Beau Is Afraid
Note moyenne
3,2
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191 critiques spectateurs

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traversay1

4 524 abonnés 5 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2023
Baudelaire l'avait écrit, en son temps : le beau est toujours bizarre. Et pourtant, il n'avait pas vu le troisième long-métrage d'Ari Aster, le genre de film on ne peut plus clivant, et pour le plus grand plaisir du cinéaste, se plait-on à supposer. Les deux premières heures de Beau is afraid sont fantastiques, commençant sur le mode 'Maman, j'ai raté l'avion !", et se développant tel un Alice au pays des merveilles ou même un After Hours, névrosé. Puissance narrative, vision hallucinée de l'Amérique décharnée, éclats de grotesque et d'absurde à l'effet comique certain, jeu grandiose de Joaquin Phoenix, virtuosité tranquille de la mise en scène : c'est fait, on le tient, le Grand œuvre astéroïdal, susceptible de sidérer, au-delà du clan des admirateurs de Hérédité et de Midsommar. Sauf qu'il reste encore une heure de projection et que, pour parfaire son éclat d'auteur, Aster va ébrécher son bel édifice à grand coups de boutoir de symbolisme et de fantasmes post-oedipiens mal digérés. La dérive est fatale, elle devient même embarrassante par son obsession d'en rajouter dans le délire pas très mince. Le film s'auto-désintègre avec plus de volupté chez le cinéaste que parmi les spectateurs, légèrement fatigués par une telle charge surréaliste, et voilà, en définitive, Ari Aster l'a bien achevé son "grand film malade."
AugusteMars
AugusteMars

32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2023
On ressort du nouveau film de Ari Aster divisé, partagé entre des émotions contradictoires, sans savoir si Beau is Afraid tient du génie absolu ou du ratage complet. Si j'ai choisi de le placer dans la 1ère catégorie, c'est parce qu'il y a une chose qu'on doit reconnaître, qu'on aime ou pas l'œuvre : Ari Aster nous offre du quasiment jamais-vu, va au bout de ses obsessions et angoisses, déjà explorées dans ses films précédents, du propos de son film, de son délire, quitte à se mettre tous les spectateurs à dos dans la scène finale, la plus excessive, la plus grotesque, la plus cruelle de toute, dans un film qui l'est pourtant infiniment.
Excessif, Beau is Afraid l'est, et c'est bien ce qui divise. À bas la finesse et les préparatifs, on plonge dans le bain tout habillé et sans avoir vérifié l'eau avant. Grotesque, il l'est jusque dans ses moments d'horreur absolue et surtout dans ces moments là (la première partie est absolument dingue) , et c'est pourquoi le film est si cruel, il n'offre pas d'échappatoire à son personnage, pas de happy end ni de repos possible.
spoiler: Ainsi, à chaque fois que Beau pense trouver un moment de repos, c'est pour mieux continuer la course, encore et toujours.


Le génie d'Ari Aster tient finalement à ce que son œuvre soit aussi excessive, aussi démonstrative, et qu'elle arrive pourtant si bien et toujours à nous surprendre, à nous perdre. On ne sait jamais qui de Beau ou du monde qui l'entoure est le plus cinglé, on ne sait jamais qui de lui ou de sa mère est le plus égoïste, le plus hypocrite, et toutes les interprétations sont possibles. À celui qui a vu ses deux premiers longs-métrages, Ari Aster tendra des perches (l'arrivée dans la forêt, qui rappelle Midsommar), qu'il retirera aussitôt pour mieux bousculer ensuite tout le monde, et au final, il n'y a pas plus "astérien", dans les obsessions, dans l'horreur glaçante et malaisante, et pourtant grotesque, dans l'efficacité redoutable du montage et du cadrage, que Beau is Afraid.
Et c'est finalement ce qu'on retient de Beau, qui semble être, à trois longs-métrages seulement, un accomplissement dans le cinéma d'Aster, à tel point qu'on se demande si il arrivera à se renouveler alors que son prochain film, toujours avec Joaquin Phoenix, est déjà teasé. Après être passé maître du film d'horreur avec Hérédité, avoir transcendé et renouvelé le genre avec brio dans Midsommar, Aster nous offre une œuvre radicale, sans compromis, inclassable.
Qu'on aime ou pas Beau is Afraid, on ne peut reconnaître que l'œuvre est déconcertante, que c'est une des propositions de cinéma les plus stimulantes et originales de ces dernières années, et je ne vois pas comment on pourrait s'ennuyer pendant ces 3h de cinéma, qui nous propose tellement de choses en un film qu'on croirait en voir plusieurs à la fois. On doit reconnaître aussi une science de la réalisation et du montage remarquable, un casting 5 étoiles, et une scène d'animation proprement hallucinante.
DESFLIMS
DESFLIMS

