4769 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
326 critiques spectateurs
5
53 critiques
4
129 critiques
3
87 critiques
2
40 critiques
1
13 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2015
Boum, badabam... !! Pour son deuxième long-métrage, James Mangold signe (et soigne !) son premier coup de maître. Biiim !!! Copland, c'est d'abord "une histoire de flics". C'est aussi pour la mafia. Ou tout simplement, "un film pour mecs". Ou encore, "un film de mec". Si Copland est à deux embrasures de chez toi, tu peux nettoyer ta maison et te préparer à un "no man's land" digne de ce nom. Pas de pitié, pas de quartier. A l'ancienne. A coups de boules, à coups de pieds. A la testostérone ! A la sauce 90's (pour la mise en scène) et 70's-80's (pour le casting). Pour une ambiance des plus révoltantes, revigorantes. Avec une bande-son (finale, pour le coup) qui déchire, qui nous siffle dans les oreilles (!). Alambiqué d'un Stallone magistral dans un contre-emploi ! Sur un scénario (certes classifié classique aujourd'hui) de tonnerre (signé par l'auteur lui-même !). Bingo Mangold !! Synopsis : A côté de New York, dans une cité-dortoir de flics, un shérif désabusé et dépressif va devoir affronter le pire des dilemmes : une bavure policière... qui n'aurait jamais due arriver. Stallone, dans ce rôle de shérif qui lui sied à merveille, joue incroyablement bien ce personnage qui a perdu goût à la vie. Et quel plaisir de retrouver le créateur de Rocky dans un personnage pourvu d'une épaisseur humaine rarement atteinte dans ce genre de film. Merci Sly ! D'autant qu'il a pris vingt kilos pour le rôle. Ça, c'est ce que j'appelle une transformation physique réussie ! L'étalon italien fait également preuve de désinvolture pour servir l'histoire que nous sert Mangold. Excellent Monsieur Stallone !! Dans la suite de l'élite du casting, c'est un sans-faute de la part du trio de tête : Keitel-DeNiro (parfait dans son mini-rôle)-Liotta. Avec des seconds couteaux, et pas des moindres ! : Robert Patrick, John Spencer, Rapaport, Peter Berg et Frank Vincent du côté viril, et Sciorra puis Moriarty pour la gent féminine. Pour en dire le moins possible, du gros calibre, des gueules cassées comme on les aime, et donc Copland remplit la charge du film viril par excellence. Rien que l'affrontement Sly-Keitel-DeNiro-Patrick vaut le détour. C'est dire !! Si l'on s'éloigne du casting colossal, on s'aperçoit qu'Howard Shore fait mal aux oreilles de notre Sly international. Coup de bol, nous aussi ! On ne peut que remercier le compositeur de Seven de nous faire participer à la mise en ambiance de la tension qui s’accélère au fur et à mesure que Stallone avance dans l'enquête. Encore une fois, l'atmosphère est pesante, lourde, froide, quasiment glaçante. Le stylisme de Mangold accentue ce sentiment d’oppression, ce que le jeu de Sylvester traduit. Le peu de courses-poursuites, d'explosions et de fusillades renforce encore la non-respiration du métrage. Anxiogène, Copland devient ainsi une œuvre à part dans la filmographie de Mangold, et tout simplement l'un des meilleurs polars des 90's, tout comme Heat ou Seven du côté du thriller. Attention, petit chef d’œuvre ! Spectateurs italiens, pour DeNiro, ...sortez vos fusils à pompe ! Interdit aux moins de 12 ans.
Une communauté de flics a élu domicile dans le New Jersey afin d’y créer un monde sécuritaire… Evidemment, cela va avec tout un cortège de corruptions, de flics ripoux et d’alliances avec la maffia… Harvey Keitel est parfait en salaud de service tandis que De Niro effectue une prestation à la hauteur de son talent dans un surprenant second rôle de représentant de la police des polices… Finalement Sylvester Stallone (pas mauvais du tout pour une fois !), dans une fin remake de Rio Bravo, assume sur le tard son rôle de shérif à la John Wayne et parvient en quelques coups de feu à nettoyer tout ce sale monde à la grande satisfaction de l’opinion publique… Un manichéisme un peu simpliste donc et un propos quelque peu démagogique, mais la mise en scène de James Mangod est efficace à défaut d’être inspirée et les acteurs sont excellents. Cela donne un film somme toute agréable sans être génial, loin s’en faut.
Une belle palette d'acteurs et un des meilleurs rôles pour Stallone parmi ses nombreuses daubes. Le scénario classique et sans surprise laisse place à de belles confrontations et pose certains dilemmes. Loin d'être un chef d'oeuvre incontournable malgré tout.
