Beau Is Afraid
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Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2023
Au moment où j’écris ses lignes, je n’ai pas vu “Midsommar” mais j’ai vu “Hérédité”, et le style d’Ari Aster est très singulier et intrigant. Et concernant son nouveau film ; il est bien mais interminable. La mise en scène est assez exceptionnelle, par contre, l'histoire est trop dissipée.

Tout d’abord, la réalisation d’Ari Aster est un voyage entre les genres ; on passe de l’horreur à la comédie, de la fantaisie au thriller. Et le tout est transitionné de façon fluide et naturelle. Les mouvements de caméra sont tellement satisfaisants et le cadrage contient toujours de bonnes idées et des symboles intéressants. Les transitions sont vraiment belles et impressionnantes. Quant au son, il est extrêmement important ; c’est grâce à lui que passe toutes les émotions liées à l’horreur, au drame ou au thriller. D'autant plus que chaque musique est vraiment magnifique et très bien travaillé. Sans oublier la photographie ; chaque plan est un tableau rempli d’éléments subtils à analyser ; l’univers d’Aster est crédible et a une personnalité visuelle forte.

Je n’en pense pas autant pour le scénario ; Ari Aster s’est peut-être un peu trop éparpillé dans ses idées ; je trouve que la première moitié est vraiment très prenante, et pose des bases intéressantes. Malheureusement, malgré la beauté de certaines séquences de la seconde moitié ; le film est terriblement long et l’ennui finit par me gagner. D’autant plus que certains éléments de la fin deviennent un peu trop absurdes par rapport à ce que nous avons vu précédemment. Cela n’empêche que le récit est très cool et bien rythmé et que le protagoniste est vraiment attachant. Joaquin Phoenix nous offre une réelle performance tout au long du film. En somme, un dynamisme et un entrain inégal mais une histoire complète où chaque détail aura son importance.

Je conseille ce film mais je précise qu’il faut s’armer de patience ; le film est très mystérieux et le scénario est surprenant ; mais, je suis plus attaché à sa mise en scène qu’à son écriture.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2023
J'ai pendant le film cru que ce serait celui ci qui serait mon préféré dans la filmographie d'Ari Aster, un des nouveau grand réalisateur, puis est arrivé la séquence de théâtre bien qu'exceptionnel est trop longue et la toute fin. Pourquoi ? Prends t'il la mer et pas la voiture mais pourquoi ???
Ce film mérite une version courte mais je n'ai aucun espoir qu'elle soit sur le dvd\\\blue ray à mon grand regret ,

Il n'a pas utilisé l'eau des toilettes, si moi j'y ai pensé lui aurait du y pensez. Sans cette histoire, il n'y a pas de film. il appel sa mère pour lui demander des soussous prends l'avion et tout ce finit bien. Si je me trompe, qu'il vérifie bien qu'il n'y a pas d'eau et bien je m'excuse. de ce que je m'apprête à dire, je ne sais pas comment on appel cela, je n'ai pas fait d'étude de cinéma, faille scénaristique ? Si il a utilisé ce procédé est bien c'est facile, trop visible, lamentable, regrettable limite pitoyable mais c'est surtout vraiment nul d'avoir fait cela.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2023
Hallucinant, halluciné et hallucinatoire, le nouveau film d’Aster ne convainc pas vraiment même si la première partie s’avère dingue et jubilatoire et que son sens de l’esthétisme est à son paroxysme; mais à trop jouer sur la psychanalyse et se vouloir hermétique, il en devient trop clivant et oublie son public...


Retrouvez la suite de cette critique sur: https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/beau-is-afraid-film-ari-aster-avis-10057961/?fbclid=IwAR340xBXpQBCX3P4E3-d3TO84YZ8oF2yZljcVTduD2zBZjDV7uPlBx2_FyM
Garzam
Garzam

118 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2023
"J'ai détesté, j'ai rien compris."


C’est les premiers mots que j’ai entendus après la fin du film, visiblement le groupe de jeunes devant moi aurait mieux fait d’aller voir Evil Dead Rise, là ils auraient eu une chance de comprendre. Je parle d’eux parce que le type juste devant était beaucoup trop grand et m’a empêché de profiter des sous-titres tout le film, mais plus généralement, Beau is Afraid est un film clivant. Du genre qu’on aime ou qu’on déteste, tout le monde semble être d’accord sur ce point.

Comment ca marche ?

Le film s’éloigne beaucoup des schémas narratifs classiques, si la quête du protagoniste est simple et exposée depuis le début « rendre visite à sa mère », il n’évoluera pas, sera la plupart du temps victime des situations et non acteur, passera son temps à chouiner, s’angoisser et à raison.

