Seize Printemps
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104 critiques spectateurs

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Wasapat
Wasapat

25 abonnés 117 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 juin 2021
c 'est bateau , attendu et surtout une absence totale de réalisation.
vu que la mise en scène n' était vraiment pas une priorité ainsi que le casting ( ils sont d 'une transparence confondante) ca devient à la fin plutôt insipide
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2021
Suzanne a seize ans et Suzanne s'ennuie. Elle vit à Paris avec ses parents et sa sœur cadette un appartement cossu d'un immeuble bourgeois sur la butte Montmartre. De ses camarades, elle ne partage ni les joies ni les peines.
Son cœur s'emballe en croisant, sur le chemin du lycée, devant le théâtre de l'Athénée, un acteur. Arnaud a le double de son âge. Entre la jeune fille et le bel acteur, le coup de foudre est immédiat et réciproque.

Il y a deux façons de critiquer le premier film de Suzanne Lindon. Une très méchante et l'autre très gentille.

La très méchante se moquera du sujet archi-rebattu de ce film. Les émois d'une jeune fille en fleurs ont en effet déjà été filmées sous toutes les coutures : "Adieu tristesse" (Suzanne partage avec Cécile, l'héroïne du roman de Sagan adapté par Preminger, une maturité curieuse), "La Boum" (elle est comme Vic une adolescente rieuse élevée dans un milieu aimant), "Diabolo menthe" (Suzanne consomme avec un charme désuet des diabolos grenadine), "À nos amours" (Dominique Besnehard, qui joue un second rôle dans "Seize printemps", y faisait ses débuts d'acteur et Suzanne en conserve dans sa chambre un poster), "L'Effrontée" (avec Charlotte Gainsbourg, une autre enfant de stars)... la liste est longue et cette généalogie pesante à qui prétendrait y ajouter sa trace.

Le critique malveillant évoquera une autre généalogie : celle de la réalisatrice, fille de Vincent Lindon et de Sandrine Kimberlain, dont elle a hérité de la silhouette interminable et de la démarche girafique. Son film aurait-il pu être financé, tourné, sélectionné à Cannes en 2020, distribué en salles, si quelques bonnes fées ne s'étaient pas penché sur son berceau, s'interrogeront-ils fielleusement. Et le critique malveillant de pointer, au surplus, le contrat qui unit la jeune actrice-réalisatrice à Chanel dont elle porte avec une élégante décontraction les dernières créations "streetwear".

Le critique bienveillant avait bien sûr cette généalogie en tête en entrant dans la salle. Mais il ne l'a pas laissé hypothéquer l'opinion qu'il était en train de se faire du film qu'il regardait. Bien sûr, s'il avait été raté, il en aurait fait un argument à charge supplémentaire pour l'assassiner. Mais, que diable ! On a le droit d'être fils ou fille de stars ET d'avoir du talent !

Tel est le cas de Suzanne Lindon dont le film m'a touché.
Certes, son sujet n'est guère innovant sinon passablement casse-gueule. mais la façon dont elle le traite est juste et sensible.
Il n'y a rien de gras dans ce film de soixante-quatorze minutes à peine. Aucun rebond dramatique, aucune tension familiale. On est loin de Pialat et de ses hystéries à huis clos. Car Suzanne est une fille équilibrée. Elle entretient avec ses parents une relation confiante et complice. Elle sort de l'enfance et vit ses premiers émois amoureux avec un mélange terriblement contemporain d'ingénuité et de maturité.
Suzanne Lindon se concentre sur son sujet et le traite sans s'en écarter, au risque assumé de l'insignifiance. Elle le fait en usant d'un artifice charmant : celui de la comédie musicale avec l'insertion de trois numéros chorégraphies  très réussies. Seule ou en duo, Suzanne Lindon y danse sur la musique de Christophe ou de celle, bouleversante, du "Stabat Mater" de Vivaldi. C'est encore elle qu'on entend chanter le générique de fin sur une musique originale de Vincent Delerm.

