Donner une suite à l’un des plus grands classiques de l’Histoire du 7e art était un pari particulièrement osé, voire suicidaire. Réussir à atteindre le niveau d’excellence de cet illustre modèle est un exploit quasi unique dans les annales ! Le secret du miracle : l’idée de génie de Francis Ford Coppola de mettre en parallèle la règne de Michael Corleone en nouveau Parrain (Al Pacino magnifique) et l’arrivée du jeune immigrant Vitto Corleone en Amérique au début du siècle (Robert De Niro époustouflant dans un de ses plus beaux rôles). Ce traitement permet non seulement d’en savoir plus sur les origines de la famille Corleone mais également une mise en relief de l’évolution des codes mafieux ainsi qu’un voyage inattendu de la Sicile du début du siècle à l’Amérique des années 60. Impossible de ne pas avoir un petit pincement au cœur en voyant les enfants du futur Don Corleone quand on connaît leur funeste destin. Impossible également de ne pas être admiratif devant le portrait tout en nuance et en subtilité dressé du milieu mafieux. C’est sans doute cet attachement du public pour des personnages exceptionnellement bien écrit qui a permis à la saga de traverser les années sans jamais rien perdre de son prestige. Il faut dire que le casting est une nouvelle fois soigné, malgré l’absence de Marlon Brando (qui a refusé de reprendre son rôle pour d’obscures raisons financières). Outre Pacino et De Niro (qui ne se croisent malheureusement pas), on retrouve le taiseux Robert Duvall, le lâche John Cazale, Diane Keaton en épouse fatiguée ou Talia Shire en petite sœur. Et puis, le légendaire thème de Nino Rotta est à nouveau de la partie. A notre enfin, le merveilleux flash-back final où les 4 fils Corleone (dont Sonny, joué par l’excellent James Caan) attendent leur père pour son anniversaire et qui prend un sens tout particulier au vu des évènements à venir. Un film exceptionnel donc, tant par sa force que par sa richesse (et ce malgré une durée de près de 3h30), et qui a su trouver sa place parmi les classiques du cinéma. Peu de suite ont eu cet honneur…
Au milieu de la trilogie, se trouve cet épisode à la construction...déstabilisante. D'un côté l'histoire qui continue d'avancer et de l'autre l'enfance de Vito. Pour moi, c'est loin d'être une réussite. Heureusement Al Pacino facine de plus en plus, mais on peine à trouver un vrai fil conducteur au récit. Et c'est d'autant plus difficile que c'est encore plus long! (3h20). Dommage malgré le plaisir d'avoir gagné De Niro au casting.
Rares sont les suites qui dépassent le premier opus d’une saga, et pourtant c’est le cas avec Le parrain. Des flashbacks retracent les débuts de l'Empire Corléone, avec un De Niro magistral. Pacino de son côté est méconnaissable en regard du premier épisode. Une chappe de plomb semble désormais peser sur ses épaules. Depuis son arrivée au pouvoir, il a les mains couvertes de sang et la violence qu'il réprouvait est devenue sa seule et unique politique, mais surtout sa seule solution pour rivaliser avec ses ennemis. Une fois encore la famille Corléone est sur la selette et le détour par le tribunal ne fait que confirmer cette impression. Côté récit, la violence grandissante du premier volet se fait nettement plus rare dans cette deuxième partie qui préfère faire la part belle au psychologisme des principaux protagonistes. La principale force de ce deuxième volet c'est qu'il ne nous présente plus les membres de la famille Corléone comme des mafieux mais comme des hommes, avec leurs doutes et leur souffrance.
Cette 2ème partie n'a ni la puissance, ni le lyrisme du Parrain 1. L'intrigue est parfois un peu confuse, le passage d'une scène à l'autre souvent brutal et le mix de la vie de Vito, le premier parrain et MIchael son fils 'apporte pas grand chose, si ce 'est du remplissage pour dépasser les 3 heures qui sont bien longues. D'ailleurs à mon avis le traitement de Vito, son enfance et la façon dont il est devenu Parrain est la plus réussie. Reste le portrait psychologique de Michael, qui s'enfonce dans la solitude, la parano, le machiavéliseme,....
Enthousiasmé par la réussite du premier opus, on rêverait de garder le même rythme et la même ambiance. Hélas, le deuxième épisode du "Parrain" s'enlise dans des longueurs inutiles qui en diluent toute l'émotion. Le film repose uniquement sur les fondements posés par son prédécésseur, sans trouver ses propres ficelles. En d'autres termes, il fait simplement office de points de suspensions, dessinés pour tenter de prolonger une jolie phrase. Cet épisode ne porte pas grand-chose, sinon l'envie de regarder son successeur pour y chercher à l'histoire du Parrain une meilleure dynamique et une véritable fin.
