A la recherche de Mr Goodbar n'a rien de gai, Richard Brooks est totalement ancré dans l'ambiance des années 70 ; Diane Keaton y trouve un grand rôle dans la peau de cette femme libre mais malheureuse. Je ne peux pas dire que A la recherche de Mr Goodbar m'ait réellement plu, c'est un bon film mais Diane Keaton bien qu'excellente incarne une personne peu attachante qui subira un sort horrible mais l'ensemble du film ne m'a pas emporté.
Un film marquant avec une grande performance de Diane Keaton en femme indépendante qui nous étonne tout le long du film et des acteurs comme Richard Gere et Tom Berenger dans des rôles inhabituels de paumés. La construction particulière du film par contre n' entraîne pas spécialement le spectateur. Si on se surprend à reconstruire à partir des bribes que sème le scénario l'histoire psychologique du personnage on se demande toujours où le film nous emmène et on reste dans l'expectative tout le long. La conclusion abrupte du film nous cueille alors à froid, un effet kiss cool qui pourra être différemment apprécié mais qui ne laisse pas sans émotion à moins d'être irréparablement blasé.
Je ne partage pas l'opinion des 2 autres critiques à 4 étoiles. Ce n'est pas un grand film, c'est un bon film sans plus. L'apparition de Richard Gere, courte mais intense est mémorable par contre.
Au travers le portrait dans les années 70 d’une enseignante en langue des signes célibataire et en apparence très sage s’adonnant pourtant la nuit à divers expériences le réalisateur Richard Brooks ausculte l’Amérique d’une génération libérée d’un carcan moralisateur entrainant pour autant une nouvelle forme de dérégulation des mœurs pour une nouvelle catégorie d’individu en quête de libération sexuelle. Dans le rôle principal l’actrice Diane Keaton offre une prestation de haute-volée en incarnant cette femme en quête de découverte et apporte une touche de sensibilité bienvenue alors que la mise en scène du cinéaste scabreuse et violente suscite un certain malaise offrant regard désabusé sur cette époque d’ouverture des mœurs.
Richard Brooks a réalisé plusieurs opus de premier ordre du cinéma américain ( surtout pendant les années 1950/1960 ) et à même frayé avec les codes du nouvel Hollywood, dans cet opus mythique qu'est devenu " A la recherche de míster Goodbar" (1977) un de ses derniers opus.
Diane Keaton qui est au moment du tournage la compagne de Woody Allen, occupe ici un de ses rôles les plus tragiques ou elle est au sommet de son art.
Le casting est prestigieux et on retrouve à ses côtés la charismatique Tuesday Weld ainsi que Richard Gere et Tom Bérenger à leurs débuts.
Qu'est ce qui pousse le personnage principal à se perdre dans ce qui apparaît comme un comportement addictif ( sexe et drogue ) ?
La réponse sera donnée en partie dans une des scènes clefs qui est celle de la confrontation ultime avec son père.
Le scénario part parfois un peu dans dans tous les sens, avec les chemins de traverse incarnés par une des soeurs du personnage de Diane Keaton. Les portraits de la mère et de la seconde soeur sont eux vaguement ( un peu trop ) esquissés.
Mais il reste le parcours de cette jeune femme qui cherche son bonheur à l'instinct ( sa quête est d'emblée vouée à l'échec) sans jamais pouvoir maîtriser un destin névrotique, guidé surtout par ses émotions d'origine traumatique.
On est ici en présence d'un des titres majeurs du cinéma américain des années 1970 pourtant peu rediffusé ces dernieres décennies. Depuis sa sortie en première exclusivité, je n'avais jamais pu le revoir.
Il fait l'objet d'une opportune ressortie en salle en hommage au décès récent de Diane Keaton. Ça serait un tort de le manquer !
Certes, le film est l’adaptation du roman éponyme (1975) de l’Américaine Judith Rossner (1935-2005) qui s’est inspirée de la mort tragique de Roseann Quin, institutrice de 28 ans, à la suite d’une rencontre dans un bar de nuit. Mais quel est le thème ? celui d’une femme, Theresa Dunn, institutrice pour sourds (Diane Keaton) libérée sexuellement, ayant souffert pendant son enfance d’unspoiler: e scoliose et de l’opération chirurgicale qui a suivi ? Cela aurait pu être un mélodrame façon Douglas Sirk mais on a du mal à s’intéresser à la vie hors professionnelle de Theresa, non pas pour des raisons morales mais parce que répétitive et ennuyeuse (le film dure quand même 2h16 ! Seul intérêt : voir les débuts de Richard Gere (3e film à 28 ans) et de Tom Berenger (2e film à 28 ans).