Stallone nous prouve ici qu'il peut être excellent dans un role dramatique. CopLand est un bon film dramatique (Western urbain) ou le monde des flics ripoux est omniprésent. James Mangold nous livre ici un film d'auteur avec des acteurs talentueux composé d'une trame scénaristique peu originale certe mais dirigée avec talent...
Du bon polar vraiment très bien construit. De facture classique les comédiens sont assez bluffant en particulier Sylvester Stallone. Dans un registre assez different il capte à lui seul l attention du spectateur et on suit son évolution tout du long . Du polar noir intéressant.
Un excellent film qui s’appuie sur gros casting (Robert De Niro, Harvey Keittel, Sylvester Stallone, Ray Liotta, Michael Rapaport et Robert Patrick, rien que ça !). Les acteurs sont tous très bons et leur confrontation excellente. Le scénario est également très bon et très bien mis en scène. Stallone trouve ici l’un de ses tout meilleurs rôles. Il n’est absolument pas question dans ce film de mettre ses muscles en avant, mais il n’a pas peur de casser un peu son image d’homme indestructible pour ce rôle (pour lequel il a bien grossi) et montre une fois de plus qu’il a du talent. Il n’y a que très peu d’action dans le film. Il s’agit plus d’un polar. Copland est pour moi un grand film.
Copland déploie son récit dans Garrison, une bourgade isolée du New Jersey habitée presque exclusivement par des policiers new-yorkais. Ce cadre excentré, presque hors du monde, devient un microcosme où la corruption gangrène, transformant les figures de justice en despotes.
Au cœur de ce tableau se tient Freddy Heflin, interprété par un Sylvester Stallone méconnaissable. Loin de ses héros invincibles, Freddy est un homme diminué, solitaire, marqué par sa surdité partielle et son manque d’autorité. Il est l’anti-héros par excellence, un corps mou dans un monde de mâchoires serrées, un homme fragile dans un milieu qui glorifie la force. Sa quête déconstruit les archétypes de la masculinité triomphante pour révéler une vulnérabilité lumineuse : celle d’un courage qui naît de l’acceptation de ses propres failles.
Si la prestation de Stallone ancre le film dans le tangible, les personnages secondaires, bien que portés par des talents comme Harvey Keitel et Robert De Niro, peinent parfois à échapper à leur fonction narrative ou à leur nature archétypale. Ces figures, souvent cantonnées à des traits stéréotypés, manquent d’un souffle qui les rendrait pleinement vivantes.
Ici, la densité dramatique n’aboutit pas toujours : les dilemmes moraux des policiers corrompus restent en surface, et le climax final, bien que maîtrisé, manque de l’ampleur ou de la surprise nécessaires pour bouleverser les codes et les attendus.
En fin de compte, Copland fascine moins par son intrigue que par son portrait d’un homme ordinaire, écrasé par le poids d’un monde qui semble toujours hors de sa portée.
Un film policier plutôt réussi et original. En effet, là ou on peut s'attendre à un film ultra violent et conforme à ce qu'on a déjà pu voir dans de nombreuses séries B du genre, James Mangold y substitue un film beaucoup plus subtil et nuancé. La mise en image fleure bon les années 80-90 et l'atmosphère n'est pas particulièrement original. En revanche, le récit est intelligemment construit en prenant son temps et en se concentrant sur la psychologie de son personnage principal. Dans ce rôle de shérif solitaire un peu loser, handicapé par une surdité et à qui les flics ripoux lui ont pris les rennes de la ville, Silvester Stallone surpend ( dans le bon sens du terme ) avec une interprétation beaucoup plus nuancé que de coutume. Certaines scènes centrés sur son personnage se révèlent empruntent de justesse et en viennent à être même touchantes. De plus, l'intrigue tout en tenant en haleine, sait parfaitement ménager les scènes d'action leur préférant dans les deux premiers actes des rebondissements. Ceux qui ont tout de même regardé le film pour voir Sly en action ne seront pas pour autant déçu à la fin. Sans rien révélé, la séquence auquelle je fais allusion est intense et bien mis en scène. Enfin, il faut relever dans les seconds rôles la présence de Robert De Niro dont les quelques scènes apportent indéniablement un peu de sel. Si le fond sur la dénonciation de la corruption dans les milieux policiers est sans surprise et n'apporte rien de nouveau, c'est bien dans le traitement de l'ensemble que James Mangold tire son épingle du jeu avec cette histoire singulière et bien raconté. A voir pour les amateurs du genre et ceux qui sont curieux de voir Stallone dans un rôle plus nuancé.
Un vrai bijoux et aussi un des meilleurs rôles de Stallone. C'est un film bien tourné avec un casting impressionnant. Le scénario est tout simplement simple et magnifique.