53 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2023
Un film avec des grosses baloches :

Résumé à la con : Un mec aussi touchant que névrosé lutte pour survivre face à son plus éminent adversaire : lui-même.

L’avis cool : Même lorsqu’il ne met pas le registre de l’horreur au premier plan, Ari Aster reste le maître du malaise. Poser vos fessards dans la salle d’un BEAU IS AFRAID aussi hallucinogène que virtuose c’est la certitude de sortir de là un peu plus barré que vous n’y êtes entré. Que vous appréciez ou non cette exigeante balade, ce réalisateur vous offre la certitude de découvrir des cadres et des images de cinéma que vous n’avez encore jamais vues et qui vous marqueront durablement.

L’avis cool x2: Dans cette descente aux enfers à l’humour parfois grinçant, les époustouflantes ruptures de ton qui caractérisent si bien le travail d’Ari Aster sont bien là. Mais plus encore que dans ses deux précédents films, la narration de BEAU risque de perdre quelques spectateurs au passage. Avec 2h59 minutes au compteur, pour ceux-là, le tourment risque de sembler interminable. Le design sonore est lui, comme toujours, fracassant et vous emporte durablement dans cet étourdissant cauchemar.

Si tu veux voir d’autres films avec des gens tourmentés :
- INLAND EMPIRE, 2007 - David Lynch
- BARTON FINK, 1991 - Joel Coen, Ethan Coen
gérard
gérard

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mai 2023
Ce film est extrêmement pénible à voir. Joaquim Phoenix le porte à bout de bras mais qu'est il venu faire dans cette galère ?
Carole B
Carole B

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mai 2023
passez votre chemin. film sans queue ni tête. dans la tête d'un psychopathe. angoissant et sans intérêt. qu'est-ce que Joaquin Phoenix est allé faire dans ce film !
Nicolas Aydar
Nicolas Aydar

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2023
Fan absolu d'Hérédité et Midsumar, je discerne dans ce troisième long-métrage les obsessions et la marque de fabrique d'un réalisateur prodige qui est définitivement à suivre. Je pense qu'il faut accepter que le film n'est qu'une expérience cérébrale (et viscérale) emmenant le spectateur dans l'état d'angoisse permanente du personnage principal.
Cool_92

374 abonnés 719 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
Ce film est un très gros délire sorti tout droit de l'esprit d'un réalisateur de génie. Attention, c'est un film complexe, tordu et labyrinthique qui ne plaira pas à tout le monde. Je suis personnellement très mitigé : j'ai beaucoup apprécié la première partie du film assez cauchemardesque mais beaucoup moins pris par l'odyssée du personnage qui est assez redondante. La mise en scène est souvent brillante avec des idées incroyables à chaque moment clé, l'interprétation de Joaquin Phoenix est géniale comme à son habitude. Pourtant j'en veuf à Aster d'avoir voulu faire un film somme de ses talents, un film collosal, abstrait et surtout incompréhensible. Un peu comme Aronovsky avec son film Mother. Et puis c'était long, les 45 dernières minutes sont éreintantes. C'est une expérience intéressante et malaisante à vivre malgré tout. Chaque spectateur aura son ressenti. Le film va diviser.
Leo
Leo

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2023
Film qui dépeint un périple d'un point de vue totalement subjectif. Le spectateur devra recomposer la réalité derrière ce récit, à la manière d'un enquêteur sous champignon.
Vadim l'humain
Vadim l'humain

9 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2023
spoiler: C'est Truman show mais son père c'est une bite[spoiler]

Incroyable ! Onnirique ! Incourtournable ! Dejà oscarisé ! Mais quand A24 s'arreta ?!
maxime ...

