Au cœur d’un drame intimiste à la complexité identitaire d’une famille d’immigrés algériens, un récit fraternel sensible et touchant mais inégal, porté par l’interprétation puissante de Karim Leklou. 3,25
après un bizutage à St Cyr, le frère du réalisateur meurt à l'âge de 23 ans. le film , composé de multiples flashbacks, montre le deuil, la bagarre pour l'enterrement militaire, et les souvenirs de l'enfance à alger..... deux freres tellement différents et bizarrement c'est celui qui ne veut pas quitter Alger qui va vouloir être militaire pour la France..
Film personnel pour le réalisateur qui raconte le drame qu'a subi sa famille après le décès tragique de son frère au cours d'une soirée de bizutage a Saint Cyr. Ce film est touchant car il nous retrace le passé de ces deux frères, remarquablement interprétés par Karim Leklou et Shaïn Boumedine, de leur arrivée en France par une escale a Taipei. Le seul regret est qu'il n'y ai pas l'histoire et l'issue du procès.
En 2022, le réalisateur Rachid Hami retrace les événements liés à la mort de son propre frère, survenue lors d’un bizutage à l'École militaire de Saint-Cyr. Moins un film de procès ou de quête de justice, il s’agit surtout d’un hommage effectué à la mémoire de son frangin. Ainsi, à l’aide de flashbacks structurés, le récit évoque la relation tumultueuse entre les deux jeunes hommes, aux personnalités diamétralement opposées. On tombe rapidement dans la chronique familiale qui, bien que sincère, apparait trop intimiste pour émouvoir. Bref, il s’agit d’une œuvre très introspective dont la multitude de thèmes abordés lui confère un caractère brouillon.
Moi, francais d'origine algérienne et musulman me suis retrouvé dans ce film A travers ce drame humain est illustre la tragédie des destins d'une bonne partie de personnes issue de l'immigration avec des familles déchirés et une impresssion de n'être nulle part chez soi
J'ACCUSE. Trahi par son pays, il a perdu son corps. Quand la vérité est laide, tomber pour la France, tombe éphémère. Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est terminé, aux armes, faites entrer l'accusé. Rachid Bouchareb a aimé.
Encore un film ou il est difficile de comprendre d’aussi bonnes critiques. Ce n’est pas mauvais mais il y a beaucoup trop de longueurs ou on s’ennuie. Je pensais voir un film a charge sur la honte que sont les bizutages dans certaines écoles mais la mort du jeune n’est finalement qu’un pretexte pour raconter l’histoire d’une famille algérienne après qu’une femme ait quitté son mari en algerie, pour s’installer en france, avec ses enfants. Un film juste moyen
Incompréhensible le choix de Karim Leklou (acteur que j'apprécie pourtant) pour le rôle : il a plus de 40 ans alors qu'il est censé en avoir 25 ! En plus il fait plus vieux que son âge. Cela m'a gênée pendant tout le film et je ne peux pas mettre plus de 2 étoiles pour cette raison.
Un film pas vraiment destiné aux non croyant malgré que père Lafitte nous apporte un peu de réconfort dans ce drame. Je m'attendais à une histoire sur l'armée et ses dérives, j'ai eu le droit à une histoire sur la vie d'une famille de blédard. Moyennement convaincu. ----Septembre 2023----
Excellent film de Rachid Hami. Ce film est particulier pour lui car il aborde le décès de son frère survenu lors d'une soirée de "bahutage" (clairement du bizutage mais on joue sur les mots) dans le cadre de son intégration au sein de la prestigieuse école militaire de St-Cyr.
Le film est un constant aller retour entre les suites de cet accident et l'enfance en Algérie.
L'enfance en Algérie montre l'évolution des deux frères, leur enfance en Algérie puis leur migration vers la France, les tournants dans leur carrière respectives, ... Le présent quant à lui est accès sur l'après accident, le deuil, l'acceptation, la responsabilité à demi mots de l'école, les divisions dans la hiérarchie militaire suite à cet incident, l'enterrement, ...
