Sensible sans sensiblerie, pudique sans pruderie, franc sans voyeurisme, le film aborde la relation amoureuse entre deux êtres séparés par trente années en mettant en exergue les atteintes de la maladie et de la vieillesse sur le corps féminin. C'est une belle réussite, et c'est parfaitement joué avec une Fanny Ardant qui interprète son âge avec une force et un réalisme bluffant. Melvil Poupaud lui donne une réplique impeccable, bref, une réalisation exemplaire et maîtrisée à tous point de vue. De l'excellent cinéma.
Je voulais juste voir quelque chose avec des dialogues faciles pour que je puisse pratiquer mon français et cela a fait l'affaire. Un film simple, rien de trop fascinant
Ce film est une merveille de délicatesse. Tous les acteurs font vivre les personnages et expriment leur sentiments avec une grande justesse. bravo à eux et merci pour ce très beau film qui fait du bien.
Je suis encore plus bouleversée au deuxième visionnage en l'espace de 15 jours. La dimension de ce film n'est pas forcément perceptible au premier visionnage. Il dit tout sur l'amour, la sincérité, la peur d'aimer, l'audace d'aimer, la force des conventions, et la force que cela donne de les bousculer. Tout sur les conflits intérieurs, entre crainte et désir. Il dit aussi que le désir d'aimer n'a pas d'âge, pas de frontière, et que quand l'amour nous saisit, nos yeux s'ouvrent en même temps que notre cœur. Plus rien n'existe alors, et peu importe les conséquences et les regards. Les comédiens incarnent si bien leur personnage, ils sont si émouvants, si vrais ! Jouent-ils? Les images saisies sur le vif servent magnifiquement ce film plein de pudeur et perturbant à la fois.
Pour avoir vécu une semblable histoire, tout y est. Remarquable de justesse et de sensibilité. Un film magnifique pour une histoire hors des conventions. Acteurs formidables. Fanny Ardant et son amant, bien évidemment. Mais aussi Cécile de France, parfaite dans ce rôle d'épouse délaissée, compréhensive, blessée et si juste. Bravo à la réalisatrice.
Un film tragique qui parle des conséquences de l’infidélité. Selon moi. Parce que non, ce n’est pas une histoire d’amour belle et voluptueuse. C’est avant tout un homme qui a tout dans sa vie ( une merveilleuse femme, deux beaux enfants ) et qui se laisse aller dans des sentiments dangereux envers une mamie de 71 ans. Parce qu’il s’est écouté , il détruit toute sa famille. La mamie y compris… la pauvre , elle est tellement sur son nuage qu’elle en déclenche une maladie qui va la conduire droit au cercueil. Elle n’y est pour rien elle…. Tout ça sur fond de musique classique et qlq pétales de roses , on assiste à la pathétique conduite d’un chirurgien égoïste qui tombe jusqu’en dépression pour « aimer » sa petite mamie…… Malaisant. Dérangeant. Mais selon moi, rien de beau à tout ça…. Juste une destruction de plusieurs personnes qui n’ont rien demandé . Mais la vie et ses déboires est filmée avec une simplicité naturelle…les acteurs sont bons, Fanny Ardant est une mamie belle et fun…un brin mystérieuse , c’est net. Déchirant. Question de goût..
Séance de rattrapage sur canal après la nomination de Fanny Ardant aux Césars. Je n’avais pas envie de voir ce film qui me semblait gnangnan. J’ai révisé ce point de vue, du moins partiellement Même si la réalisatrice ne tire pas vers le pathos, on est quand même dans le melo et quoiqu en disent les critiques, on n’est pas, hélas, chez Douglas Sirk ni même chez Almodovar. Ça reste assez sage, assez appliqué, ça ne vous embarque pas vraiment Les beaux moments du film on les doit à quelques scènes sur les relations mère fille ( ou Florence Loiret Caille est excellente). On les doit surtout à l ensemble de l’interprétation des seconds rôles. Car Fanny Ardant est bien trop obsédée par l’idée de paraître jeune que cela affaiblit totalement son personnage voire le film. Je pense plutôt à florence Loiret Caille, mais aussi et surtout à Melvin Poupaud, toujours aussi fin et lumineux. Et Cécile de France toute en retenue. Bref , c’est un film à ne pas prendre trop au sérieux , faute de vraisemblance, où il faut simplement savourer quelques instants de grâce sans en attendre plus. C’est d’ailleurs un peu la morale de cette histoire en fait…
De grands acteurs pour un film intelligent d'une grande pudeur qui aborde avec délicatesse l'amour à l'âge ou l'on croit que ce n'est plus possible, voire même dangereux. Les échéances de l'âge (mort et maladie) planent comme une épée de Damoclès sur une relation dont la synthèse serait : Il est urgent de s'aimer. Fanny Ardant, à tomber comme d'habitude. Melville Poupaud impeccable qui explose ces derniers temps avec des rôles à la mesure de son talent. Un beau film
L'un des rares mérites de ce film, par ailleurs issu du tout-venant d'un cinéma français peu inventif, c'est d'aller contre cette loi d'airain qui pousse loin des caméras les actrices qui ne sont plus des jeunettes. Donc, oui, merci pour ce grand rôle offert à une septuagénaire. Mais après, que voit-on se dérouler sur l'écran ? Une bluette molle, dans laquelle on a voulu charger la barque pour faire bonne mesure sur le projet de faire pleurer dans les chaumières. Malheureusement, le public n'est pas ému et voit surtout les grosses ficelles d'un récit filmique longuet. "Vous reprendrez bien une louche d'Irlande sous la pluie, une cuillerée de TGV, une tartine de musique facile" semble-t-on nous dire. Lors d'une conférence donnée dans un amphi de fac, le personnage incarné par Fanny Ardant répond sèchement à une question contenant la formule "femme architecte" par un "Je ne suis pas une femme architecte, je suis une architecte", et c'est peut-être un plaidoyer pro domo de la réalisatrice pour rejeter le cliché d'une mièvrerie qui serait spécifiquement féminine; entièrement d'accord, à condition que cette mièvrerie n'imprègne pas tout le film. On ne sait pas ce que cela aurait donné si Solveig Anspach, disparue prématurément, avait elle-même porté à l'écran son propre scénario, mais par exemple Lulu femme nue, film féministe, est tout sauf mièvre.