Breezy
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Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
L'un des chefs d'oeuvre de Clint Eastwood. Ce film bouleversant, incroyablement beau, nous fait vivre un moment de cinéma unique en son genre. Alors que le sujet semblait délicat et pas forcément à la portée d'Eastwood, ce film est en réalité une grande histoire d'amour, avec de magnifiques moments. Surtout que William Holden et Kay Lenz savent donner une émotion pure à leurs personnages. Inoubliable!!
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2023
« Breezy », troisième réalisation de Clint Eastwood et première où il n’apparaît pas à l’écran (hormis un caméo hitchcockien !), est aujourd’hui unanimement reconnu comme un joyau de sa foisonnante filmographie. Mal distribué par Universal qui avait accepté ce projet comme un cadeau fait à un acteur/réalisateur appelé à lui rapporter beaucoup d’argent, « Breezy » n’avait pas surmonté la déception du public de ne pas voir Eastwood au générique mais avait aussi pâti d’un sujet peu en rapport avec les thématiques jusque-là accolées au patronyme de l’acteur, essentiellement centrées sur celle du film de genre (policier, western). Eastwood avait pourtant initialement songé figurer dans son film mais il s’était jugé encore trop jeune pour incarner cet agent immobilier s’engageant doucement dans l’âge mûr et qui n’attend plus grand-chose de la vie notamment sur le plan sentimental après un divorce pénible. Bien lui en a pris tellement William Holden qui le remplace s’avère tout simplement excellent, projetant sur l’écran le mélange requis entre l’assurance tranquille de celui qui a réussi sa vie professionnelle et l’angoisse sourde s’infiltrant dans le corps et l’âme de celui qui sent l’âge gagner du terrain. Il faut profiter de l’occasion pour rappeler encore une fois le talent trop méconnu de William Holden qui se trouve alors sur une pente descendante en raison d’un alcoolisme récurrent. L’acteur vieilli prématurément a été une grande star dans les années 1950, récoltant au passage un Oscar (1953) pour son rôle de sergent peu recommandable dans « Stalag 17 » de Billy Wilder après avoir été le jeune scénariste bourré d’ambition à la fin tragique dans le mythique « Sunset Boulevard » (Billy Wilder en 1950). C’est pourtant lors de cette fin de carrière qui s’annonce que l’acteur va donner le meilleur de lui-même dans cinq films excellents. Tout d’abord « La horde sauvage » de Sam Peckinpah en 1969, « Deux hommes dans l’Ouest » de Blake Edwards en 1971, « Network » de Sidney Lumet en 1976, « Fedora » de Billy Wilder en 1978 et enfin « Breezy » qui nous occupe ici. Frank Harmon (William Holden) qui n’est pas encore tout-à-fait devenu un ours, croise un soir la route d’Edith Alice Breezerman (Kay Lenz), répondant au diminutif de Breezy, alors qu’elle rôde autour de sa superbe villa de Laurel Canyon sur les hauteurs de Los Angeles. La jeune femme à peine sortie de l’adolescence va décontenancer par son assurance, son enthousiasme et sa candeur celui qui s’apprêtait à gentiment « lâcher l’affaire ». Le sujet développé par Jo Haims, fidèle scénariste de Clint Eastwood avant qu’elle ne disparaisse prématurément en 1978, s’intéressant à la relation amoureuse entre un homme de plus de cinquante ans et une jeune fille de dix-sept ans, pouvait être facilement jugé scabreux. On n’ose en effet imaginer le sort réservé à un tel film en pleine ère « me too » . Ce qui à l’époque avait contribué à atténuer l’image machiste qui collait aux basques de Clint Eastwood, aurait en 2023, peut-être entravé pour un long moment la suite de sa carrière. Mais le réalisateur et sa scénariste ont parfaitement su agencer le rythme et la tonalité de leur film pour qu’il ne subsiste aucune ambiguïté sur la nature de cette relation qui pour incongrue qu’elle puisse paraître, n’affiche rien qui puisse permettre de la qualifier de contre-nature. Toutes les scènes d’intimité où la jeune actrice apparaît nue sont filmées avec une infinie délicatesse largement due à la définition du personnage masculin et à l’interprétation tout en retenue et en nuance qu’en donne un William Holden en parfaite osmose avec son réalisateur et sa jeune partenaire confondante de naturel en jeune provinciale venue vivre à L.A une aventure hippie qui touche à sa fin. Une interprétation de Kay Lenz très remarquée et remarquable qui ne lui a pourtant pas permis de confirmer par la suite sur grand écran. « Breezy », film d’amour complétement sincère qui démontre que par-delà les différences de générations et de conditions sociales ou culturelles, l’amour peut prendre racine et même fleurir sur un terrain aride pourvu que rien de malsain ne vienne le salir. Un très grand film de Clint Eastwood passé injustement inaperçu.
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2008
Clint l'acteur ne variait pas trop de registre. Le cinéaste, lui, a vite montré des talents divers. Breezy n'est pas des films qui marquent, mais de ceux qui éclairent. L'Amour impossible est l'un des sujets les plus rebattus du cinéma, mais Clint fait fi des clichés. L'héroïne, incarnation rêvée de la libération des moeurs, n'a ni passé sordide, ni addiction. Apparemment naïve dans son utopie et en même temps sacrément malicieuse, les paroles de Breezy interpellent.
Une des forces du film, c'est de distiller les réflexions en évitant les pontifs du genre "peu importe la différence d'âge, tant qu'ils s'aiment". Pas de romantisme baveux. Par petites touches, on finit par saisir ce qui rend Breezy mystérieuse. Il s'agit d'arrêter de tout estimer, de tout compter. Elle offre son amour à tous, ne se soucie pas d'un quelconque retour, et encore moins de savoir si elle a gagné au change ou pas.
Bien sûr, le film parle du vieillissement, de la fatigue et du renfermement associés, de la disparition de la spontanéité des sentiments, le refus de la prise de risque, de l'engagement. Mais résumer le film à cela est manquer sa substance. Finalement, Breezy est la petite soeur de la femme de Jules et Jim, elle recherche la forme d'amour parfaite. Seulement l'émancipation est passée par là, et Breezy est nettement plus sereine. On a envie de la serrer dans ses bras à la fin lorsqu'elle dit "Un an?! tu te rends compte!". Le film permet surtout, plus particulièrement pour les gens nés après 1980 comme moi, de comprendre en quoi la société a vécu une authentique régression depuis les années 70. Aujourd'hui, il est impossible même d'envisager les choses sous cet angle. On comprend mieux les incompréhensions inévitables avec la généraion du baby boom qui a vécu un véritable élan social et humain, alors qu'aujourd'hui l'obsession de la réussite, le règne de l'argent, l'apologie de la concurrence, conduisent à appréhender les choses à l'opposé de Breezy.
Cinéphile Dantachambre
Cinéphile Dantachambre

