Captives
Note moyenne
2,8
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100 critiques spectateurs

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Lemasterfake
Lemasterfake

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mars 2024
Quiconque vécu une situation similaire à celle de l'héroïne aurait espéré une condamnation plus absolue, plus mortellement enragée dans le ton, de sorte que n'importe qui sorte de la salle ne puisse plus jamais vivre autrement que dans une guerre de chaque seconde tant que l'entité administrative qui est l'objet de ce film ne sera pas terrassée. Au lieu de cela, voilà un téléfilm de l'intensité dramatique d'un épisode de Derrick. Non pas qu'un film se doive forcément d'être un appel à de quelconques actions terroristes, mais je me demande comment on aurait pu tirer moins d'émotion d'un sujet aussi réel, banal alors qu'étant, plus qu'aucun autre peut-être, par excellence matière à glacer le sang.
CG XX
CG XX

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2024
De la réalisation, au scénario, en passant par l’étalonnage et le jeu d’acteur. Dommage le sujet était pourtant intéressant.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2024
L'histoire si situe en 1894 alors qu'il fait intervenir Hersilie Rouy (qui a réellement existé) alias Carole Bouquet ce qui est aussi inexact qu'absurde. Dommage... Si on a aimé le film de Mélanie Laurent, on doit avouer que la reconstitution de ce nouveau film semble plus travaillée, on ressent beaucoup plus la crasse, la sueur, les odeurs, les troubles aussi plus ou moins véridiques ou assumées des résidentes. Le film démontre également la machine infernale du système des asiles, entre la super puissance des médecins et la corruption, qui amène aussi les surveillantes à garder leurs victimes afin qu'aucune ne puisse finalement parler. Par contre, bourgeoise installée on comprend mal pourquoi elle n'a prévenue personne de son internement volontaire ?! C'est stupide et naïf, voir même, en poussant un peu, sans doute symptomatique d'un trouble psychique (jouons les avocats du diable !). La partie du bal est trop longue, sans doute aussi à cause d'un soucis de rythme et de réelle tension. Un bon film donc mais pas assez à l'enjeu mal intégré (pourquoi n'avoir averti personne) et pas assez captivant (manque de suspense).
Site : Selenie.fr
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2024
Pas un film réjouissant ou festif... loin s'en faut ! Quelle misère, ces traitements qui choquent aujourd'hui, presqu' aussi violentes et effroyables que les traitements des camps... Et ceci se passait en plein Paris - mais pas seulement bien sur - à la fin du XIXe siècle à La Salpêtrière. Attention, les images sont "choc", les visages des actrices notamment Mélanie Thierry, souffrent physiquement et cela est parfaitement rendu. Autour d'elle, Josiane Balasko et Marina Foïs ajoutent à la dimension de "prison" plus que maison de soins....Carole Bouquet fait partie de ce casting, avec des vêtements et une classe Bourgeoise ( qui n'étonnera personne ) qui fait "tâche" dans l'ambiance moyenâgeuse globale. Inutile de s'attarder sur des couleurs d'égouts, sauf à ce fameux "Bal des folles" : clou de la Maison... Dommage pour la lenteur pesante ainsi que les gros plans limite malsains, mais cette réalisation d' Arnaud des Pallières fait froid dans le dos...!!**
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2024
Le sujet est âpre, rebutant, mais son traitement par Arnaud de Pallières mérite d'être vu. Il y a là une vraie proposition cinématographique. Les placements de caméra et le traitement de l'image participent efficacement à créer une atmosphère d'enfermement et de folie. Et, derrière ce sujet, se profile aussi celui du statut des femmes au tournant des XIXe - XXe siècles, victimes des violences masculines. Les hommes apparaissent très peu mais l'on comprend que l'enfermement n'est que la résultante de leur pouvoir sans limite sur leurs épouses ou leurs filles.
Dérangeant mais réussi.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2024
Arnaud des Pallières s'intéresse ici à l'enfermement des femmes, particulièrement à celui des femmes à la Salpêtrière à l'extrême fin du XIXème siècle. Nous sommes à une époque où Charcot et ses théories sur l'hystérie et la folie sont mises en place dans les hôpitaux psychiatriques. Nous découvrons un monde qui ressemble plus à un univers carcéral qu'à celui d'un hôpital. D'ailleurs, on apprend vite que certains utilisent à leur convenance ce lieu pour y faire interner des membres de leur famille pour récupérer leurs fortunes, c'est le cas du personnage joué par une Carole Bouquet remarquable. Le personnage joué par Mélanie Thiéry (elle aussi excellente) s'étant fait interner pour retrouver sa mère, internée, elle aussi abusivement, nous sert à observer, à analyser, à comprendre et à aimer ces femmes aux destins cabossés.
Ce film, laisse une forte impression, même après une semaine (je l'ai vu en avant première la semaine dernière)
Le fait de regarder une situation au travers les yeux d'une femme, ceux de Fanni, permet de mieux comprendre l'injustice subie par les femmes au cours des siècles. Mais ce film n'est pas qu'un film historique.
Le regard du réalisateur, comme celui porté par l'héroïne sur l'internement, nous montre que beaucoup reste à faire pour dessiner un monde plus égalitaire, moins fermé (car on peut bien sûr voir dans ce film une métaphore de la répartition des hommes et des femmes dans une société donnée, comme la nôtre par exemple.
yvonnick bouyer
yvonnick bouyer