Un bon gros film ricain assez classique avec un casting qui doit faire mal au portefeuille des producteurs où l'on retrouve un Stallone à contre emploi très convaincant. Le film est correct mais ne casse as des briques car le séanrio en fait un peu trop et cela manque clairement d'action.
Dans la cité des Flics corrompus...la simple vertu et l'Ordre sortira de la Rédemption de quelques uns. Le réveil de la Justice et du Droit est un parcours long et difficile pour spoiler: le Shérif de Garrison (S.Stallone ) un contre-emploi magistral qui vole la vedette à spoiler: R.De Niro un Inspecteur bœuf-carotte assez vite oublié (dommage, c'était le seul passage, du moins le rôle moins convaincant et donc voué à l'élimination du scénario). On comprend que nous avons droit à chaque plan, se cache une vedette, une star avec sa réplique et son rôle secondaire ou autre. Solide casting pour un film qui prend déjà presque vingt ans dans les dents. A Garrison on prend cher, le chef de file spoiler: (H.Keitel) rôle impeccable en impose et reste impérial en tyran local , exécute également les brebis galeuses de son camp. Le format court 1h35 permet de supprimer les éventuels temps morts et se laisser porter par ce polar à l'ancienne au règlement final inévitable mais salutaire...
Si vous n’avez jamais vu Sylvester Stallone dans un rôle à contre-emploi, alors "Copland" vaut la peine d’être vu, d’autant plus que l’acteur joue assez bien le coup. Car en cette année 1997, c’est pour ainsi dire la première fois qu’il ne revêt pas un rôle musclé. Mieux, sous un physique grassouillet, il campe un personnage tellement blasé et désillusionné qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même. Votre curiosité serait-elle titillée ? Attendez, ce n’est pas tout : le casting est enrichi de quelques grands noms en plus de celui de Stallone. Harvey Keitel, Ray Liotta, et Robert De Niro sont venus donner de la consistance à un scénario qui en avait bien besoin. Parce que celui-ci a beau revêtir un style scorsesien, il n’est pas suffisamment clair pour que le spectateur ne se perde pas dans les volutes de la confusion (voire l’incompréhension) à un moment ou un autre, au risque de le décrocher définitivement. Je m’explique : nous avons des flics qui sont des flics (jusque-là tout va bien), et des flics qui ne sont pas des flics. Ah !... Avouez qu’il y a de quoi perturber un peu. Et là-dessus, on rajoute des flics qui n’en sont pas vraiment mais qui en sont quand même. Vous ne comprenez rien ? Eh bien ça reflète à peu près ce que vous allez ressentir. Mais rassurez-vous, tout va s’éclaircir en regardant le film. Point de crapules donc. Enfin telles que nous les attendons. Que des flics. Des flics par-ci, des policiers par-là, certains en civil, d’autres en uniformes. Cependant une question demeure : pourquoi un flic en uniforme n’en serait pas un ? On ne peut pas dire pourtant que le scénario ne soit pas fouillé. Parce qu’il l’est. Et c’est parfois nécessaire pour traiter de la corruption, des non-dits, et des manipulations, même si le sujet n’est pas nouveau en soi. Il n’y a guère que le lieu qui change de ce qu’on a pu voir auparavant. Le contexte est d’ailleurs bien implanté par l’introduction narrée en voix off. A cela a été rajoutée une ambiance lourde, grâce à laquelle on ressent bien la menace de certaines paroles et les diverses pressions qui s’exercent de partout. Il en ressort une ambiance délétère, où la suspicion est omniprésente, au point d’être sur ses gardes en permanence, quitte à plonger dans une paranoïa qui n’est jamais très loin. Tout cela a été élaboré sur un rythme lent, si lent que même la fusillade finale est montrée au ralenti. Le bien nommé "Copland" ne comporte donc pas de scène d’action à proprement parler, James Mangold ayant préféré se placer exclusivement sur l’évolution psychologique des personnages, en particulier celui du sheriff Freddy Heflin (Sylvester Stallone). En résumé : intéressant, mais ne laissera pas un souvenir impérissable.
Au début on a des apriori de voir Stalonne au milieu du'ne telle histoire et d'un casting impressionnant et finalement il s'en sort superbement. L'histoire et ce rôle de flic parfois dépassé reste intriguant car filmé simplement avec une vision de la réalité poussé à son extrème.
Un polar musclé, rythmé et intelligent porté par un quatuor de choc: Sylvester Stalone, Harvey Keitel, Ray Liotta et Robert De Niro tous aussi bons les uns que les autres. Cop Land est une immersion très convaincante dans le monde de la corruption policière.
Un très bon film et un très bon casting : Un Sylvester Stalonne magnifique accompagné d'un Ray Liotta et d'un Robert de Niro majestueux. Un chef d'oeuvre à tous points de vue.