Après le psychologique "Hérédité" et l'anxiogène "Midsommar", Ari Aster continue de bousculer les codes du film d’horreur avec l'inqualifiable "Beau Is Afraid". Pendant 3h, le film et son comédien Joaquin Phoenix nous emmènent là où on ne les attend jamais, dans un univers violent et pourtant réaliste, dans une atmosphère anxiogène et étrangement tendre. "Beau Is Afraid" navigue sans cesse dans les genres pour mieux nous troubler, mais sans jamais nous perdre. Une odyssée expérimentale et sidérante qui se vit plutôt qu'elle ne se raconte.
Très long. Les thèmes abordés sont intéressants : l'amour maternel, la paranoïa, la relation mère juive-fils, les thèmes du cauchemar et les peurs d'enfance... mais le traitement est ennuyeux, assez grossier et met mal à l'aise.
Difficile de juger durement un film qui semble si personnel pour son créateur. Pourtant, je ne peux cacher la légère déception de la seconde moitié du film, qui certes fonctionne pour le récit, mais allourdit des thématiques rendant le visionnage un peu long. Le film mérite ses étoiles rien que pour son premier chapitre qui répond à toutes les promesses d'un cauchemar éveillé kafkaïen, même si cette métaphore est encore une fois alourdit pas la scène finale.
nul sans queue ni tête aucun fil conducteur les scènes se répètent sans évolution d'intrigue un galimatia pseudo psychanalytique 3 heures perdues car plus le film est nul et plus les réalisateurs nous infligent un calvaire interminable
Un film sans queue ni tête, avec plein de séquences certes drôles mais trop tirées par les cheveux, pleine de non sens. Phoenix n'est pas dans son meilleur rôle, l'acteur interprétant le jeune Beau n'est pas bon. Par contre, Félicitations pour la séquence animée qui laisse bouche bée tellement elle est bien "ficelée" !
Un film très perturbant d'Ali Aster qui, par cette production, montre au plus grand nombre que le cinéma va bien plus loin que du simple divertissement. Un film a voir et revoir!
Le début impose d'emblée une atmosphère paranoïaque et schyzophrène avec un personnage principal qui semble être doté d'une multitude de soucis psychologique à tel point qu'il a une excuse mytho pour ne pas rejoindre sa mère comme cela était prévu. L'environnement de Beau est aussi claustrophobe et dangereux dans un quartier qui n'est pas loin d'avoir toutes toutes les caractéristiques d'un état post-apocalyptique. On remarque que l'histoire est chapitré avec des parties soit psychédéliques, soit fantasmagoriques, nous perdant entre présent et réalité ou rêves et cauchemars. Le film est comme une succession de sketchs qui paraissent parfois indépendants du reste de l'histoire. Alors oui, on se doute que tout est issu d'une psychologie de comptoir mais comme cela ne permet pas de relier les différents "sketchs" de façon probante on n'y voit rien de bien cohérent dans un capharnaüm narratif. Et pourtant, plusieurs scènes restent impressionnantes, ou fascinantes, riches et foisonnantes parfois comme la première partie et la partie "théâtre" champêtre. Mais ça reste un ensemble bancal, inabouti ou maladroit surtout avec une durée de 3h qui devient une expérience très expérimentale. Site : Selenie.fr
Bienvenue à la fête foraine psycho-maniaco-dépressive d’Ari Aster. Il y a quelques éclats de Jim Jarmusch, de Polanski et de Woody Allen, mais rien de comparable dans la démesure cauchemardesque, ou le rire sera à votre seule défense. quel grand film, dont j’espère que la mère du réalisateur ne le verra pas, tellement il est choquant, indécent pour certains et traumatisant pour d’autres. Mais qu’est-ce que ça fait du bien d’être choqué, remué, malaisé, dans ce monde cinématographique très aseptisé de films d’actions ou les fadaises de pseudos standupeurs constituent le seul effet spécial (je vise ici le troisième opus des Gardiens de la Galaxie).
Quand Joaquin Phoenix fait un message de prévention en disant de ne pas prendre de champignons avant d'aller voir le film, on comprend parfaitement en sortant de la séance ! Ari Aster s'éloigne du côté très horrifique de ses deux premiers films, mais il reste toujours ce sentiment d'angoisse et de malaise dans son dernier, comme si l'on vivait un cauchemar éveillé à travers les yeux de Beau. On ne comprend pas forcément tout, mais on décèle bien le thème du film sur les relations toxiques entre une mère et son enfant. C'est très psychologique et métaphorique, parfois un peu trop, mais on ne pourra pas reprocher au réalisateur d'avoir fait un film avec des idées et visuellement très soigné. Je pourrais cependant lui reprocher un rythme inégal, autant la première partie m'a littéralement scotché d'effroi à mon siège, autant j'ai eu du mal à rester accroché vers le milieu du film, avant heureusement une dernière partie qui redevient plus intéressante. Certains vont aimer, d'autres détester, mais ce qui est sur, c'est que l'on ressort en ayant la sensation d'avoir vécu une sacré expérience. De plus, Joaquin Phoenix nous épatera toujours autant.
Pour moi, c'est le plus "soft" des Ari Aster jusqu'à maintenant. Une aventure digne du complexe d'Œdipe complètement hallucinante et philosophique ! Le film est long certes, mais chaque scènes montrent le pourquoi du comment à chaque fois et ce, malgré la longueur des plans. C'est une belle critique de la société, de la différence mais aussi une belle leçon sur l'importance de la figure maternelle dans la vie de tous les jours. Ari Aster nous montre une fois de plus que c'est un des réalisateurs de la nouvelle vague à suivre de très très près
Wouah, une proposition de cinéma comme on en voit très peu, car effectivement je ne sais pas vraiment si j'ai adoré ou pas, je pense me diriger vers le côté positif quand même. La mise en scène est génial, Ari Aster nous offre des plans vraiment très maîtrisés. Il y a toute une partie en animation qui est absolument sublime visuellement mais qui se détache de l'intrigue. Le film se coupe en plusieurs actes, le premier sans l'appartement de Beau est génial, ensuite le deuxième chez les Roger et Grace est très cool aussi, avec la présence de Denis Ménochet qui est très plaisante, ensuite sûrement le moment que j'aime le moins, lorsque Beau se retrouve dans la forêt, puis on termine avec le dernier acte où l'on retrouve la mere de Beau, qui est ma partie préférée. En plus d'une réalisation parfaite, on a un travail sur le son absolument formidable et ce dès la première scène (l'accouchement de Beau). Joaquin Phoenix est absolument formidable et nous offre une fois de plus une performance remarquable. 3h, c'est peut être un peu trop long mais en même temps trop court pour raconter tout ce qu'il y a a raconter.
Le syndrome typique d'un auteur trop sûr de lui à qui on a jeté des fleurs et qui se permet une odyssée boursouflée et vaine alors qu'il croyait nous pondre son chef d'œuvre ! Il y a autant de bonnes scènes que de pénibles , la dernière partie étant à peu près tout ce qu'il ne faut pas faire dans un trip intello. On gardera en souvenir une première partie assez absurde et cocasse (chez Beau et chez la famille chelou), puis on attend éventuellement des réponses mais non , Aster nous sert tout se qu'il y a de pires de le cinéma d'auteur ricain qui se regarde filmer : séquence d'animation indispensable pour être certifié auteur cool puis introspection œdipienne vu et revu. Et cette scène finale tout simplement nul là où le film aurait pu finir plus simplement hélas. Redescend un peu sur terre Ari et essaye déjà de nous pondre de l'inoubliable en seulement 1h45 et après on verra.
Un pur chef d'œuvre, un véritable trip sans limite qui nous accroche du début a la fin, que ce soir esthétiquement ou psychologiquement, c'est une masterclass, pas un film mainstream avec une histoire toute faîtes, ce qui explique sûrement que certaines personnes avec un sensibilité faible n'ont pas appréciez ce film qui pour moi entre dans mon top 10 des meilleurs films