316 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2023
Ari Aster en deux films à concrétisé une percée qui l'a directement placé au sommet, entre adulation et détestation, le type à quoiqu'il advienne su se démarquer et incarner un nouveau courant. A titre perso, Hérédité et Midsommar m'ont filé pour l'un les jetons comme jamais, pour l'autre une forme hybride de fascination / répulsion tout aussi terrifiant et dont j'ai à la fois hâte et un peu peur de redécouvrir ...

J'attendais donc Beau Is Afraid avec un mélange d'appréhensions et d'impatience. Bon, sans tourner autour du pot, je ressort de la séance un peu déçu ! Ari Aster, nous pond ici une sorte de Big Fish ( Tim Burton ) sordide qui entretien une correspondance avec un Only God Forgives ( Nicolas W. Refn ) et plus surprenant encore avec un Judd Appatow époque 40 ans toujours puceau. Pour le dernier, j'abuse volontiers. Pour ce qu'il en est de Refn, en revanche, il partage le syndrome de destruction massive, détruire ce qu'ils ont bâtit, une mégalomanie que je respecte, sans y adhérer, mais après tout, on va aussi au cinéma pour vivre des expériences qui nous sortent de nos cocons ... Aucun doudou style donc !

Aster, en cinéaste du cauchemar nous incite à prendre tout de biais et gouter sa texture mixé sous le joug de la farce dénonciatrice, avec une bonne grosse touche de grotesque en prime. Il dépeint une ribambelle carnavalesque sur fond d'un message d'un cynisme malsain, d'une charge halluciné du système victimaire, d'une relecture de la société ici vu par la manipulation à outrance, dans l'exagération de sa soumission pour infléchir un prisme de l'autoritarisme confondant dans une même malle tout se maux actuels. Il m'arrive d'être client mais là je sèche !

Coté dystopie et psychédélisme sociétale et politique, je lui préfère les films de Jordan Peele, voir le décrié Don't worry Darling d'Olivia Wilde. D'autres films sur ses vingt-cinq dernières années comme Twin Peaks, The Truman Show, Sorry to Bother you, Under the Silver Lake ou encore l'incompris Southland Tales de Richard Kelly ont su à mes yeux capté ce quelques choses de détraqués dans le système sous couvert de furia caractérisé, chose que ne parviens qu'a moitié Ari Aster avec Beau is Afraid. Les scènes de son appartement au début du film étaient pourtant assez imbriqué dans la dérégulation. A oui, dans ma liste, j'ai faillit oublié le Titane de Julia Ducournau qui saisissait la charge à la Cronenberg pour en ressortir un matériau, brutal, fugace, branlant mais utile ... Car ici c'est gratuit !

Joaquin Phoenix, acteur de génie, à aussi attrapé la mauvaise piquouze ! Il parodie la parodie, œuvre à grands renforts de surjeu, pour la gloire et le phénomène de caste de la zone qui en redemande après une incroyable prestation en Joker qu'il avait dynamité à sa sauce. Two Lovers me semble loin à ce moment ...

Le pire, c'est qu'en terme de visu, le film est correct, même assez chouette, mais sans trop vraiment m'intéressé ... J'ai par 2 ou 3 fois vraiment faillit piqué du nez, chose qui m'arrive pas non plus de manière très courante ! L'ennui est significatif et symptomatique de mon incompréhension non pas de l'histoire, de certains points mais belle et bien de la manigance de son manège, ou le serpent ce mord la queue, et puis basta ...

J'ai sans doute raté un truc, mais pour moi, Beau is Afraid ne l'a pas fait ...
Lolallociné
Lolallociné

43 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2023
Tres bon film mais également tres compliqué (mon père est en train de débattre avec lui même parce qu’il a rien compris et qu’il pense que ça veut dire que le film est mauvais).
Si vous êtes du genre de mon père et que vous aimez comprendre tout sur tout, je vais devoir vous déconseiller ce film… parce que c’est vrai qu’on y comprend pas grand chose.
C’est une énigme permanente et moi j’aime bien ça, les acteurs sont également très bons.
Bonus de point pour le travail sur les sons et la musique, on ne sait plus quelle est la limite entre la musique que les personnages entendent et celle que seuls les spectateurs peuvent entendre.
Ufuk K