18 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2022
Quand Clint Eastwood nous parle d'amour, c'est beau putain... Le registre est un peu différent de La route de Madison, le regard de Clint 20 ans plus jeune est peut-être un peu plus léger mais tout aussi touchant. La tendresse et la sincérité parcourent ce film entre douceur et mélancolie, insouciance et doutes.. Et que dire du casting : Kay Lenz est ultra touchante de sincérité, belle comme la vie et suffisamment peu connue pour être "à jamais" Breezy et rien que Breezy. En face, ce géant de William Holden qui incarne à merveille ce quinqua de la vieille école, plein de pudeur et de désillusions et pourtant rattrapé par sa jeunesse et les élans de la tendresse qui briseraient les cœurs les plus résignés. On ne mûrit pas, on se fatigue juste un peu, paraît il. Bref, un film haut les cœurs qui mérite toute notre considération et sa place dans l'œuvre colossale du grand Clint !
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2014
Déjà c'est réalisé par Clint....... égal chef d'oeuvre...... et ce film est un chef d'oeuvre de sensibilité décrivant l'amour de ceux solitudes, mais est-ce jamais autre chose...... William Holden dans son rôle est génial de maturité et Kay Lenz, en plus d'être trop mignonne est d'une fraicheur et d'une sincérité incroyable. Les deux n'ont pas l'air de jouer, signe des grands...... Ce film est éclatant aussi par ses petites répliques envoyées d'une génération à une autre..... Un film magnifique qui est passé inaperçu, dommage......
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2013
Breezy : Une comédie romantique/dramatique des plus étonnantes et amusantes car elle défie a l’époque les conventions. Car, c’est l’histoire d’une jeune hippie qui va tomber amoureuse d’un architecte plus mature dans l’âge. Et donc, c’est assez romantique et poétique de voir jusqu’ou va aller cette histoire d’amour improbable. Mais, c’est tellement amusant et beau à voir qu’on se laisse attendrir et on s’y attache à ces deux personnages. Malgré que une fois que on a comprit l’histoire, elle n’avance pas tellement et il y a que un rebondissement a la fin qui est plutôt prévisible et mal enclenché. Donc voila, seul petit point négative : le scénario vers la fin qui traine un peu mais c’est juste maladroit. Car vraiment, cette relation d’amour entre ces deux personnages est très belle et malgré tout, la réplique de fin est juste craquante (homme : Bonjour mon Amour, femme : bonjour ma Vie). En plus, les deux acteurs sont très bien choisis et son très beau a l’écran. Car, ils sont devants la caméra du talentueux (et même a l’époque) Clint Eastwood qui réalise un de ses premiers films d’une telle manière que on reconnaît déjà son grand talent. C'est-à-dire cadrage classique superbe, mise en scène magnifique et posé : ça c’est du grand Clint. Et puis, l’ambiance des années 70 est vraiment excellente (appréciable note de nostalgie). Donc voila, pas la meilleur histoire d’amour du cinéma mais une des plus étonnantes et amusante a voir.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 579 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2025
“Breezy” est le premier film de Clint Eastwood dans lequel il ne fait pas acte de présence, et on y découvre une comédie romantique qui se veut à la fois légère et contemporaine, dans le style de “Sur la route de Madison”. Le récit explore la relation entre une jeune fille et un homme bien plus âgé, une dynamique qui, malgré l’effort de Kay Lenz pour en atténuer le côté dérangeant, laisse parfois un goût un peu malsain.

