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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 28 juin 2023
Un jeune français d’origine maghrébine meurt lors du bizutage des 1ère année de l’école militaire de St-Cyr. Rachid Hami en débutant son film par ce fait divers et le repli de la Grande Muette sur elle-même semble nous emmener dans un film procès. L’armée suspectée raciste même avec ces jeunes d’origine étrangère prêts à défendre leur patrie semble aussi être une voix empruntée par ce film. C’est bel et bien un des sujets du film, mais pas le sujet central ; alors pourquoi débuter par là et y passer autant de temps !!! Le sujet central ou plutôt les sujets centraux sont les liens fraternels autour d’une histoire d’intégration plus ou moins réussi. De fait, on va suivre les deux frères à travers le monde lors de tranches de vie communes dans des flash-backs intenses. Et c’est bien dès lors que l’on quitte le temps présent et l’hexagone que ce film se révèle le plus complexe et le plus profond. Sinon il pêche par son classicisme aussi bien scénaristique que dans sa mise en scène. Voilà un film positif sur le devenir français, mais qui se perd dans des pistes narratives manquant parfois de coffres. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
"Le bahutage", bizutage à la façon Saint-Cyr coûte la vie à AÏssa, jeune franco-algérien voulant embrasser une grande carrière militaire. D'après l'histoire vraie de Jallal Hami, son grand frère Rachid porte cette histoire sur grand écran. Le film exprime bien sûr la douleur de la famille, mais à travers des flash-back montre une histoire pas toujours lisse entre le jeune homme studieux (ShaÏn Boumedine) et le grand frère fougueux (l'excellent Karim Leklou). Entre l'Algérie, les cités françaises et Taiwan, cette oeuvre s'éparpille peut-être un peu trop mais dégage au final une énergie folle comme en témoigne la scène dans le taxi. Un film hommage qui a le mérite de ne pas tomber dans l'angélisme.
En se documentant sur ce drame, on s'apercevra qu'il ne retrace pas fidèlement le déroulé des faits et des conclusions judiciaires. Mais le fait que le réalisateur soit le frère de la victime transcende la fiction, qui élargit le sujet en parlant de fratrie, d'humanité, de fracture familiale et non de vengeance ou d'amertume envers l'Armée et St CYR. LEKLOU est formidable comme d'habitude (cf. son rôle de François dans "Le monde est à toi" par exemple). Les flashbacks sont un peu trop nombreux ce qui nous frustre sur le récit du présent. Le karaoké final dans le taxi Taïwanais est jubilatoire et fait du bien!
Rachid Hami est passé à côté de son sujet: plutôt que de se concentrer sur les tenants et aboutissants de ce bahutage dramatique, il sert une soupe mélodramatique fadasse d'une famille déchirée. Les scènes à Taipei, en forme d'exutoire pour le réalisateur, sont particulièrement pénibles et plombent ce film trop personnel, sauvé par un casting qui fait le boulot.
J'ai l'impression d'avoir été trompée. Il s'agit principalement d'une histoire de famille. Et non d'une enquête sur la mort de ce jeune homme. Et non d'une recherche de la vérité, qu'on ne connaîtra finalement pas de toute manière. Et non de la dénonciation de certains agissements militaires. Bref, une histoire de fracture familiale. Pas mal jouée, surtout par Lubna Azabal, mais ce n'est pas ce que j'avais prévu de voir !
Un jeune algérien vient en France pour suivre un parcours hors norme. Voila un film qui nous sort du classique film sur les immigrés des cités. Nous suivons un jeune homme brillant (tiré d'une histoire vraie) qui ne revendique pas sa communauté et fait un parcours d'élite (Science Po, saint Cyr) sur ses seules qualités. C'est un film à recommander, plein de nuances.