Un monument, le parrain 2 réussi le tour de force d être une véritable suite utile, de prolonger (voir même de dépasser le film d origine). Tout d abord par son choix de narration car si le film est une suite de la vie d un parrain de la mafia américaine elle est aussi un prequel en découvrant les origines de la famille Corleone de l arrivée de Vito aux États Unis et de ses premiers pas dans la pègre. Cela renforce l aspect tragédie grecque déjà présent dans le premier volet avec notamment les relations entre Michael et son frère. Autre aspect "antique" du film le parallèle qui est fait entre la famille Corleone et l empire romain; avec l ascension, l apogée et le déclin qui va être entraînée par les luttes de pouvoir, une folie des grandeurs, les trahisons ... La mise en scène de Coppola est superbe que ce soit dans la reconstitution du New York du début du 20ème, mais également dans des scènes plus intimistes comme celles ou Hyman Roth et ses associés discutent affaire autour d un gâteau qu ils se partagent. Ajoutez à cela une des plus belles interprétation de Robert De Niro, Al Paccino encore plus froid et inquiétant que dans le premier opus avec des seconds rôles toujours aussi brillant :John Cazale, Diane Keaton, Robert Duvall, Talia Shire ... Et vous avez un film n tout point remarquable.
« spoiler: Gardez vos amis proches, mais vos ennemis encore plus proches. »
La partie centrale de la trilogie du Parrain fonctionne autant comme spoiler: une préquelle – pour raconter la vie de Vito Corleone, depuis l'assassinat de sa famille en Sicile et sa fuite en Amérique à l'âge de 9 ans jusqu'à un dîner de Noël en famille peu avant le début de la première partie du Parrain – que dans la continuité du règne de Michael Corleone sur l'empire de La Famille Corleone.
En parallèle d'une nouvelle nomination aux Oscars pour Al Pacino – du Meilleur Acteur cette fois-ci – dans le rôle de Michael « Don » Corleone, on retrouve Robert De Niro incarnant spoiler: Vito Corleone dans sa jeunesse . Un rôle joué si parfaitement qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'un Marlon Brando rajeuni, et qui vaut à juste titre à De Niro l'Oscar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle.
L'excellence du jeu d’actrices et d’acteurs est également atteinte par Diane Keaton, Robert Duvall, Talia Shire et Lee Strasberg dans des seconds rôles, ainsi que par Roger Corman et Harry Dean Stanton dans de petits rôles.
Les Oscars du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur pour Francis Ford Coppola, du Meilleur Scénario Adapté pour Francis Ford Coppola et Mario Puzo et de la Meilleure Musique Originale pour Nino Rota récompensent à juste titre des performances exceptionnelles, qui achèvent de faire de ce deuxième volet un chef-d'œuvre à la hauteur de l'original.
Phénoménale, rien de moins! En mettant en paralléle l'ascension de Vito, animé par son souhait d'offrir le meilleur aux siens à tout prix, et la corruption toujours croissante d'un Michael s'enfermant dans une vision toujours plus autarcique et autoritaire de son empire "familial", Coppola augmente encore la tension, pourtant déjà inouie, présente dans le premier opus. On y voit un homme oublier la substance (et les êtres mêmes) au profit de l'Idée. Et on peut également y déceler une immense amertume à l'égard du rêve américain. Diamant noir du cinéma, brillant de mille splendeurs douloureuses, "Le Parrain" s'achève bien sur le souvenir de l'Eden perdu d'un simple déjeuner en famille.
Deuxieme gros morceau de cinéma derriere "le Parrain 1ere partie", avec de nombreux passages mythiques, notamment l'ascension de Don Corleone incarné par Robert de Niro, et quelques longueurs dans la partie contemporaine.
Une intrigue beaucoup plus passionnante que le premier opus, des flash back du passé très réussi, on découvre un peu plus en profondeur cette famille aussi violente qu'attachée à ses valeurs. Al Pacino toujours au top.
Un prolongement du premier acte avec des incursions dans le passé de Don Vito. C'est d'ailleurs la plus grande réussite du film. Al Pacino est encore un ton au-dessus vis à vis au volet précédent ! Il maîtrise les différentes facettes de son personnage avec brio, Robert DeNiro fait lui aussi une entrée remarqué et c'est fou l'accent qu'il prend on dirait véritablement Marlon Brando. Plus politique que le premier, question de gout mais j'ai préféré le précédent. John Cazale quel choc, c'est lui qui me bluff le plus ici, cette conversation avec Anthony sur la pêche ma tellement ému surtout quand on sait comment sa se termine, spoiler: surement la scène la plus terrifiante jamais tourné, la caméra qui s'approche du bateau pour finir par ne filmé que Fredo, on change de plan pour se focalisé sur Mike, on entend le coup de feu et Michael laisse tombé sa tête et l'on comprend qu'il voyait toute la scène de là ou il se trouvait ! . La réalisation de Coppola ( plus gros budget ) est encore bien plus maîtrisé et chaque passage n'est que plus beau.