Au final on voit ici que malgré toute la bonne volonté de la famille pour faire éclater la vérité, la direction va de son côté donner le moins d'éléments possibles et tenter d'étouffer l'affaire.
Loin des clichés, assez bouleversant, très bien interprété, bien mis en musique, un bon film inspiré de la vie du réalisateur et du drame vécu par son frère. Du bon cinéma, sensible, dans fioritures mais avec un regard bienveillant sur les rapports humains.
En 2012, Jallal Hami, recrue à l'Ecole militaire St-Cyr, meurt dans le cadre d'un bizutage. Il faudra près de dix ans d'instruction pour arriver à un procès au bout du quel trois prévenus seront condamnés par de maigres peines avec sursis. Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, "Pour la France" revient sur cette affaire (en changeant les noms), mais occulte totalement le procès, et évoque à peine l'enquête. Ce qui intéresse Rachid Hami, c'est la structure de cette famille d'immigrés algériens, et surtout la relation entre les deux frères aînés. Et pour cause, puisque Rachid Hami n'est autre que le grand frère de la victime ! Il retranscrit à l'écran certains aspects réels et dysfonctionnels de sa famille, mais en romance visiblement d'autres. Par exemple, dans la réalité Rachid Hami est un acteur/réalisateur avec plusieurs films à son actif. A l'écran, ce grand frère est un loser fini, qui passe son temps dans les embrouilles. Un choix là encore assez surprenant, à mi-chemin entre la dramaturgie, et le gonflement de l'image du petit frère tombé lors du bizutage ? Toujours est-il que "Pour la France" est un drame sensible et réussi. S'il ne se prive pas de quelques tacles aux institutions militaires, le portrait demeure nuancé. Dont celui du commandant de l'école, incarné par un Laurent Laffite très sobre. Mais surtout, le film traite avec adresse de cette famille qui a fui à la fois l'Algérie, et un paternel violent qui a divisé sa famille. Relation avec la mère, relation tumultueuse entre les deux frères sur trois continents : tout est bien écrit, et réalisé et joué avec justesse. Shaïn Boumedine et Karim Leklou sont très bons sans leurs rôle respectif, surtout ce dernier que l'on verra changer dans les années précédant le décès de son frère. Un joli film.
Pas convaincu par ce film dont j'avais pourtant entendu du bien.
Un jeune militaire français trouve la mort accidentellement pendant un exercice de "bahutage". Ses frères et sa mère se battent pour qu'il ait droit à des obsèques militaires, dignes de ce nom.
L'intérêt du film réside dans le fait que le réalisateur est le frère de ce jeune militaire décédé. De manière touchante, il cherche donc ici à honorer sa mémoire.
Toutefois, en concentrant son film, non pas, comme l'on pourrait s'y attendre, sur la question de la responsabilité de l'Armée et le combat de la famille pour la faire reconnaître, mais sur sa relation avec son frère, à travers une série de flashbacks quelque peu ennuyeux (tout le passage en Asie est interminable), Rachid Ami ne parvient pas à captiver, sans doute car il convoque des souvenirs trop personnels, desquels il est parfois difficile de tirer du sens. Les scènes, la direction d'acteurs et les dialogues sont souvent maladroits et conduisent même d'excellents acteurs comme Laurent Laffite et Lubna Azabal à ne pas jouer très juste.
Je retiens tout de même l'interprétation de @shainboumedine , dont je suis l'évolution avec intérêt depuis Mektoub my Love, qui est passé cette année tout près de la nomination comme meilleur espoir masculin pour Placés et qui prend de plus en plus d'épaisseur face à la caméra.
Difficile d'être critique envers un film qui relate des faits assez terribles. En se renseignant sur ces faits avant le film, on s'attend à beaucoup mieux que ce qui est projeté à l'écran. Ça ne va pas bien loin, tout passe assez vite et à part l'acteur principal, les acteurs ne sont pas excellents. On a l'impression après 1h40 de ne pas être entré dans l'histoire.