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Ricco92
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5,0
Publiée le 24 février 2020
La brute de L’Inspecteur Harry qui réalise une histoire d’amour entre une jeune hippie et un quinquagénaire ! Avec sa troisième réalisation (et la première où il n’apparaît pas, si on ne compte pas un bref caméo), encore plus qu’avec Les Proies, Clint Eastwood désarçonnait totalement le public et la critique. L’échec commercial était donc inévitable, malgré trois nominations aux Golden Globes, et c’est sûrement à cause de celui-ci que Breezy reste un film méconnu de sa filmographie. Et pourtant, vingt-deux ans avant Sur la route de Madison, le cinéaste signe une œuvre incroyablement sensible (surtout de la part d’un homme encore réduit, à l’époque, au statut de star de films d’action) portée par une superbe musique de Michel Legrand et par le couple formé par William Holden et Kay Lenz, le premier jouant un homme solitaire et désabusé qui se trouve complété par la bienveillance et la vision optimiste de la vie et des êtres humains que possède la seconde. L’histoire est simple mais joue avant tout sur la sensibilité du traitement apporté par le cinéaste. Ce dernier signe donc un sublime hymne à l’amour par-delà les âges et les conventions qui, s’il avait rencontré le succès, l’aurait sûrement entraîné vers une carrière très différente et lui aurait permis d’avoir une reconnaissance de la critique nettement plus tôt. Un petit chef-d’œuvre.
Bien avant "Sur la route de Madison", Clint Eastwood faisait étalage de son talent dans la veine sentimentale avec simplicité et pureté... William Holden (que je connaissais surtout pour son rôle dans "la Horde Sauvage") est excellent en quinquagénaire en crise, tandis que la "petite" et fragile Kay Lenz est tout bonnement magnifique de simplicité et de naturel, quel dommage de ne l'avoir jamais revue! Après "un frisson dans la nuit" et "l'homme des hautes plaines" (à l'affiche au cinéma dans le film "Breezy"!!!), Eastwood faisait plus que réussir ses débuts. En jetant un coup d'oeil à sa carrière de réalisateur, on peut vraiment se demander comment Eastwood a pu être accusé de fasciste et réactionnaire (même si sa carrière d'acteur est plus sujette à caution, l'inspecteur Harry par exemple...) alors qu'il faisait preuve d'un humanisme et d'une grande ouverture d'esprit dés ses premiers longs métrages... Aurélien Ferenczi de "Telerama" n'a toujours pas compris.
Premier des films réalisés par Eastwood et dans lesquels il ne joue pas. "Breezy", un de ses meilleurs films, narre l'histoire d'un amour impossible. Très touchant et simple, le film est un peu comme un Woody Allen de la grande époque, mais le coté 'comique psychanalitique' en moins. Une oeuvre rarissime, un des films les moins connus de Eastwood, et c'est bien dommage, car c'est un excellent film.
Clint Eastwood, avec "Breezy", nous raconte une histoire d'amour entre une jeune hippie et un agent immobilier quinquagénaire.
C'est aussi l'un de ses rares vieux films où il ne se donne pas de rôle (le seul en une quinzaine d'année, jusqu'à "Bird").
Malheureusement il n'évite pas quelques clichés et caricatures tandis que les dialogues sont parfois un peu niais, voilà pour les fausses notes.
Néanmoins, Eastwood arrive tout de même à mettre en scène une belle histoire, simple et parfois touchante. Il prend le temps de filmer, nous immerge dans l'oeuvre avec plaisir et sensibilité tandis qu'il dresse le portrait d'une époque, notamment via certaines conventions. Et enfin, et comme toujours, William Holden est tout simplement génial et dans l'ensemble, les interprétations sont bonnes.
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1,5
Publiée le 5 juin 2021
Breezy est drame romantique trivial réalisé par Clint Eastwood sur la relation amoureuse qui se développe entre une hippie (Kay Lenz) et un agent immobilier de Los Angeles William Holden étonnamment affable dans ce film. Le scénario est léger mais non dépourvu de quelques passages réfléchis cependant il est devient un tel cliché de l'âge mûr que la majeure partie du film paraît puérile. Le film aurait peut-être mieux fonctionné avec des acteurs différents Holden et Lenz ne sont pas bien assortis il semble la dominer ce qui rend leurs scènes intimes moins émouvantes ou simplement inconfortables. Un film démodé au romantisme flou et surtout pas mémorable...
Quel romance à l’eau de rose!!!! Le vieux beau qui tombe amoureux de la petite jeunette : un cliché trop facile. Comme d’ailleurs tout le reste. Il manque les émotions de l’amour véritable. Ici l’ébauche ne rend pas le film touchant. Il est plutôt naïf et sentimental dans son sens péjoratif.
