Beau Is Afraid
Note moyenne
3,2
2073 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

189 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
47 critiques
3
46 critiques
2
43 critiques
1
20 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
henri larger
henri larger

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2026
Ari Aster est un génie. Un génie incompris, quelquefois maladroit, mais un génie tout de même. La première heure du film est complètement barrée, un bad trip cauchemardesque qui ne peut laisser personne indifférent. Sérieux, je suis resté scotché devant l'écran, pourtant, en grand amateur de films de genre, j'en ai vu d'autre...Arrive là 2eme heure et la on a le temps de souffler... un peu trop d'ailleurs puisque j'ai complètement décroché de l'histoire, c'est lent, c'est mu, ça traîne... Heureusement la dernière partie, le dénouement est là pour remonter le niveau et la tension. Voilà, je n'ai jamais vu un film pareil, je me suis retrouvé à y repenser toute la nuit et tout le lendemain, et d'en parler ouvertement, un besoin de le digérer. Incroyable ! Ari Aster est un génie !
M C
M C

96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2026
Un film d'une dureté incommensurable. Joaquin joue un gars parano et effrayé de tout, le plus GENTIL DU MONDE. Une grosse claque qui m'a épuisé. J'ai vécu cette histoire comme l'épopée d'Ulysse. Ça relate à travers un paquet de scènes ubuesques, l'amour que porte ce pauvre gars à une jolie fille. On ne frôle pas la folie, on y est c'est ça qu'est bon. Mais au final, on a juste envie que ce personnage si faible et invraisemblablement malchanceux, s'en sorte. Phoenix traverse l'enfer tel Dante.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 novembre 2025
Dans ce nouveau film. Le réalisateur Ari Aster explore se thématiques déjà grandement effleurés dans ses précédents films autour du désordre de la psyché humaine.
Dans cet opus, le personnage de Beau incarné à l'écran par ne formidable Joaquin Phoenix voit son parcours pour retrouver sa mère semé d'embûches. Véritable ode rappelant le cinéma de Lynch avec ses introspections cathartiques poussant son personnage sur une pente descendante minée par la culpabilité et les troubles psychotiques dont il semble souffrir.
Cette œuvre inclassable est aussi difficile à suivre tant la folie du protagoniste imprègne chaque scène à l'écran dans un dédale pouvant s'avérer abscons si on n’accepte pas ce voyage méandreux.
Un film qui assurément va diviser mais quoi que l'on pense de ses qualités repose sur une prestation hallucinée de son acteur vedette.
luig
luig

6 abonnés 99 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2025
Film étrange, qui parvient à maintenir l'attention grace à son acteur principal, Joaquin Phoenix, excellent dans ce rôle de type paumé qui ne contrôle rien. La première partie du film est très drôle (humour noir) avec des scènes de rue délirantes spoiler: (le tueur fou tout nu, le danseur de salsa, le cadavre qui reste des jours au milieu de la rue, le fou-furieux couvert de tatouages)
Comment survivre dans un environnement pareil ? S'en suit une succession d'évènements hors de contrôle, le personnage principal est balloté d'un endroit à un autre, avec toujours en toile de fond la relation problématique avec sa mère et des personnages secondaires tous plus cinglés que lui-même. Le film est cependant trop long, et parfois incompréhensible. spoiler: On ne sait pas si Beau est en train de rêver, s'il est mort, ou si il est confronté à une situation réelle.
Lantidep
Lantidep

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Beau Is Afraid d’Ari Aster s’impose comme une œuvre audacieuse, un cauchemar à fleur de peau porté par Joaquin Phoenix. Beau, homme perpétuellement anxieux, vit seul dans un appartement oppressant au cœur d’une ville chaotique. Alors qu’il tente de rejoindre sa mère, il se retrouve entraîné dans une suite d’événements absurdes et inquiétants qui reflètent ses tourments intérieurs.
Aster nous plonge dans une odyssée mentale où la conscience de Beau se déploie peu à peu. À la manière d’un mythe moderne, il affronte ses peurs, sa culpabilité et une figure maternelle étouffante qui le retient prisonnier. Chaque décor, chaque rencontre devient symbole d’un esprit assiégé, d’un monde déformé par l’angoisse.
Entre horreur, humour noir et drame intime, Beau Is Afraid explore les liens complexes entre amour filial, dépendance et peur de vivre. C’est un film labyrinthique, parfois déconcertant, mais d’une puissance émotionnelle rare : une plongée vertigineuse dans la psyché d’un homme que le monde effraie autant qu’il fascine.
Koh- R.
Koh- R.

