Suis-moi je te fuis
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38 critiques spectateurs

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Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2023
L’homme qui ne savait pas dire non. Une chronique sentimentale insolite au pitch séduisant, rapidement plombée par un scénario poussif et répétitif. 1,75
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2022
Kôji Fukada continue de parsemer les cendres d’une passion manquée, quand bien même cela puisse devenir plus ambigu (L’Infirmière). Il se penche à présent sur la passivité et l’oisiveté du peuple urbain japonais, où les heures défilent et les jours s’empilent sans la moindre chance de s’extirper de cette routine. Il en vient à croiser le parcours de deux personnages, qui sombrent chacun dans les ténèbres de leur quotidien. L’un s’attache à un confort, qui n’est ni dû à ses relations sentimentales, ni à son dévouement solidaire. L’autre s’efface au fur et à mesure qu’elle commence à s’arrimer, la plupart du temps au crochet d’une personne, si ce n’est de l’alcool. Un jeu de chasse du chat et de la souris se confirme et les titres francophones accentuent ces moments de recherches, qui semblent tenir de l’idylle théorique et utopique.

Tsuji (Win Morisaki) pourrait vivre le rêve dans les quartiers populaires, où il ne se passe pas grand-chose. Cependant, il travaille et il possède des amantes, sans passion. Il n’y a pas d’histoire, ni d’avenir pour celui qui ne pense ni au mariage ni à ce qu’il est en train de vivre, si ce n’est la désolation qui s’empare de lui, au lendemain d’une rencontre inattendue. Ukiyo (Kaho Tsuchimura) est une femme perdue, mais libre, car il sera autant difficile de la cerner que de la contenir. Des hommes en ont après sa personne, elle qui ne sème que le chaos derrière elle. Mais qui peut-elle bien être ? Une sirène des temps modernes ou plutôt la justification des couples dysfonctionnels ? Tant d’interrogations nous parviennent avec le silence qui les précède. Le calme irritant de la ville aspire ainsi toute la vitalité de ces protagonistes, qui s’aiment inconsciemment, simplement parce que cela doit être le premier véritable émoi de leur existence.

La balade à travers des quartiers fréquentés, d’autres peu recommandés, conduit Tsuji à couvrir les arrières d’une Ukiyo maladroite, menteuse, manipulatrice et dont la sincérité reste à prouver. Pourtant, il existe une connexion entre les deux, quel ‘on ne verra nulle part ailleurs. Et elle se voit distinctement lorsqu’il est obligé de partager les méandres de la femme, qui n’a ni foyer ni famille à entretenir. C’est ce que l’on pourrait croire et premier abord et l’on viendra détendre toute cette problématique avec quelques feux d’artifices, qui scintillent dans l’obscurité. Ce ne sont pas les passés respectifs des personnages qui fascinent, bien au contraire, car nous assistons entièrement à leur chute. Et la continuité de cette étude serait une ascension ultime, où ces âmes errantes pourraient se libérer de leurs chaînes et de leurs obligations. En dépendant d’autrui ou de dettes douteuses, il convient ainsi de combler les vides, mais ce sera au prix d’un sacrifice qui doit les amener à défier leur condition de vie, une fois pour toutes.

Hélas, il faudra patienter avant de connaître le dénouement de toute cette aventure, qui semble si éphémère et pourtant aussi intense dans son déroulé. Il ne reste donc plus que la frustration pour se manifester dans un entre-deux épisodique, indéniablement et nécessairement complémentaires. Le format sériel de « The Real Thing » laisse un goût amer dans ce chapitrage. « Suis-moi je te fuis » et sa suite et fin « Fuis-moi je te suis » gagnent à être découverts d’une traite, afin de pleinement profiter de son double jeu entre l’amour et l’amourette, chose qui fascine déjà énormément dans cette longue exposition.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2022
Le film intrigue par son personnage de femme fatale mystérieuse et son ambiance oscillant entre la chronique sentimentale et le thriller. Mais le métrage laisse un peu sur sa faim. Sans doute la vision de la seconde partie permettra-t-elle d'avoir plus de recul et de mieux apprécier l'ensemble.
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2022
Déjà remarqué pour des films comme « l’Infirmière » ou « Le soupir des vagues », le jeune cinéaste japonais KÔJI FUKADA contribue à faire souffler un vent de modernité sur le nouveau cinéma japonais.
Pensé comme un diptyque « Suis-moi, je te fuis » (actuellement en salles) et « Fuis-moi, je te suis » (sortie prévue le 18 mai) constituent une œuvre délicieusement subversive et prend les habits d’une Rocco afin de mieux tordre et inverser les mythes et clichés traditionnellement associés au couple et à la famille japonaise.
Le film s’ouvre sur trois scènes symboliques. spoiler: Dans la première, Tsuji, commercial modèle d’un fabricant de jouets (le choix du secteur n’est pas dû au hasard tant on connaît le besoin des japonais de se réfugier dans le « kawaï ») récupère – non sans vociférer en silence contre le patron du magasin - un stock de mini scarabées mécaniques présentant des défauts invisibles à l’œil nu (le fameux « O défaut » à la japonaise est à l’œuvre). La seconde scène oppose une chef de service (amante « libre » de Tsuji) à un employé grossier obligé de s’excuser devant toute l’entreprise pour des paroles et propos outranciers prononcés à l’encontre d’une jeune employé, elle-même flirtant par amour avec Tsuji et ignorant que sa chef le voit en secret. Cette séance d’excuse est une attitude rare et transgressive dans un monde professionnel rarement protecteur pour les femmes). Enfin, la scène du Konbini (sorte de petit magasin très courant dans les grandes villes japonaises) et dans lequel Tsuji cherche vainement à attirer l’attention de la jeune et jolie Ukiyo, visiblement dépassée et perdue dans un quartier qu’elle ne connaît pas (symbole ici d’une société japonaise qui perd même ses contemporains par la complexité de ses règles).