William Holden, dans le rôle du quinquagénaire réticent à succomber aux avances de la jeune fille, offre une performance pleine de nuance et de retenue. Son interprétation apporte une certaine élégance à un personnage tiraillé entre désir et refus. De son côté, Kay Lenz, qui incarne la jeune protagoniste, se distingue par une interprétation sincère et touchante, même si, au final, ce rôle ne lui aura pas ouvert les portes d’une carrière plus marquée.

Le film tente de dénoncer le regard des autres et le fameux “qu’à dira-t-on”, une idée intéressante sur le papier, mais qui, dans ce contexte, ne parvient pas à insuffler suffisamment d’énergie à un scénario qui peine à captiver de bout en bout. En définitive, “Breezy” se positionne comme un film mineur dans la filmographie d’Eastwood
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2014
A contre jour, cœur contre cœur, les deux silhouettes, enveloppées dans une discrète pénombre, s'aiment en souriant. Breezy, légère et fulgurante, s’immisce avec une simplicité déconcertante dans la vie de Frank, le mec sérieux et solitaire. Contact fracassant entre la gamine et ce Don Juan bosseur au regard d'acier, placides prunelles dominées par d'épais sourcils froncés vers la déprime, l'austérité qui se dégage du monsieur impressionne. Eastwood dirige d'une main experte ses deux acteurs, trouvant toujours l'angle parfait où poser son objectif, à l'aise sur le siège d'une voiture, entre les pliures d'un drap,en contre bas d'une dune où l'amour éclot , triomphant de l'ennui, distillant son énergie d'un bout à l'autre de la bobine. Le gouffre séparant les deux amants module sa gorge profonde au gré des humeurs, en un frisson, le voilà franchi, les corps se lient, l'épiderme frémit... Le vieux toutou au regard triste s'avance en boitillant, pose doucement sa truffe contre la jambe de son incarnation humaine, gémit mollement et frétille d'amour lorsque Breezy caresse son échine, tout en douceur, tout en riant.
El-Coyote
El-Coyote