13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 octobre 2025
Le film démarre bien : étrange, décalé, presque captivant par son absurdité rocambolesque. On se dit qu’Ari Aster tient quelque chose. Mais très vite, tout s’enlise dans une logorrhée symbolique où chaque scène prétend dire quelque chose de profond sans jamais aller nulle part.
Sous couvert de psychanalyse, le film recycle les mêmes clichés éculés — la mère castratrice, le fils apeuré, la culpabilité, la fuite — sans nuance, sans émotion, sans souffle. Tout est surligné, démonstratif, artificiel. Aucune cohérence, aucune montée dramatique, juste une succession de tableaux absurdes qui finissent par tourner au ridicule.

Le résultat ? Ne pas confondre génie et délire. Beau est effrayé, oui — mais moi presque aussi, d'avoir perdu 3 heures d'errance.
Frédéric C.
Frédéric C.

8 abonnés 64 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 septembre 2025
Ari Aster livre un film prétentieux et abscons, un calvaire interminable qui s’étire sur près de trois heures sans but clair.
Ce trip anxiogène, censé explorer la psyché tourmentée de Beau, ressemble plus à une suite de scènes absurdes et grotesques qu’à une véritable narration. Joaquin Phoenix incarne un personnage passif et inintéressant, perdu dans un délire qui se veut profond mais qui lasse très vite. en conclusion: Une torture mentale inutile.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 septembre 2025
spoiler: Le film est constitué de trois ou quatre parties. La première est la plus marquante est contient un humour noir de bon aloi. Les suivantes sont moins percutantes, voire ennuyeuses, pour certaines. Et la dernière, où Joaquin Phoenix retrouve sa maman, fait basculer le film dans le ridicule achevé. Le spectateur a déjà décroché bien avant. Même il faut reconnaître que par moment Ari Aster tente des combinaisons de sonorités, de rythmes, d'images pour exprimer des sensations, des émotions, des réflexions. Mais le film est régulièrement horripilant (voir par exemple cette horrible voix off pendant l'un des segments). Il faut reconnaître qu'il y a de l'ambition, un travail artistique, de la recherche narrative, mais malgré la petite sympathie que nous pouvons avoir pour le personnage dans un premier temps, le film paraît long, le film est ennuyeux, et finalement pénible. Soit la définition d'un pensum. C'est sa principale hystérésis. Mais au moins il ne laisse pas indifférent.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2025
Film fleuve, réalisé de main de maître avec une application hors-normes et un talent rare. Cependant, le rythme inégal et la symbolique pas toujours très lisible de la métaphore filée sur l'emprise d'une mère toxique et les angoisses pathologiques en résultant chez notre héros, rendront pour certains l'expérience très pénible. ce fut hélas mon cas.
Fenna Baouz
Fenna Baouz

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2025
Regarder ce film n'est certes pas une expérience agréable, néanmoins je suis obligée de lui mettre un 4/5 car il est parfaitement réussi et tape juste.

Beau is afraid vient titiller notre psyché et les névroses humaines à des endroits qui font mal , mais c'est bien vu, bien ciblé.

On est plongé dans un rêve semi-cauchemardesque, voire la plupart du temps totalement cauchemardesque qui pointe toutes les phobies sociales et leurs causes intimes [relation toxique avec la mère, les parents] et aussi sociales, puisqu'il y a aussi une critique sarcastique des gros médias d'informations qui font du sensationnels avec des faits divers et qui nous poussent à la paranoïa et à nous refermer sur nous même jusqu'à une forme d'individualisme forcené.

Le tout est traité non pas sans une touche d'humour grinçant voire cruel parfois, non pas sans une touche aussi de poésie, mais dans un décor souvent horrifique.

Ce film est un OVNI, intéressant... mais âmes sensibles, s'abstenir.
Eva
Eva

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2025
Dans le genre décalé, ce film se pose là, très en hauteur.

On sait dès le début, que l'on est dans un monde bien différent de celui que nous connaissons, tellement les évènements ahurissants s'enchaînent les uns après les autres. Mais s'agit-il d'une version provenant d'une autre dimension ? spoiler: Ou de l'esprit torturé de Beau, le personnage principal ?
Rien n'est moins sûr.

Ari Aster, comme toujours, va chercher loin, très loin dans les méandres de la psychose humaine et de ses affres. Bien qu'il s'agisse cette fois d'une comédie, on reconnaît la patte du réalisateur qui réussit là une habile transition depuis l'épouvante-horreur.