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2024
L'omniprésence des plans serrés sur les visages, les objets rendent le film étouffant dans le mauvais sens du terme, pas de jolies scènes, un rythme endormissant, pas de surprise. Ne pas aller.
philippe prudhomme
philippe prudhomme

13 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2024
Comment dire... Je suis allé voir ce film Captives, attiré par le casting d'actrices aimées (Balasko, Bouquet, Moreau, Thierry, Foïs) : grosse déception ! Les actrices n'y sont pour rien dans ce désastre. Il faudrait attribuer ce ratage à une absence de mise en scène et à un scénario squelettique.
L'idée de départ était pourtant séduisante de nous faire entrer dans l'univers carcéral des hospices de "folles", à la Salpêtrière de Paris en cette fin du XIXe siècle, et d'y découvrir les sévices endurés par ces aliénées "Captives" d'un système patriarcal et bien-pensant.
L'action se déroule peu de temps après les "expérimentations" du professeur Charcot, avant même qu'on parle de psychiatrie. Les seuls "traitements" infligés à ces recluses se résumant à des privations, douches glacées, camisole de force et autres types de contention ...
Les patientes les "plus calmes" étaient placées dans ces prisons pour des symptômes "d'hystérie", d'angoisse, de dépression, de troubles alimentaires, de TOC, de troubles syphilitiques. Sans aucun autre suivi médical que les châtiments et la promiscuité.
( Ce système perdurera jusque dans les années 50, avec l'arrivée des premiers neuroleptiques...)
Bref, le film ne présente qu'une brochette de personnages tous caricaturaux à l'extrême. Les dialogues sont plats, l'image est laide, la lumière est terne, le son est mauvais, les échanges souvent inaudibles. Hélas, seul le jeu de Yolande Moreau apporte une grâce dans ce sinistre spectacle. Je passe sous silence les anachronismes (dents blanches Hollywoodiennes et aisselles épilées de certaines actrices...) quand on connaît le niveau d'hygiène de l'époque ?! Aucun maquilleur sur le plateau ?
Intrigue nulle d'une femme qui recherche sa mère, internée depuis 20 ans, au milieu de 5000 femmes (!) et la retrouve en quelques jours...
Même la fin, l'exfiltration de l'héroïne est grotesque.
En résumé : du cinéma claqué à terre. Dommage.
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2024
Une jeune femme se fait interner à la Salpêtrière sous une fausse identité pour retrouver trace de sa mère. Je suis mitigée face à ce film. Les mouvements de caméra sont gênants. Les nombreux gros plans sur l'actrice Mélanie Thierry lassent. Le scénario est un peu confus. Je veux bien admettre que ces endroits étaient horribles mais les personnages des infirmières sont vraiment caricaturaux. Il m'a semblé voir beaucoup d'invraisemblances. Mais je peux me tromper. Le rôle joué par Carole Bouquet m'a fait penser à Camille Claudel. Sinon il y a des beaux moments, comme la danse qui unit la mère et la fille. En résumé, je suis partagée mais pas très emballée.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2024
Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, Fanni est internée dans un asile psychiatrique pour femmes. N'ayant pas sa place dans l'établissement et uniquement infiltrée dans le service pour retrouver sa mère disparue, elle rencontre de nombreuses femmes aux profils très différents les uns des autres. Certaines tentent de l'aider et d'autres sont déterminées à lui faire du mal. En salle le 24 janvier.