627 abonnés 1 757 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
"Beau Is Afraid" est une tragicomédie horrifique qui m'a laissé un sentiment mitigé. En effet le talentueux Ari Aster après deux films prometteurs (Hérédité et Midsommar) se loupe avec ce road trip hallucinatoire malgré la belle performance de Joaquin Phoenix et Patti LuPone ainsi qu'une charge intéressante contre la société américaine ainsi qu'une analyse pertinente sur les conséquences des traumatismes subis par les individus, le scénario part dans tous les sens et devient très confus après une première heure prometteuse, est-il nécessaire de faire un film de 2h59 pour raconter tout cela, la réponse est clairement non pour moi.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
Quel film! C’est la première emotion que j’ai eu après ce dilm. tous les gens que je croisait dehors me paraissaient bizarres! C’est dire l’effet que peut faire ce film. Pourtant j´ai voulu quitter la salle plusieurs fois devant l’atrocité de ce monde vu par beau. Car c’est évidemment son point de vue a travers une sensibilité nee avec lui. On soulignera la performance de Joachim phoenix évidemment, immense acteur.
Typ 49
Typ 49

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2023
Je n'ai pas vraiment compris le film, il me laisse avec beaucoup de question, mais il m'a fait vivre une expérience unique où différente émotion allant du rire à la peur viscérale se confronte en moi. après midsommar et hérédité, Ari aster a encore fait un film qui va rester dans mon esprit.
Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2023
Après deux long-métrages horrifiques barrés mais restant relativement dans des codes de l'evated horror qui nous sont aujourd'hui familier (mais qui étaient très surprenants il y a encor quelques années, notamment "Midsommar"), Ari Aster revient avec un film empruntant moins aux codes de l'horreur mais plus aux codes du WTF ! Effectivement, il est très difficile de qualifier distinctement ce film tant il emprunte à plusieurs genres différents, et notamment l'humour très grinçant et très noir, l'horreur et divers de ses sous-genres, le thriller, le pur film d’auteur etc. Pourtant le pitch est simple, nous suivons les aventures de Beau qui essaye désespéramment de rejoindre sa mère, mais l'histoire est quant à elle bien plus complexe ! Tout d'abord, il faut savoir que le film est construit en quatre actes bien distincts, tellement différents les uns des autres que l’on dirait presque un regroupement de quatre segments réunis dans un seul film, dont seul le personnage principal semblerait en être le fil rouge. Et plusieurs de ces segments sont d’ailleurs inspirés des courts métrages du réalisateur. Et ils sont tous inégaux ! Le premier est totalement maitrisé, à la fois en termes de scénario que de mise en scène car il nous met directement dans une ambiance malsaine comme le réalisateur sait si bien le faire mais est également très angoissant ; le réalisateur parvient en effet à nous mettre constamment mal à l'aise dans ce monde qui est proche de notre réalité mais qui a ce petit truc malsain en plus, ce grain de sable qui change tout. Le second est tout aussi maitrisé mais dans un genre complètement différent, qui emprunte cette fois un peu plus à l'humour mais qui reste tout aussi dérangeant. Les personnages de cette seconde partie sont d'ailleurs particulièrement bien écrits. C'est pour ça que ça m'embête de mettre une note aussi "basse" à un film dont la première partie est aussi réussie et vaut le coup d’œil à elle seule. Mais c'est dans sa seconde partie que le film m'a complètement perdu, et notamment dans son quatrième segment que je trouve foutraque à souhait. Le troisième est quant à lui visuellement très intéressant mais traine un peu en longueur. On sent bien que le réalisateur veut brouiller la frontière entre la réalité et la perception qu'à Beau de la réalité (entre autres) ; le spectateur ne sachant au final plus trop où se placer mais la fin part beaucoup trop loin dans un délire qui m'a personnellement complètement perdu. On se demande même au bout d'un moment où le réalisateur veut nous emmener derrière cette montagne de symboliques qui ne riment au final plus à rien. Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Joaquin Phoenix qui joue très bien ce type qui subit constamment (qui subit autant l'amour que la haine d'ailleurs) mais également Amy Ryan et Nathan Lane qui sont tout simplement excellents ! "Beau Is Afraid" est donc un film brillant dans sa première partie et puis qui s'égare petit-à-petit dans des délires qui partent de plus en plus loin, rendant le tout un peu lassant, surtout sur une durée de trois heures.
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