7698 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
593 critiques spectateurs
5
105 critiques
4
241 critiques
3
138 critiques
2
65 critiques
1
28 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-Marie S.
6 abonnés
25 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 17 avril 2022
film manichéen : tous les clichés y sont, les capitalistes vilains, les ruraux gentils, les agriculteurs empoisonnées. Aucune nuance, c'est lourd, ça dégouline. Seul Pierre Niney tire son épingle du jeu. Emmanuelle Bercot sur joue très mal
France, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit et militante ; Patrick, avocat solitaire spécialisé en droit environnemental et Mathias, brillant lobbyiste qui défend les intérêts d’un géant de l’agrochimie. Trois protagonistes que tout oppose et qui se retrouvent au cœur d’une affaire médiatico/juridique, celle du renouvellement ou non de la Tétrazine (un pesticide) sur le sol européen.
Frédéric Tellier (L’Affaire SK1 - 2015) s’est attelé ici à un thriller judiciaire sur fond de drame sociétal. Il y est question de santé publique (l’empoisonnement à l’échelle nationale), de business liés à l’agrochimie et surtout, de lobbying. Entre machinations, coups fourrés, menaces, pots-de-vin, enquêtes et mensonges parmi les puissants et politiciens, Goliath (2022) nous entraîne au cœur d’une sale affaire, façon Erin Brockovich (2000) ou plus récemment Dark Waters (2019).
La guéguerre que se livrent les lobbyistes, l'avocat et les activistes écologiques ont le mérite de nous tenir en haleine, on découvre les coulisses du pouvoir, la lâcheté et l’inaction des politiciens, les magouilles et les contrevérités orchestrées par les lobbyistes qui rémunèrent gracieusement des scientifiques corrompus.
Le postulat de départ s’avère très intéressant, l’ennui, c’est que le réalisateur a tendance à trop s’éparpiller avec des scènes inutiles (occasionnant des chutes de tension) si bien que les 2h du film nous paraissent en durer le double. Les 45 premières minutes qui servent à introduire les personnages s’éternisent et prennent de trop grandes proportions, si bien qu’au final, le film aurait gagné à être condensé et raccourcit d’une bonne demi-heure.
Ajoutez à cela, une mise en scène bien trop académique où le réalisateur y va avec ses gros sabots, rentre dans le lard et n’y va jamais avec le dos de la cuillère. On en ressort exténuer et c’est regrettable car la distribution était plutôt convaincante (Gilles Lellouche en avocat dépassé par les événements, Pierre Niney en lobbyiste véreux & Emmanuelle Bercot en activiste). Le film séduit mais s’avère trop inégal sur toute la durée pour pleinement convaincre.
On a déjà vu nombre de films relatant des scandales sanitaires ou écologiques, d’Erin Brockovich (2000) à Dark Waters (2020) en passant par La Fille de Brest (2018) en France. Ces films à succès mettent souvent en valeur le comédien incarnant le courageux héros - dans lequel on a plutôt tendance à se projeter ! - qui dénonce et s’oppose à la méchante multinationale représentée par d’affreux menteurs manipulateurs. Le trouble vient ici d’un casting étrange et intelligent où le bon est un avocat alcoolique, un peu raté et mal rasé, l’excellent Gilles Lellouche et où le méchant est interprété par une sorte de gendre idéal, le très fameux Pierre Niney qui prend de l’ampleur à chacun de ses rôles. Emmanuelle Bercot en victime combative d’un géant cynique de l’industrie chimique apporte une touche particulièrement émouvante à l’ampleur du drame relaté par ce très bon film d’un Frédéric Tellier qui n’avait pas fait d’étincelles jusqu’à présent. Avec un scénario bâti sur le mode thriller, un montage qui ne se perd pas dans des digressions incompréhensibles, des dialogues pédagogiques sans bavardages, le spectateur est happé par cette histoire dépeignant sans surprise les manœuvres sordides des affreux capitalistes qui dirigent un monde sans pitié… Il faut voir ce film au discours clair et loin de tout complotisme pour le thème abordé mais aussi pour ses réelles qualités cinématographiques.
Goliath fait clairement penser à l’affaire Mosanto. On est au coeur de la guerre des pesticides faite de politique, de lobby et de coup bas. Les deux acteurs principaux notamment Pierre Niney sont saisissants de vérité. La tension est présente pendant les deux heures du film. Un grand film français
Gilles Lelouch est très bon. Pierre Niney est très bon. Mais le scenario est bourré de poncifs et de pathos excessif et je suis sorti du film où les émotions sont dessinées au (très) gros traits
Ce thriller retrace la croisée de trois personnages principaux un avocat environnemental, un lobbyiste de Phytosanis et une victime de cette entreprise qui commercialise un pesticide, la trétazine, Le tout sur fond de vote européen imminent sur l’autorisation de ce pesticide. Le scénario est très bien construit, les destins de chacuns se croisent avec intelligence. Rien n’est surfait ou surjouer. On sent au travers de ce long métrage l’urgence, le désespoir, l’espoir, le cynisme, le mensonge. En même temps très complexe, ce thriller se déroule de façon limpide et clair appuyés par des interprétations précises et justes des différents acteurs. Frédéric Tellier signe ici l’une de ses œuvres les plus majeurs. À voir incontestablement.
