Bugonia
Note moyenne
3,7
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318 critiques spectateurs

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24 critiques
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Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 novembre 2025
On passe tout le film à croire qu’on a droit à une brillante dénonciation du complotisme, le tout avec un suspense haletant et des acteurs excellents. Mais la fin, ridicule, vient tout casser. Et on ressort avec la désagréable impression d’avoir été pris pour un c..
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2025
Bugonia est un film correct, qui parvient, in fine, à se faire à peu près aimer. Son principal problème tient au scénario qui est beaucoup trop linéaire et attendu. C'est même assez étrange, tant il est rare d'identifier aussi rapidement un tel souci de conception.
Deux imbéciles du fin fond de je ne sais où se sont mis en tête qu'une cheffe d'entreprise locale est une extraterrestre. Ils l'enlèvent et lui réclament d'entrer en contact avec son empereur intersidéral. Voilà une bonne partie du film. Zéro spoiler, tout est dans la bande annonce. L'histoire est si vite posée qu'on la voit juste se déployer sous nos yeux. Très bien jouée, très bien mise en scène. La critique anti Amérique de Trump est évidente, mais bien trop basique.
spoiler: Très tardivement, l’histoire se complexifie mais en un twist un peu basique et pas très révolutionnaire, couplé à un discours moraliste sur le rapport entre l'homme et la nature. Ce twist lorgne clairement du côté de 10 Cloverfield lane et sa révélation finale. Il ressort cependant du twist de Bugonia quelques belles images d'un monde où tous les êtres humains seraient morts subitement.

Bref, à ranger dans la liste toujours surprenante de ces films très ambitieux qui misent tout sur un scénario étrangement défaillant.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Deux conspirationnistes déjantés contre une PDG BigPharma caricaturale sans foi ni loi, voici un mélange explosif ! Du pur délire paranoïaque. Qui est le plus fou ? Un récit grinçant, tendu, noir, une comédie caustique. Du cinéma efficace et dépaysant.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Quelle folie jubilatoire ! Le 1er suspense durera 1h quant à savoir ce qui est arrivé à ces 2 dangereux hurluberlus. Le 2ème suspense se concluera juste avant l’épilogue quant à savoir l’issue de la prise d’otages. Mais étonnamment l’épilogue nous délivrera un sacré twist…
Le message écologique passera par la dénonciation des néonicotinoïdes toxiques pour nos précieuses abeilles (PLEMONS est apiculteur).
Et STONE, en nouvelle égérie de LANTHIMOS est magnifique dans sa nouvelle apparence.
La BO est magistrale, passant de l’opératique grand orchestral pour terminer sur un générique avec une chanson in extenso de Marlène DIETRICH. Un régal !
Anaïs
Anaïs

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2025
un film très intéressant et qui fait réfléchir. Lantimos nous montre encore une fois une analyse sur la manipulation et l’autorité qui est exercées, les manières dont les gens dominent sur les autres que ce soit pas la pensée ou par les actes, poussant les travers humains toujours un peu plus loin, faisant réfléchir, au delà de l’ironie et du côté absurde du film, sur les comportements primitifs humains. J’ai beaucoup aimé et je suis persuadée que je retournerai le voir dans un futur proche
Prad Bitt
Prad Bitt

9 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2025
Toujours dans cette optique de nous parler d'humanité à travers des prismes saugrenues, Lanthimos relève une nouvelle fois le défi de nous questionner sur une folle époque. Mise en scène impeccable, acting incroyable et rebondissements fantasques sont au rendez-vous de cette fable contemporaine agrémenter d'un zest de SF et d'humour noir.
À voir !
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2025
Depuis ces dernières années, Yórgos Lánthimos a gagné en popularité mais nous a également habitué à l'excellence, enfin je suis en tout cas très client de ce qu'il fait, et il était parvenu à se surpasser dans chacun de projets. Jusqu'à maintenant.
La PDG d'un gros groupe pharmaceutique est kidnappée par Teddy et son cousin car ils sont persuadés qu'elle vient d'une autre planète.
Évidemment, on reconnait déjà le style un peu barré du réalisateur dès le synopsis qui nous a toujours habitué à des histoire atypiques. Ce qui se confirme ensuite dans la mise en scène, toujours très élégante, léchée, remplie de plans originaux avec juste cette petite dose d'étrangeté qui souligne celle déjà apportée par le récit. Mais si nous sommes donc dans un pur Lánthimos (et encore, l'ensemble reste assez gentillet et moins excentrique par rapport à ce qu'il a pu nous proposer auparavant), je dois bien avouer que je me suis quand même un peu ennuyé !
Je trouve que le film a du mal à décoller, on s'attache à l'héroïne, d'ailleurs interprétée par l'actrice fétiche du réalisateur, Emma Stone, qui excelle comme à son habitude, mais on ne rentre jamais vraiment dans cette histoire qui joue d'ailleurs volontairement entre fantasmes et réalité. Et ça, ça s'inscrit parfaitement dans le contexte américain Trumpiste, c'est-à-dire cette espèce de parano constante alimentée par des théories du complot (en plus, on parle ici de lobbying pharmaceutique, d'une peur alimentée par les réseaux sociaux etc.) ; d'autant plus qu'ici, les antagonistes sont un peu les rednecks du coin (donc des républicains ; c'est un cliché du cinéma américain mais on ne s'étalera pas là-dessus ici). Ce sont des thèmes régulièrement exploités dans le cinéma américain récent mais le réalisateur s'en amuse beaucoup, notamment avec la fin du film.
On peut également y interpréter une simple lutte des classes, une scission évidente entre les "riches" et les "pauvres" ou, pour reprendre les propos de l'héroïne, entre les "winner" et les "loser". Encore une fois, ce sont des thématiques intéressantes mais j'ai l'impression que c'est juste posé là sans que le réalisateur n'en fasse grand-chose.
Bref, "Bugonia" est donc tout de même, dans l'ensemble, un bon film mais reste assez faiblard par rapport à ses précédents.
Mickaël Ménétrier
Mickaël Ménétrier

