Pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur, Clint Eastwood est allé là où l’on ne l’attendait pas, sur le terrain du mélodrame. Une surprise qui annonce un autre film, Sur la route de Madison, qu’il tournera une vingtaine d’années plus tard. L’ex-inspecteur Harry fait preuve ici de sensibilité et donne à voir de belles scènes en clair-obscur. Il y a aussi quelques bons dialogues. Pour autant, l’histoire ne brille pas par son originalité : énième variation sur un amour contrarié par la différence d’âge, le poids des conventions sociales… Eastwood réunit et oppose un vieux beau, old school, en pleine cure de jouvence, et une jeunette fraîche et insouciante, en quête de figure paternelle. Les motivations psychologiques sont banales et faciles ; l’évolution dramatique s’avère cousue de fil blanc (avec une posture finale un brin machiste). Sans oublier quelques clichés romantiques (les balades en bord de mer…) et une musique sentimentalo-guimauve de Michel Legrand. Côté acteur, William Holden n’était certainement pas l’acteur idéal pour ce rôle qu’Eastwood n’a pas voulu interpréter lui-même, se trouvant trop jeune. Il manque de subtilité dans l’expression des sentiments et des tergiversations. Quant à Kay Lenz (qui fera ensuite surtout carrière à la télévision), elle s’en sort mieux, tout en candeur et en émotion. Petit clin d’œil lors d’une scène où les personnages principaux vont au cinéma : on aperçoit à l’écran l’affiche de L’Homme des hautes plaines, le précédent film de Clint Eastwood.
Je suis tellement surpris de long métrage. Une histoire qui commence avec un sentiment de film nuche nuche. Mais il n’en est rien, même en 2026 on pourrait très bien adopté un chien dans un caniveau. Sérieux une véritable leçon de cinéma pour un jeune réalisateur à l’époque c’était son troisième film après un western et thriller. J’ai pas accroché avec sur la route de Madison, sûrement le duo est à mes yeux moins magiques que celui ci. Je suis amoureux de l’histoire du film et franchement la vivre même un an pour
Comment passer à coté de cette histoire d'amour montée de toutes pièces ( surtout quand on sait comment s'est passé l'engagement premier de Kay Lenz ) hystériquement drôle ou Eastwood semble réagir au vent de liberté qui soufflait à l'époque - En effet loin de ses films ! - en nous contant cette histoire admirable et pas crédible une seule seconde - Pire : Et encore... - ou une jeune "Jewish princess" hippie rencontre en un coup de foudre un vieux fétichiste bien entendu différent en tout que le premier conducteur. Et Kay lenz a de une belle poitrine. Phrases-clés : " J'ai croisé un jour une étudiante qui m'a menacé de crier 'Au viol !' si je ne lui donnait pas 20 $ : Donc, je lui ai donné & je lui ai tout fait..." " Je me sentirais comme un vieux pervers si je faisais quoique ce soit avec elle." " He's a loner." ( PLAYBOY52@idoo.com )
« Breezy » et « la Maison Russie » 2 films pour un même thème.
« Breezy » c’est le film du non-dit qui se présente apparement comme la comptine légère d’une charmante romance anecdotique. En vérité cette chronique douce-amère pose des questions existentielles bien réelles.
Qu’est ce qui pousse un homme d’âge mur à tomber amoureux d’une fille qui pourrait être sa fille voir sa petite fille. Qu’est ce qui pousse une jeune femme de 20 de tomber amoureux d’un homme lui rendant 30 ans.
On peut trouver ces questions sans intérêt parce qu’une telle situation est beaucoup trop rare, beaucoup en dehors du « format » des vies classiques et pourtant elles vont au cœur de celles-ci.
Faut-il combien de temps gâché, de jeunesse dépensée, de sentiments immatures, d’errements affectifs, de frustrations, de vide à remplir, pour qu’un homme de 50 ans tombe amoureux d’une petite jeunette.
C’est exactement pareil pour Sean Connery dans « la Maison Russie » qui dit à Michel Pfeiffer : je vous aime d’un amour sans égoïsme, mature, adulte et tout ce que j’ai vécu m’a préparé à vous. « Breezy » c’est la même histoire, moins explicite, plus pudique.
Les âges respectifs de William Holden et de Sean Connery ne donnent que plus de valeur, plus d’authenticité à leur amour. Quant à « Breezy » elle est déjà mature, déjà lucide et elle reçoit cet amour qu’elle avait anticipé comme une femme adulte, ayant déjà vécu mais avec en plus la fraîcheur et le charme désarmant de ses 20 ans.
« Breezy » est un film à mon sens, incompris, injustement mésestimé et qui nous rappelle ce vieil adage : « Une vie à apprendre, une vie à vivre »
Une histoire d'amour improbable entre un vieux conservateur cynique et fatigué et une jeune vagabonde insouciante. Troisième film d'Eastwood, deuxième chef d'oeuvre.
