Dès le début de sa carrière de réalisateur, Clint Eastwood s'interroge déjà sur la vieillesse et la peur du temps qui passe. "Breezy" est un très beau film d'amour improbable où une jeune hippie un peu naïve (Kay Lenz, très mignonne et pleine d'énergie) rencontre un quinquagénaire grincheux qui ne croit plus en l'amour et qui le fuit (William Holden, très convaincant en vieux solitaire). Le scénario s'attarde sur la construction de leur relation où les préjugés (y compris ceux de William Holden) empêchent d'avancer. Mais jamais le film ne tombe dans le mélo ou la mièvrerie, résonnant toujours juste et teinte de mélancolie mais aussi d'espoir : qu'importe les probabilités, que l'amour soit présent est tout ce qui compte. Et l'on n'est pas prêts d'oublier la déclaration d'amour des deux personnages, Holden disant à Lenz "Bonjour mon amour" et elle lui répondant "Bonjour ma vie". Superbe.
Mon dieu! Je vois que ce film est noté 4 étoiles par bien des personnes et bien je voudrais bien savoir qui a vu ce film,des fans des années 70 sans doute et des personnes guère difficiles et pas exigeantes car j'adore le cinéma et pourtant je ne suis pas rentrée dans ce film..Kay a beau être jolie ,c'est une tête a claques et une gamine qui est insolente et qui se croit tout permis et fait du stop en ayant une naiveté déconcertante.J'ai vu le film en V.O ,en Américain donc et a un moment donné Kay dit "les gens sont basiquement bons ".quelle naiveté! Les filles étaient elles toutes aussi imprudentes dans ces années la?Bref elle va avoir la chance de monter dans la voiture de William holden,bien compréhensif le pauvre et patient face a une ado qui ne cesse de lui parler et veut aller a New york avec lui et finit par s'installer chez lui..ben voyons..comme c'est commode,le tout sur un fond musical très années 70 assez space et hippie ou on veut nous faire croire que tout est beau,que tout le monde est gentil..typiquement Américain quoi et dans le contexte de l'époque..bref si vous voulez voir un bon film,profond et intelligent zappez celui la qui finit vite par lasser..je n'ai même pas regardé le film jusqu'au bout..c'est sirupeux..et même si ce film a été tourné par Clint Eastwood il a fait mieux depuis,et largement mieux..ennuyeux au pire.
En 1973,le grand Clint Eastwood,devenu renommé dans le monde entier,réalise un petit film intimiste vantant l'amour au-delà des générations et des préjugés.Il s'agit de "Breezy".Véritable pépite difficile à se procurer,cette 3ème oeuvre d'Eastwood se démarque par son romantisme épuré d'où naît une émotion indicible.Ainsi que par sa tolérance.La communauté hippie de l'époque y est présentée sous son meilleur jour.Breezy,jeune vagabonde au coeur tendre s'éprend de Frank,un riche agent immobilier quinquagénaire et solitaire.Leur amour résulte de ces parfaites contradictions.Différences d'âge,de milieu social,de goûts...rien n'est destiné pour les réunir.Et pourtant,leurs sentiments éclosent sereinement et irrémédiablement.Un amour remis en question par le regard des autres.Frank est parfaitement conscient du bonheur qu'elle lui procure,il s'interroge cependant sur la moralité de cette histoire.Breezy,naïve et ouverte,lui offre son coeur.Un couple que la société actuelle s'empresserait de condamner,ici on est dans les années 70...Eastwood ne juge jamais ses personnages.C'est tout à son honneur,et tellement plus réaliste.Cela suffit simplement à nous bouleverser.Les plus belles histoires d'amour sont souvent les plus improbables.
Méconnu, ce chef-d'oeuvre de Clint Eastwood est un récit à la fois intimiste et lyrique d'une passion au delà des préjugés sociaux. Pour ceux qui en douteraient encore, Eastwood est vraiment le dernier des cinéastes classiques et le premier des modernes. Interprétation magistrale de Holden en vieil ours rattrapé par l'amour.