La toute première scène est un point de vue d’un accouchement, on va donc suivre le film à travers les yeux de Beau et les toutes premières lignes de dialogues sont un échange entre sa mère et le docteur qui la fait accoucher. À peine sorti du ventre de sa mère, Beau ne pleure pas, sa mère s’en inquiète, le docteur lui donne une tape sur le cul, ça y est il pleure, son existence commence dans l’angoisse et la souffrance.

J'angoisse pendant trois heure, ca tourne mal, POV.

Comme le film nous montre l'histoire de Beau de son point de vue, on peut donc accepter de ne pas prendre littéralement ce qu’il nous montre, ce qu’on voit c’est ce que Beau ressent, et c’est assez clair dans la toute première partie. Il craint de s’ouvrir à son thérapeute, de mal prendre ses médicaments, qu’on l’arrête pour lui demander de l’argent, que des araignées mortelles se cachent sous son canapé, tout, jusqu’au point où aller acheter une bouteille d’eau dans l’épicerie d’en face soit pour lui une épreuve digne d’une charge de poilu en 14. Est-ce que tout ce qui se passe à l’écran est vrai ? Certainement pas, mais c’est ce que Beau ressent et ce que le spectateur doit ressentir avec lui. Le procédé n’est pas nouveau, des films comme Mulholland Drive, Le sixième sens, Les Autres ou Fight Club nous font suivre l’histoire du point de vue de personnages qui ne vivent « pas tout à fait » dans la réalité, mais à l’inverse de ces exemples, Beau is Afraid n’utilise pas ce procédé pour déboucher sur un twist final orgasmique. Il doit être vécu comme l’expérience d’un anxieux chronique, qui cristallise les angoisses de notre temps.

Merci Ari

Ce que j’aime particulièrement avec Aster, c’est que ses films gagnent en qualité après chaque revisionnage, les détails cachés d'Hérédité, les subtilités de Midsommar, Beau est sans doute le meilleur exemple, car en sortant de la projection, on est sûr d’une chose, c’est de ne pas avoir tout compris. Il y a à boire et à manger, plusieurs pistes d’interprétation, plusieurs discours en même temps sur le film.

Alors pourquoi tant de haine ? Le film est très long, tous ces passages n'ont pas la même intensité. Si on ne comprend pas ou n'adhère pas au geste d'Aster, on va en effet se faire chier pendant trois heures et c'est regrettable, mais d'un autre côté je trouve ça super. Un réalisateur aussi talentueux que lui qui ose faire des films qui divisent à ce point, c'est un vrai bijou.

Disappointment Boulevard

Rappelons-nous que le montage original du film durait quatre heures, et que son titre était Disappointment Boulevard. Le film est raconté par Beau (Joaquin Phoenix est d'ailleurs très bon, mais ça on s'en doutait), la déception est pour lui mais le spectateur la partage et le final est clair là-dessus. Vous vous souvenez du Happy Ending d'Hérédité ou celui de Midsommar ? Moi non plus, et ici une chose est sûre, on reste sur le cul, déçu ou exalté. Non décidément, Beau is Afraid ne plaira pas à tout le monde. Ces nombreuses références mythologiques, psychologiques ou cinématographiques peuvent vous passer bien au-dessus de la tête sans vous empêcher d'apprécier l'expérience, mais même en ayant toutes les clés, si vous n'adhérez pas au projet, vous serez victime vous aussi du Boulevard de la Déception qu'est ce film chaotique, fou et génial.


ps: je suis vous conseille la vidéo d'écran large "Vous n'êtes pas prêts pour ce film complétement taré" qui, malgrès son titre nul, est très juste.
CergySois
CergySois

17 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2023
Je suis désolé mais c'est beaucoup trop long.
J'ai rien contre les films de 3H, mais là tu sentais qu'on pouvait segmenter tout ça en 1h50.


Le loup de Wall street, Babylon et consorts font 3 heures et on ne ressens pas cette longueur.

Sinon pour en revenir au film, des plans intéressants, des séquences assez fofolle mais j'en ressors tout de même amère.

Bien entendu ce film n'est pas fait pour le grand public pop-corn coca Marvel
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2023
Une vraie réussite que ce Beau is Afraid, exigent, mais facile le plus riche de la filmo d'Ari Aster pour le moment.

Un pur récit kafkaïen dans la lignée de Burroughs (Le Festin Nu) qui m'a pas mal fait penser à Under the Silver Lake ou bien du Richard Kelly sur certains points.

