Voilà un film qui ne tient pas tout à fait les promesses de son titre. Pas vraiment la faute de l'idée de départ : montrer les effets d'une relation toxique sur sa victime, mais à une mise en image peu assurée.
Je n' ai que moyennement apprécié le ton vaguement amusé du film qui ne correspond en rien à la gravité du sujet abordé.
Il y a malgré tout des moments intéressants ( les scènes avec le thérapeute ) qui résument ce qui se passe au plan neuronal lorsqu'on est confronté à ce genre de situation.
Il manque tout de même un aspect important, ce sont les raisons qui conduisent un être à se laisser piéger dans ce genre de relation délétère et d'ou elles proviennent. C'est pourtant largement documenté.
Il y a quelque chose d'inaccompli dans ce " Elise sous emprise ", mais les moments réussis peuvent toutefois justifier son visionnage, malgré ses imperfections, trop nombreuses à mon goût.
Elise est assistante à la mise en scène d’une pièce de théatre dans sa vie professionnelle. Côté vie intime, sa relation avec un metteur en scène renommé mais très infidèle, est pour elle une épreuve. Elle manque d’assurance et va devoir affronter une promotion handicapante. Au fil du scénario, son personnage va se découvrir et s’ouvrir. C’est intéressant, touchant, et très positif.
Film bien interprété, sur fond théâtral, et dynamique, on suit le parcours d' Élise, jouant un rôle d' abord en retenue, puis affirmé. Garcia est très bien. Les dialogues avec des professionnels de l'écoute bienveillante sont pertinents, et intelligents. J'ai bcp apprécié
Le premier long-métrage de Marie Rémond s’annonçait intéressant en s'attaquant au sujet des crises d'angoisse et des relations toxiques. Malheureusement, le traitement reste beaucoup trop en surface pour convaincre. Pour qu'un tel drame psychologique fonctionne, il faut impérativement que l'on puisse vibrer et s'identifier au personnage d'Élise, mais l'empathie ne prend jamais. Au lieu de cela, le film s'enfonce dans une succession de scènes répétitives où l'on se contente de regarder ses crises de panique de l'extérieur, sans vraiement en analyser les causes ni ressentir sa détresse. Face à des acteurs comme José Garcia ou Gustave Kervern qui font ce qu'ils peuvent, la mise en scène, désespérément plate et neutre, n'aide pas à s'impliquer. Une comédie dramatique pleine de bonnes intentions, mais bien trop froide pour emporter le spectateur.
Le sujet est survolé, cela traine en longueur et le personnage est assez peu crédible (à courir partout et ne pas arriver à s'exprimer dans le milieu professionnel qui est le sien). C'est plus un film sur les angoisses personnelles que sur l'emprise en elle-même.
Premier film intéressant , très , de Marie Rémond qui signe avec "Élise sous emprise" un premier film entre comédie et drame, forcément humain qui est très personnel pour cette réalisatrice mais aussi très autocentré le tout porté par un excellent casting !
On se laisse porter par l’humour doux-amer de ce très beau 1er film, qui permet de traiter avec légèreté des sujets profonds. Belle découverte que la comédienne principale (aussi réalisatrice), toute en panique mais pleine de résilience. Garcia, Kervern et tous les petits rôles sont top, la musique parfaite, on rit et on est ému. À découvrir !
Élise (Marie Rémond), la trentaine déjà bien avancée, peine à trouver sa place dans la vie. Elle entretient depuis plusieurs années une relation toxique avec un metteur en scène, Leopold (José Garcia), égocentrique et volage. Elle ne se sent pas à la hauteur de l’opportunité inespérée qui lui est offerte : remplacer le vieux metteur en scène, brutalement décédé, qu’elle assistait jusqu’alors pendant les répétitions d’une pièce de Thomas Bernhard. Des crises de panique de plus en plus handicapantes la saisissent à l’improviste. Elle peut certes s’appuyer sur l’amitié fidèle d’Emma (Olivier Côte).
"Élise sous emprise" part d’une bonne idée : raconter, par le biais de la fiction, le trouble panique, une maladie à laquelle on n’ose pas toujours donner un nom. L’an dernier, un autre film français similaire par son économie et son objet, "Différente", réussissait, avec beaucoup de finesse, le même travail au sujet de l’autisme.
Mais hélas, ici, la sauce ne prend pas. Ce n’est pas la faute de Marie Rémond, second rôle récurrent du cinéma français ("Jeune Femme", "Maryline", "Les Fantômes"…), qui signe ici son premier film dont elle a écrit le scénario et dont elle joue le premier rôle. On mesure le poids de son investissement et on se sent bien mesquin, en dix minutes, sur un coin de table, de démolir le travail de plusieurs années.
Ce n’est pas la faute non plus de José Garcia, qu’on ne voyait plus guère ces derniers temps, détestable à souhait dans le rôle d’un conjoint infidèle. Le choix de cet acteur pour ce rôle-là s’avère particulièrement pertinent : il est suffisamment séduisant pour qu’on comprenne l’attraction qu’il exerce sur Elise et, en même temps, totalement horripilant.
Mais ces qualités sont éclipsées par les défauts trop nombreux du film. Le principal est sans doute son scénario. Il tend deux fils : le premier est celui de la relation toxique entre Élise et Leopold, le second est la mise en scène de la pièce de Thomas Bernhard dont Élise hérite de la responsabilité. Devine-t-on par avance comment ces deux histoires vont se terminer ? Élise finira-t-elle par se libérer de l’emprise de Léopold et réussira-t-elle avec succès à balayer tous les obstacles qui la mèneront à une première ovationnée ? Si tel avait été le cas, j’aurais reproché au scénario d’être trop prévisible. Or il nous réserve une surprise par rapport à cette double attente. Pour autant, jamais content, je trouve que cette « surprise » est encore moins convaincante que la fin du film que j’avais imaginée.
Voir ces pauvres quarantenaires à peu près toutes hystériques est très décourageant, d’autant plus que le film n’a pas de rythme (sinon la fille qui court et se décourage tout le temps) et a peine une histoire (sinon la fille qui court et se décourage tout le temps)
Excellent film sur la perte de repère d'une jeune femme à la suite d'une toxique. Les acteurs sont tous excellents surtout Marie Rémond qui nous fait entrer dans sa tête. Beaucoup d'humour aussi. J'ai beaucoup ri ou souri. Je recommande absolument
Un film atypique, inclassable qui oscille entre comédie et drame. Le film montre principalement l’angoisse d’Elise et ses conséquences plus que l’emprise en elle même.
Film vu avec un grand plaisir. Marie Rémond a très bien su décrire, et joué, les montées d'angoisse et les malaises que peuvent provoquer le mal-être personnel et professionnel. José Garcia endosse merveilleusement le compagnon de vie imbu de sa personne qui prend l'ascendant sur une Élise qui a du mal à ouvrir les yeux. Les seconds rôles sont également justes et crédibles