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Gonzague Steenkiste
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3,0
Publiée le 22 mai 2026
Elise (la réalisatrice Marie Rémont) est l'assistante d'un metteur en scène de théâtre très connu (Alain Françon) Une série d'emprises perçues comme des petites agressions successives vont lui créer un choc qui va entraîner des symptômes de panique qui vont l'empêcher de vivre au quotidien. La première des emprises est celle de son compagnon infidèle prédateur et nocif (José Garcia) La seconde est celle de son milieu professionnel celui du théâtre, parfois égoïste, souvent narcissique prétentieux et jaloux. Enfin la dernière emprise est celle qu'elle fait peser sur elle-même : la peur, le replis, le manque de confiance en soi. Les solutions pour vaincre ses peurs, elle les trouvera grâce à trois personnages : Un thérapeute inspiré de Christophe André (Yannick Choirat) qui lui apprendra à « fatiguer » ses peurs et angoisses. Une amie au caractère opposé (Olivia Côte qu'on aimerait voir plus souvent!) Enfin un jardinier éleveur de chèvres et surtout très observateur et sage (Gustave Kerven) Le film n'est pas qu'un récit autobiographique sur le théâtre, les comédiens et une dépression et sa catharsis. Il repose sur le bel équilibre d'une écriture originale, un ton très libre et une envie de partager des émotions vraies.
Un film atypique, inclassable qui oscille entre comédie et drame. Le film montre principalement l’angoisse d’Elise et ses conséquences plus que l’emprise en elle même.
Superbe film très touchant et drôle avec des acteurs justes et des dialogues travaillés. José Garcia excellent dans ce role. J ai passé un bon moment de cinéma.
Élise (Marie Rémond), la trentaine déjà bien avancée, peine à trouver sa place dans la vie. Elle entretient depuis plusieurs années une relation toxique avec un metteur en scène, Leopold (José Garcia), égocentrique et volage. Elle ne se sent pas à la hauteur de l’opportunité inespérée qui lui est offerte : remplacer le vieux metteur en scène, brutalement décédé, qu’elle assistait jusqu’alors pendant les répétitions d’une pièce de Thomas Bernhard. Des crises de panique de plus en plus handicapantes la saisissent à l’improviste. Elle peut certes s’appuyer sur l’amitié fidèle d’Emma (Olivier Côte).
"Élise sous emprise" part d’une bonne idée : raconter, par le biais de la fiction, le trouble panique, une maladie à laquelle on n’ose pas toujours donner un nom. L’an dernier, un autre film français similaire par son économie et son objet, "Différente", réussissait, avec beaucoup de finesse, le même travail au sujet de l’autisme.
Mais hélas, ici, la sauce ne prend pas. Ce n’est pas la faute de Marie Rémond, second rôle récurrent du cinéma français ("Jeune Femme", "Maryline", "Les Fantômes"…), qui signe ici son premier film dont elle a écrit le scénario et dont elle joue le premier rôle. On mesure le poids de son investissement et on se sent bien mesquin, en dix minutes, sur un coin de table, de démolir le travail de plusieurs années.
Ce n’est pas la faute non plus de José Garcia, qu’on ne voyait plus guère ces derniers temps, détestable à souhait dans le rôle d’un conjoint infidèle. Le choix de cet acteur pour ce rôle-là s’avère particulièrement pertinent : il est suffisamment séduisant pour qu’on comprenne l’attraction qu’il exerce sur Elise et, en même temps, totalement horripilant.
Mais ces qualités sont éclipsées par les défauts trop nombreux du film. Le principal est sans doute son scénario. Il tend deux fils : le premier est celui de la relation toxique entre Élise et Leopold, le second est la mise en scène de la pièce de Thomas Bernhard dont Élise hérite de la responsabilité. Devine-t-on par avance comment ces deux histoires vont se terminer ? Élise finira-t-elle par se libérer de l’emprise de Léopold et réussira-t-elle avec succès à balayer tous les obstacles qui la mèneront à une première ovationnée ? Si tel avait été le cas, j’aurais reproché au scénario d’être trop prévisible. Or il nous réserve une surprise par rapport à cette double attente. Pour autant, jamais content, je trouve que cette « surprise » est encore moins convaincante que la fin du film que j’avais imaginée.