spoiler: "Captives" part d'une très bonne idée : immerger le spectateur dans un asile de femmes du 19e siècle. Le synopsis est plein de promesses, et on imagine que l'on va assister à un féminisme d'époque. Malheureusement, le sujet ne fait pas le film. Le réalisateur s'emmêle les pinceaux dans des intrigues à tiroirs qu'il ne ferme pas vraiment, préférant passer rapidement d'un sujet à l'autre. Les scènes sont interminables et font sentir au spectateur toutes les coutures de la narration. Quel dommage, le casting féminin est pourtant exceptionnel avec 5 actrices principales de première classe accompagnées par une horde de patientes plus vraies que nature.
Yvonne F
Yvonne F

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 février 2024
Long long long long ! Quel dommage pour cette histoire si prometteuse ! J'ai failli m'endormir !
Il y avait tant à faire pour intéresser le spectateur au lieu de nous montrer des gueules cassées en gros plan ! spoiler:
Henri Jovi
Henri Jovi

4 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2024
Pas mal, mais quel dommage... Au vu de la distribution et du sujet traité, on aurait dû assister à un petit chef d'œuvre...
Les actrices sont époustouflantes de vérité, à la limite du documentaire...
Le scénario est pauvre, les dialogues sont parfois incompréhensibles, et la fin trop inaboutie...
Que comprendre exactement ?
Bref, je sort déçu et sur ma faim...
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2024
De Arnaud des Pallières, j’avais beaucoup aimé Michael Kohlhaas et Orpheline. La bande-annonce et le casting féminin cinq étoiles n’ont attiré vers ce nouvel opus. D’entrée j’ai été pris par le récit et je me suis attaché au personnage de Fanny. Pourtant pas très fan de Mélanie Thierry, je l’ai trouvée vraiment très convaincante ici. Comme tout le reste des actrices, toutes aussi impeccables les unes que les autres. Josiane Balasko, Marina Foïs et Carole Bouquet en tête. Sans oublier la géniale Dominique Frot, une fois de plus démentielle comme à chacune de ses prestations. La mise en scène est sublime, les protagonistes sont parfaitement mis en valeur. Les cadrages sont au plus près des visages. Les couleurs sont saturées presque trop fortes. Le récit (même établissement et même époque que Le bal des folles de Mélanie Laurent mais rien à voir autrement) est fort, dérangeant tout en étant palpitant. Un vrai thriller que cette (en)quête pour retrouver cette mère disparue trente ans plus tôt, pour un dénouement déchirant. En résumé, un film magnifique qui remue et ne laisse pas indifférent. Magnifique sur tous les plans. On est pas loin du chef d’œuvre.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2024
Film poignant, dont le thème est difficile mais si bien interprété par toutes ces actrices toutes meilleures les unes que les autres, très très bon film
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2024
L’enfer de la Pitié Salpêtrière a déjà fait l’objet de romans et de films édifiant sur ce que fut cet endroit pendant bien trop longtemps (voir le très bon « Bal des Folles »), « Captives » enfonce le clou sur le cercueil de cette abominable institution misogyne et cruelle. Sous couvert de médecine et de traitement de choc, cet endroit était en réalité une sorte de mouroir pour femmes encombrantes. « Captives » le montre bien et d’abord dans sa forme. Filmant les corps et les visages en très gros plans, Arnaud des Pallières montre dans toute sa cruauté le quotidien sordide de toutes ces femmes. Les décors sont sombres, crasseux, les corps sont amaigris, torturés, les yeux sont cernés, les vêtements élimés, mal ajustés. : La reconstitution fait clairement froid dans le dos. Le film débute de façon un peu sèche, de ce que fut la vie de Fanni au dehors spoiler: (sur son niveau social notamment, elle se dit domestique mais au détour d’une conversation on comprend que c’est elle en réalité qui a des domestiques)
