Beau Is Afraid
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191 critiques spectateurs

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Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2023
Ari Aster, ultime espoir du cinéma fantastique américain (avec Robert Eggers), vient peut-être de se suicider. Commercialement, sûrement. Médiatiquement, sans doute. Artistiquement, on verra, car ‘Beau is afraid’ suscite des avis tranchés, entre ceux qui y voient l’oeuvre-somme d’un cinéaste qui a commis un certain nombre de courts avant de pouvoir tourner son premier long, et ceux qui le perçoivent comme un caprice d’enfant gâté, à qui on a donné un gros budget et l’autorisation de faire n’importe quoi. Il est certain qu’étaler sur trois heures l’histoire d’un type qui cherche à rejoindre le domicile maternel n’était pas la meilleure façon de se vendre mais…hé, on parle d’Ari Aster, pas d’un quelconque mercenaire en charge du dernier Marvel. Surtout que ‘Beau is afraid’ commence fort, très fort : sa première section - quarante cinq minutes au doigt mouillé - est un authentique chef d’oeuvre, un instantané du quotidien d’un névrosé, confronté à un monde menaçant, absurde et déformé par sa paranoïa. A ma grande surprise, j’ai constaté que pas mal de spectateurs pensaient que le personnage vit dans un quartier vraiment dangereux…mais non, absolument pas ! Personne ne sait à quoi peut bien ressembler ce quartier et on s’en fiche royalement : pour Beau, cet endroit, c’est l’enfer sur terre, incompréhensible, menaçant où les gens agissent et parlent sans logique apparente, où les événements surviennent sans qu’on puisse se l’expliquer, ne laissant comme seule échappatoire que de s’y résigner. Quarante cinq minutes plus tard, sa décision de partir étant prise, Beau se retrouvé blessé et soigné dans une famille anormalement bienveillante…et ce sera comme ça jusqu’à la fin du film, succession de transitions qui échappent au sens commun et de ruptures brutales et grotesques auxquelles le spectateur, lui aussi, ne peut que se résigner. C’est que l’odyssée de cet anti-héros n’est peut-être même pas réelle si on y réfléchit deux minutes…mais qui sait ?. Les seuls qui comprendront précisément, dans leur chair, le calvaire de ce personnage seront ceux qui sont eux-mêmes totalement flippés par le monde qui les entoure…et ils se priveront de l’humour noir, de tout évidence l’oeuvre d’un cruel démiurge, qui imprègne la plupart des situations. Bien entendu, sur près de trois heures, il y a des longueurs, des séquences un peu dispensables, que Ari Aster étire, sans doute consciemment, jusqu’à ce qu’elles deviennent irritantes, des creux, des dialogues qui n’en finissent pas C’est inévitable…mais il y aura toujours une surprise grotesque, dérangeante, totalement cintrée, pour relancer l’intérêt du spectateur. De toute façon, dans un paysage hollywoodien assez morne où les meilleurs films le sont souvent parce qu’ils sont parfaitement calibrés, ‘Beau is afraid’ fait figure d’éléphant blanc. Depuis combien de temps un film américain n’était-il pas parvenu à surprendre, déranger et stimuler à ce point ? ‘Midsommar’ ? ‘Tenet’ (même si je n’y ai toujours rien compris) ? C’était quand la dernière fois qu’on s’est dit qu’on n’aurait peut-être pas dû boire ceci et fumer ça avant de regarder la chose ? ‘Under the silver lake’, peut-être ? Il est difficile de croire que ‘Beau is afraid’ ne lève pas le voile, ici ou là et même seulement en partie, sur les propres obsessions et fixettes de Ari Aster, d’ailleurs déjà perceptibles dans ses deux précédents films. Apparemment lassé de devoir passer par les poncifs obligatoires du film d’épouvante, Aster vient donc, en toute liberté, d’accoucher d’un mutant résolument inclassable, chaotique et irréel, qui laissera sur le bas côté de la route les spectateurs qu’il n’aura pas rebuté instantanément…mais dans lequel il semble au moins avoir décidé de faire ressortir sa notion très personnelle de l’humour.. Par chance, on dirait que cette dernière s’approche très fort de la mienne…!
janus72
janus72

54 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2023
La vie de schizophrène est loin d'être un long fleuve tranquille !
J. Phoenix va finir bien perturbé avec ses rôles & costards qu'il endossent, ou rentrer dans le Tête de John... de BEAU !
Voyage assez sidérant mais aussi vision bien déglinguée & cash des états-unis & de l'american way of life, sous Trump & Biden.
Les excès de tous types > comportementaux - style de vie [lorsque déjà tu en as une...] et bien évidemment pour faire passer toute cette merde : les "médocs" - opiacés & autres drogues & l'indicible ultraviolence.
Bref, tout ce qui déboulent très bientôt ici-même, comme le chantait J. Higelin, il y a bientôt 5o ans !
Ce qui m'a vraiment emballé est ce côté "loupe" plutôt drôle dans la 1ère partie, façon Brazil de T. Gilliam, puis cela vire au Conte hallucinatoire, un peu comme chez P.T. Anderson (The Master [déjà avec Phoenix] ou There Will Be Blood ou même Phantom Thread & Magnolia) mais juste en bien moins bon... pour finir en totale bouffonnerie vraiment Too Much, qui était à mon sens largement évitable !
yoni dh
yoni dh