Un bon film en particulier pour ces répliques excellentes, après le sujet est assez bateau donc de ce coté par de surprise mais c'est très bien joué et réalisé avec beaucoup de finesse.
Breezy, grand film où Clint traite déjà des thèmes majeurs de sa filmographie. Les similitudes sont étonnantes entre ce film de 1973, donc le troisième de sa filmographie, et d’autres plus notoires comme Sur la route de Madison – pour la romance impossible – et Million dollar baby – pour la belle relation, asexuée dans Million dollar baby, d’un vieil homme et d’une jeune fille. La ressemblance entre l’héroïne de Breezy et la boxeuse Maggie est frappante, et dans les deux films le vieil homme s’appelle Frank. Au-delà de ces comparaisons, Breezy est un film qui correspond au cinéma eastwoodien en général. On y retrouve le thème de la transmission présent dans toutes ses grandes œuvres. Mais Breezy présente une originalité passionnante : en apparence, cela devrait être au vieil homme de transmettre ses valeurs à la jeune fille naïve. Mais le contraire à lieu dans Breezy (certes, il lui fait découvrir l’océan). Le vieil homme n’a plus rien à attendre de la vie, et il préfère l’oublier dans la solitude ou en se tuant au travail (les premières scènes le présentent toujours penché sur son bureau). La fille, fraîchement arrivée à Los Angeles de "Baisenville" en Pennsylvanie, s’émerveille de tout. Elle a une vision radicalement optimiste de la vie, déconseillant la consommation de drogue à ses amies hippies. Frankie, foncièrement sceptique, fini par lui rétorquer qu’elle "finira bien par découvrir la triste vérité". Mais Breezy est persuadée de la beauté de la vie, et rétorque à son tour que Frank a un "nuage noir au-dessus de la tête". L’âge n’a donc plus d’importance (Frank effrayé à l’idée de ne pas être à la hauteur, peur de la décrépitude fréquente chez Eastwood), puisque le maître s’avère être la jeune fille et l’élève l’homme d'âge mûr. Breezy est donc, malgré sa petite notoriété (ce qui est injuste), un film majeur et très personnel d’Eastwood, un film d’auteur de la trempe des récents travaux du réalisateur. William Holden génial, la jeune Kay Lenz parfaite.
Clint a vu Boulevard du Crépuscule et tel un peintre impressionniste, il l'a transformé en... Breezy. On retrouve un William Holden vieillissant. William Holden, l'acteur qui ne ressemble ni à Eddy Constantine, ni à John Wayne, ni à Louis Velle, ni à Vincent Verez, William Holden, l'acteur qui ne ressemble à rien, mais qui ressemble quand meme à quelque chose...
Sans doute l'un des plus beaux films de Clint Eastwood... et le plus méconnu !! Quel dommage ! Eastwood, loin de l'inspecteur Harry, du cow-boy terrifiant d'Impitoyable ou du boxeur revenu de tout de "Million dollars baby" réalise ici un film d'une légèreté rare, quasi "Minnellien" dans sa liberté de ton, où flotte une humanité débordante de vie. Ce film est un véritable cadeau du ciel interprété par un William Holden alors au sommet de son art. Un chef-d'œuvre.
Eastwood surpris son petit monde avec son troisième long-métrage derrière la caméra, petit film modeste mais attachant et très touchant, porté par un couple parfait, qui laissait déjà entrevoir toute la sensibilité du cinéaste.
