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GyzmoCA
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3,5
Publiée le 21 juin 2026
Avec Pour la France, le réalisateur Rachid Hami met en scène une histoire profondément personnelle, inspirée par la mort de son propre frère lors d’un bizutage à Saint-Cyr.
Le film aborde avec beaucoup de finesse la gestion de cet incident tragique, montrant toute la complexité d’une institution militaire davantage soucieuse de contenir l’affaire que d’en reconnaître pleinement la gravité. Mais là où le film convainc, c’est qu’il évite constamment les pièges du pathos facile ou du discours manichéen.
À travers ce drame intime, Pour la France interroge avec intelligence des thèmes plus vastes : l’appartenance à la nation, la reconnaissance par les institutions et la place que celles-ci accordent à ceux qui les servent lorsqu’un drame survient en leur sein.
Un film touchant, sobre et sincère, qui invite à la réflexion sans jamais forcer l’émotion.
S’inspirant dans sa propre expérience personnelle sur la perte d’un frère à l’école militaire de Saint-Cyr, le réalisateur Rachid Hami signe une bouleversante odyssée fraternelle et familiale mis en image avec style voyageant de France, à Taipei en passant par l’Algérie. On oublie rapidement les imperfections du long-métrage face à une telle subtilité d’écriture et surtout par la présence à l’écran d’une éclatante distribution incarnant avec force et fragilité les membres d’une famille devant faire face à la mort brutale d’un des leurs lors d’un rituel d’initiation au sein de la prestigieuse école.
C’est une belle histoire de famille avec ses tensions et ses émotion, teintée de colonialisme et d’intégration. Le volet portant sur l’Armée qui peine à reconnaître ses responsabilités est inutile et vient perturber l’histoire car le spectateur en attend plus. L’intérêt pour ce film réside dans la nostalgie et les relations entre les deux frères, sublimée par l’interprétation de Karim Leklou. Ce drame sensible est réussi.
Film mêlant un décès à St Cyr, la recherche de la vérité de la famille et des comédiens hors pair: Karim Leklou, Shaïn Boumedine, Laurent Lafitte & Lubna Azabal sont extradordinaires. Le parralélisme entre les 2 frères aussi ! Bravooooo
Marqué par la dramatique disparition de son frère Jallal, Rachid Hami réalise Pour la France sous la forme d’un hommage à ce dernier et d’une dénonciation du fonctionnement de la Grande Muette. On se retrouve donc un peu avec deux films en un et celui qu'on aurait pu penser être le sujet principal passe en second. On peut, en effet, trouver que la condamnation de l’omerta de l’armée n’est pas assez développée, le cinéaste préférant plus s’attarder sur la description de la relation entre les deux frères (qui doit pourtant s’éloigner de la réalité vu que Rachid Hami a débuté sa carrière d’acteur à 19 ans et n’a donc pas été un délinquant dans la vingtaine comme le personnage d’Ismaël). On peut être un peu déçu de ne pas tomber sur le brûlot politique que l’on pouvait attendre mais il faut reconnaitre que les personnages sont attachants et qu’ils sont portés par une belle brochette d’acteurs : Karim Leklou (qui semble avoir travaillé sur son poids pour différencier les flashbacks des séquences se déroulant dans le présent), Shaïn Boumedine, Lubna Azabal, Samir Guesmi et Laurent Lafitte sont tous excellents (même si, une fois encore dans le cinéma français, certains dialogues ne sont pas toujours bien compréhensibles). Pour la France peut donc décevoir un peu car il ne traite pas principalement du sujet que l’on pouvait attendre mais Rachid Hami signe malgré tout un beau film assez touchant qui cherche avant tout à saluer la mémoire d’un frère disparu d’une manière aussi tragique qu’injuste.
