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Dudizm
6 critiques
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4,5
Publiée le 26 février 2026
I Maestro est un film sur la résilience et la capacité à se réinventer. Le sport n’est qu’un cadre. Ce qui se joue vraiment, c’est la rencontre entre un jeune talent formaté par un père autoritaire (Felice) et 'Il Maestro', un homme charismatique sur le déclin, lesté par ses erreurs et la nostalgie de sa propre grandeur passée. Entre eux, il est moins question de technique que de rédemption. Le jeune cherche à s’émanciper du modèle oppressant de son père et le maestro, lui, croit désespérément qu'il peut réparer ce qu’il n’a pas su être. Pierfrancesco Favino est bouleversant en loser flamboyant, fragile et attachant, toujours sur la ligne de crête entre panache et désillusion. Et pourtant, le film n’est jamais pesant. Il y a beaucoup d’humour, souvent inattendu, qui vient fissurer la gravité du propos. Un humour humain, parfois tendre, parfois grinçant, qui rend les personnages encore plus attachants et profondément vivants. Sans pathos, le film touche juste. Un de mes films favoris de ces derniers mois. À découvrir d’urgence.
Avec Il Maestro, Andrea Di Stefano s’inscrit dans la tradition italienne du récit d’apprentissage, ces histoires où un jeune personnage découvre progressivement la complexité du monde adulte. Situé dans l’Italie de la fin des années 80, le film suit Felice (Tiziano Menichelli), adolescent passionné de tennis que son père confie à Raul (Pierfrancesco Favino), un ancien joueur censé l’accompagner vers les tournois nationaux et, peut-être, vers une carrière prometteuse.
Derrière cette situation simple se cache en réalité une relation beaucoup plus ambiguë. Raul n’est pas le mentor idéal que l’on imagine dans les récits sportifs traditionnels. Andrea Di Stefano choisit au contraire de montrer un homme imparfait, parfois déroutant, qui avance lui-même avec ses blessures et ses contradictions. Cette figure de guide fragile donne au film une tonalité particulière, car l’apprentissage de Felice passe autant par les matchs que par l’observation de cet adulte complexe.
Le tennis occupe une place importante dans le récit, mais il sert surtout de point de départ à un voyage plus large. De ville en ville, les déplacements deviennent le cadre d’une exploration intime. Le film adopte alors les codes du road movie, où chaque étape révèle une nouvelle facette des personnages et de leurs aspirations. Ce mouvement constant crée un sentiment de liberté apparente, tout en rappelant la pression qui pèse sur les épaules du jeune garçon.
À travers cette relation entre un adolescent et son mentor, Andrea Di Stefano esquisse également le portrait d’une Italie de la classe moyenne, marquée par l’espoir d’une ascension sociale. Les parents rêvent pour leurs enfants d’un avenir meilleur, parfois avec une intensité qui peut devenir étouffante. Le tennis apparaît alors comme un possible moyen d’émancipation, mais aussi comme le prolongement d’attentes familiales très fortes.
Le film prend ainsi le temps d’observer les moments de doute, les rencontres et les contradictions qui jalonnent ce parcours. Sans chercher l’héroïsme spectaculaire, Il Maestro privilégie une approche plus humaine, attentive aux failles et aux silences. Ce choix donne au récit une tonalité douce-amère, où les illusions de départ se confrontent progressivement à une réalité plus complexe.
Au final, Andrea Di Stefano signe un film sensible sur la construction de soi. Entre ambition, désillusion et quête de liberté, Il Maestro rappelle que grandir signifie souvent apprendre à regarder les adultes tels qu’ils sont réellement, et non tels qu’on les imaginait.
Le tennis, l'Italie, les années 80. On s'attendait à un film de sport (qui devient presque un genre en soi), trajectoire balisée vers la gloire. Raté. Di Stefano préfère filmer la déroute : un gamin écrasé par les ambitions paternelles, un ex-champion à la dérive. Somme toute : deux naufragés que la vie a réunis par hasard. Ce qui touche, c'est leur façon commune de perdre sans s'effondrer. La comédie à l'italienne surgit là où le pathos menaçait, contrebalançant les désillusions d'une tendresse espiègle. Favino, magnétique, porte tout ça avec une fragilité solaire. Le film s'étire un peu, mais quand il joue juste, cette histoire de transmission esquisse quelque chose de vrai.