Une odyssée de 3h d'un Joaquin Phoenix habité en individu psychotique en proie aux anxiétés les plus surréalistes, et le film nous plonge de A à Z dans sa tête. Le film est donc à prendre au 5e degré sur certains points, mais malgré les divers délires auxquels on assiste, chaque élément est fondé et tisse peu à peu un portrait psychanalytique des plus intéressants (avec en filigrane tout un discours sur la figure maternelle pas si éloignée du court-metrage Munchausen du même Ari Aster).

Formellement c'est douvent du velours (superbe photo de Pogorzelski encore une fois) et on a de vraies trouvailles scèniques (dont une scène hilarante/malaisante sur du Mariah Carey).

Mon reproche ira quand même sur une durée pas totalement justifiée selon moi (la 2nde partie accuse donc de qqes redondances thématiques) et quelques circonvolutions narratives qui méritaient peut-être plus.

Mais globalement c'est comme dirait Scorsese, un film rare et singulier, qui mérite totalement le coup d'oeil
Pi c
Pi c

52 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2023
Après l'intéressant Midsommar, Ari aster vient à Paris pour présenter son nouveau film: Beau is Afraid. Qu'il nous présente comme sa plus grande fierté, une comédie devant laquelle nous allons rire.
Pour l'histoire, on suit Beau, interprété par Joaquin phoenix, qui cherche à rejoindre sa mère, même si tout lui en empêche.
Et. Bon, malgré d'évident défauts tout n'est quand même pas à jeter dans le film, je crois. La photographie est correcte proposant parfois des idées visuelles plutôt fortes, le montage est très bon, mention spécial pour la scène mélangeant live-action et animation. L'interprétation et la construction du personnage de J. Phoenix est recherché, assez remarquable, et sauve presque le film...
Mais à part ça, rien n'est bien intéressant dans le film, son rythme est catastrophique, 3 heures qui semblent en faire le triple, une comédie "noire" qui puise son inspiration dans des thèmes puériles offrant des moments lourds où la meilleure blague du film vous esquissera au mieux un sourire...
On peut évoquer la faiblesse de la bande sonore, qui est loin d'être exceptionnelle. L'horrible final sans aucun sens ni effort, où l'absurdité n'est égale qu'à la nullité de la scène. Un final qui alterne entre des moments et dialogues tellement prévisibles, et d'autres totalement à côté de la plaque.
En somme Ari Aster signe pour son troisième film une œuvre extrêmement décevante, avec très peu de profondeur, d'une longueur et d'un ennui inégalable où les quelques bonnes idées se comptent sur le doigt d'une main.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2023
Beau is afraid est le nouveau film de Ari Aster (Midsommar , ) et surtout la nouvelle performance de Joaquin Phoenix ( "The joker" pour le grand public).

D'une durée de 3H00 ( !!! ) il nous fait entrer ( au sens propre et au figuré ) dans la vie d'un adulte paranoïaque ( le début du film est sa naissance via une mère complètement flippée) qui perd sa mère et devra vivre une odyssée personnelle pour rejoindre son enterrement.

Le film est proche de " Dans la tête de John Malkovitch" avec de vraies fulgurances visuelles et de "American Beauty" pour la critique d'une Amérique Décadente.

On est aussi dans un cinéma qui reprend les thèmes de Woody Allen ou des Frères Cohen ou de Darren Aronofsky.

Un enfant écrasé par une mère juive étouffante, qui a perd de tout et de tout le monde, un inadapté qui se sent entouré de gens plus dingues que lui au final.

Le film est d'ailleurs également une critique d'un pays, Les Etats Unis complètement parano lui aussi et addict aux médicaments de toute sorte.

A noter la présence de Denis Menochet au générique ( grosse surprise) dans le rôle d'un soldat revenu dingo de la guerre et bourré aux médocs
yoni dh
yoni dh

32 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2023
Tout est assez confus dans mon esprit. Le film comporte des éléments et idées admirables dans leur approche et/ou leur esthétique, d'autres remarquables tant elles étaient tordues... il y avait véritablement de tout dans ce film, ce qui était très perturbant car on en sort sans avoir pu relier beaucoup de séquences entre elles et sans avoir un fil conducteur, une logique suffisamment solide et claire pour tisser une intrigue compréhensible avec des plot twists perceptibles. C'est la force du film et son plus grand defaut pour moi, de nous faire passer par littéralement tous les états. Qu'est ce qu'on fait de toutes ces émotions et de ce sentiment global d'incompréhension une fois le film fini ? On rit nerveusement, on est touchés, on est anxieux.. il ne s'agit peut être pas de simplement aimer ou pas.. plutôt d'avoir peur, peu importe ce que cela signifie ici.
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