Mouais regardable mais très daté Si on a envie d'une immersion dans une ambiance seventies côte ouest c'est parfait mais un peu factice Pas le meilleur du grand Clint même si on sent bien sa pâte par moments, Kay Linz est le type même des gonzesses qu'il affectionnait à l'époque.
Programmer un film méconnu de Clint Eastwood, c'est ce que nous propose La Filmothèque du Quartier Latin, cinéma généreux et attachant, à l'image de son patron. Breezy, c'est le prénom de cette ravissante jeune fille éprise d'un quinquagénaire. Elle, femme-enfant à première vue ingénue, et lui faux-solitaire cynique, vont voir leurs coeurs transformés par cette rencontre. Ce couple improbable révèlera toute sa profondeur lorsqu'il acceptera de vivre intensement ce moment à deux. Une réflexion sur le temps qui passe, les bonheurs de la vie et ses rencontres. Délicatement filmés par Eastwood, William Holden est touchant en quinqua désabusé plus tendre qu'il ne laisse le croire et Kay Lenz magnifique de fraîcheur et de malice.
En rupture totale avec la plupart des autres films de Clint Eastwood et l'image qu'il s'est forgée, "Breezy" (1973) est un drame romantique : le récit du début d'une relation amoureuse hors norme et sincère entre un quinquagénaire aisé (William Holden) et une jeune hippie sans attache (Kay Lenz) surnommée Breezy. Loin des clichés habituels, le sujet est traité sans puritanisme ni mievrerie et avec beaucoup de pudeur. En outre, le "choc culturel" entre bourgeois et marginaux est montré sans manichéisme, et sur ce point également le scénario fait preuve d'une subtilité assez rare. Quant à William Holden et Kay Lenz, ils livrent une interprétation magnifique _ leurs rôles respectifs semblent avoir été écrits pour eux. Se situant aux antipodes de ce qu'attendaient la critique et le public, "Breezy" a été le plus gros échec commercial de Clint Eastwood...Il n'en reste pas moins selon moi l'un de ses plus beaux films.
Un film léger, très léger un peu comme un conte de fée: un prince, vieux riche un peu grincheux, rencontre et tombe amoureux d'une bergère, une innocente hippie . La bergère apprivoise le grincheux
Magnifique. Un des films les moins connus du maître Eastwood et qui pourtant est l'un de ses meilleurs. C'est bourré de charme - celui des seventies, de cette histoire d'amour, de ce couple que tout oppose, mais surtout de l'actrice, à tomber par terre -, de délicatesse, de douceur et de tendresse. C'est beau ce que nous dit Eastwood. Si j'ai été totalement conquis, il y a tout de même un léger détail intervenant à la fin qui est un peu facile. Mais ça ne fait pas le poids face au reste.
Sans doute que la morale de l'histoire veut qu'un homme élégant de la 60taine bourgeois aura bien plus de chance de découvrir le bonheur ( l'Amour ) suprême que s'il etait sans un sous , malgrès tout , ses deux acteurs forment une alchimie dévorante qui me permet de penser que ce film est d'un positivisme rare . Merci .
Quel film. On pourrait le situer entre Love Story et Love with a proper stanger auquel il fait d'ailleurs un petit clin d'oeil. La réalisation est magistrale. La photographie et les cadrages sont soignés à l'extrème. Les acteurs fabuleux en particulier Kay Lenz. Et si le thème n'est pas des plus originaux il est traité avec beaucoup de justesse. Seul bémol William Holdem est tout de même un peu trop vieux pour que ce soit totalement crédible.
Deuxième film d'Eastwood réalisateur, et peut-être son meilleur. Oeuvre injustement oubliée, Breezy est une comédie dramatique sentimentale sur la différence (d'âge, de milieu social, d'idéal...) magnifiquement filmée, dans une Californie splendide, sur l'une des plus jolies musiques de Michel Legrand. William Holden vieillissant (mais toujours très beau) y trouve un de ses rôles les plus touchants, et Kay Lenz est épatante (dommage que sa carrière n'ait pas décollé depuis). Quelques scènes magiques qu'on n'oublie pas : le chien renversé, l'accident de l'ex-femme, le sauna avec le copain, le dîner improvisé dans la cuisine... Clint Eastwood, dès le début de sa carrière de cinéaste, s'affirme comme un sentimental ; La Route de Madison, 20 ans plus tard, ne surprendra pas les amateurs de Breezy.
Injustice : Breezy chef-d'oeuvre oublié, au profit du très médiocre "Play misty for me", précédente réalisation de Clint. Un oubli à réparer. Vivement la sortie DVD Zone 2 de Breezy !