32 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2023
Tout est assez confus dans mon esprit. Le film comporte des éléments et idées admirables dans leur approche et/ou leur esthétique, d'autres remarquables tant elles étaient tordues... il y avait véritablement de tout dans ce film, ce qui était très perturbant car on en sort sans avoir pu relier beaucoup de séquences entre elles et sans avoir un fil conducteur, une logique suffisamment solide et claire pour tisser une intrigue compréhensible avec des plot twists perceptibles. C'est la force du film et son plus grand defaut pour moi, de nous faire passer par littéralement tous les états. Qu'est ce qu'on fait de toutes ces émotions et de ce sentiment global d'incompréhension une fois le film fini ? On rit nerveusement, on est touchés, on est anxieux.. il ne s'agit peut être pas de simplement aimer ou pas.. plutôt d'avoir peur, peu importe ce que cela signifie ici.
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2023
Un surréalisme dispendieux !
Chaque scène est incroyablement travaillée, surtout le son totalement spatialisé (les réalisateurs français feraient bien de s'en inspirer).
La performance de Joaquin Phœnix est (une fois encore) stupéfiante, en particulier au niveau des mutations de la voix qui s'adapte à chaque scène (dans la VO).
On regrette nombre de culs-de-sac dans le scénario : le testicule enflé, le manque d'eau qu'il suffisait de récupérer dans la chasse d'eau, ou encore des violences totalement gratuites.

Autant on reste fasciné par cet admirable travail, autant on se demande si l'on a progressé dans la compréhension du rapport mère -fils.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2023
Un film fou furieux qui tente tout au risque de nous perdre. Encore une fois, Joaquim Phoénix est saisissant dans ce rôle d’homme paniquer. Sans oublier que visuellement c’est juste incroyablement beau (sans mauvais jeu de mots). Une proposition audacieuse et tonitruante comme sait nous en proposer A24 nouvelle pépite hollywoodienne en termes de studios.
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2023
Tous les acteurs sont excellents, les décors époustouflants, quelques interrogations sur le sens de la vie...alors pourquoi ai je le sentiment d'être un idiot après ces 3 heures ?
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2023
Beau cherche à rejoindre sa mère mais va vivre un long chemin pas tranquille. Avec ce très long film (3 heures !), Ari Aster a voulu explorer différentes voies. Un peu trop. Avec la multiplication des mondes (la ville, la campagne, la forêt, la maison familiale, des genres (l’horreur, le drame, le pshyché), des parenthèses, des personnages, le réalisateur nous perd. Le film explore pourtant des univers très réussis mais trop furtifs. Un peu déçu après le brillantissime Midsommar.
Argos Panoptès
Argos Panoptès

23 abonnés 216 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2023
Nouveau film de style elevated horror de Aster qui tourne autour de l'hérédité. Film bien barré dans tous les sens du terme. 3h dans un monde de tarés en tout genre dans des univers farfelus. Le scénario alterne entre des scènes gores (parfois marrantes) et d'autres introspectives, parfois lyriques, avec un Phoenix campant un personnage complètement largué. L'enjeu n'est pas clair et demande réflexion. La réalisation est exceptionnelle. Le scénario est singulier et me semble inspiré de l'Odyssée de Homer. C'est une expérience cinématographique qui ne laisse pas indifférent. Pour ma part, j'ai aimé même si le film aurait gagné a être plus court.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

182 abonnés 1 184 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2023
Je savais à quoi m'attendre donc je n'ai pas cherché à trouver un sens à tout ce bazar. Car oui, Ari Aster nous invite dans une psyché névrotique qui partait bien, l'humour noir/absurde et la mise en scène inventive fonctionnant tout à fait. Mais s'en suivent 2 longues heures ensuite, pour conclure sur une fin pour le moins indéfinie. Les acteurs, et notamment les secondaires, sont brillants et certains passages vraiment réussis ensuite mais trop peu pour contrebalancer le flou et la lenteur exagérée des scènes. Enlever 30min de film n'aurait, je pense, pas changé grand chose, mais on pouvait attendre mieux d'un réalisateur qui a déjà prouvé qu'il était doué.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