Rempli de préjugés en rentrant dans la salle, j'en suis ressorti charmé et transporté par la grâce de ce film touchant qui a ressuscité le vert paradis de mes amours enfantines.
Boris S
Boris S

34 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 juin 2021
Un film vide sans aucun intérêt. Ce sujet a été traité avant et par bien plus talentueux. ( beau père, Lolita )

La durée du film est représentative de la fragilité de l'œuvre avec 70min à peine... un film sans idée, sans fond, sans forme.. porté par l'ego d'une bobo parisienne qui ne connaît que sa petite vie du 16em.

M'enfin ce n'est pas la première fois que nous devons supporter les engeances de nos chères élites culturelles.. une de plus parmi tant d'autres qu'il faudra alors supporter écouter et voir.
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 juin 2021
Dans la pléthore de bons films sortant chaque semaine, il est très surprenant de voir un film fait par une très jeune femme de 21 ans pour raconter son ennuyeuse adolescence de 15 ans avec ses émois platoniques. Est-ce un caprice ? Les parents, acteurs, n'ont pas alerté leur fille ? Pourquoi une productrice a-t-elle pu accepter un film avec aussi peu de matière ? Et de plus, pourquoi tourner un tel film dans Paris dans un quartier touristico-cultureux exposant ce film à la vindicte anti-bobo-parisianiste ?
Pourtant, Suzanne Lindon a des qualités : le jeu est juste, la voix délicieusement grave, le minois agréable.
Mais pourquoi donc personne ne l'a alertée du danger de faire çe film ? Incompréhensible. Suzanne Lindon est à retrouver par ailleurs actrice dans les 2 Alfred sortant cette semaine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 juin 2021
Un film de bobo, fait pour les bobos qui sont nées avec une cuillère dans la bouche et un caillou dans le cerveau, je n'ai rien contre les riches mais les riches qui méprisent ceux qui ne le sont pas ça a le don de m'agacer. Un navet, vraiment n'allais pas le voir sauf si vous vous sentez supérieur aux autres parce que vos parents sont riches.
pauloo
pauloo

6 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 octobre 2021
Marre de voir des films issus et réalisés par des gens venant d'un milieu friqué. Ce film a pu se faire que par l'intervention de papa/maman ! Un film médiatisé par de grandes émissions comme Quotidien et des radios ayant une grosse audience, et même, sélectionné au festival de Canne, une honte pour le cinéma français. Écrit, réalisé et interprété par Mme Lindon, ça va la grosse tête ? Cela se veut nostalgique en voulant se retrouver au même niveau que la Boum... Désolé, mais ce film est mauvais et aucun critère talentueux n'est à retenir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juin 2021
Un film complexe mais qui a du charme. L'émotion des scènes se fait ressentir dans un cadre idyllique qu'ai montmartre.
Deux acteurs très bons sur ce points je peux avouer que je n'ai pas grands choses à dire et enfin je finirais par parler des points les moins négligeable c'est-à-dire le son et la lumière qui s'allie exactement avec la scène
Pour résumer c'est un bon film pour un début !
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2021
A quoi rêve une jeune fille de 16 ans qui boit un diabolo grenadine en lisant Boris Vian ? A l'amour, bien sûr, qui la sortira de l'ennui du lycée et de la fréquentation de ses congénères, trop peu mûrs pour elle. Film minimaliste, évidemment critiqué car réalisé par une fille de (est-ce un obstacle au talent ?), Seize printemps ne déborde pas d'ambition et se révèle un poil répétitif mais n'est pas dénué d'élégance ni même occasionnellement de grâce dans les scènes dansées sur la musique de Christophe ou de Vivaldi. C'est très auto-centré et un peu béat sur une vie familiale tellement parfaite avec des parents cool mais Suzanne Lindon ne nous promet pas la lune bon plus et s'en tient à son cahier des charges adolescent, sachant que le film a été écrit à l'âge canonique de 15 ans. La romance qui est contée, platonique et sage, remplit tout l'espace, avec une vision déconnectée d'une époque (pas de téléphones portables) qui voudrait renvoyer au style des Maurice Pialat et Claude Miller sans y parvenir vraiment. Quant à Suzanne Lindon actrice, avec son faux air de Charlotte Gainsbourg, elle occupe assez bien l'écran sans avoir besoin de débiter de longs dialogues. Son camarade de jeu, Arnaud Valois, impose de son côté une sobriété de très bon aloi. Avec ou sans paille, le diabolo grenadine est de ces boissons qui peventt rafraîchir un moment mais qui n'étanchent pas réellement la soif.
Karina A.
Karina A.