Un bon film basé sur des faits réels Il serait peut-être temps que ces mœurs d'un autre temps (bizutage ou bahutage) cesse Car quand une tragédie arrive personne n'est responsable et personne n'est condamné (sursis) Indigne de l'armée Française
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3,5
Publiée le 20 mai 2023
"Pour la France" est inspiré de l'affaire Jallal Hami, un élève officier qui est mort à la suite d'un bahutage. Ce jeune homme n'est d'autre que le frère du réalisateur, qui a fait ce film pour raconter son histoire. Cependant, il n'est absolument pas là pour régler ses comptes avec la justice alors qu'il avait largement de quoi faire. À travers ce drame, il rend hommage à son frère, un garçon présenté comme brillant et qui aimait son pays. Il raconte l'histoire de sa famille, qui a quitté l'Algérie pour venir s'installer en France et évoque les différentes relations familiales que ce soit entre frères, mère-fils, père-fils ou encore leur relation avec leur pays d'accueil. Rachid Hami expose sans jamais prendre parti. Je le trouve honnêtement même gentil par rapport à certaines choses comme une forme de résiliation. En tout cas, son film est très digne et vraiment touchant. Entre les flashbacks enrichissants notamment à l'étranger, les personnages attachants et les très bons acteurs, ce "Pour la France" est un beau film qui dégage beaucoup de pudeur et dignité.
Une histoire de vie. Et de mort. La mort trop jeune, la mort comme fardeau, la mort pour la France. Dans ce drame inspiré de faits réels, Rachid Hami (Ismaël dans le film, joué par Karim Leklou) rend hommage à son frère, Jallal (Aïssa dans le film, joué par Shaïn Boumedine), et dévoile le combat qui a été le sien lorsque ce dernier est décédé à 23 ans lors d’un rituel d’intégration à l’école militaire de Saint-Cyr. Un combat pour faire reconnaître la faute de l’Armée française, mais un combat aussi pour saluer la vie de son frère, vie que l’on parcourt au travers de flashbacks, de moment de complicité mais aussi de dureté pour des enfants immigrés qui ont connu l’arrachement à leur pays natal, la difficulté de voir leur parents s’écharper jusqu’à l’inévitable déchirure et la concurrence en grandissant, faite de bons et mauvais choix.
Très belle interprétation de Karim Leklou dans ce film, Je n'avais pas regardé la bande annonce et je m'attendais à un film sur une sorte de guerre judiciaire entre avocat interposé mais le film retrace plutôt la vie de ses deux frères et de leur famille comme si tout les souvenir remonte petit à petit à la surface. Très beau film
C'est dommage l'idée de ce film était de soulever la pratique du bizutage pardon du bahutage des élèves officiers de St Cyr des élèves de première année par les élèves de la 2e année. Or ce film se perd tout de suite, car le sujet n'est pas approfondi. Pourquoi l'armée tolère encore ce type de "traditions" qui s'avère mortelle...pour l'un d'entre eux. On a AUCUN témoignage des autres participants. En fait on assiste à une introspection d'Ismael. Ce dernier, le frère aîné de la victime, n'est en rien semblable à Aïssa Sadi, (Master à Sciences Po et 5e au concours d'entrée). En effet il est complètement IMMATURE et f.....la m.....partout où il passe. C'est ainsi que l'on voit les deux frères se retrouver à Taipei. Avec un parcours brillantissime pour le cadet et une absence totale de vision pour l'ainé. Là encore on assiste à une confrontation entre le monde ultra moderne à Taïwan, où un policier précise à Ismaël "On est pas des sauvages"... Bref il y a plein de sujets soulevés : la vie en Algérie avec les premières révoltes islamiques, la vie à Taipei, le meurtre à St Cyr et la responsabilité de l'armée. Mais aucun n'est réellement développé. Et c'est bien dommage !
Une belle surprise... Au-delà du tragique du bahutage et tout ce qui en résulte, c'est un magnifique drame social. Karim Leklou est magistral d'émotion !
Film sensible évocateur des questions de la "place " dans sa famille et dans son parcours de vie doublé d'une réflexion sur l'immigration et de l'intégration.