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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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3,5
Publiée le 21 avril 2026
Strike est un "clocker", c'est-à-dire un petit dealer au service d'un caïd de la cité. En relation avec ses trafics, il est impliqué dans un meurtre. C'est dans un esprit quasi didactique que Spike Lee conduit ce récit à valeur d'exemple. A travers Strike et la communauté noire de New York à laquelle il appartient, le cinéaste montre comment des jeunes mettent leur vie en danger en s'embrigadant dans des gangs ou réseaux. Ou comment le désoeuvrement, l'avidité et un certain statut entrainent quelque adolescent naïf dans la délinquance. Fort de son argumentation presque exhaustive, Spike Lee réalise une façon de thriller sociologique. La mise en scène est inspirée et sait préserver l'intérêt d'un sujet courant par ses effets ou figures de style. Le plus surprenant, ce sont les partis-pris esthétiques de réalisateur. Tournant le dos à la noirceur et à un quelconque misérabilisme, Lee donne au décor du film des couleurs vives et chaleureuses et un aspect avenant inattendu, très éloignés du marasme social dans laquelle est généralement confinée une communauté racisée. Moins vindicatif, moins militant qu'en d'autres de ses films, Spike Lee suggère néanmoins que le salut des jeunes concernés ne peut provenir que d'eux-mêmes, que d'une prise conscience face à l'indifférence des Blancs, exprimée par le cynisme de quelques policiers. Ce polar à l'échelle d'un quartier cerne avec acuité et non sans une originalité formelle certaine la problématique globale de la délinquance afro-américaine.
J'ai tendance,à dire propre et bon à rien,car on m'en a trop 'ici au contraire un duo exemplaire dans une affaire réguliè y a que sur un point une critique,le narrateur taille une trop grande pars à la critique en délaissant le jeu d'acteur pour du reste exceptionnel.
La façon de filmer de Spike Lee est magnifique,il à un style qui lui est propre et que j'aime beaucoup personnellement, et ce film ne déroge pas à la règle,et puis dès le début du film il vous met dans l'ambiance hardcore des dealers et c'est très brutal visuellement(personnellement j'ai du passer tellement j'en pouvais plus). Mais avec Spike lee, à chaque fois pour la majorité des films que j'ai pu voir de lui le problème c'etait l'histoire, je n'arrive pas à accrocher ,et c'est encore le cas pour ce film, alors il y a une intrigue, et sa m'a fait tenir jusqu'à la fin sinon j'aurais lâché,et les acteurs principaux jouent super bien mais au final la seul chose que je me suis dit, c'est que c'est un film à voir une fois, mais pas ,film moyen .
Sur fond de trafic de drogue, le réalisateur Spike Lee signe un drame criminel percutant et saisissant. D’une réalisation léchée et d’une interprétation impeccable de sobriété « Clockers » évoque avec force la vie des habitants d’une cité confrontée au fléau de la drogue.
FRERES DE SANG. Les balles résonnent à nouveau dans Brooklyn. Le devoir de Spike Lee reprend. Une demonstration racoleuse dans le fond et la forme. L'héritage de la haine comme passeport pour dénoncer sans se renouveler. Le châtiment du crime comme malaise social. Malcolm X a aimé.
Classique de Spike Lee. Le réalisme et la connaissance de la communauté que Spike filme et met en scène fait de Clockers un classique de + du maître du cinéma new-yorkais
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 21 juin 2021
Depuis longtemps il est ou il était politiquement incorrect de critiquer le réalisateur Spike Lee ce qui lui permet de s'en tirer à bon compte dans un certain nombre de ses films surestimés. Lee dans son odieux état d'esprit dû à cette adulation ne se soucie pas ou ne comprend pas que la plupart des gens ne veulent pas aller voir un film qui contient plus de 300 blasphèmes et des tonnes de drogues et de violence. S'il ne se soucie que d'apaiser son public d'accord mais cela ne signifie pas que je doive aimer ou louer tout ce qu'il fait. Pour les personnes en uniforme et nous sommes mieux lotis dans ce cas clockers est un terme du ghetto qui signifie coureurs ou dealers de drogue. Dans cette histoire ce sont des dealers et des flics des innocents et des voyous et une enquête pour que tout s'arrange. Malheureusement cela prend trop de temps pour que tout cela se produise. Entre les millions de mots en F... et les sermons du réalisateur nous devons supporter une musique si forte qu'elle couvre les dialogues à plusieurs reprises et peut-être que c'était mieux comme ca pours nous d'ailleurs...