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 août 2021
Gene totale pour les comédien.e.s formidables que la SL abîme, gâche
Pensées chaleureuses pour tous les excellent.e.s réalisateur.rice.s, auteur.e.s qui n ont pas pensé au caprice pour valider leur projet, financement etc.
Mes tendres amities à toutes les jeunes filles de 16 ans. Pourvu que les hommes de 20 ans leurs aînés sur lesquels elles tomberont sacheront dire non, ne les embrasseront pas dans le cou sans leur demander la permission,....
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2021
Cette critique au contraire de beaucoup d'autres que j'ai put voir ici ne sera pas une attaque contre la parentalité où le physique de Suzanne Lindon, cette critique est ici pour parler de son premier film en tant qu'actrice/réalisatrice

Le premier film était, est et sera toujours un exercice compliqué autant pour le créateur que pour le spectateur qui sera sur ses gardes à l'idée de recevoir au visage les premières tentatives, les idées parfois trop jeunes parfois trop ambitieuses et les maladresses, bref tout ce qui peut faire un premier film. Cette année 2021 se composant d'énormément de premiers films à venir, on retrouve des petits trébuchements chez Suzanne Lindon qu'on retrouvait (sans méchanceté de manière plus accentuée) également dans "garçon chiffon" de Nicolas Maury que beaucoup ont put découvrir récemment.

Suzanne Lindon ne cherche pas à s'aventurer sur des terrains qu'elle ne connaît pas, et au risque de se voir critiquer reste dans une représentation d'un quotidien qu'on imagine être un décalque du sien, notamment concernant les relations parentales. Entre le peu de décors très parisiens et une ambiance cinéma années 80 (le travail des costumes, la représentation d'un personnage adolescent fragile mais qui s'ennuie à l'image de Sophie Marceau dans ses premiers rôles, le poster de "Suzanne" de Pialat), le film semble se créer un cocon cinématographique figé dans un temps lointain où enjeux, caractères et moralités nage dans une représentation quarantenaire du cinéma français, ce qui en fera criser certains.

Les interprétations sont plus qu'honorables sans transcender les méthodes, le travail de la lumière et de la texture des matières (la nourriture, la peau) est fort joli et le mood du film n'est pas plombant de par sa légèreté. Il semble cependant qu'arriver dans la dernière ligne droite, la structure narrative plutôt clair durant les 50 premières minutes du film se brouille dans sa dernière demi-heure, créant un sentiment d'une conclusion trop vague sur le coup, à l'image de "un printemps à Hong-Kong" sorti la semaine dernière.

"Seize Printemps" n'est pas un film qui accordera confirmation au statut de future réalisatrice prolifique pour Suzanne Lindon, mais qui obtiendra chez certains un regard d'espoir plein de potentiel pour ses futurs films. Une fois sorti de ses repères adolescents, il sera intéressant de voir si les qualités qui se démarque de ce premier film parfois maladroit se retrouveront dans son prochain projet, de manières plus structurées et accomplies, on peut l'espérer
the_teban &.
the_teban &.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2021
film génial , il représente vraiment le quotidien de l'adolescent ! très bon actrieurs !
félicitations
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2020
Un peu comme Nathan Ambrosini qui, du haut de ses 18 ans, avait réalisé le film « Les Drapeaux de papier » sorti il y a deux ans, Suzanne Lindon et ses vingt printemps semblent manquer de maturité et d’expérience pour réaliser un film maîtrisé, pertinent et réussi. En effet, la fille de Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, qui a donc baigné dans ce milieu, a voulu se lancer dans l’écriture, la mise en scène et jouer le rôle principal de son premier film. C’est peut-être un peu beaucoup pour une si jeune fille et n’est pas Xavier Dolan qui veut à cet âge-là… Le génie artistique adolescent n’est pas donné à tout le monde et, sans renier la précocité et le talent de cette jeune fille au demeurant et certainement très douée, « 16 printemps » est bien trop insignifiant et creux pour convaincre. C’est même plutôt mauvais si l’on juge ce premier essai de manière objective.



Non pas mauvais sur la forme, avec une mise en scène correcte et qui développe quelques bonnes idées, mais plus sur le fond avec une histoire bien trop peu développée et simpliste qui ne tient pas la durée d’un long-métrage. En effet, « 16 printemps » part d’un sujet intéressant, en l’occurrence l’histoire d’une jeune fille mineure qui tombe amoureuse d’un trentenaire et réciproquement, mais tout cela reste trop au stade d’ébauche, presque comme une note d’intention artistique que l’on aurait plaquée tel quel sur le grand écran. Et très certainement qu’un court-métrage de moins de trente minutes aurait davantage rendu honneur à ce film et au potentiel talent de sa jeune réalisatrice. Alors on ne s’ennuie pas, c’est un fait, car le film ne dure même pas une heure et quart mais cela n’empêche pas qu’on ait l’impression de regarder beaucoup de vide qui ne raconte pas grand-chose…



Cependant on peut accorder à Suzanne Lindon un certain univers en train de se dessiner (très influencé par le cinéma d’auteur dans lequel ont évolué ses parents), une bonne direction d’acteurs (Frédéric Pierrot est très bon dans le peu de scènes qui lui sont imparties et Arnaud Valois est parfait en trentenaire attirée par cette jeune fille) et il y a une bande originale sympathique qui permet à « 16 printemps » de développer ses meilleures séquences (comme celle, aérienne, qui voit le personnage principal danser dans le rue). En revanche, Suzanne Lindon aurait dû prendre une autre actrice plutôt que de se mettre en scène puisque son jeu n’est pas toujours juste et que cela aurait permis de plus se concentrer sur le reste. En somme, et en attendant la suite pour cette jeune réalisatrice, ce n’est pas détestable mais on oublie aussi vite ce film une fois qu’on l’a visionné. Et si le sujet aurait pu être passionnant et véhiculer passion(s), émotions et mettre les sens en éveil, le résultat est plutôt et malheureusement à l’opposé.



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Chris CD
Chris CD

11 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2020
Le thème n’est pas nouveau, peu attrayant, le titre un peu banal. Mais la façon de le traiter avec beaucoup de délicatesse l’est. Le début est un peu lent, on se demande quand on va enfin commencer à nous raconter une histoire. Mais finalement, peu à peu, on rentre dans l’atmosphère très intimiste et poétique du film.
Suzanne Lindon actrice rappelle étrangement Charlotte Gainsbourg ou encore Romane Bohringer au même âge. En tant que réalisatrice, elle a un style bien à elle. Elle semble promise à une belle carrière.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
C'est avec curiosité et intérêt que j'ai visionné ce film d'une très jeune réalisatrice, scénariste et actrice de 20 ans et enfant de la balle, comme on dit, puisque fille de Vincent LINDON et Sandrine KIMBERLAIN.
Et le film est plutôt bien réussi et justifie bien sa désignation à la sélection officielle du festival de Cannes 2020. En effet, la réalisation avec de courtes séquences est efficace et bien maîtrisée.
Le scénario, plein de subtilités et réaliste, traduit bien les émois et les tourments de cette jeune fille de 16 ans dans sa relation amoureuse avec un jeune adulte de 35 ans qui, par ailleurs, interprètent parfaitement leur rôle respectif. La bande-son du film composée de la musique de Vincent DELERM et des chansons de CHRISTOPHE est très appropriée et accompagne agréablement ce film.

Bernard CORIC
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