Après le brillant Dernière nuit à Milan, on pouvait attendre mieux de Di Stefano. Une longueur un peu excessive, due à un montage trop lâche, enlève un de la vigueur à des thèmes bien pertinents dans le sport: l'ambition disproportionnée des parents, l'enfant qu'on aurait voulu éduquer soi-même, l'effort individuel versus le sport collectif, aura du champion auprès du sexe opposé... Les intermèdes de comédie à l'italienne allègent le fond dramatique de cette fiction (dont on devine malgré tout qu'elle est inspirée par un vécu personnel du metteur en scène), dont la deuxième partie aborde la tentative de rédemption de Raul, un homme maniaco-dépressif, subtilement joué avec Pierfrancesco Favino, fragile derrière sa façade d'ancienne vedette. Le jeune Felice replié sur lui-même est écrasé par la charge de l'objectif paternel, et symboliquement devient le sauveur de l'entraineur qui devait l'emmener vers des sommets. Le rendra-t-il enfin 'heureux"? cinéma - mars 2026 (accompagné d'un ado de 16 ans qui a bien apprécié la projection.
Un film un peu longuet qui veut traiter plusieurs sujets : ambition dévorante et écrasante d’un père sur son fils, la dépression d’un ancien champion déchu, la mal-être d’un ado au petit potentiel sportif mais qui sous la coupe d’e son père s’oblige à réussir ; et in fine tous ces sujets survolés. Les acteurs sont tous,excellents, la BO sympa, on passe tout de même un bon moment.
Comédie d’ Andrea Di Stefano qui nous replace dans l’ univers du Tennis des années 80’, alternant nostalgie et …. un peu « ennui » ! Film de plus de deux heures, qui propose quelques jolies scènes de cette Italie animée, enivrante, avec à la clés de magnifiques paysages et ambiances de vacances, mais aussi des moments plus tristes et intimes, où cet acteur, Pierfrancesco Favino, alterne le « rital », macho et coureur, et le Tennisman déchu, ex-idole, et hors course aussi bien professionnellement qu’ en père raté. Dans ce périple de premières compétitions du jeune Felice (Tiziano Menichelli), timide, complètement conditionné par son père sévère et son tennis à « l’ ancienne », va découvrir un autre monde plus festif, un tennis moderne, tandis que Raul Gatti ( P Favino ) est rattrapé par son passé moins glorieux. Très belles interprétations de dépression et d’ émancipation, qui se conjuguent via certaines lenteurs certes, illustrant parfaitement une formidable magie « Italienne »……!!**
Une ancienne gloire du tennis entraîne un jeune garçon poussé par son père à un destin de champion. Mais la vrai partie se situe en dehors des cours. Et elle est mentale. Il Maestro est une tragi-comédie qui mélange allègrement la dolce vita à la dépression de son héros. Un pied dans la mer ensoleillée, l’autre dans les nuages et les ombres.
En dépit de quelques longueurs et fioritures excessives un film assez prenant. C'est l'histoire, dans les années 80, d'un joueur de tennis international qui a accédé aux huitièmes de finales du tournoi de Rome et a abandonné. Il souffre d'une maladie mentale, et vit à la dérive. Il a passé une annonce dans un magazine spécialisé pour être coach et devient celui d'un jeune garçon confié par son père. L'affaire ne tarde pas à déraper l'ancien professionnel étant rattrapé à la fois par ses crises et par son passé. Le jeune joueur est convaincant et le coach, complètement à l'ouest, aussi. On passera donc un bon moment sur les courts et en dehors avec des péripéties cocasses, amusantes ou dramatiques. Les joueurs de tennis retrouveront aussi un débat fameux : était-il plus efficace d'être un attaquant comme Edberg ou, un inlassable renvoyeur comme Borg. Le tennis moderne penche vers la seconde option.
Dans les années 80, une ancienne gloire du tennis italien fait son retour en tant que coach d’un jeune talent qui fait ses premiers pas en division nationale. Si les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur des attentes, le duo improbable va gagner et vivre des aventures bien plus importantes, c’est une histoire sympathique, avec beaucoup d’humour et d’esprit.
Rien d'extraordinaire dans cette histoire. J'ai été gênée par la manière dont ont été filmées les scènes de matchs qui ne transmettent aucune emotion et de ce fait n'ont aucun intérêt. Et les scenes des têtes des spectateurs qui suivent la balle de droite à gauche en mode militaire dans le but de faire rire sont tout sauf drôles.
Touchant et très bien interprété, une comédie où le tennis n'est qu'un prétexte. La rencontre d'un jeune joueur dont le père voudrait faire un champion et un entraîneur malmené par la vie. Cette brève réunion leur permettra d'évoluer tous deux. Du cinéma simple et pourtant jamais ennuyeux. Un bon moment doux-amer.
Je dois reconnaître que je me suis ennuyée, pas convaincue par le personnage principal interprété par Favino, qui en plus d'être antipathique joue une mauvaise partition : je n'ai jamais réussi à comprendre comment ce m'as-tu-vu prétentieux puisse séduire qui que ce soit (et pourtant !), traînant son ennui en même temps que le mien. Le jeune acteur est prometteur et nous permet de ressentir son mal-être. Mais il aurait fallu que l'ensemble soit mieux écrit, les situations plus crédibles, le rythme plus soutenu pour mériter mon intérêt... spoiler: les retrouvailles de la fin sont une parodie !