efface pas son jeune âge. Le reste du casting est convaincant mais les personnages sont peu attachants.
L’île rouge est très loin de la puissance du précédent film de Robin Campillo. On regarde l’Ile Rouge comme on feuillèterait l’album photo d’une famille dont on ne connaîtrait rien : on est frappé par la beauté des paysages, on ressent la mélancolie d’une époque passée où la vie ressemblait à des vacances mais dont la fin était inéluctable, on peut imaginer les couleurs, les sons, les odeurs de cette île paradisiaque. Mais on reste les spectateurs lointains de ce que l’on voit et l’ennui arrive rapidement.
Peut-être que pour apprécier pleinement ce film il faut accepter que le personnage principal ne fait pas partie des nombreux acteurs, mais qu’il s’agit bien de cette Ile rouge, Madagascar, qui voit la fin d’une époque aux allures de colonialisme et naître les prémices d’une révolution de sa jeunesse malgache…
Comment faire une critique positive quand je ne vois rien de positif. Le scénario manque tellement d'intérêt. Ça raconte... rien. Pas de rebondissement, pas de fil conducteur, pas d'intrigue. Peut être que ça raconte l'ennui d'une époque, celle de la décolonisation, mais pourquoi ne pas en montrer les dangers, les peurs, les enjeux? Les acteurs sont plutôt bons, honnêtes et on peut y croire mais le scénario... L'image est un peu floue pour donner une impression de vieillissement, de retour à cette époque. Procédé naïf qui ne permet pas d'avoir une image nette tout du long, un grain dommage et de couleur qui implique de se demander si c'est vraiment fait exprès ou si c'est un mauvais choix. Bref j'ai eu l'impression de perdre mon temps.
J 'avoue avoir été un peu déçu par le film, pas du tout à la hauteur des précédentes réalisations de Robin Campillo. Les scènes d'animation ne fonctionnent pas, le regard à hauteur d'enfant peine à convaincre. Quel dommage. Mais sans rancune.
Je n'avais pas adoré "120 bpm" et je suis allée circonspecte voir "L'île rouge". J'ai été cueillie par la beauté esthétique et humaine de ce film. Je lis ici qu'il a quelques défauts... peut-être, mais alors de ces défauts que n'ont jamais les téléfilms de 21h10... On y voit des humains se livrer des combats silencieux, en famille ou en 'politique', dans une tension grandissante, jusqu'à ce que le silence ne suffise plus. Campillo ne s'approprie pas ;-) Madagascar : il laisse aux Malgaches la liberté de faire leur film. Pas de tourisme, pas de lémuriens, pas de vanille, pas de marchés typiques, rien de tout cela (il y a de très bons documentaires sur youtube), parce qu'à l'époque ce n'était pas 'intéressant'. C'est un film magnifique. Le père et la mère, vus par l'enfant, sont bouleversants. On est étonné par certains propos bien sûr, mais il faut se rappeler qu'on est en 1970...
Ce long métrage sur la vie d'expatriés dans une base militaire à Madagascar aux dernières heures de la colonisation est très travaillé dans sa forme et réalisé avec une grande maîtrise, beaucoup de soin et de finesse. L'attention portée au traitement du son, par exemple, est incroyable : une balançoire qui grince, des pas sur des graviers... Tout est fait pour inviter le spectateur à convoquer ses propres souvenirs et à ressentir cette nostalgie par analogies sensorielles.
En déroulant l'histoire à travers le regard du jeune enfant, en faisant passer la question de la décolonisation en arrière plan, et en basculant progressivement le point de vue pour offrir un revirement assez inattendu durant sa dernière demi-heure, le film évite, avec beaucoup d'intelligence et d'habileté, de tomber dans une nostalgie qui pourrait finir par être dérangeante face à un tel sujet, voire taxée de néo colonialisme.
Les déçus ont d'ailleurs sûrement été ceux qui s'attendait à un traitement plus politique et historique du sujet. L'intention du réalisateur n'est pas de proposer un récit documenté mais bien de passer par le sensoriel et l'évocation personnelle pour témoigner de cette période transitoire de l'Histoire. Tout se mélange et se bouscule dans la tête de ce jeune garçon, les souvenirs comme les émotions, la réalité comme la fiction (incartades totalement inattendues et surprenantes dans l'univers de Fantomette).
La bande originale composé par le fidèle accolyte de Campillo, Arnaud Rebotini, contribue parfaitement à rendre compte de cette ambiance moite, du rythme lancinant de la vie de ces personnages au sein de cette base militaire, déconnectée du reste du Monde. Pour autant, plusieurs scènes en filigrane sont là pour nous rappeler le contexte.
Nadia Tereszkiewicz est épatante une nouvelle fois. Elle incarne avec beaucoup de mélancolie et de profondeur ce personnage dont l'émancipation progressive de l'emprise conjugale est la métaphore de celle du pays qu'elle s'apprête à devoir quitter.
Tres belle histoire à travers les yeux d'un enfant qui se prépare avec ses parents à quitter Madagascar où ils avaient trouvé un beau quotidien plutôt paisible.
Grosse déception, je n'ai pas compris le message que le réalisateur souhaite transmettre ! La première scène est absurde et ne donne pas envie de voir le reste du film. On nous montre la vie de famille des militaires, des scènes banales qui s'enchainent, sans fil conducteur pour créer un véritable engouement. Les intermèdes sur le thème de fantômette ne servent pas le film non plus. Les malgaches revendiquent leur indépendance, cette volonté est évoquée dans les 20 dernières minutes, c'est le seul passage qui a captivé mon attention.
Mon Dieu que ce film est LONG ! Pourtant l'idée de base cad filmer le monde des adultes par les yeux d'un petit garçon aurait pu être interessant. Ensuite il aurait fallu davantage analyser les rapports de l'Armée française avec les Malgaches. Et surtout creuser un peu plus le phénomène du comportement des français en communauté à l'étranger...A la fin on part sur un délire anti-colonnial avec des slogans vociférés par une foule en délire ! Bref Je me demande encore ce que le réalisateur a voulu dire !
Le cinéaste Robin Camplillo ("120 battements par minute") situe ici l'action de son film sur une base militaire à Madagascar. sous l'emprise de la colonisation française. S'apparentant les 2/3 du film à une chronique familiale où le jeune Thomas "espionne" une vie apparemment heureuse des gradés, peut-être un peu moins de leur conjointe. Seulement voilà, le bémol à mon goût est de transformer un doux souvenir nostalgique de son enfance spoiler: pour aboutir à une fin politisée où l'on assiste à un changement d'ambiance complétement foutraque . Sinon, Campillo montre son talent en signant un film correct avec des acteurs convaincants (je pense notamment à la belle Nadia Tereszkiewicz une nouvelle fois superbe en mère de famille).
Un film plein de nostalgie, la vie de militaires et de leurs familles expatriés mais manque de rythme. Une vie en vase clos qui fait que l'extérieur n'existe pas donc un récit qui devient trop répétitif malgré les fractures qui se dessinent.