141 abonnés 273 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2023
Bon, j’ai vu le film hier, mais il m’aura fallu la nuit pour digérer ce que je venais de voir, car c’est certainement le film le plus fou que nous proposera le cinéma cette année. C’est un peu le cinéma de David Lynch qui percute ceux d’Aronofsky, Giliam, Cronenberg et autre Kaufman…


BEAU IS AFRAID est donc le troisième film d’Ari Aster et il confirme ce que je pense de lui : même si je ne suis pas un grand fan du genre horrifique, son cinéma me fascine mais il a tendance à me perdre. Et si vous aviez détesté HEREDITE ou MIDSOMMAR, autant vous prévenir, il ne va pas vous réconcilier avec son cinéma et ça risque d’être très compliqué pour vous. Car ça va tellement plus loin… Et clairement, je n’étais peut-être pas prêt…


C’est un peu compliqué de résumer le film sans trop en dévoiler, et je vous conseille d’ailleurs de tenter l’expérience en en connaissant un minimum (car oui, c’est ça BEAU IS AFRAID : une expérience cinématographique). Et rien que pour ça, on ne peut que saluer la prise de risque qui met le spectateur hors de sa position de confort, que ce soit par sa proposition ou sa narration.
En gros, on y suit Beau, un anxieux et névrosé maladif, en prenant le choix de placer le spectateur dans la tête de son héros en nous montrant le monde tel qu’il le voit.


Et on comprend dès l’ouverture du film que le film va être malaisant et viscéral.
Le premier acte du film est même un petit bijou à lui tout seul où Aster montre toute la maestria de sa mise en scène. Car si il y a bien une chose qu’on ne peut enlever à ce cinéaste, c’est que ses films sont techniquement extrêmement maitrisés et qu’il a un don pour installer une ambiance et nous marquer par des scènes iconiques.
Ses plans fourmillent de détails, en jouant notamment avec les arrières plans, les transitions et les bruitages pour parfaire son ambiance.


On va être donc être entrainé dans un cauchemar de trois heures, en mélangeant l’horreur, le surréalisme, le drame et la comédie burlesque (parce que bizarrement c’est souvent très drôle). Trois heures… et pour moi c’est bien le souci, car c’est long… trèèèèèès long... Et même si le film m’a souvent passionné, ce trip a tendance à devenir épuisant, jusqu’à me perdre totalement dans un dernier acte. Le film finit par noyer le spectateur dans ses métaphores, et même si il doit énormément gagner avec un second visionnage, sa longueur fait que je ne suis pas sûr de vouloir y retourner…


Bref, en trois films Ari Aster continue à m’intriguer et je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime ou je déteste son cinéma. Une chose est sûr c’est qu’il me fascine…


https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
isabella22
isabella22

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2023
C'est un film perturbant, impressionnant, effrayant et surprenant, qui laisse des traces! Hors des sentiers battus.
Quelle créativité! Tous les acteurs sont très bons, Joaquin Phoenix mérite un oscar, ainsi que le réalisateur. 3 heures qui passent très vite.
Yves S
Yves S

14 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2023
Quelques moments absurdes et sanguinaires où l'on rit franchement mais trop long vraiment trop long: 1:30 auraient suffit. À la longue, très ennuyeux et difficilement supportable. Nombre de spectateurs sont sortis en cours de séance: à la 2eme heure, j'étais enclin à le faire si mon fils ne me retenait pas
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 435 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mai 2023
Un film sans queue ni tête, avec plein de séquences certes drôles mais trop tirées par les cheveux, pleine de non sens. Phoenix n'est pas dans son meilleur rôle, l'acteur interprétant le jeune Beau n'est pas bon.
Par contre, Félicitations pour la séquence animée qui laisse bouche bée tellement elle est bien "ficelée" !
Lil Sprite
Lil Sprite

69 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2023
Troisième long métrage du réalisateur adulé Ari Aster après les très bons Hérédité et Midsonnar (qui était un peu trop long).
Beau is Afraid est pour le moins inégal dans sa durée trop longue de 3h. Malgré un récit qui sert un Joaquin Phoenix au sommet de son art, une fois l'excellente première heure passé, le film se perd et nous perd par la même occasion.
Je me répète mais la première heure est incroyable, pleine de tension, de mystères, servi par une mise en scène de haut niveau qui sera maintenue durant toute la durée du métrage.
La deuxième heure a trop de longueurs et la troisième est globalement un gros point d'interrogation pour moi.
Ari Aster devrait parfois arrêter d'en mettre plein les yeux avec sa mise en scène grandiloquente, pour servir un récit mieux maîtrisé et qui ne part pas dans tous les sens.
Reste un film qui m'a fait passer un bon moment et Ari Aster est un très bon réalisateur qui a un peu de mal à se contenir parfois.
fred c
fred c

8 abonnés 474 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 septembre 2024
Il y' a certainement un fond psy et une analyse a en tirée, mais le film m'a tout simplement pas intéressé, j'ai pas accroché.
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