La suite du film que je ne dévoilerai pas voit s’enchaîner une suite de situation qui font au choix songer au théâtre de Marivaux et de Feydeau ou à une Fotonovela subvertie par un Pierre Paolo Pasolini.
Toutes les figures de domination masculines sont ici décrites et renversées et le film en dit davantage sur l’absurdité des us et coutumes de la société japonaise que beaucoup d’œuvres plus académiques. La seconde partie en salle le 18 mai promet une nouvelle fois son lot de surprise et de situations révélatrices et jubilatoires.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2022
Plutôt que de nous infliger 4 heures de film, Koji Fukada, en adaptant sa série elle-même adaptée d’un manga, décide d’en faire un dytique ; 2 films de 2 heures avec un regard différent sur une même situation.
Dans ce premier film, un jeune homme bon samaritain et candide est l’objet de convoitise de deux collègues de bureau, il tombe cependant amoureux d’une 3ème femme qu’il sauve ou croit sauver d’une mort certaine. Partant de là, elle disparait et réapparait sans cesse avec toujours de nouveaux problèmes dans un sac trop lourd pour elle. Son bon cœur le pousse à la sortir à chaque fois de situations périlleuses, puis elle disparait. A chaque rencontre, il en apprend un peu plus, et de mystérieuse, sa conquête devient vénéneuse ; la romance devient thriller. Malgré des longueurs, on est emballé et emporté par cette histoire d’amour nocive. Mais, et c’est ce qui donne envie de voir très vite le second film, ce premier opus adopte le regard du jeune homme. L’histoire est peut-être plus complexe qu’il n’y parait et le jeune homme moins bienveillant que ce premier film pourrait nous le faire penser.
Un peu trop long et contemplatif par de longs moments, mais l’envie est bien là de regarder cette histoire au travers d’un autre œil.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2022
Premier volet d'un diptyque (avec "Fuis-moi je te suis), il en est le moins insupportable des deux. Se construisant en miroir l'un de l'autre, les deux films nous narrent l'histoire sentimentale tumultueuse entre Tsuji et Ukiyo.
Le souci principal que rencontre le film tient dans la caractérisation des personnages, et dans l'écriture du scénario. À aucun moment il n'est possible de s'attacher à qui que ce soit, tant les personnages sont tous aussi toxiques et caricaturaux les uns que les autres. Sans compter des facilités d'écriture qui ne visent qu'à créer du rebondissement de manière superflue.
On pourra tout de même sauver la mise en scène, très travaillée.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2023
Basé sur le succès d’un manga et par la suite d’une adaptation en série, Fukada s’offre une romance dramatique en simplicité basée sur la puisse des personnages et leurs émotions. Une belle critique de la société actuelle japonaise et sa capacité d’auto-destruction. La suite arrive bientôt.
au-dela-des-nuages
au-dela-des-nuages

54 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2024
Un film simple et pourtant avec de multiples rebondissements qui me fait penser à la nouvelle vague française. Sans artifices, un cinéma vrai.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2022
Suis-moi je te fuis est un drame amoureux un peu répétitif avec des "je suis désolée" à chaque fin de phrase.
Kat's eyes
Kat's eyes