10 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2010
Aimer au delà des préjugés !voilà un film qui confronte plusieurs mondes : celui de la jeunesse hippies des années 70 à celui de la société respectable et riche, s'attachant au bien matériels; opposition de deux générations, ou l'amour ne semble pas avoir sa place. Faut il aimer pour vivre ou vivre pour aimer ? Clint Eastwood nous entraine dans une histoire ou le regard des autres peut tout gâcher, ou se remettre en cause est le meilleur moyen de comprendre l'autre et de se découvrir, ou il faut savoir saisir le bonheur quand il vient à passer car la vie nous donne rarement d'autres chances, surtout quand elle est déjà bien avancée ! Un film tendre et romantique qui amène à la réflexion.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 septembre 2014
Troisième film de Clint Eastwood et premier où il ne se met pas en scène. L'histoire est une histoire d'amour entre un quinquagénaire et un jeune hippie. Un age différent, un milieu social différent, et pourtant, quelque chose se passe. On prend beaucoup de plaisir à suivre cette relation. Le film ne prend pas parti entre le bien ou le mal et ne nous promet jamais un amour immense, chose rare dans les comédies romantiques. Les dialogues sont savoureux, toujours légers et souvent drôles, comme le montre la scène de leur première rencontre ou la scène finale. L'interprétation de William Holmden et Kay Lenz est très bonne, pleine de justesse. La réalisation est, elle aussi, très bonne, avec certains plans qui sont juste magnifiques. Bref, une belle romance, sans niaiserie signé par un grand Clint Eastwood.
Hotinhere

790 abonnés 5 457 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2019
Pour sa troisième réalisation, Clint Eastwood casse son image en signant une histoire d'amour intergénérationnelle touchante et nostalgique au charme immense, entre le vieux routier William Holden et la sublime Kay Lenz.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 911 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2021
Bon film romantique de Clint Eastwood dont la qualité tient surtout à l’abattage de Kay Lenz, jeune actrice prometteuse de 20 ans à l’époque. Certes le réalisme est discutable (une jeune fille tombant amoureuse d’un senior de 52 ans), mais l’ensemble est bien traité, bien filmé (très beaux gros plans), et le jeune Clint d’alors démontre déjà son savoir faire. Recommandable.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2021
Pas la peine de dire que Eastwood est ce qui ce fait de mieux, facile à dire aujourd'hui lorsque l'on connait sa carrière et les films puissants qu'il a réalisé. Mais en 1973, lorsqu'il tourne ce film ce n'est pas la même mayonnaise, et pour être franc, je suis allé un peu à reculons pour le visionnage, regarder une bluette, avec un amour impossible, bof bof...c'était sans compter le déjà savoir faire de Eastwood. Tout en douceur, il nous plonge dans cette époque des années 70, la liberté sexuelle, le puritanisme, la société, et il dépeint cette époque sans compromis. Avec une certaine retenu il filme un excellent William Holden, qui représente l'homme d'une autre époque, avec des valeurs d'un autre temps, qui a réussit dans la vie, à part son mariage, et qui préfère rester seul plutôt que mal accompagné, et s'accommode très bien d'aventures d'un soir. Mais voilà qu'arrive un oiseau frêle, plein de vie et de douceur, un peu perdu, libre, bienveillant, qui entre dans sa vie et qui chamboule ses convictions.
On imagine que Eastwood aurait pu jouer le rôle de Holden, peut-être c'est-il juger pas assez vieux pour coller au personnage.
Toujours est-il que le film se regarde avec un vrai plaisir, il n'a pas si mal vieilli, Kay Lenz se trouve un rôle majeur, attachante et légère comme lui suggère le rôle. A voir en VO.
Cinéphiles 44

1 664 abonnés 4 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2021
Troisième long-métrage de Clint Eastwood, “Breezy” s’inscrit dans la même veine que “Harold et Maude” d’Hal Ashby sorti deux ans plus tôt. A part un petit caméo et la présence de l’affiche de son précédent film, le réalisateur ne porte cette fois pas la casquette de comédien. L’histoire décrit la rencontre entre une jeune hippie mineure et sans attache avec un agent immobilier quinquagénaire et divorcé. Alors que tout les oppose, les sentiments se lient et leur histoire d’amour devra affronter les a priori sociaux de leur entourage. Ce drame méconnu nous touche par sa frivolité et sa sincérité. Sous les airs musicaux du compositeur Michel Legrand, Eastwood aborde un sujet tabou dans une retenue suffisante pour ne jamais choquer en mettant en avant le romantisme d’une relation.
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pierrre s.

555 abonnés 3 426 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
Totalement méconnu mais pourtant intéressant, cette réalisation du grand Clint nous réserve une belle histoire d'amour interprétée avec talent.
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