ELISE SOUS EMPRISE de Marie Rémond arrive à transcrire les crises de panique avec une vraie sensibilité et un vrai réalisme. L'impression que le temps n'est plus le même, que son cœur est prêt à exploser et toutes ces méthodes d'évitement que l'on met en place. La force du film est de mettre un côté documentaire à travers la mise en scène de cercles de parole.
Marie réalise et incarne Elise, on sent jaillir de son corps toutes les tensions et les différentes instances psychiques qui la foudroient. Une mise en scène délicate, singulière et un rythme parfait. Le film arrive également à donner un début d'étiologie du trouble envahissant. Un choc, une relation toxique qui nous épuise. Mais, le film explique également que même si on supprime la source originelle, le cerveau arrive à recomposer des schémas nouveaux et des associations qui vont contaminer tout notre quotidien. La volonté seule ne suffit donc plus !
Elise est assistante à la mise en scène d’une pièce de théatre dans sa vie professionnelle. Côté vie intime, sa relation avec un metteur en scène renommé mais très infidèle, est pour elle une épreuve. Elle manque d’assurance et va devoir affronter une promotion handicapante. Au fil du scénario, son personnage va se découvrir et s’ouvrir. C’est intéressant, touchant, et très positif.
Voilà un film qui ne tient pas tout à fait les promesses de son titre. Pas vraiment la faute de l'idée de départ : montrer les effets d'une relation toxique sur sa victime, mais à une mise en image peu assurée.
Je n' ai que moyennement apprécié le ton vaguement amusé du film qui ne correspond en rien à la gravité du sujet abordé.
Il y a malgré tout des moments intéressants ( les scènes avec le thérapeute ) qui résument ce qui se passe au plan neuronal lorsqu'on est confronté à ce genre de situation.
Il manque tout de même un aspect important, ce sont les raisons qui conduisent un être à se laisser piéger dans ce genre de relation délétère et d'ou elles proviennent. C'est pourtant largement documenté.
Il y a quelque chose d'inaccompli dans ce " Elise sous emprise ", mais les moments réussis peuvent toutefois justifier son visionnage, malgré ses imperfections, trop nombreuses à mon goût.
Le premier long-métrage de Marie Rémond s’annonçait intéressant en s'attaquant au sujet des crises d'angoisse et des relations toxiques. Malheureusement, le traitement reste beaucoup trop en surface pour convaincre. Pour qu'un tel drame psychologique fonctionne, il faut impérativement que l'on puisse vibrer et s'identifier au personnage d'Élise, mais l'empathie ne prend jamais. Au lieu de cela, le film s'enfonce dans une succession de scènes répétitives où l'on se contente de regarder ses crises de panique de l'extérieur, sans vraiement en analyser les causes ni ressentir sa détresse. Face à des acteurs comme José Garcia ou Gustave Kervern qui font ce qu'ils peuvent, la mise en scène, désespérément plate et neutre, n'aide pas à s'impliquer. Une comédie dramatique pleine de bonnes intentions, mais bien trop froide pour emporter le spectateur.
Premier film intéressant , très , de Marie Rémond qui signe avec "Élise sous emprise" un premier film entre comédie et drame, forcément humain qui est très personnel pour cette réalisatrice mais aussi très autocentré le tout porté par un excellent casting !
Le sujet est survolé, cela traine en longueur et le personnage est assez peu crédible (à courir partout et ne pas arriver à s'exprimer dans le milieu professionnel qui est le sien). C'est plus un film sur les angoisses personnelles que sur l'emprise en elle-même.
Voir ces pauvres quarantenaires à peu près toutes hystériques est très décourageant, d’autant plus que le film n’a pas de rythme (sinon la fille qui court et se décourage tout le temps) et a peine une histoire (sinon la fille qui court et se décourage tout le temps)
Je dois dire que je suis surpris par la film. Le cadre est assez inhabituel, la mise en scène spécifique. Sans trop en dire, je pense que le film tente de parler du mal être par la crise d'angoisse et l'emprise toxique relationnelle. Bien que ces sujets soient amenés concrètement, ils restent survolés, peut-être pour ne pas alourdir le film.
Pour une première réalisation, il y a de l'idée, mais elle reste en surface.