on ne saura rien d’autre que ce qu’elle raconte par bribes à ses compagnes d’infortune. Le film se déroule intégralement entre les murs, les hommes sont quasi absents du film, sauf pendant les scènes du bal, et même là, ils ne font que de la figuration. Cet endroit pour les femmes, dirigé par des femmes, est une sorte de gynécée de l’horreur en plein Paris. Le film dure moins de deux heures, il passe bien même si on peut trouver que les 20 dernières minutes, celles du bal, sont un peu longuettes. La musique est agréable sans être particulièrement notable, bien utilisée, même si là aussi on peut parfois la trouver un peu envahissante. Le film est émaillé de scènes fortes, qui sont souvent des scènes de souffrances, ce qui le rend quand même assez éprouvant pour le spectateur. Mais avec un sujet aussi lourd, difficile de faire autrement. Je ne trouve rien à redire à un casting de premier ordre, Mélanie Thierry en tête parfaitement secondée par Marina Foïs et Josiane Balasko . Mélanie Thiery apporte sa fragilité (elle pleure beaucoup) au rôle de Fanni mais aussi une vraie détermination. spoiler: Pourtant, elle va assez vite regretter ce geste fou d’amour d’une fille pour sa mère quand elle comprend qu’elle risque de rester internée longtemps.
Josiane Balasko (enlaidie) dirige d’une main de fer et sans états d’âme cette institution, secondée par « La Douane », le sobriquet explicite du rôle de Marina Foïs. Cette dernière, qui a un tic de langage étrange (elle ne s’adresse aux femmes qu’à la troisième personne du singulier), bouche pincée, regard de rapace, donne corps à une « Ratchett » en costume d’époque. Et puis il y a les « malades », campées par Yolande Moreau, Carole Bouquet, Dominique Frot ou Agnès Berthon. Elles sont très justes car ce sont toujours des rôles délicats à incarner. Sur le scénario, on peut sans doute trouver un peu à redire. Pas sur la véracité de ce que fut la Pitié Salpêtrière, non. Sur ce point là, quelque chose me dit qu’on est même surement en dessous de la vérité : spoiler: des aliénées enceintes (engrossées par des messieurs en visite et qui sans doute, paient leur obole aux gardiennes) à qui on enlève leur bébé , des femmes de la bonne société qu’on écarte ainsi d’un héritage, des prostituées qu’on ramasse pour faire place nette, des jeunes filles violées et traumatisées dont on en sait que faire, des anorexiques qu’on « soigne » à l’entonnoir, des handicapées qu’on laisse à moitié mourir de faim, même si le film montre tout cela, la vérité fut surement encore plus cruelle. Mais pouvait-on se faire volontairement interner aussi facilement ? Les internées pouvaient elles écrire à l’extérieur ? L’Etat était-il ignorant des sévices comme le scénario le laisse entendre ? Et certaines femmes plus fortunées avaient-elles doit à des appartements privés et un traitement de faveur? Et qui a fait interner la mère de Fanni (qu’elle retrouve quand même assez vite, alors qu’elles sont des milliers dont certaines sous de faux noms) ?
Beaucoup de questions restent sans réponses. Si je ne doute pas de la véracité du contexte, je ne sais pas si l’histoire de Fanni est crédible de bout en bout. La fin est un peu évasive, on devine ce qui advient plus qu’on ne le comprend. En revanche, le film évite un happy end improbable qui aurait été de mauvais gout. Le mauvais goût, c’est ce « bal des folles » grotesque et voyeuriste qui, en cette fin de siècle, vit heureusement ces dernières heures. « Captives » vaut surtout pour cela, pour raconter l’histoire oubliée de toutes ces femmes victime d’un XIXème siècle qui aura été d’une misogynie effarante.
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