69 abonnés 550 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2023
Une curiosité cinématographique nippone volume 1 qui intrigue malgré une histoire très épurée et sans fioriture. Notre héros s'obstine à jouer les preux chevaliers pour une inconnue qui ne cesse de lui mentir et de fuir. Pourquoi ? Vous le saurez au prochain épisode.
christophe D10
christophe D10

34 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2022
Bon ca n’a pas fonctionne avec moi…
Mise en scene mollassone, trop de longueurs et d’ennui.
Je n’ai pas tenu jusqua la fin et je ne regarderais pas la suite
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2022
Une seule chronique car contrairement à ce que j'avais pensé ce ne sont pas deux films  mais bien un seul film en deux parties qui se suivent,  même s'il y a la volonté d'un effet miroir.
Adaptation d'un manga "the real thing" ( Honki No Shirushi ) de Mochiru Hoshisato , qui dans un premier temps a donné lieu à une série TV de 10 épisodes.
Un homme et 3 femmes,  il vit sans vouloir s'engager dans ses amours . Le destin le conduit à modifier sa  trajectoire de vie.
Selon le chapitre un ou deux, la dynamique n'est plus là même et tant à inverser les rôles.
Dans le premier,  le héros subit ou plus exactement il se laisse mener par la vie et  surtout celles de son entourage , les opportunités, les rencontres ;  il ne prend guère de décisions pour lui-même. Il veut aider et ce sont les autres qui l'amènent à avoir des aventures qui bousculent son existence.
Dans le second, revirement, il cherche peu à peu à contrôler et provoque alors  plus de réactions chez les autres. Il n'est plus seulement celui qui suit . Conséquence de ses choix, il devient celui qu'on cherche et qui doit être sauvé. 
Ce double  film serait  à mettre en lien avec la culture japonaise pour avoir les clefs d' une meilleure compréhension et cela m'a manqué. Les relations hommes-femmes en particulier... quelle place la femme a t-elle dans cette société japonaise très formatée ? Des thématiques qui donnent à réfléchir.
L'histoire est assez lente, un peu décousue , il faut suivre ces personnages et accepter leur rythme.  Ne vous laissez pas décourager  par ces deux films quelque peu déroutants qui ne sont pas vraiment représentatifs de la qualité de  l' œuvre  de ce réalisateur et  je vous conseille de découvrir  "Hospitalité" sorti en mai 2021 mais créé en 2010, plus original plus amusant plus rythmé et que j'avais beaucoup plus aimé.
Ici ce diptyque aurait pu n'être qu'un seul long métrage plus condensé pour donner plus de rythme et de densité au propos .  Peut-être l'idée était elle de respecter l'oeuvre originale du  Manga et du concept télévisuel mais est ce possible pour le format cinéma sans ennuyer le spectateur ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 mai 2022
Love-story modernisée et à la sauce (et la lenteur) asiatique, cette histoire en manque pas de charme. Les caractères sont esquissés de manière plutôt légère mais cela ne nuit pas à l’empathie que l’on ressent pour les personnages. Sans que cela soit gênant,on ne comprend pas nécessairement ce qui attire Tsuji vers l'énigmatique d’Ukyo, jeune femme qui passe son temps à le fuir, à lui mentir et, petit à petit, à le manipuler. Elle finit par adopter un véritable comportement de mante religieuse entre les mandibules de desquelles le pauvre et gentil Tsuji risque de finir broyé. Le garçon à l’allure très avenante est une victime, une victime de sa gentillesse, lui qui ne sait pas dire non, pas davantage à Ukyo vers laquelle il est attiré qu’à sa collègue amoureuse qui cherche à le retenir.

Je ne sais si Fukada, le réalisateur, a du génie. Mais il s’y prend finalement très bien pour nous intéresser et nous faire partager le destin de tous ses personnages. De sorte qu’on ne loupera pas la deuxième partie de l’histoire qui vient de sortir sur les écrans…
Maurice T
Maurice T

10 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2022
C'est la rencontre d'une fille atypique et un garçon bien. Koji Fukafa nous amène de surprise en surprise début jusqu'à la fin de cette première partie Suis- moi je te fuis.
J'ai hâte de voir la seconde partie Fuis-moi je te suis.
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2022
Version ciné d'une série télé, le film ne se dépare pas de moyens limités, notamment dans les décors, qui reviennent souvent et donnent l'impression d'une production fauchée. L'intrigue de cette première partie fait illusion un moment, par l'étrangeté du comportement d'Ukiyo avant qu'on ne se lasse des atermoiements de Tsuji. Du coup, on n'est pas vraiment tenté par la seconde partie, dont la bande annonce, diffusée à la fin, ne montre pratiquement que des crises de couples.
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