Quant à Joaquin Phoenix, lui et sa dégaine patibulaire remplissent tout à fait les conditions pour incarner un tel personnage. Si perdue dans ce monde hostile.

Le hic est que l'ensemble de toutes les mésaventures que vit (et subit) Beau, ne nous aura, finalement, pas vraiment amener quelque part. Donner un peu plus de sens à ces péripéties, qui bien que volontairement absurdes finissent par paraître décousue, aurait pu éviter que l'histoire retombe comme un soufflé.
Gautier
Gautier

20 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2025
Un film hyper ultra personnel de la part de son réalisateur. Très long, je l’ai vu en 3 fois. Les 45 premières minutes m’ont beaucoup plu puis l’intrigue se complexifie et on comprend qu’on va regarder un film très cérébral...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2025
Troisième long métrage d’Ari Aster, Beau Is Afraid est une oeuvre-monde, un film-matrice qui pulvérise les frontières pour inventer un cinéma du trop-plein, du débordement, de la psychose. C’est l’anatomie d’un cauchemar, disséquée plan par plan par un cinéaste fou d’architecture mentale, qui érige la névrose en dramaturgie totale.

Ce qui frappe d’abord, c’est que Beau Is Afraid singe les formes classiques du voyage initiatique pour mieux en pervertir la logique. À chaque station de cette anti-épopée, le monde se déforme jusqu’à devenir le miroir tordu d’un psychisme traumatisé. Aster ne filme pas le réel, il filme le réel tel qu’il est perçu depuis l’intérieur d’un être paniqué, infantilisé, vidé de toute capacité d’agir.

Chaque décor devient ainsi un lieu-symptôme :
– la ville anarchique est la projection d’un dehors devenu impossible ;
– la maison-famille fige Beau dans une logique de dépendance débilitante ;
– la forêt-théâtre matérialise l’espace de la fiction comme échappatoire mentale, mais avortée ;
– la maison maternelle révèle le cœur du dispositif : non un lieu de retour, mais une matrice close, un enfer utérin.

Aster ne se contente pas de réactiver le complexe d’Œdipe : il en fait le moteur unique de sa dramaturgie. La mère est tout à la fois origine, menace, loi, châtiment. Elle n’est pas une personne : elle est une conscience totalisante.

Le retournement final, qui dévoile la possible machination d’ensemble, fait basculer Beau Is Afraid dans une logique paranoïaque : si tout est orchestré, alors tout est piège. Le film devient ainsi la parabole d’une vie placée sous surveillance, d’un sujet jamais né, sans intériorité propre, entièrement fabriqué par le regard de l’Autre.

Beau n’est pas un personnage : c’est un enfant figé, un fœtus sans abri. Tout désir est immédiatement puni, tout élan immédiatement réprimé. Ce n’est pas seulement l’échec d’un homme, mais l’impossibilité même de devenir sujet.

Aster dessine là un portrait de l’homme contemporain vidé de son mythe héroïque, sans aucune prise sur le monde. Il ne conquiert rien, ne défait rien, ne résout rien : il subit. L’identité masculine, ici, n’a pas d’ennemi extérieur : elle s’effondre d’elle-même, gangrenée par l’angoisse de décevoir, d'agir.

Dans son dernier mouvement, Beau Is Afraid s’abîme dans une forme de parabole cruelle : celle d’un homme jugé sans avoir jamais vécu. L’image finale : Beau seul, silencieux, observé, condamné, puis effacé, condense la philosophie du film.

Aster ose ici une forme de négativité radicale. Ce n’est pas un film sur la guérison, mais sur l’impossibilité même de guérir. Ici, le trauma n’est pas à surmonter : il est la structure même de l’existence.

Avec Beau Is Afraid, Ari Aster signe une œuvre-limite, un film-cerveau, qui sacrifie tout à l’exploration d’un esprit envahi par ses terreurs.
Anna Leigh Leighton
Anna Leigh Leighton

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2025
Le film Beau Is Afraid d'Ari Aster est une œuvre audacieuse et ambitieuse qui divise profondément. Avec une durée de trois heures, ce mélange de comédie noire, de drame psychologique et de surréalisme explore les thèmes de l'anxiété, de la culpabilité et des relations mère-fils. Bien qu'il soit visuellement impressionnant et porté par une performance intense de Joaquin Phoenix, le film souffre d'une surcharge narrative et d'un ton incohérent, ce qui limite son impact.
catlord catlord
catlord catlord

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
Excellent film qui vous emmène dans la vie de Beau. Et Joaquim Phoenix est magistral, encore une fois
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse