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Un visiteur
2,5
Publiée le 13 novembre 2011
Malheureusement, on s'ennuie assez souvent tout au long de ces deux heures. C'est dommage, car le scénario est pas mal et la photographie bonne, mais pour un thriller, il n'y a pas assez de rythme, et c'est l'élément principal pour en faire un bon.
Meg Ryan est surprenante dans ce rôle et malgré le manque cruel de dialogues, on rentre dans le film, on est saisi par l'ambiance, et on doute jusqu'à la fin.
un thriller pornographique (et oui, pas érotique) plutôt pas mal dans son ensemble (et les scènes de sexe ne sont pas trop trop nombreuses, ça va de ce côté), et qui possède une histoire bien intéressante et dérangante.
Autant le dire tout de suite, du thriller, Jane Campion s'en fout comme de sa première chemise... Ce qui l'intéresse ici, c'est de nous livrer un de ses " portraits de femme " dont elle a le secret et par ce biais, de nous parler une fois encore du désir féminin... Une fois de trop ? Jane n'ayant plus grand chose de neuf à dire sur le sujet, elle préfère pour cette fois nous "montrer". Elle le fait plutôt bien d'ailleurs (aidé en ça par la sublime photo de Dion Beebe), c'est donc aussi à ce jour son film le plus " érotique ", Meg Ryan y est lumineuse, noyé dans les ténèbres de la photographie qui habille un New-York crépusculaire. Alors pourquoi deux étoiles seulement ? Uniquement à cause de ce thriller prétexte, un peu trop convenu dans son scénario, l'intrigue policière en devient donc souvent ennuyeuse, a contrario quant le récit se resserre autour du personnage de Meg Ryan, le film capte de nouveau notre attention. Un film à moitié réussi donc (ou à moitié raté selon l'humeur).
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1,5
Publiée le 7 mars 2021
Ce film est décevant. Dès le début de l'histoire les choses ont semble incohérentes et confuses. J'avais l'impression que la réalisatrice essayait de me faire entrer dans le monde de Frannie par des artifices visuels mais ils semblaient forcés. Il était évident dès le début que la couleur rouge allait jouer un rôle important à la fin du film parce que presque toutes les scènes étaient traversées par du rouge mais cela a été fait d'une manière tellement évidente que cela est devenu distrayant. Et chaque fois que je voyais le chapeau rouge, les chaussures rouges ou la boîte à journaux rouge j'étais frappé par le fait que cela semblait si dépassé. Je n'ai rien trouvé de sympathique dans les personnages principaux. Et même si je ne m'attendais pas à ce que Frannie ou Malloy aient un cœur d'or j'aurais préféré me soucier de savoir si elle se faisait tuer ou non à la fin et en fait je ne l'ai pas fait. J'aime Ruffalo, même dans ses films les plus sombres mais jeter une moustache de Village People sur un gars ne le fait pas nécessairement paraître plus menaçant...
In the cut, de Jane Campion. Un film très particulier, où la plupart des spectateurs auront un avis assez divisé. C'est soit on déteste, soit on adore. Pour ma part, je pense que je suis entre ces deux extrèmes. Tout d'abord car j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans le film, car il faut dire que le film commence assez mal ... je trouvais ce film vide de sens, je ne voyais vraiment rien de bon à en retirer, et finalement, c'est pendant la seconde heure de film que tout prend un sens .. que les personnages se dévoilent, que l'intrigue commence à faire ses effets. Je pense qu' In the Cut, est un film à regarder plusieurs fois pour commencer à l'apprécier et à le comprendre. Car moi même j'ai du passer à coté de pas mal de chose, je pense que je le regarderais une nouvelle fois, très prochainement. Une des grandes forces du film vient de ses acteurs, Mark Ruffalo, qui joue très bien, un rôle assez troublant et inquiètant, Meg Ryan, qui se débrouille quant à elle pas mal non plus, et on voit aussi à plusieurs reprises Kevin Bacon. Son rôle n'est que secondaire, et n'a pas vraiment d'importance mais ça fait tout de même plaisir de le voir. Voila pour les "principaux". Une forte sensualité sort de ce film et vient vous envouter, un bon sentiment que l'on ressent de moins en moins au cinéma. Le film est même quelque fois, un peu poétique... C'est assez unique, ça vaut le coup d'oeil ! In the cut, est un petit film tout à fait sympatique, faut quand même avouer qu'il n'a rien de bien exceptionnel et original, mais comme je le dis plus haut, il a ce petit quelque chose qui fait que ce fait est unique comme je l'ai dit plus haut. Il serait dommage de passer à coté d'un film comme celui là.
Difficile de se prononcer. Les points positifs sont une photo hors du commun, limite magnifique (sauf quelques effets faciles et systématiques), une intrigue de polar efficace remise en question par le ton psychologique qui donne toute l'originalité du film. Le point négatif est que dans pas mal de scènes, on s'ennuie ferme, mais pas trop. Un peu un "Lantana", mais glauque et lourd, cependant sensuel. Et la BO n'est pas à la hauteur, Nyman n'était pas libre ?
Un excellent polar au scénario classique des années 90. Très bons personnages tordus et ambigus (Meg Ryan n'a jamais été aussi bonne dans un registre différent de ses habitudes). Superbe photographie, très beaux plans de New York. Vraiment prenant.