Pour la France - 2 frères aux caractères opposés, un père attaché à l’Algérie et une mère qui veut émigrer pour la sécurité. Tout est fracturé mais va devoir se parler suite au décès inacceptable du jeune homme. Le film est trop sombre dans les images, le sujet est traité de façon sobre, tourné sur la famille et moins les vies de chacun. 3/5
Vu le 27/07/2025. Très bon film de Rachid Hami basé sur l'histoire vraie du jeune Jallal Hami, mort en 2012 lors d’un rituel d’intégration à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et qui était le propre frère du réalisateur. L'histoire est poignante à travers l'histoire de ses deux frères : Ismaël (joué par Karim Leklou) et Aissa (joué par Shaïn Boumedine ) deux frères algériens aux carrières et aux caractères diamétralement opposés. Le film est principalement basé sur l’enquête après la mort de Aïssa par noyade au court d'un bahutage (qui est en fait un bizutage) avec le combat de la famille pour le faire accepter comme "mort au combat" ce que l'armée refuse, mais on y voit de très nombreuses séquences en flash-back du passé des deux frères, soit en Algérie sous l'autorité d'un père tyrannique en cours de séparation avec son épouse, ou chez eux en banlieue parisienne ou à Taiwan lorsque Ismaël rend visite à son frère qui est épris d'une taïwanais (jouée de façon remarquable par la très jolie Vivian Lung). Autant Aïssa est carré, patriote et mûr, autant Ismaël est en manque de repères et semble quelque part un peu jalouser son frère. Le passage à Taiwan est d'ailleurs assez flagrant où Julie (la copine taïwanaise de Aïssa) va reprendre assez vertement son "beau-frère" ce qui va générer de la tension. Le film explore également la partie un peu raciste de certains cadres de St Cyr ce que dénonce aussi la maman des deux frères Nadia (jouée par Lubna Azabal). On peut y voir une courte mais marquante apparition de Laurent Laffite, dans le rôle du Général Caillard, le seul militaire à avoir un minimum de raison et d'empathie. Un drame assez poignant sur le traitement par l'armée de ses soldats surtout s'ils ont issus d'une minorité. on pourra juste regretter que l'aspect judiciaire ait été très vite oublié pour se concentrer sur les relations entre les deux frères, c’est vraiment dommage car c'était censé être le fil rouge du film, on a l'impression que la fin est bâclée sans vraiment savoir ce qu'il arrivera des protagonistes et des responsables de l’enquête. C'est ça qui pour moi fait baisser la note
C'est un film poignant d'autant plus lorsqu'on sait qu'il est basé sur des faits réels, la mort d'un élève de Saint-Cyr lors des rituels de bizutage. Le film ne décrit ni vraiment les faits, ni le procès ou le combat de la famille, mais plutôt les relations familiales, et celles de la famille avec l'armée. Par une série de flash-backs, on apprend comment les Saidi ont atterri en France, les relations entre les deux grand frères. C'est un beau film, qui ne laisse pas indifférent, bien qu'il soit un peu lent.
Ça commençait bien par le récit de l’accident, et puis on change complètement de direction. On s’attendait à une enquête pour punir les élèves officiers criminels, on atterrit sur un récit familial qui n’a rien à voir avec l’armée. Malgré de bons acteurs, je n’ai pas aimé ce film qui est totalement Hors Sujet à mon goût. Quelques longueurs n’arrangent rien.
Si vous cherchez un moyen élégant de perdre deux heures de votre vie, ce film est fait pour vous. Pour la France se veut un drame poignant, mais ce qu’on y trouve, c’est surtout une lenteur assommante, une narration décousue, et une ambiance plombée par l’ennui.
Le film tente de jouer la carte de la profondeur émotionnelle et de la gravité institutionnelle. Malheureusement, il échoue sur les deux plans. L’histoire s’étire inutilement entre flashbacks mollassons, dialogues plats et scènes interminables où il ne se passe… rien. Mention spéciale au passage à Taïwan : un tunnel sans fin.
Le casting, pourtant solide sur le papier, ne peut pas sauver une mise en scène aussi vide. Les personnages peinent à exister, les enjeux sont flous, et l’émotion attendue ne vient jamais. On ressort de là en se demandant ce que le film voulait vraiment raconter. Et surtout, pourquoi il a fallu autant de temps pour le faire.
Définitivement un film lent qui aurait mérité un meilleur traitement tant le sujet des bahutages est une plaie dans les écoles de formation. On navigue entre les problèmes filiaux, les questions d'intégration et le devoir de servir.
Très frustrant. L'amorce scénaristique augurait une belle narration. A l'occasion d'un bizutage dans des forces armées, un élève officier trouve la mort. L'armée tortille du popotin pour éviter les vagues, et à cette occasion, le frère qui reste, revient sur des moments essentiels du passé de sa famille. Sauf que le bizutage n'est pas clairement identifié. Tel qu'il nous est montré dans le film, on n'en comprend ni ses tenants ni ses aboutissants. En quoi était-il dangereux? D'autant qu'une ambigüité s'installe: se pourrait-il que le malaise fatal, survenu durant le bizutage, ait été causé parce qu'il aurait ravivé un souvenir traumatisant survenu durant la jeunesse du soldat? Soit Hami nous en montre trop, et auquel cas, son regard est biaisé, soit il ne nous montre pas assez, et du coup, on ne peut pas prendre position contre l'institution. Bref, la problématique principale du film ne fonctionne pas car elle repose sur une ambigüité, voire une confusion sur la mort, et les responsables. De plus les longueurs causées par un étirement excessifs de plusieurs scènes sont impardonnables. Elles n'apportent aucune charge supplémentaires en termes de dramaturgie, juste de l'ennuie. Dommage, car presque la totalité des scènes sont magnifiquement jouées. Surtout celles jouées par les enfants, absolument géniaux.
Le film m'a un peu déçu. le thème du film était pourtant très intéressant. Mais ce thème n’est qu’évoqué dans le film. La raison du décès n’est pas creusée. On la devine. Le film est à mon sens trop centré sur le frère ainé Ismaël. Les débats entre gradés sur la nature de l’enterrement qui sera accordé à Aïssa ne sont que trop brièvement abordés. Trop d’importance est donnée à la séquence à Taiwan, alors que celle-ci est presque hors sujet.