Emmanuel Macron a-t-il prévu d’aller voir “Goliath” au cinéma ? Cela lui permettrait peut-être de lui rappeler sa promesse non tenue en 2017 où il assurait que le glyphosate serait interdit en France. Accusé d’être toxique et même probablement cancérogène par l’Organisation Mondiale de la Santé, le glyphosate est encore autorisé dans l’Union Européenne. Réalisé par Frédéric Tellier, “Goliath” est l’histoire de trois points de vue autour d’une enquête sur les pesticides utilisés par les agriculteurs pour limiter les plantes indésirables. Gilles Lellouche est ici un petit avocat au bord de la faillite, qui s’est spécialisé dans le droit environnemental et qui cherche à faire éclater la vérité suite à la mort de deux agricultrices. En face, Pierre Niney est un brillant lobbyiste dont le métier est de trouver les mots pour promouvoir et influencer le grand public et les pouvoirs publics quant aux intérêts de l’entreprise Phytosanis et de leur pesticide le Tétrazine. Enfin, le personnage d’Emmanuelle Bercot devient une activiste au sein d’un collectif anti-pesticides, depuis que son mari a développé un cancer. En opposant ces univers, Tellier réussit un thriller haletant en présentant un monde écœurant encouragé par l’économie et le pouvoir. En face, les victimes se font passer pour des écologistes bobos sans arguments. Cette vermine du petit monde n’a pourtant pas dit son dernier mot. Emmanuelle Bercot, Pierre Niney et Gilles Lellouche sont époustouflants tant la sincérité qu’ils offrent à leurs personnages sont sidérants. Une œuvre qui a bien entendu choisit son camp, mais comment penser l’inverse ? D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un drame sociétal intéressant et qui dénonce sans vergogne mais qui se perd rapidement dans son académisme. Si le point de départ et l’introduction des personnages intriguent, l’ensemble ne passionne plus guère sur la durée. Il y a bien trop peu de rythme et les scènes s’étirent méchamment en longueur malgré un très beau casting et un scénario bien écrit et qui nous rappelle bien des affaires « réelles ». L’idée est très bonne, le traitement trop soporifique et la durée du métrage est mal dosée. On ne peut pas dire que ce soit mauvais mais la lenteur de l’ensemble annihile finalement toute émotion, dommage, ça méritait mieux.
Pot de fer contre pot de terre, France des villes contre France des champs: cette opposition classique est habilement explorée dans ce film, avec les portraits croisés des différents protagonistes d'un scandale sanitaire d'envergure. Le genre de sujet coup de poing auquel nous habitue régulièrement le cinéma américain, mais ici à la sauce française c'est loin d'être déshonorant, les interprètes étant globalement bien choisis et impeccables dans leur jeu. Le film donne à certains moments le sentiment de forcer la note, mais il parvient à conserver un équilibre narratif efficace et prenant, jusqu'à la scène finale qui nous laisse en totale perturbation/
Un film de Frédéric Tellier à la mécanique parfaitement huilée qui ne s’empêtre pas dans des explications techniques obscures mais reste d’une parfaite limpidité de bout en bout. Il faut une vingtaine de minutes pour que se dessine clairement l’objectif de « Goliath », ce temps permettant de se familiariser avec les personnages des trois points de vue que constituent le puzzle de ce thriller écologique et engagé. Trois interprétations fortes et admirablement attribuées. Même s’il pâtit un peu de la comparaison avec ses collègues, Gilles Lellouche, avocat fragilisé, n’en demeure pas moins poignant alors qu’Emmanuelle Bercot, en épouse/mère militante déterminée, est déchirante. Du côté sombre, Pierre Niney est franchement impérial dans la peau d’un lobbyiste glaçant qui ne s’écarte à aucun moment à sa degueulasse mission, vitrine révoltante des méthodes employées au nom du profit… ainsi va le monde des pourris. Un film stupéfiant, inspiré de faits réels, le dernier du regretté Jacques Perrin.
Ce film montre bien les forces en présence : celle de l’industrie, soutenue par les lobbyistes, qui détient l’argent et le pouvoir et celle des lanceurs d’alertes et des victimes qui détient la vérité. On voit d’ailleurs, dans une scène, que le premier ministre s’énerve sur la base de son intime conviction, seul contre tous, face à des lobbyistes, manipulateurs, qui ont l’art oratoire et les fausses enquêtes scientifiques pour eux. Un film qui sera toujours d’actualité, tant les lobbystes nous prouvent tous les jours leurs actions pour retarder ou accélérer certains changements (le nitrate dans le jambon, les Véhicules de Tourisme avec Chauffeur, l’équipe nationale de Chine qui veut participer au championnat de France de Volley-Ball, etc.).
Un film assez long et lent, les acteur sont de qualité, le sujet intéressant. L'histoire on la vit tous les jours dans ce monde de tricherie et de corruption du coup c'est un peu frustrant.
Goliath raconte l’incroyable scandale sur les pesticides et ses dégâts , l’histoire est incroyable, le réalisateur Frédéric Tellier a fait un travail monstre et pour finir le duel Pierre Niney - Gilles Lellouche tient toutes ses promesses.
Ce film m’a clairement surpris ! Il raconte une histoire, un combat incroyable, et inachevable (d’ailleurs le film porte bien son nom) et en même temps il ne va pas au bout. En effet, la sauce monte entre le puissant et le petit tout au long et quand on arrive au paroxysme de la tension le film s’arrête soudainement. On se retrouve donc avec un long métrage qui ne répond pas à toutes les questions et qui ne finit pas vraiment son arc. Je suis donc resté surpris, car j’aurais voulu en avoir plus, avoir une finalité dans cette histoire, mais rien. Sinon le casting et le scénario sont parfait et c’est une réussite au niveau suspense. On ne dirait pas un film français, un thriller réussit n’est pas dans le genre de l’équipe. La réalisation est dans la thématique, sombre, enquête, mais sans prise de risque dans le cadrage. Bref, un bon film français.
De la soupe de base ! Et une soupe de base au quinoa sans pesticides reste une soupe de base ! Un film plat au militantisme de canapé qui sert un peu trop facilement une bonne cause et assez représentatif de l'activisme actuel ! N'est pas Erin Brockovich qui veut !