Un film vraiment beau, même si son intérêt est limité, sa mise en scène hasardeuse. J'ai vu une Meg Ryan sublime, tellement libre, tellement décharnée, tellement hantée par ses réflexions, ses désirs, sa solitude et sa tristesse, qu'il n'est plus étonnant qu'elle s'égare à ce point. Mark Ruffalo interprète là un personnage aussi singulier que séduisant, aussi manipulateur que sincère. Le suspense, qui ne prend son intérêt qu'à la toute fin et nous encombre durant tout le film, se mêle avec merveille à une sensualité toute en couleur, toute en peau. Les images, incertaines, floues, curieuse, égarée, nous plonge dans une atmosphère aussi difficile à quitter qu'à imaginer. Parfois troublant, ce film est à voir, pour son espèce de perversion délicieuse, sa gourmandise charnelle et sentimentale.
Un portrait féminin d'une rare justesse qui épouse la langueur et les désirs de son héroïne, essayant de faire son chemin comme elle peut dans ce monde actuelle, où tout le monde court et où toute histoire est compliquée (cf : le personnage de Kevin Bacon - que d'hommes dans la vie d'une femme et vice-versa). Meg Ryan se révèle enfin être une actrice et Jane Campion refuse les clichés et le rythme MTV, en accord avec son sujet. Il en résulte certaines longueurs, mais vu la qualité du film, je lui pardonne surtout de la part d'une réalisatrice que d'habitude je n'apprécie guère.
Un bon film à la mise en scène chatoyante, Certaines images sont très belles , un peu impressionnistes, beaucoup de suggestions aussi. Mais le scénario est un peu bateau et le rythme est souvent un peu lent .Le récit s'étire parfois sans aucune justification. Les acteurs sont très bons. Les scènes sensuelles ( pas de quoi fouetter un chat)sont bien filmées avec poésie. Les dialogues essayent d'explorer une sexualité" dite féminine. C'est une bonne tentative. Cependant il manque quelque chose à se film pour en faire un 3 étoiles, peut- être trop brouillon.
Ouahhhh, quel film bizarre !!!! Entre l'écoeurement et la fascination, c'est très bizarre !!! Il est clair que les scènes sont très crues et l'intrigue est quelquefois décousue, mais on assiste - au moins- à la réalité des sentiments et de la vie. Certes c'est très cru mais n'est ce pas comme cela dans la vie ??? Entre personnes qui s'aiment ??? Qui se connaissent ??? Quant à Meg Ryan, je dois reconnaître qu'elle est une excellente actrice !!! Le film est très lent, mais j'ai tout de suite adhéré, loin des effets spéciaux, des fins a n'en plus finir, ce film a au moins une qualité : la réalité !!!
Un film simplement dément. Il faut se laisser guider par la réalisation et le jeu (absolument excellent) des acteurs, et franchir les cloisons de nos esprits qui nous empêcheraient d'apprécier ce thriller érotique pour ce qu'il est. Les dialogues sont parfois crus, il faut aller au-delà de cet aspect du film et ipso facto vivre la passion et la confusion de la protagoniste qui elle, comme le dirait Jane Campion, laisse parler son subconscient telle une surréaliste de la ville moderne. (Il est impensable de regarder le film en VF)
Décidée comme régulièrement à acheter un dvd "cheap" en supermùarché, j'ai fait défiler les films proposés. Appréciant beaucoup MEG RYAN, j'ai bloqué sur "in the cut", lu le résumé, et me souvenant avoir entendu ou lu quelquechose au sujet de ce film noir,il fut embarqué. J'ai beaucoup aimé ce rôle assez éloigné du "lutin" au sourire communicatif, bienfaisant et charmant, qui colle aux personnage de MEG RYAN. Cette prof' de lettres laconique, et néanmoins passionnée par les mots et leurs danses rythmiques, menant une vie de célibataire, assez libre dans ses rapports intimes, qui se laisse aspirer dans une relation ambigüe avec l'inspecteur chargé d'enquêter sur le meurtre, horrible, d'une jeune femme présente dans un bar, où elle surprit, dans la pénombre du sous-sol, cherchant les toilettes, un rapport buccal entre une jeune femme aux ongles bleus diamentés (qui s'avérera être la victime) et un homme qu'elle pense être cet inspecteur, est intéressant. Ce dernier joué par MARDC RUFFALO, (qui incarne bien ce fol amant, qui saura tant la faire fantasmer, puis réellement jouir), est touchant dans la position de quasi homme objet, néanmoins amoureux et souhaité comme davantage, par une FRANNIE, tiraillée par ses peurs et doutes à son égard. JENNIFER JASON LEIGH ( "jf partagerait appartement"), joue la demie-soeur, sensuelle,lascive, une peu "con-con" dans son naif désir d'être aimée, épousée puis engrossée. Le sort que le scénario lui réserve laisse pantois... L'excellent KEVIN BACON ("sex crime", "sleepers","les hommes d'hônneur","footloose"...) joue ici le rôle du parfait suspect... Quant au coéquipier de l'inspecteur MALLOY, son charme latino, ne laissait guère entrevoir les travers doucement dévoilés. Enfin, clin d'oeil à l'acteur noir, qui joue l'élève que FRANNIE voit en dehors: Beau gosse, peut-être un peu trop "muscle-man". Morceaux de musique extras. Guère aussi imprévisible et intriguant qu'un "SEVEN" ou "SEX CRIME", but "lovely-ended"