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Super ! La musique est dramatique à souhait, la photographie top, les acteurs supers. Psychologique, tordu, mettant en avant l’opposition entre la bêtise sociale, la paranoïa complotiste/platiste/survivaliste/ufologique et l’omnipotence du capitalisme, de l’industrie et des lobbies. La fin est géniale !
Joris B.
Joris B.

24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2025
Ben désolé.. , pour pas spoil, très bon moment ! A voir absolument, convient à tout le monde
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Sans doute le meilleur film du cinéaste, qui a concocté une fable jouissive, revisitant les codes du huis clos policier et de l'humour sarcastique. Un sommet de mise en scène, épaulé par une écriture et des dialogues d'une rare intelligence. Emma Stone et Jesse Plemons sont magistraux.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (YouTube) !

La pièce — lumière crue, plastique qui colle sur la peau, souffle rapproché — tient sur un fil. On pense d’abord au bruit d’un cadenas qu’on ferme (un bruit sec, métallique) et puis au silence plus lourd qui suit. Emma Stone (Michelle) parle peu ; sa voix, lorsqu’elle revient, est comme une peau froissée. Teddy (Jesse Plemons) et Don (Aidan Delbis) énoncent leurs certitudes — conspirations, menaces venues d’ailleurs — et la conviction fissure tout. Le film installe sa mécanique par la matière : la lumière qui racle les visages, la texture d’un objet saisi, le souffle qui s’accélère — et la caméra qui choisit ses gestes (plan fixe, insert sur une main, plan-séquence bref). Yórgos Lánthimos joue avec ces coupes — un montage qui gratte, qui retient — et la bande-son (Jerskin Fendrix) n’est pas décorative : c’est un nerf, une pulsation qui rend la paranoïa audible. On sent la peau du récit — tendue, rugueuse, nerveuse. La fable est simple en surface : deux hommes kidnappent la PDG, convaincus qu’elle est une extraterrestre. Mais ce n’est pas la mécanique qui obsède le film ; c’est le basculement des croyances en action — comment une conviction transforme des gestes ordinaires en acte extrême. On voit les personnages se recouvrir de leurs promesses idéologiques (mots répétés, gestes ritualisés) — et la caméra capte ces micro-déplacements avec une précision presque cruelle. Certains diront que la comédie se perd dans le noir, que l’absurde devient glaçant — pourtant c’est précisément ce mélange qui rend Bugonia mordant : rire nerveux et effroi se chevauchent, comme deux couches de peau. Le film n’offre pas de clémence narrative ; il interroge notre goût pour la certitude et notre peur de l’autre. La dernière image — une respiration retenue dans une lumière hésitante — ne conclut pas ; elle laisse une brûlure, une interrogation sur ce que nous appelons « vérité ». Ma note : 12 / 20

