L’étau de Munich est une fiction historique qui prouve que Netflix peut aussi faire des bons films. Les 3 acteurs Georges Mackay, Jannis Niewönher et particulièrement Jeremy Irons rendent une copie impeccable. Les acteurs sont aidés d’une très bonne reconstitution de l’époque. Les scènes de signature de l’accord se tournent réellement dans le führerbau accentuant l’atmosphère de l’Allemagne nazi d’avant-guerre. Le film tient son pari puisqu’il arrive à tenir les spectateurs en haleine alors même qu’on connaît la fin. La réalisation est donc dans l’ensemble bien réussi cependant la BO manque de présence et de caractère. On peut regretter seulement que le film ne soit pas sorti sur grand écran.
Difficile de noter ce film, tant il faut en l'occurrence distinguer le fond de la forme. Si on laisse de côté l'aspect politico-historique et idéologique, c'est une reconstitution d'époque magnifique, servie par d'excellents acteurs, à commencer par Jérémy Irons qui est fabuleux. Le suspense aussi est au rendez-vous. On regrettera seulement que Hitler soit interprété par un comédien, certes excellent, mais qui ne lui ressemble guère, et que le méchant nazi qui a côtoyé le héros à l'école soit trop âgé pour le rôle. En revanche, sur le plan historique, c'est beaucoup plus discutable. Il est permis de douter que les protagonistes aient cru que la transmission d'un document allemand interne ait pu influer sur la politique de l'Angleterre. Un projet d'attentat contre Hitler semble avoir existé, mais la scène au cours de laquelle un des conjurés le révèle à un ami anglais dans une brasserie, alors qu'ils sont assis aux côté d'officiers nazis, est tout de même peu crédible. Bilan mitigé donc, mais 2,17 heures passées très agréablement...
Alors, j'ai pas accroché de fou à l'histoire, pourtant elle est belle, bouleversante, surtout quand on sait d'avance que les protagonistes vont échouer à leur mission d'empêcher la guerre. Mais dans sa globalité, l'histoire n'est pas très bien raconté ; cela manque de clarté. Le montage et la réalisation n'en reste pas moins fortement intéressante. J'incite quand même au visionnage de ce film pour créer son propre avis.
Film remarquable en tout point : interprétation avec un Jeremy Irons parfait dans le rôle de Neville Chamberlain, réalisation avec une reconstitution remarquable de Muniche 1938. Une intrigue jusqu'au bout alors que l'on connaît déjà la fin. Vraiment une très grande réussite.
C'est un bon film sur la forme. Une interprétation particulièrement réussie pour le rôle de Neville Chamberlain. Le principal défaut est une vision partiale de l'Histoire, qui dérangera celles et ceux pour qui cet épisode est familier.
Très belle découverte "L'étau de Munich" avec george mackay (1917). un film inspiré d'une histoire vraie, avec des personnages principaux fictionnels. C'est une adaptation réussie, la réalisation est simple mais efficace. Je recommande chaudement !
Film britannique (dont le réalisateur Christian Schwochow est Allemand) « l’étau de Munich » (Munich : the edge of war) s’attarde sur l’un des événements les plus importants de l’histoire du 20ème siècle, dans l’engrenage qui allait conduire à la seconde guerre mondiale : la conférence de Munich de septembre 1938, à propos de la Tchéquoslovaquie (alors alliée de la France et de l’Angleterre) que l’Allemagne hitlérienne s’apprêtait à envahir. Elle rassemblait Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier.
Néanmoins, il ne s’agit pas véritablement d’un film historique, mais d’une fiction (tirée du roman Munich de l’écrivain britannique Robert Harris) posée dans un cadre historique – le réalisateur ayant recherché un certain réalisme dans la reconstitution des décors et la présentation des grandes personnalités politiques, notamment le premier ministre Neville Chamberlain et le Führer Adolf Hitler (remarquablement interprétés par Jeremy Irons et Ulrich Matthes). Le scénario met par ailleurs en avant deux jeunes anciennement amis, l’Anglais Hugh Legat (George MacKay) et l’Allemand Paul von Hartmann (Jannis Niewöhner), qui parviennent à les côtoyer et s’efforcent d’avoir une influence.
Toutefois, ce mélange des genres (historique et fiction) semble parfois hasardeux et n’engendre pas une grande conviction, aucun des deux n’apparaissant pleinement abouti. On peut aussi regretter que les points de vue lucides et incisifs de Daladier (« quels cons! » à son retour à Paris) comme de Winston Churchill (« vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre », écrivit-il à Chamberlain) n’aient pas été évoqués in fine – l’épilogue du film étant un peu vague et un peu « mou » en comparaison. (Cf seriesflixavis.fr)