Du Spike Lee pur jus et de bonne facture. Une intrigue simple mais sublimée par une excellente mise en scène et un casting au poil. Le film traite de problématiques courantes dans le cinéma de Spike Lee mais l'enquête policière prend le pas sur la réflexion sociale liée aux quartier pauvres afro-américains. Pas le long métrage le plus marquant et le plus ambitieux du cinéaste mais un bon moment de cinéma tout de même.
Tous les films de Spike Lee se ressemblent, même thématique, les noirs dominés par des blancs ou d’autres noirs, la violence, le même jeu d’acteurs. Il faut donc un plus dans le scénario ou la mise en scène pour qu’un de ses films retienne l’attention et ce n’est malheureusement pas le cas de celui-là.
Un polar sombre qui nous plonge dans l'univers des clockers, les dealers des ghettos noirs américains. Un film à la réal assez stylée, porté par une interprétation excellente, mais également agaçant car l'histoire est trop longue et le message de justice sociale assez pompeux.
Un Spike Lee énervé et tendu et donc un très bon Spike Lee. Clockers c’est une plongée dans un ghetto noir dans les années 90, entre deal de crack, reproduction sociale, descente de flics, trahisons, mensonges, une jeunesse qui sans perspective peut se retrouver pervertie par les rares qui s’intéressent à eux même si ce sont de mauvais exemples. Pour un de ses premiers rôles Mekhi Phifer trouve sûrement son meilleur, il est parfait comme l’ensemble du casting (dans un rôle secondaire Harvey Keitel crève l’écran). La mise en scène est nerveuse et inspirée, la photo colle à son sujet. En fait j’ai tout trouvé remarquable à part quelques choix musicaux que je n’ai pas compris.
Ce Drame, réalisé par Spike Lee, nous offre une belle photographie. Sur une BO attractive, son scénario, coécrit avec Richard Price, nous plonge dans une banlieue délicate de New York ou règnent le chômage, le racisme et les ravages du crack revendu par les jeunes rappeurs et dealers. Dommage que la progression dramatique soit si lente avec une enquête qui traine en longueur et des policiers qui tergiversent dans des démarches souvent incohérentes. Heureusement, la belle distribution de ce film nous permet d'apprécier le joli charisme du jeune Mekhi Phifer dans le rôle principal de Strike. La bonne prestation de Harvey Keitel dans son rôle d'inspecteur de la Criminelle, assisté de John Turturro que l'on voit assez peu est néanmoins remarquable.
L'enquête policière n'est ici qu'un prétexte puisque le fil rouge est de savoir comment Keiteil va confondre le coupable, mais est surtout l'occasion de nous plonger de façon quasi-documentaire dans le milieu des dealers de Brooklyn. Cela nous donne un résultat hybride, aussi bien du point de vue esthétique, avec des abus de caméra portées que du point de vue de la progression dramatique qui a tendance à s'enliser et à s'opacifier. Ça reste néanmoins intéressant si on fait abstraction des défauts, et puis il y a quelques grands moments comme le pré-interrogatoire du gosse, mais bon…
"Clockers" est loin d'être le meilleur film de Spike Lee, on en conviendra, mais il est également loin d'être mauvais... Le scénario, bien que très classique pour un "hood movie", s'avère être assez correct pour nous faire tenir tout le long du film. La B.O est assez sympa (mention au morceaux "Outta Here" de KRS-One et "Return of the Crooklyn Dodgers" des Crooklyn Dodgers '95). Quant aux acteurs, on retiendra la performance de Harvey Keitel, Mekhi Phifer et Isaiah Washington. "Clockers" s'avère donc être un assez bon film.