Breezy est le premier film de Clint Eastwood dans lequel il ne joue pas. A partir d'un scénario digne d'un roman photo à deux balles il réalise un film rempli d'émotions, dépeignant avec finesse la complexité psychologique du couple central (admirable Kay Lenz). Pour son troisième essai derrière la caméra, Eastwood se place donc à l'opposé de ce qu'il incarnait exclusivement à ce moment de sa carrière: le héros du film d'action. Ce jalon intéressant montre des qualités inattendues à l'époque et que confirmera beaucoup plus tard "Sur la route de Madison". Avec le recul, le choix d'un scénario plus ambitieux lui aurait sans doute permis de réaliser un chef d'uvre. Mais Peut-être n'avait il pas encore assez confiance en lui.
Breezy peut passer pour un film rempli de bons sentiments et de clichés.C'est sur que c'est quand même un peu conventionnel certes, mais c'est beau, Clint Eastwood réalise ici, l'un de ses plus beau films, car c'est frais comme le vent (haha jeu de mots!) et tout en légèreté, ce film est un vrai bonheur accompagné d'une BO très sympa, des acteurs pas très connus et pourtant très bons. Tout ça pour dire, que parfois les films prévisible, avec des clichés,et ben c'est beau quand même, surtout mis en scène par Clint ! Breezy est un film à voir, histoire de s'éloigner de la triste réalité pendant 1h45...
J'ai hésité entre deux étoiles et trois mais ai trop de révérence pour l'acteur-réalisateur. Et puis les deux acteurs sont excellents, l'histoire narrée plus profonde qu'elle n'en paraît (même si à une autre époque que celle du film elle serait totalement invraisemblable) et qu'on ne se prend pas au sérieux. Et puis il faut encourager les salles d'Art et Essai qui programment de tels films.
Une histoire banale, des situations banales et pourtant Clint Eastwood arrive à faire un film pas commun. Des dialogues très bien écrit et amusant, émouvant et juste. Une réalisation impeccable et un beau couple Holden toujours classe et la jeune Kay Lenz qui malheureusement n'a pas fait carrière elle est pétillante en jeune idéaliste emmerdeuse.
Bonne idée que d’avoir programmé ce film de 1973 qui n’était pratiquement pas sorti en salle, et qui constituait l’un des premiers pas de Clint Eastwood derrière la caméra. Cette romance entre un quinquagénaire séduisant et une jeune hippie en âge d’être sa fille, dépasse le cadre de la gentille comédie romantique pour nous convier à une vraie réflexion sur le vieillissement et l’amour, servie par un William Holden épatant de charme et de naturel. C’est le futur Clint Eastwood de la Route de Madison qui pointe ici sa tendresse et sa sensibilité. A connaître absolument.
Pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur, Clint Eastwood est allé là où l’on ne l’attendait pas, sur le terrain du mélodrame. Une surprise qui annonce un autre film, Sur la route de Madison, qu’il tournera une vingtaine d’années plus tard. L’ex-inspecteur Harry fait preuve ici de sensibilité et donne à voir de belles scènes en clair-obscur. Il y a aussi quelques bons dialogues. Pour autant, l’histoire ne brille pas par son originalité : énième variation sur un amour contrarié par la différence d’âge, le poids des conventions sociales… Eastwood réunit et oppose un vieux beau, old school, en pleine cure de jouvence, et une jeunette fraîche et insouciante, en quête de figure paternelle. Les motivations psychologiques sont banales et faciles ; l’évolution dramatique s’avère cousue de fil blanc (avec une posture finale un brin machiste). Sans oublier quelques clichés romantiques (les balades en bord de mer…) et une musique sentimentalo-guimauve de Michel Legrand. Côté acteur, William Holden n’était certainement pas l’acteur idéal pour ce rôle qu’Eastwood n’a pas voulu interpréter lui-même, se trouvant trop jeune. Il manque de subtilité dans l’expression des sentiments et des tergiversations. Quant à Kay Lenz (qui fera ensuite surtout carrière à la télévision), elle s’en sort mieux, tout en candeur et en émotion. Petit clin d’œil lors d’une scène où les personnages principaux vont au cinéma : on aperçoit à l’écran l’affiche de L’Homme des hautes plaines, le précédent film de Clint Eastwood.