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traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
L'humanité est devenue folle, elle l'a toujours été, mais son idée de suicide collectif devient de plus en plus tétanisant et Yórgos Lánthimos est son témoin cynique et sarcastique. Dans Bugonia, il y a le fiel et les abeilles : d'un côté les pauvres et pathétiques créatures que nous sommes et de l'autre la nature qui n'a rien demandé à personne et que l'on empoisonne. De quoi est constituée la civilisation moderne ? D'une part, de technocrates au service d'un capitalisme débridé et éhonté, et de l'autre, d'absurdes complotistes à la radicalité variable. Bugonia les renvoie dos à dos dans un grand délire narratif qui exsude le nihilisme et le sens de l'absurde de toujours de son auteur, qui fracasse les limites de la bienséance et pervertit les codes de tous les genres qu'il aborde : science-fiction, policier, drame, comédie. En ce sens, le film n'est pas si éloigné de la période grecque des débuts du cinéaste, mais avec davantage d'ambition, de moyens et de puissance. Ceci dit, Bugonia piétine parfois dans sa progression et une forme plus resserrée de sa durée n'aurait pas nui à son efficacité ni à la sidération qui en émane. Le film est foncièrement clivant par le malaise qu'il convoque volontairement et sa misanthropie extrême, mais c'est aussi sa force, si l'on considère qu'il se démarque nettement par son caractère de fable sans concession et ouvertement outrageuse. L'interprétation d'Emma Stone, de Jesse Plemons et de l'étonnant Aidan Delbis est à l'avenant : détonante, effrayante et sado-masochiste. Amateurs de sensations douces et de chemins balisés, passez votre chemin, Bugonia c'est de la dynamite et du chaos à portée d'yeux exorbités.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2025
Avec Bugonia, Yórgos Lánthimos ne surprend pas au sens brutal du terme, celui du virage inattendu ou de la rupture radicale, mais selon une modalité plus subtile, plus profonde : il affine.
Le film s’inscrit dans une répétition maîtrisée de son univers, mais cette répétition n’a rien d’un ressassement mécanique. Elle ressemble davantage à ces variations lentes où un motif, déjà connu, se modifie imperceptiblement au fil des mesures, porté ici par la musique élégiaque de Jerskin Fendrix, qui accompagne les images comme une conscience souterraine, une présence douce et inquiétante, presque funèbre.
Le film est brillant, précisément parce qu’il ne cherche pas à briller.
Il s’installe, il s’étire, il s’infiltre — comme cette musique qui ne souligne jamais, mais qui enveloppe.
Le complotisme, omniprésent, n’est pas traité comme un simple ressort narratif ou un thème d’actualité opportun. Lánthimos le saisit comme un symptôme social, une manière collective d’habiter le monde, de le reconstruire selon un besoin de sens devenu parfois plus violent que le réel lui-même. Et dans cette construction mentale, la musique de Fendrix agit comme un voile mélancolique, une plainte contenue, qui semble accompagner chaque certitude dans sa lente cristallisation.
Ce qui frappe, précisément, c’est la manière dont le film travaille la certitude.
Non comme une erreur, ni comme une pathologie spectaculaire, mais comme une force structurante, une architecture intérieure. Les personnages n’erent pas dans le doute : ils avancent, ils tracent, ils bâtissent. Et pendant qu’ils construisent, la musique, élégiaque, presque cérémonielle, semble accompagner cette marche avec une gravité douce, comme si elle pressentait déjà ce que la certitude ne peut encore voir.
Et c’est là que le film atteint son point de tension.
Le final, d’une intelligence rare, déploie un art du contrepied aussi déconcertant que puissant, mais toujours sans éclat inutile. Ce que le film a longuement, patiemment forgé devient sa propre zone de fragilité. L’instrument de la certitude — cet outil presque religieux que Lánthimos a mis en place — se révèle alors être un objet à double tranchant. Non dans le fracas, mais dans un glissement.
Et la musique, loin d’amplifier, accompagne cette bascule comme une dernière respiration, une sorte d’élégie pour une construction mentale qui s’effondre sans jamais se détruire.
Lánthimos ne livre pas une morale.
Il ne tranche pas.
Il expose un système, le laisse fonctionner sous nos yeux, puis il en montre les limites sans avoir besoin de les nommer.
Et dans ce mouvement, la musique ne vient pas illustrer l’image, mais lui offrir une profondeur supplémentaire — comme un souvenir qui affleure sous une promenade.
Bugonia est ainsi un film qui ne choque pas, ne gesticule pas, mais qui travaille en profondeur, comme une pensée qui s’installe longtemps après que l’image a disparu.
Une œuvre traversée par une mélancolie discrète, portée par une musique élégiaque qui ne cherche pas à séduire, mais à accompagner — et qui confirme que Lánthimos, même dans la continuité, demeure l’un des cinéastes les plus rigoureux, et les plus lucides, de notre époque.
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2025
Absurde, caustique, méchant et surtout hilarant. Tout ce qu’on attend d’un Lanthimos avec Emma Stone
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2025
Sans être un des meilleurs crus, quel plaisir de retrouver le réalisateur grec aux propositions toujours barrées, extrêmes, assumées. Découvert avec le troublant " Canine ", puis "the Lobster" et l'immense coup de coeur pour " Pauvres Créatures " sorti en 2021, Yorgos Lanthimos signe ici un film absurde sur la paranoïa et le complotisme, toujours porté par son actrice fétiche Emma Stone. Un peu trop bavard, mais quel plaisir de retrouver la folie du bonhomme réalisateur....
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