A cheval sur la bluette sentimentale et romantique et la chronique psychologique, le film de Clint Eastwood aborde un sujet pas vraiment inédit : la liaison entre une jeune fille et un homme qui pourrait être son père. Le sujet a pu surprendre à l'époque le public d'Eastwood (notons le clin d'oeil lorsque le couple se rend au cinéma pour voir un western... de Clint Eastwood) mais on sait, depuis, l'éclectisme dont peut faire preuve le cinéaste. De la relation délicate entre un homme mûr et égoïste et une candide demoiselle sans-gêne, le réalisateur présente, non sans sensibilité parfois, les contrastes attendus. L'âge évidemment mais aussi la différence sociale entre la jeune routarde, émanation de la période hippie, et le célibataire farouche, figure de l'Amérique de papa, conservatrice. Eastwood passe en revue tous les motifs qui pourraient conduire cette histoire d'amour à l'échec. Rien que des choses justes mais énoncées de façon un peu trop prosaïques, comme en témoigne la scène où Frank est assez fâché qu'on prenne Breezy pour sa fille. Les évidences -la recherche du père pour l'une, le bain de jouvence inespéré pour l'autre- diminuent l'intérêt du sujet. Ce qui n'empêche pas William Holden et Kay Lenz de former un duo sympathique.
Un film appréciable qui se laisse regarder sans longueurs, connaissant le talent de Clint pour les romances on y va donc les yeux fermés. En plus ça parait original et ça l'est. Avec un bon William Holder et une Kay Lenz qui m'était totalement inconnu parfaite tout plein de culot et de naturel. Malgres ça je m'attendais a plus de scènes cocasses au vu du résumé (plus de rencontres entre ami, voir de la famille !). On a quand même le droit a de l'humour grâce a quelques dialogues qui font mouche et une honnêteté dans les sentiments qui fait du bien. Un Clint mignon, un clint bien sans en foutre plein la vue 3.5/5
Cette sucrerie mièvre et simpliste donnera du baume au cœur à tous les quinquagénaires riches de préférence espérant être subitement touchés par la grâce d'une jeune paumée visiblement intéressée par un long parcours avec le facies aux tempes grises d'un homme aigri aux portes de la vieillesse.
Et en plus ça marche. C'est pour quand l'activation en temps réel de cette aguichante utopie ?
Mou, long, prévisible, pas d'émotions particulières ressenties, juste un espèce de "tant mieux" ou "bon ben tant pis" selon les moments. Je n'ai pas compris la valeur et le sens de ce film, il faudra m'expliquer. Par contre un bon point: c'est l'aspect relancé à une époque terminée qui est parfaitement mis en valeur ici.
J'ai beaucoup d'affection pour Breezy tant elle représente la femme parfaite. Elle donne énormément d'amour. Elle est drôle. Elle est touchante. Elle est naïve. Elle est intelligente. J'adore ce qu'elle est. Y compris sa dégaine : son chapeau de cow-boy, son pantalon pattes d'eph, sa guitare. C'est ça Breezy. Une femme de son temps que ce vieil acariâtre (William Holden et peut-être Clint Eastwood ?) peut bien regarder d'un regard courroucé mais qui ne l'empêchera pas de fondre car elle est pleine de fraîcheur. Comme quoi Clint Eastwood n'a pas commencé à faire des drames avec Gran Torino, Million Dollar Baby ou Sur la route de Madison. Déjà en 1973 alors qu'il avait cet image d'acteur droitard, il signait cette romance très pure, très belle et déjà moderne pour l'époque. Je me demande comment l'écart d'âge pouvait être perçu à ce moment-là aux USA. Vu que Breezy a été un échec, ça devait faire grincer quelques dents, je suppose.
Surprenant, comme film. Les acteurs sont très bons dans l'excentricité de la romance et dans sa raison. J'ai beaucoup aimé les personnages et leur relation, ainsi que les nombreuses questions qu'elle soulève. C'est toujours d'actualité, ces différences d'âges dans les couples qui vont d'une à plusieurs décennies. Une oeuvre divertissante et belle, transmise avec de bons raisonnements et beaucoup d'humanité.
En 1973, Clint Eastwood signe son troisième long-métrage en tant que réalisateur. Ici pas de revolver Smith & Wesson Model 29 ou de scènes d’action, simplement une belle histoire d’amour. Lorsqu’une jeune hippie (Kay Lenz) rencontre un quinquagénaire solitaire (William Holden), le coup de foudre est immédiat. Le scénario avance subtilement pour montrer les écueils auxquels ce couple doit faire face en raison de leur différence d’âge et de leur conception opposée de la vie. Face aux convenances sociales, leur union n’en devient que plus forte. A l’aide de dialogues émouvants, toujours teintés d’ironie, le cinéaste envoie un vrai message épicurien. Bref, une œuvre sincère et tendrement mélancolique.